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 Actualité économique en algérie

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MessageSujet: Actualité économique en algérie   Mar 12 Mai - 19:19

13 milliards de recettes pétrolières entre janvier et avril 2009 (Algérie)

L'Algérie a enregistré 13,1 milliards de dollars en recettes pétrolières durant les quatre premiers mois de l'année 2009, a indiqué lundi Mohamed Meziane, PDG de la société publique d'hydrocarbures Sonatrach. n"Les recettes pétrolières réalisées de janvier à avril 2009 ont atteint 13,1 milliards de dollars", a affirmé M. Meziane à la radio nationale algérienne.

Il a précisé que le niveau actuel des prix de pétrole sur le marché international, qui atteignent 57 ou 58 dollars le baril, permettra à Sonatrach d'améliorer ses revenus notamment grâce aux recettes sur le gaz. Mais un "prix de 70 à 80 dollars" serait adéquat pour que Sonatrach poursuive son programme d'investissements, le groupe prévoyant d'investir 63 milliards de dollars dans les chaînes gazière et pétrolière en Algérie et à l'étranger durant le programme quinquennal 2009-2014, a ajouté M. Meziane.

La production algérienne de pétrole est actuellement de 1,2 million de baril/Jour (mbj) après les décisions de l'Opep de réduire le pompage, et Sonatrach et ses associés n'exploitent "qu'une petite partie" des réserves prouvées de brut et de gaz qui se montent à quelque 40 milliards de barils, a ajouté le patron de Sonatrach. Le groupe et les compagnies pétrolières associées ont en outre prévu d'investir 1,5 milliard de dollars dans l'exploration contre seulement 300 à 400 millions durant les années précédentes, a-t-il affirmé.

Présent dans 10 pays dont notamment le Pérou, la Mauritanie, la Tunisie, la Libye et l'Egypte, le groupe algérien prévoit de retirer 30% de ses retours sur investissements à l'étranger à l'horizon 2015, a ajouté M. Meziane. Samedi, le ministre de l'Energie et des mines Chakib Khelil avait affirmé que l'Algérie était en mesure de financer le plan quinquennal de 150 milliards de dollars entre 2009 et 2014 annoncé en mars par le président Abdelaziz Bouteflika en mars, avant même sa réélection pour un troisième mandat. L'Algérie tire plus de 97% de ses recettes des exportations d'hydrocarbures. (AFP - 11.05.2009)

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Mar 19 Mai - 22:00

« L’accord d’association avec l’UE a été très mal négocié »
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Mourad Ouchichi (Professeur d’économie à l’université de Béjaïa)


Les autorités algériennes, représentées par le directeur du commerce extérieur au département de Hachemi Djaâboub, ont établi récemment un bilan négatif des quatre années ayant suivi la mise en œuvre de l’accord d’association signé en septembre 2005 avec l’Union européenne. Pensez-vous que l’Algérie est plutôt victime d’un accord mal négocié ?
Il est à la fois curieux et révélateur de voir les responsables algériens faire le bilan (souvent négatif) des actions qu’ils avaient eux-mêmes initiées. Pourtant, avant la signature de l’accord d’association, en 2002, avec l’Union européenne (UE), plusieurs observateurs et experts avaient mis en garde les autorités quant aux risques d’adhésion à une zone de libre-échange (ZLE) avant d’entamer les réformes structurelles nécessaires au passage de l’économie nationale vers une économie productive. Pour revenir à votre question, effectivement l’Accord d’association avec l’UE est très mal négocié. Pourtant, les autorités avaient pris tout le temps nécessaire. L’Algérie est le dernier pays maghrébin à avoir signé l’accord avec l’UE. Il lui avait fallu plus de 6 ans (le début des négociations a eu lieu en 1996) pour prendre la décision de ratifier son accord. Dès lors, la question est celle de savoir pourquoi l’Algérie n’a pas bien négocié l’Accord d’association avec l’UE. Contrairement à ce qu’avançait le discours officiel de l’époque, expliquant le report de la ratification de l’Accord d’association avec l’UE par la non-reconnaissance de cette dernière des spécificités de l’économie algérienne, le pouvoir algérien durant la deuxième moitié des années 1990 a utilisé l’Accord d’association pour exercer « une sorte de chantage » sur l’UE et la communauté internationale. C’est-à-dire qu’en échange de l’acceptation des exigences européennes, le pouvoir algérien cherchait l’obtention d’un soutien clair de l’UE à sa politique du « tout sécuritaire » engagée après l’arrêt du processus démocratique. Rappelons que l’article II des accords d’association conditionne la coopération entre les deux parties partenaires par le respect des droits de l’homme. La signature de l’accord, le 21 avril 2002, s’inscrit dans la même logique. L’Algérie n’avait pas accepté d’intégrer la ZLE après des années d’attente, parce que l’Union européenne aurait fait une concession, mais simplement parce que cela répondait aux nouvelles orientations politiques du régime. Rappelons que depuis son arrivée au pouvoir, Abdelaziz Bouteflika avait fait de la réintégration de l’Algérie sur la scène internationale une priorité absolue. La signature de l’Accord d’association avec l’UE tombait à point nommé. Ceci dit, les lenteurs et les retards accusés dans la ratification de l’accord ne répondaient nullement au souci de vouloir obtenir des concessions économiques, mais plutôt pour arracher un soutien politique. Quand un régime politique est en manque de légitimité populaire acquise par le suffrage universel, il ne peut négocier en position de force avec l’extérieur. C’est une règle qui n’accepte pas d’exception au niveau des relations politiques et économiques internationales.
Les entreprises algériennes sont confrontées à des contraintes liées aux conditions techniques et réglementaires d’accès au marché européen. Pensez-vous que les entreprises algériennes ne sont pas à la hauteur des standards européens, tel que ceci est avancé par la partie européenne, ou bien sont-elles plutôt victimes d’une politique protectionniste, voire ségrégationniste au sein du marché européen ?
Il ne faut pas se mentir à soi-même. Après plus de 40 ans de gestion rentière et hasardeuse de l’économie nationale, il est évident que l’Algérie ne dispose pas d’entreprises fonctionnant selon les normes internationales. Le produit algérien, mis à part quelques exceptions insignifiantes, est d’une qualité déplorable. Les entreprises encore existantes s’avèrent incapables de se placer sur le marché national devant la concurrence chinoise et asiatique de qualité douteuse. Alors que dire du marché européen ? L’explication de cet état de fait n’est pas difficile ; lorsqu’une entreprise n’est pas soumise aux pressions de la concurrence et quand celle-ci évolue dans un environnement rentier, elle perd sa vocation de créatrice de richesses pour devenir un canal de transmission de la rente. Compte tenu donc de la nature rentière et distributive de l’économie nationale (et c’est un choix politique du régime), l’entreprise algérienne n’est pas à la hauteur des standards internationaux en matière de qualité et de services. Quant au second volet de votre question, à l’exception des produits agricoles qui bénéficient d’une protection clairement affichée par l’UE (à cause de la Politique agricole commune, PAC), on ne peut pas dire que l’UE pratique une politique protectionniste ou ségrégationniste à l’égard de ses partenaires. C’est aux négociateurs des pays du sud de la Méditerranée d’exercer les pressions nécessaires pour l’ouverture des négociations sur le volet agricole. Mais encore une fois, peuvent-ils le faire ?
Ne pensez-vous pas que les restrictions imposées à Sonatrach sur le marché européen n’ont aucun lien avec les exigences de conformité avec les standards européens et internationaux ?
A l’instar des autres puissances dominantes du marché mondial, l’UE use de tout son pouvoir pour défendre ses intérêts. Il n’y a qu’à observer le déroulement des réunions de l’OMC, où les pays industrialisés, à commencer par les USA, bloquent toutes les décisions qu’ils jugent contraires à leurs intérêts stratégiques. Les rapports de domination Nord-Sud ne sont un secret pour personne. Pour ce qui est du cas des démêlés de Sonatrach avec certains pays européens, il est vrai que le marché international des hydrocarbures, de par son caractère stratégique est régi par des rapports de force qui parfois piétinent sur la seule logique économique. Le cas des difficultés que rencontre Sonatrach est à ce propos édifiant. Mais encore une fois, c’est à l’Etat algérien d’user de ses influences et de sa diplomatie pour défendre les intérêts de ses entreprises à l’international.
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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Mar 19 Mai - 22:03

Suite.../...
Cette évaluation préliminaire de l’Accord d’association avec l’UE est-elle de nature à permettre l’ouverture d’une zone de libre-échange à l’horizon 2017, une des clauses de cet accord en question ?
Il faudra préciser d’abord que les trois principaux axes de l’Accord d’association signé entre l’Algérie et l’UE sont en ordre de priorité comme suit. Primo, un dialogue politique permanent et une coopération judiciaire régulière ; l’Algérie s’est engagée à lutter efficacement contre l’immigration clandestine et à fournir des informations concernant les affaires liées au terrorisme et aux crimes organisés, etc. De son côté, l’UE, par le biais du programme Meda-démocratie, accompagne la transition politique du pays. Une question s’impose, cette transition politique était-elle souhaitée par le régime algérien ? La réponse est évidemment « non », si l’on tient compte des conditions de préparation et de déroulement et des résultats des élections organisées depuis la signature de cet accord. Secundo, l’établissement d’une zone de libre-échange entre l’UE et tous les pays de la Méditerranée en conformité avec les règles de l’OMC, les dispositions relatives à la liberté d’établissement, la libéralisation des services, la libre circulation des capitaux et l’application des règles communes de la concurrence. Tertio, sur le plan social et culturel, l’UE et l’Algérie se sont engagées à promouvoir toutes les initiatives des acteurs algériens et leurs homologues européens visant le renforcement des liens entre sociétés civiles et peuples de la Méditerranée. Pour revenir à votre question, cette évaluation préliminaire de l’Accord d’association avec l’UE, aussi grisâtre soit-elle, ne peut être de nature à remettre en cause la mise en œuvre de la zone de libre-échange pour au moins deux raisons. Premièrement, l’Algérie est en négociations pour adhérer à l’OMC (je pense que la décision politique d’adhésion est déjà prise), donc on ne peut pas, d’un côté vouloir adhérer à l’OMC, et de l’autre entraver la mise en place d’une ZLE. Deuxièmement, le pouvoir en place n’a pas les capacités politiques nécessaires pour s’opposer aux clauses d’un accord avec une puissance aussi importante que l’UE, du fait du déficit de légitimité interne dont il souffre.
Quels seront les risques et les enjeux d’un démantèlement tarifaire plus poussé ?
L’accroissement du degré d’ouverture commerciale avec l’UE, qui se matérialise à travers le démantèlement des barrières tarifaires et non tarifaires, va entraîner au minimum quatre conséquences. Il s’agit d’abord d’un déséquilibre budgétaire. C’est-à-dire que les conséquences immédiates de l’ouverture économique et leur gestion impliquent une baisse des recettes budgétaires d’un côté, et l’augmentation des dépenses publiques, d’un autre. En effet, le manque à gagner fiscal et l’accroissement des importations encouragé du fait du démantèlement tarifaire provoquent généralement des déséquilibres importants du solde budgétaire. Pour y faire face, les Etats procèdent généralement à d’importantes dépenses publiques et à des dévaluations (directe ou par glissement) atteignant parfois plus de 50% de la valeur de la monnaie nationale. Ces mesures, à leur tour, ne sont pas sans conséquences sur le pouvoir d’achat des citoyens, la paix sociale… Il s’agit, ensuite, d’un creusement du déficit commercial. Le libre-échange peut être une cause du déficit commercial, particulièrement lorsqu’il s’établit dans une région où les rapports de domination économique et de polarisation d’échanges existent (c’est le cas entre l’UE et l’Algérie). La hausse des importations des produits industriels provenant de l’Europe suite à l’établissement de la ZLE est une perspective évidente pour au moins deux raisons. Cette opération de libre-échange provoquera d’abord la substitution des importations algériennes en provenance des autres pays industriels non concernés par les avantages douaniers accordés aux produits européens. Il faut s’attendre, ensuite, à une progression de la consommation interne des produits européens importés. Cette hausse pèsera, à l’évidence, négativement sur la balance commerciale algérienne. Il est question aussi d’une probable régression de la croissance. A moyen terme, l’ouverture graduelle aux produits industriels européens aura deux effets sur la croissance. Il faut s’attendre à une baisse de l’activité dans les secteurs non concurrentiels qui étaient jusque-là protégés, mais aussi à une déstabilisation des rythmes de production suite à la réaffectation des facteurs, particulièrement dans la période de transition vers de nouvelles spécialisations. Un démantèlement tarifaire plus poussé aura un autre effet négatif sur l’emploi. La soumission des secteurs protégés de l’industrie locale à la concurrence européenne provoquera des pertes certaines d’emplois. Sous l’effet de la pression d’une forte concurrence, les entreprises locales tenteront de se mettre à niveau par la réduction des charges salariales. Dès lors, il n’est pas excessif d’affirmer que l’ouverture de la ZLE, du moins dans ses débuts, conduira à des pertes d’emplois et provoquera l’exacerbation des crises sociales, voire politique.
Pourquoi, selon vous, les aides de l’Union européenne accordées à la Tunisie et au Maroc sont plus importantes que celles attribuées à l’Algérie ? Pensez-vous que l’Algérie devrait demander une révision de certaines clauses de son accord avec l’UE ?
Nous avons effectué une étude dans le cadre d’un travail qui se voulait comme une contribution à la définition des conditions de succès des accords d’association euroméditerranéens, sur les programmes de mise à niveau des entreprises maghrébines pour faire face aux conséquences de la création de la ZLE. Les résultats sont édifiants à plus d’un titre. Si l’Algérie n’a pas bénéficié de plus d’aides de l’UE, ce n’est pas parce que cette dernière n’en accordait pas, mais parce que l’Algérie n’utilise même pas ses parts. C’est le même phénomène que l’on peut constater au niveau de l’exploitation du programme financier Meda, consacré à la société civile (ONG, partis politiques…). En fait, pour bénéficier de ces aides, il faut au préalable présenter à la Commission européenne et ses différents organismes des projets concrets et viables. Or, nous avions constaté que les entreprises algériennes, contrairement aux sociétés marocaines et tunisiennes, n’avaient pas de visions claires de ce qu’elles voudront faire. L’Etat qui devait jouer le rôle d’accompagnateur ne l’a pas fait. Résultat, l’Algérie ne consomme même pas sa part des aides accordées par l’Union européenne. Par ailleurs, le problème de la mise à niveau de l’économie algérienne ne se pose pas en termes de manque de financement. Nos banques sont submergées par des surliquidités. Le pays possède les capacités financières suffisantes pour devenir en quelques années un géant économique régional, pourquoi pas continental. Le problème de l’économie algérienne est d’une autre nature : le régime politique en place ne peut pas s’accommoder d’une économie productive qui, à terme, transférera le pouvoir économique vers la société. En d’autres termes, le régime en place préfère une économie rentière et distributive qui lui assure la domination politique de la société.

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Dim 24 Mai - 23:48

Le ministre des Finances à Washington Djoudi : “L'Algérie dispose des capacités financières pour son prochain programme de relance”
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L’Algérie dispose des capacités de financement de son prochain programme de relance quinquennal (2010-2014) de 150 milliards de dollars, en dépit de la baisse des cours mondiaux de pétrole et de ses revenus pétroliers, a indiqué à Washington le ministre des Finances, M. Karim Djoudi.
''Nous avons en terme de viabilité de nos finances publiques et de viabilité de nos équilibres extérieurs, la possibilité de financements sur le moyen terme, c'est-à-dire jusqu'a 2014, et ce, tout en maintenant un niveau de réserves de change convenable et en annulant quasi-totalement notre dette extérieure publique'', a affirmé le ministre dans un entretien à l'APS, en marge des travaux de la réunion de printemps du FMI et de la Banque mondiale. ''Les capacités de financement du pays se composent non seulement des revenus pétroliers mais aussi du fonds de régulation des recettes dont les ressources représentent 40% du PIB et de la mobilisation des financements sur le marché domestique lequel jouit de fortes liquidités'', a-t-il expliqué en signalant que les mesures prises pour amortir l'impact de la crise financière internationale auront permis de doter le pays des capacités de financer un autre programme d'investissements publics. ''L'enjeu des programmes d'investissements publics jusqu'à maintenant engagés est de continuer à les consolider car nous ne devons pas faire une rupture dans cette mise à niveau de notre économie''.
Selon lui, sur la base des projections faites par le FMI et de la BM sur une décroissance mondiale en 2009 et une amorce de la reprise économique à partir du 1er trimestre 2010 (+1%) grâce aux plans de relance lancés notamment pas les pays industrialisés ainsi que la Chine, il devrait y avoir un début de normalisation de la situation économique et financière à travers le monde au cours de l'année prochaine. Ceci devrait se traduire par une reprise de la demande pétrolière qui devrait aboutir, à moyen-terme, par un redressement des cours mondiaux de pétrole et ainsi des revenus pétroliers de l’Algérie.
A la question de savoir si avec des revenus pétroliers de l'ordre de 40 milliards de dollars attendus en 2009 et une lourde facture d'importations qui s'était déjà approchée des 40 milliards de dollars durant l'année 2008, l'Algérie ne risquerait pas de connaître un déficit dans sa balance commerciale, M. Djoudi a considéré que la tendance baissière des cours mondiaux de certaines matières premières, notamment alimentaires et les mesures prises par les autorités publiques pour les activités de commerce extérieur ainsi que les flux de transfert de devises, devraient écarter le scénario d'une détérioration significative de nos réserves de change et ce malgré un risque de déséquilibre dans la balance des paiements.
Dans ce sens, il a observé que la facture alimentaire a déjà enregistré une baisse au cours du 1er trimestre 2009, durant lequel les importations des biens alimentaires étaient à 1,65 milliard de dollar contre près de 2 milliards de dollars durant la même période de l'année 2008. Quant aux mesures prises en matière de contrôle des importations, M. Djoudi a cité l'instauration du nouvel identifiant fiscal des importateurs (NIF) qui permet d'assainir le fichier des importateurs et, donc, de réduire les sorties de devises, la décision d'arrêt des importations des médicaments qui sont fabriqués localement ainsi que la fiscalisation introduite sur le transfert des revenus et des dividendes de l'ordre de 15%.
Pour transférer les revenus, a-t-il expliqué, l'investisseur devra préalablement avoir un quitus fiscal afin de vérifier s'il n'est pas en contentieux avec l'administration fiscale. M. Djoudi a fait savoir aussi que lorsqu'un projet est investi en Algérie, les devises générées au titre des avantages accordés par l'Etat par ce projet ''restent en Algérie''. En outre, l'instauration d'une balance devises excédentaire, durant la vie du projet, devra traduire une entrée nette en devises.
A tout ce dispositif de régulation du commerce extérieur s'ajoute aussi l'obligation faite aux sociétés étrangères d'importation nouvellement créées de réserver 30% de leur capital à un partenaire algérien, a rappelé le ministre précisant que cette instruction n'a pas d'effet rétroactif pour les sociétés créées auparavant. En outre, ajoute M. Djoudi, étant donné la difficulté d'un investisseur étranger d'obtenir des financements sur les places financières internationales en raison de la crise économique mondiale, il est proposé à tout investisseur, qui vient en Algérie, d'avoir la possibilité de se financer sur le marché local jusqu'à hauteur de 70% du coût de l'investissement.
Interrogé sur l'impact de la baisse continue des rendements servis par le Trésor américain pour les titres de Trésor détenus par ses créanciers, dont l'Algérie à travers ses placements de réserves de change, M. Djoudi a expliqué que ''le choix délibéré de l'Algérie est d'éliminer le risque, et ce même avec une minimisation du rendement de ces titres de créances".
Pour le ministre des Finances, "les réserves de change sont les joyaux de la République et nous n'avons pas le droit de prendre des risques sur ces réserves. Pour l'Algérie, l'enjeu est de préserver et de sécuriser ses ressources en devises, même s'il y a une baisse de la rémunération, et de ne pas aller vers les actifs à risques".
http://www.pressealgerie.fr/elmoudjahid.htm

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Mer 27 Mai - 20:54

Temmar: L'Algérie veut une véritable industrie automobile
L'Algérie aspire à créer une véritable industrie de l'automobile en partenariat avec la Corée du Sud. C'est ce qu'a déclaré hier le ministre de l'Industrie et de la Promotion de l'investissement, M. Hamid Temmar. Ce dernier, qui s'exprimait lors des travaux de la 6e session de la «Task Force» algéro-sud-coréenne, qu'il copréside avec le vice-ministre sud-coréen de l'Economie et de la Connaissance, M. Kim Young Hak, a indiqué que «l'Algérie entend aller désormais au-delà du montage pour créer une véritable industrie automobile».

Temmar a aussi insisté sur la nécessité d'aller vers un partenariat technologique avec la Corée du Sud, notamment dans les secteurs de l'électronique, de la mécanique et de la pétrochimie. Il a souhaité à ce propos que les discussions d'affaires entre les opérateurs économiques des deux pays aboutissent à des joints-ventures dans des projets de la mécanique et de la pétrochimie.

De son côté, le ministre sud-coréen a affirmé que les deux parties se sont mises d'accord sur les nouvelles perspectives de partenariat à identifier, notamment dans les domaines où la Corée du Sud excelle particulièrement, l'informatique, la construction et les installations industrielles des usines. M. Hak a affirmé que la Corée du Sud veut un partenariat gagnant-gagnant. «On n'est pas là pour faire des profits rapides et faciles mais pour des relations basées sur des avantages mutuels consistant à transférer la technologie dans les domaines que la Corée du Sud maîtrise. Il faut partager ces expériences et les transférer à l'Algérie», a-t-il assuré.

A propos d'investissements liés à l'automobile, et en marge de ces travaux, le directeur général de l'investissement auprès du ministère de l'Industrie et de la Promotion de l'investissement (MIPI), M. Hamoud Ben Hamdine, cité par l'APS, a affirmé que l'Algérie recherche le transfert du savoir-faire sud-coréen dans le domaine de la mécanique notamment. «Pour le secteur de l'automobile, le ministère veut instaurer une chaîne de sous-traitants afin de répondre aux futurs besoins des constructeurs automobiles qui seront retenus pour la fabrication des voitures en Algérie. Plusieurs partenaires sont intéressés par le développement de ce projet», fait savoir Ben Hamdine, qui précise que «le gouvernement se penche sur les différentes possibilités. C'est un choix stratégique qui engage sur plusieurs années en termes de modèles de voitures et de partenaires».

Selon lui, «les discussions avec les Iraniens sur ce partenariat ont bien avancé, alors que les Français, qui étaient timides au début, ont adopté une autre démarche montrant leur intérêt pour ce projet», ajoutant que «le choix d'un partenaire pour la fabrication d'une voiture est complexe. C'est un créneau qui doit être adossé à une industrie locale».

Par ailleurs, et lors de cette 6e session de la Task Force, des experts algériens ont saisi l'opportunité pour présenter les potentialités de partenariat dans le secteur des travaux publics et dans la filière portuaire. A ce sujet, le président de la SGP Sogeports, M. Khelil Fayçal, a précisé que son groupe a inscrit au titre de son programme d'investissements plusieurs projets dans les domaines relatifs aux ports de commerce et de pêche à travers le partenariat. Selon ce responsable, Sogeports recherche actuellement des partenaires pour créer une société de réparation navale, des pôles logistiques à Skikda, Béjaia et Alger, une société de sauvetage et d'assistance en mer, ainsi que le projets de valorisation de 30 ports de pêche.

En marge des travaux de cette session, le Forum des chefs d'entreprises (FCE) a signé, hier, un mémorandum de coopération avec la Fédération des industriels sud-coréens (FKI), la plus importante organisation patronale sud-coréenne, regroupant plus de 400 entreprises les plus performantes. Aux termes de cet accord, les deux parties se sont engagées à encourager, élargir et renforcer les relations de partenariat mutuellement avantageuses par l'organisation de visites, de séminaires, de tables rondes qui pourraient déboucher sur des partenariats entre les entreprises sud-coréennes et algériennes.

Les deux parties ont également convenu d'oeuvrer à concrétiser le transfert de la technologie, notamment pour les entreprises algériennes, dans tous les secteurs d'activité.
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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Mer 3 Juin - 22:35

L’Algérie 4ème producteur mondial du gaz naturel en 2008

L’Algérie a été classée le 4ème exportateur du gaz naturel, au niveau mondial, pour l’année 2008 ; elle vient après la Russie, la Canada, et la Norvège, selon la revue spécialisée, the Arab Oil & Gas Magazine, qui a rapporté que des exportations gazières Algériennes, ont atteint 58.8 milliards de mètres cubes, à la fin de 2008, soit, une augmentation de 0.7%. Par ailleurs, la Russie vient en tête du classement, avec des exportations estimées à 215,2 milliards de mètres cubes, alors que le Canada vient en deuxième position, avec 103.2 milliards de mètres cubes, poursuivi par la Norvège, 94 milliards mètres cubes.
Selon le même magazine, la production et la consommation du gaz naturel ont augmenté de 4%, l’année précédente, alors que les exportations gazières, par voie de gazoducs, ont enregistré une augmentation de 4.2%, soit l’équivalent de 710.4 milliards de mètres cubes, par contre, la production du gaz liquéfié a baissé de 0.5%, pendant la même période, 2008. Les Etats-Unis reste le premier consommateur mondial du gaz, avec une quantité estimée à 699.4 milliards de mètres cubes par an.

http://www.pressealgerie.fr/alkhabar.htm

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Jeu 30 Juil - 22:57

Hausse prévue des importations, baisse des recettes pétrolières

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L'Algérie a revu à la hausse le coût de ses importations pour cette année qui s'élèveront à 37,5 milliards de dollars, prévoit la loi de Finances complémentaires 2009 présentée mercredi qui fixe également à 45 dollars en moyenne annuelle le prix du baril de pétrole.
Ce texte réajuste certains indicateurs macroéconomiques par rapport à la loi de Finances initiale, comme la prévision "des importations de marchandises, qui de 33,7 milliards de dollars, a été actualisée pour s'établir en 2009 à 37,5 milliards de dollars", a déclaré le directeur général des politiques et des prévisions au ministère des Finances Abdelmalek Zoubeidi, cité par l'agence APS.
"Le retournement" de la conjoncture économique sur le marché pétrolier apparu à partir du 4ème trimestre 2009 a également "conduit à la révision du prix du baril de brut pour le situer, en moyenne annuelle, à 45 dollars le baril", contre une estimation à 100 dollars dans la loi initiale, a-t-il poursuivi au cours d'une conférence de presse.
La loi complémentaire prévoit également que le taux de change passe de 65 à 73 dinars (DA) pour un dollar.
M. Zoubeidi a souligné "la bonne situation des finances publiques" malgré la crise économique et financière et ses incidences sur l'économie algérienne, les réserves de changes officielles étant estimées à 144 milliards de dollars à fin juin 2009.
Le Fonds de régulation des recettes (FRR) d'autre part s'établit à 4.280 milliards de DA (58,6 milliards de dollars avec le nouveau taux de change).
Le FRR est alimenté par les différences entre le prix du pétrole vendu sur le marché et le prix de référence (37 dollars le baril) retenu par la loi de Finances.
L'Algérie, qui tire des hydrocarbures près de 98% de ses recettes, a réalisé 19,9 milliards de dollars de recettes pétrolières durant le premier semestre 2009, contre plus de 32 milliards de dollars en 2008 durant la même période.
La loi de Finances complémentaire 2009 prévoit aussi une augmentation de 5,5% des dépenses budgétaires (5.474,6 milliards de DA - 75 milliards de dollars), les projections des recettes budgétaires étant de 3.178 milliards de DA (43,5 milliards de dollars) contre 2.597 milliards (35,6 milliards de dollars) précédemment.


http://www.presse-az.com/algerienne/algerie-elkhabar.htm

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Sam 1 Aoû - 0:26

Après le départ de Bouygues
Michelin pourrait aussi quitter l’Algérie

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Le groupe Michelin a essuyé une perte nette de 122 millions d'euros durant le premier semestre 2009, pour un chiffre d'affaires en recul de 13,4% à 7,1 milliards d'euros.


Les résultats sont plombés par près de 300 millions d'euros de charges de restructuration. Résultat: Si ces contreperformances venaient à être confirmées durant le second semestre, ce groupe pourrait fermer son usine de pneumatique à Alger.

Ce qui serait une grande perte pour l’économie algérienne étant donné que le groupe français est le premier exportateur hors hydrocarbures en Algérie.

Le groupe de pneumatiques paye toujours les effets de l'effondrement du marché automobile et termine le premier semestre avec une perte nette de 122 millions d'euros, contre un résultat net de 430 millions sur la même période de 2008.

Les volumes de ventes sont en baisse de 23%, et le chiffre d'affaires recule de 13,4% à 7,1 milliards d'euros. La marge opérationnelle avant éléments non récurrents s'établit ainsi à 4%, contre 8,6% un an auparavant.

Au premier semestre 2009, Michelin a dégagé un cash flow (flux de trésorerie) libre de 575 millions d'euros, grâce à la «maîtrise des stocks» et à la «réduction sensible des dépenses d'investissement», a indiqué le groupe dans un communiqué.

Les stocks ont été réduits à hauteur de 580 millions d'euros, et les dépenses d'investissement ont été réduites à 319 millions d'euros (contre 500 millions d'euros au premier semestre 2008). «Ceci nous incite à ne pas relâcher nos efforts dans les mois qui viennent, même si l'évolution des cours des matières premières doit soutenir la rentabilité du second semestre», indique le patron de Michelin, Michel Rollier.

L'évolution des cours des matières premières, «fortement défavorable sur l'exercice 2008, voit ses effets s'inverser», indique Michelin. Toutefois, sur le premier semestre 2009, les coûts de matières premières ont encore un impact négatif de 117 millions d'euros.

Une année difficile
Les restructurations ont coûté près de 300 millions d'euros. Le groupe a d'autre part passé des charges de restructuration de 292 millions d'euros, qui ont pesé sur le résultat net.

Ces charges correspondent au «projet de spécialisation de certaines activités industrielles en France» et à la mise en œuvre d'un «plan de réorganisations industrielles et commerciales en Amérique du Nord», a expliqué le groupe.

La firme française a notamment annoncé à la mi-juin la suppression de 1.093 postes dès 2010 sur les trois sites en France où il est appelé à fermer. Le groupe a aussi mis en place des mesures de chômage partiel dans différents pays.

La chute des marchés de pneumatiques a notamment concerné l'activité de «première monte» (pneus équipant les véhicules neufs) et plus largement le poids lourd, dans l'ensemble des zones, à l'exception de la Chine, relève Michelin.

Il est à préciser que pas moins de 430 entreprises françaises sont présentes en Algérie. Après le départ du groupe français Bouygues-Construction, c’est autour de Michelin d’être menacé par la fermeture de ses usines en cascade.

Interrogé sur les raisons qui ont poussé Bouygues à plier bagage en Algérie, l’Ambassadeur de France à Alger, Driencourt expliquait, récemment, que «ce groupe a dû partir à cause de la présence de certaines entreprises -dont par exemple les chinoises- qui arrivent clés en main, avec leur bataillon de main-d’œuvre, ce qui n’est pas le cas des entreprises françaises».

«Cela dit, nuance le diplomate, fort heureusement, ce n’est pas le cas de beaucoup d’autres entreprises françaises qui, elles, sont restées».

B.A.

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Mer 26 Aoû - 22:02

FACE A LA CRISE MONDIALE, UNE VOITURE A 100% ALGERIENNE, MYTHE OU REALITE ?

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Docteur Abderrahmane MEBTOUL Professeur d’Université en management stratégique

Suite à l’interview récente (mi août 2009) de plusieurs membres du
gouvernement qui viennent d’affirmer justifiant la suppression du crédit à
la consommation je cite « l’Algérie aura pour bientôt une voiture à 100% algérienne avec une intégration presque totale », information répercutée par l’agence de presse officielle APS sans analyse. Cela ne va
pas sans rappeler les déclarations fracassantes des officiels à la
télévision publique ENTV qui en quatre années nous ont annoncé
successivement une voiture italienne avec Fiat au site de Tiaret, puis une voiture iranienne, puis une voiture chinoise, puis une voiture française, puis une voiture allemande, dernièrement une voiture sud coréenne et maintenant on nous annonce une voiture à 100% algérienne . Je voudrai et
c’est me semble t-il le souhait de l’immense majorité des Algériens,
croire Messieurs les membres du gouvernement. Mais n’étant pas spécialiste dans ce domaine, le plus grand ignorant n’est-il pas celui qui prétend tout
savoir, j’ai demandé à plusieurs de mes amis algériens et étrangers de
m’éclairer et ce afin d’éclairer, à mon tour, l’opinion algérienne, objet de cette modeste
I.-LA THESE : CONSTAT SUR LE PLAN INTERNATIONAL, UN MARCHE OLIGOPLISTIQUE DE PRODUCTION DE VOITURES


1.- Partant du constat , bien que la situation est évolutive, que le marché de voitures est un marché oligopolistique , fonction du pouvoir d’achat , des infrastructures et de la possibilité de substitution d’autres modes de transport notamment le collectif spécifique à chaque pays selon sa politique de transport, ayant connu depuis la crise d’octobre 2008 d’importants bouleversements , les fusions succédant aux rachats et aux prises de participation diverses et à l’heure actuelle, les plus grandes multinationales sont General Motors malgré sa restructuration récente, , Volkswagen et Nissan, qui depuis son alliance avec le constructeur français Renault, Chrysler, FIAT , Honda, Mitsubishi et Mazda et que les six premiers constructeurs mondiaux qui, tous, ont une capacité de production supérieure à quatre millions de véhicules, représentent 61 pour cent du marché mondial de l’automobile, suivi des sociétés sud coréennes Hyundai, Daewoo, Kia, Ssang Young et Samsung ont rejoint les rangs des constructeurs indépendants, capables de financer, de concevoir et de produire leurs propres
véhicules et que les sociétés européennes multinationales sont les plus
importants fabricants de pièces détachées et les plus grands constructeurs de camions, parmi lesquels Mercedes-Benz et Volvo. Dans le reste du monde, la plupart des constructeurs automobiles sont des filiales de constructeurs américains, japonais et européens. Dans des pays comme la Malaisie, la Chine
et l’Inde, la production sont gérées par des sociétés locales, mais
toujours avec l’appui de grands groupes étrangers.

2. Que nous observons deux tendances opposées qui sont en train de se produire en même temps: la localisation de la production sur certaines zones géographiques et sur certains pays et la délocalisation ; et pour ce qui est
de la localisation de la production automobile mondiale, elle se concentre
régionalement sur trois zones: l’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie.
De plus, sur chacune d’entre elles la fabrication est localisée sur certains pays; ainsi, en Europe, les principaux fabricants sont l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni et l’Italie, appartenant tous à l’Union Européenne. En Amérique du Nord, la production se concentre majoritairement sur les États- Unis, et en Asie elle se trouve au Japon et en Corée du Sud et que pour les exportations mondiales d’automobiles, la concentration est encore plus élevée, puisqu’elle est limitée principalement à deux zones: l’Europe et l’Asie . Et que un futur proche avec la perte de compétitivité de certains pays au profit de certains pays émergents (Russie ,Inde, Chine, Brésil) nous devrions assister à la réorganisation de la production mondiale de véhicules en rapport avec les niveaux de formation des effectifs des usines et avec la recherche que réalisent les entreprises automobiles et en toute évidence, les usines qui se maintiendront sur chaque pays seront les plus compétitives, les priorités des dirigeants des constructeurs automobiles étant donc : technologie et innovation,(robotisation,)surtout au Japon dont le coût de la main d’œuvre est dix fois environ supérieur à celui de la Chine, éthique et gouvernement d’entreprise, approche collaborative, meilleures stratégies de succès, environnement et mondialisation.

3.- Que le nombre de voiture en circulation sur la planète pourrait atteindre 1 milliard d'ici 2010, contre 900 millions d’unités en 2007 , les
experts du Fond Monétaire International (FMI) prévoyant un parc mondial de
2,9 milliards de voitures particulières à l'horizon 2050, cette vision partant de l’hypothèse d’une élévation du revenu des ménages surtout des pays émergents la population comme la Russie, l'Inde ou la Chine représentant des marchés à fort potentiel pour l'industrie automobile devant assister à une renversement de tendance des ratios actuels où on dénombre 600 voitures pour 1 000 habitants pour l’union européenne , cette proportion étant de 200 pour 1000 en Russie et de seulement 27 pour 1000 en Chine, et qu’au sein du parc automobile mondial , près de 70% seraient dus aux pays actuellement peu motorisés comme la Chine ou l'Inde. Toujours selon cette étude, le continent asiatique (Japon, Chine, Inde essentiellement) devrait représenter 23% de la production mondiale automobile à l'échéance de 2011 pour une production annuelle approchant 80 millions d’unités contre
72 millions moyenne 2007/2008 et 42 millions d’unités en 2002. Et que selon "Global Automotive Financial Review" de PricewaterhouseCoopers, dans une étude, certes avant la crise mondiale d’octobre 2008, mais qui peut être un indicateur de tendance lourde, étude couvrant 16 constructeurs et 22 équipementiers d’envergure mondiale, dont 18 ont réalisé plus de 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2006, le Mexique étant le seul marché d’Amérique du Nord caractérisé par une forte croissance de la demande, plus de 3 milliards de dollars ayant été investis entre 2005/2006 et les exportations ayant dépassé 1,5 million de véhicules près de 500 000 unités de plus que les ventes internes. Et que les usines nippones, connues pour leur qualité et leur flexibilité, stimulées en outre par une forte demande étrangère, aurait produit en moyenne 2007/2008 un total de 10,7 millions de véhicules contre 10,5 millions de véhicules aux USA se concentrant sur un segment clef de la promotion de la voiture, l'importance au design grâce aux grands de bureau de style spécialisés.

4. Des perspectives technologiques futures tenant compte du nouveau défi écologique, (voitures hybrides, électriques ) tenant compte du nouveau modèle de consommation énergétique qui se met lentement en place , la crise d’octobre 2008 préfigurant d’importants bouleversements géo stratégiques et économiques, la Chine étant en passe de devenir le leader mondial des
voitures propres toutes catégories profitant ainsi au premier chef des plans
de relance "verts" des Etats-Unis, de l'Europe et du Japon.. Encore que selon le patron de Mazda, il faudra nuancer devant donner la priorité, à court terme, à l’optimalisation du fonctionnement des moteurs à essence et diesel, avec une réduction de 20/30% horizon 2011, de la consommation, car pour les voitures électriques, les ressources en lithium pour les fameuses batteries lithium-ion sont limitées et que les moteurs électriques nécessitent des aimants que l’on fabrique aussi avec des métaux rares, un marché de 70/80 millions de véhicules par an ne pouvant absorber de gros
volumes en voitures électriques et que pendant encore dix ans, les moteurs
classiques devraient rester majoritaires. D’autres spécialistes ne partageant ce point de vue, les nanotechnologies( la recherche dans l’infiniment petit) pouvant révolutionner le stockage de l’énergie devant explorer parallèlement le flex fuel et de penser à l’hydrogène , l’avenir appartenant au moteur alimenté par de l’hydrogène gazeux . Quel est donc l’avenir de notre planète où selon certains analystes, la taille du marché automobile chinois, sans parler de l’Inde, si l’on reste dans l’actuel modèle de consommation, devrait être multipliée par dix horizon 2030 se traduisant par une hausse vertigineuse de dégagement de CO2, alors que la Chine a déjà dépassé les USA comme principal pays producteur de gaz à effet de serre?
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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Mer 26 Aoû - 22:03

II- L’ANTITHESE : CONSTAT LOCAL DU MARCHE ALGERIEN DE VOITURES, UN MARCHE INSTABLE FONCTION DU POUVOIR D’ACHAT


1. Tenant compte du constat que la majorité de la société algérienne est irriguée par la rente des hydrocarbures (plus de 75% des recettes fiscales ) dont l’évolution des cours déterminent fondamentalement le pouvoir d’achat des Algériens.

2.- Tenant compte que depuis 2005/2006 , les marques françaises Peugeot et Renault se sont vues reléguées respectivement aux 3e et 4e rangs, au profit des deux constructeurs asiatiques, Hyundai et Toyota, respectivement, en 1re et 2e positions, véhicules particuliers et utilitaires confondus, Hyundai, Kia et Chevrolet s’accaparant à elles trois 30 % du total du marché, les marques françaises Renault-Dacia, Peugeot et Citroën environ 26 %, les marques japonaises avec près de 22 %, mais avec une percée en progression des marques chinoises telles que Chana, Hafei, Foryota dont les parts s’élèveraient à environ 10 % du marché, que la part des marques allemandes
BMW et Mercedes a un peu plus de 6 % du marché, les autres marques dont
l’italienne Fiat, l’indienne Maruti se partageant moins de 4 % de parts de marché restant.

3. Que faute d’unités industrielles spécialisées, la plus grande part des pièces de rechange (parties et accessoires de véhicules automobiles) est importée, et qu’en 2007, ces importations s’étant élevées selon le Centre national de l’informatique et des statistiques (CNIS) à plus de 275,91 millions de dollars enregistrant une hausse de 65,33 % par rapport à 2006, mais avec la dominance des contrefaçons grâce à la sphère informelle dominante en Algérie , produit de la bureaucratie centrale et locale, décourageant tout investissement durable, pratiques contraires aux règles de l’OMC, et toujours selon les statistiques du Centre national de prévention et de sécurité routière, les accidents liés aux défaillances du véhicule sont à l’origine de 6 % des accidents enregistrés en 2007 (défaillances mécaniques, mauvaise qualité des pneumatiques, problèmes liés au
freinage...)

4.- Que le parc automobile en Algérie avec ces 3,9 millions de véhicules (statistiques officielle de 2008 dont plus de 60% véhicules de touristes , avec une répartition spatiale déséquilibrée , Alger arrive en tête avec plus de (23,9%) du parc, suivie respectivement de Blida (6,2%) Oran :
Constantine (3,5%) et Bejaia (3,3%),l’Algérie ayant donc dépassé les 4 millions pour 2009, , possédant le deuxième parc le plus important d’Afrique après l’Afrique du Sud et le premier rang des pays maghrébins
connaissant certes un rajeunissement, bien que l’âge moyen du parc
reste cependant élevé: 77 % des véhicules ont plus de 10 ans d’âge( dans ce cas avec la prépondérance des marques françaises) et seulement 17 % ont moins de 5 ans d’âge , la participation des banques avec le crédit- véhicule qui vient d’être supprimé ayant participé pour une large part à cette démocratisation de la voiture, notamment au profit des couches moyennes .


5.- Que les importations de véhicules ont atteint 2,7 milliards de dollars en 2007, plus de 3 milliards de dollars en 2008 avec plus de 200.000 unités, toutes catégories confondues (poids lourds et légers y compris ceux destinés à l’administration et pas seulement aux particuliers ) , contre 2,2 milliards de dollars de l’année 2006.

6.-Tenant compte de certaines normes internationales récentes dont le coût
est fonction des gammes donc de la structuration des revenus et du
modèle de consommation par couches sociales ( voiture de moins de 600.000 dinars TTC pour les bas revenus, de 1.000.000 dinars pour les revenus moyens et au delà de 2.000.000 dinars pour les revenus élevés ). A titre d’exemple Honda a prévu pur 2009/2010, un investissement de 630 millions de dollars (429 millions d’euros) pour une production de 200.000 unités, employant 2000 travailleurs, par contre Suzuki 1,7 milliard de dollars (0,86 milliard d’euros) pour 260.000 unités. Du constructeur Renault-Nissan qui a projeté d’investir 600 millions d'euros près de Tanger, au nord du Maroc, pour créer une usine capable d'assembler 400 000 unités par an, dont viendront s'ajouter les investissements spécifiques aux véhicules qui seront assemblés dans ce site, qui seront compris entre 200 et 400 millions d'euros donc dépassant le milliard d'euros ( plus de 1,4 milliard de dollars), projet rentrant dans le cadre de l’internationalisation de cette firme, destiné pour une grande part à l’exportation,devant employer 6 000 personnes directement (en phase de croisière) et 30 000 emplois indirects avec des coûts de mains d'œuvre équivalents à ceux de la Roumanie, à savoir presque huit fois moins élevés qu'en France, des formations spécialisées de marocains étant prévus par le constructeur.

7.- Tenant compte du PIB évalué en Algérie à plus de 7400 USD mais
étant un agrégat global qui doit être affiné pour toute étude marché
fiable. Car le marché automobile dépend du pouvoir d’achat de la
majorité de la population et non d’une minorité qui peut facilement importer. Or depuis fin 2006, l’inflation est de retour et la détérioration du pouvoir d’achat de la majorité est persistante.
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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Mer 26 Aoû - 22:04

III- LA SYNTHESE : SEPT QUESTIONS RELATIVES A LA FAISABILITE DU PROJET D UNE USINE A 100% ALGERIENNE

Toute étude de marché sérieuse, si l’on veut le gaspillage des ressources financières, évitons la précipitation pour des raisons de prestige, l’Algérie étant une petite nation et soyons pragmatique, suppose que l’on réponde au moins à ces quelques questions :

1-Construit -on actuellement une usine de voitures pour un marché local ou régional, voire mondial afin de garantir la rentabilité financière face à la concurrence internationale ?

2- Cette filière n’est –elle pas internationalisée des sous segments
s’imbriquant au niveau mondial et une intégration à 80/100% est –elle
possible ?

3.- La comptabilité analytique partageant les coûts fixes des coûts variables A quels coûts hors taxes , l’Algérie produira cette voiture et en tendance lorsque le dégrèvement tarifaire allant vers zéro selon les Accord qui la lie à l’Union européenne seront appliqués et dans ce cas quelle est la valeur ajoutée interne créé par rapport au vecteur prix international ( balance devises tenant compte des inputs importés et de l’amortissement tous deux en devises). La carcasse représentant moins de 20/30% du coût total c’est comme un ordinateur, le coût ce n’est pas la carcasse (vision mécanique du passé) les logiciels représentant 70/80% et ne pouvant interdire l’importation , la production locale sera-t-elle concurrentielle en termes du couple coûts/qualité dans le cadre de la logique des valeurs internationales ? . Et à propos c’est comme un parfum ou un habit griffé, le consommateur achète également la marque : comment
s’appellera la voiture algérienne ?

4.-Or, se basant sur le constat que la vente de voitures dont le prix à
l’importation toutes taxes comprises variant entre 600.000/900.000 dinars représente 80 %, du marché des ventes de véhicules, avec le nivellement par le bas des couches moyennes trouvera t-on acquéreur et les prévisions d’une demande additionnelle de 250.000 voiture par an, une croissance de l’ordre de 20 à 30 % par an durant les 10 prochaines années, ces prévisions étaient avancées avant l’introduction de la nouvelle taxe seront-elles vérifiées si la tendance à la baisse du pouvoir d’achat persiste ?

5- Le revenu global d’augmentation de 31% entre 2000/2008 annoncé par le Ministère du travail doit être corrigé par (revenu hors hydrocarbures) et surtout la répartition dur revenu par couches sociales, un agrégat global ayant peu de significations, le gouvernement algérien ne sera t –il pas t-on contraint d’avoir au recours au crédit à la consommation du fait de la détérioration du pouvoir d’achat des ménages, car supposant que plus de 80% de la population active algérienne touche un revenu moyen inférieur à 25.000 dinars , certes devant être corrigé par la crise du logement qui permet un regroupement des revenus ,

6.- Dans ce cas par rapport au pouvoir d’achat réel qui a glissé de 65% pour les biens essentiels début 2005/2006, enquête du CNAP de septembre 2007, (alimentaires, habillement notamment plus les frais de loyer et téléphone) à plus de 85% et avec le nivellement par le bas des couches moyennes, que reste
–il pour pouvoir acheter une voiture ?

7.- Cette industrie étant devenue capitalistique, quel est le nombre
d’emplois directs et indirects créés, puisque qu’un certain nombre
d’empois indirects restent les mêmes (garages, magasins) et surtout avons nous la qualification nécessaire tenant compte des nouvelles technologies appliquées à l’automobile.
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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Mer 26 Aoû - 22:05

IV- CONCLUSION : EVITER L’UTOPIE SOURCE DE NEVROSE COLLECTIVE


En résumé, si l Algérie dispose de ressources financières dues à des facteurs exogènes (98% des exportations provenant des hydrocarbures) et non fruit du travail,( mais qu’est ce 144 milliards de dollars cumulées sur plusieurs années comparées à une année d’exportation d’un pays comme l’Allemagne plus de 1500 milliards de dollars d’exportation annuellement
depuis fin 207), le bas coût de la main-d’oeuvre qui était un atout vers
les années 1970/1980, l’ensemble des étude internationales( voir l’étude de l’OCDE 2007 sur les critères de l’attrait de l’investissement
étranger) montrant clairement que l’attrait de l’investissement depuis 1990 à nos jours et ce sera la caractéristique du XXIème siècle étant bonne gouvernance couplée avec la valorisation du savoir technologique et managériale, son handicap est donc les faiblesses du niveau de qualification du personnel local et le manque de développement du tissu industriel, en particulier au niveau des fournisseurs et des équipementiers automobile. Car à l’instar d’autres secteurs si on développe par exemple l’énergie nucléaire, avec l’incohérence de l’actuelle politique salariale privilégiant les emplois rentes au détriment des emplois utiles , oubliant que la force de travail créatrice de valeur a un prix, le salaire pour ne citer que deux pays voisins d’un grand ingénieur ou technicien hautement
spécialisé étant quatre (4) fois inférieur en termes de parité de
pouvoir d’achat, à celui de ses homologues marocains et tunisiens on risque de former pour d’autres pays concurrents .Car, la construction d’une voiture ce n’est pas seulement l’argent disponible mais la maîtrise technologique et organisationnelle . Par ailleurs, en ce monde turbulent et en perpétuel mouvement, cette filière est dominée par l’internationalisation, 10 firmes produisant et contrôlant plus de 80% du marché mondial et cette restructuration n’est pas encore terminée. Aucun grand groupe ne fabrique à 100% une voiture du fait que l’ancienne organisation hiérarchique de type militaire (organisation fordiste) a laissé la place à une organisation en réseaux, comme une toile d’araignée à travers le monde, se concentrant sur l’essentiel à savoir la recherche développement, l’engeerenie financière et la communication/commercialisation et sous traitant les autres composants. Aussi, aucune firme internationale sérieuse n’acceptera cette vision d’intégration totale pour uniquement le marché intérieur algérien et la formule 49/51% du gouvernement algérien, car pour une rentabilité
le cap de 400.000 / 800.000 de voitures en vitesse de croisière est
nécessaire et donc l’exportation est nécessaire. A moins que l’Etat
algérien prenne le risque financier seul sur un financement public à 100%
comme dans les années 1970 avec l’expérience malheureuse des industries industrialisantes.


Ce d’autant plus , comme démontré précédemment que le marché
intérieur est tributaire de l’évolution du pouvoir d’achat des Algériens, ce dernier dépendant fondamentalement d’une croissance durable hors hydrocarbures renvoyant à la gouvernance et à la cohérence de toute politique socio-économique supposant une politique industrielle clairement déterminée et datée, inexistante à l’heure actuelle, elle même devant s’insérer au sein d’une stratégie globale tenant compte des nouvelles mutations mondiales. A un moment ou les deux scénarios (basse et haute),
fonction des vecteurs coûts/prix, cours du dollar, l’Algérie sera
importatrice de pétrole 16 ans rapport de l’AIE d’août 2009, et 25 ans selon le premier ministre Ahmed Ouyahia quelle attitude à adopter si l’on veut des projets tenant compte de la voiture de demain fiables économiquement dans la durée ? Aussi, semble t-il, un partenariat ciblé tenant compte des avantages comparatifs mondiaux, est nécessaire d’autant plus nécessaire, pour le transfert de la technologie, la création, la gestion et surtout la
maîtrise des circuits commerciaux mondiaux afin de permettre de
s’intégrer harmonieusement dans le marché mondial, l’essentiel n’étant pas la prise de participation majoritaire, mais un risque partagé et la création interne de valeur supérieure à la sortie de devises . Il s’avère après une profonde analyse et après consultation de différents experts, que vouloir produire une voiture à 100% algérienne, (vision mécanique et bureaucratique du passée) contraire à la pratique des affaires internationales, est une utopie. Aussi le gouvernement doit revoir sa copie.

Dr Abderrahmane MEBTOUL

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Lun 30 Nov - 1:12

Sonatrach : 34,5 milliards de dollars de recettes à l'exportation entre janvier et octobre

La Sonatrach a exporté pour 34,5 milliards de dollars d’hydrocarbures durant les dix premiers mois de l’année 2009, a annoncé dimanche son PDG, Mohamed Meziane. « Les recettes des hydrocarbures réalisées de janvier jusqu'à fin octobre 2009 ont atteint environ 34,5 milliards de dollars », a indiqué M. Meziane, selon la radio chaîne III.

Ce chiffre n’est pas celui des recettes de l’Algérie. Les exportations d’hydrocarbures globales incluent aussi la part des groupes étrangers associés avec Sonatrach.

Le ministre de l'Energie et des mines, Chakib Khelil, avait indiqué en avril que les recettes pétrolières de Sonatrach pourraient s'établir à 40 milliards de dollars en 2009 contre plus de 75 milliards de dollars en 2008, un record obtenu grâce à l'envolée du prix du baril qui avait atteint en milieu d'année près de 150 dollars. La baisse du prix du brut à partir de fin 2008 a provoqué une chute des recettes en devises du pays. Les hydrocarbures représentent 98% des exportations algériennes.

Sonatrach produit actuellement 1,2 million de barils par jour (mbj) après une diminution de la production de 200.000 mbj depuis le 1er janvier, conformément à la décision prise en décembre 2008 par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). La capacité de production de l’Algérie est de 1,45 mbj.

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Dim 17 Jan - 15:21

Affaire Sonatrach: le silence de Chakib Khelil

Mohamed Meziane, PDG de Sonatrach, la plus grande et lq importante entreprise du pays, a été placé, mercredi, sous contrôle judiciaire dans une affaire de présumées malversations sur des contrats. Deux des quatre vice-présidents de cette société ont été placés sous mandat de dépôt et un troisième sous contrôle judiciaire. Le quatrième vice-président a été désigné pour prendre l'intérim de M. Meziane à la tête de Sonatrach.

Cette affaire n'a suscité aucun commentaire officiel. Elle n’a pas non plus provoqué une réaction du ministre de l'Energie et les mines. Chakib Khelil n'a pas dit un mot sur le scandale qui a ébranlé Sonatrach. Il s'est contenté de nommer un intérimaire, sans l'annoncer officiellement et de poursuivre son activité en se rendant jeudi à Tamanrasset, comme si l'inculpation de Mohamed Meziane et l'arrestation de deux vice-présidents de Sonatrach était un non-évènement.

L'opacité continue de régner dans ce secteur clé de l'économie nationale. L’inculpation du PDG de la plus grande entreprise du pays aurait dû provoquer des réactions en série et fait tomber des têtes au sein du gouvernement. Le silence de Khelil sur l'inculpation de M. Meziane qu'il a lui même placé à la tête de Sonatrach est troublant.

Le ministre ne pouvait pas dire qu'il ignorait totalement ce qui se passait au 8, chemin du réservoir à Hydra, siège de Sonatrach. L'implication de Khelil dans la gestion des affaires est un secret de polichinelle. « Mohamed Meziane exécute les directives et orientations du ministre. Même pour conclure de petits contrats, il demande l'avis du ministre. Meziane ne prend pas de décisions sans l'aval de Khelil », affirme un cadre de Sonatrach.

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Jeu 21 Jan - 14:21

Malgré le scandale Sonatrach, Total continue d'investir dans l'exploration en Algérie:


Total continue d'investir dans l'exploration en Algérie et juge "sans répercussions" sur leur coopération les démêlés judiciaires de dirigeants de la société pétrolière algérienne Sonatrach, a affirmé le directeur général du groupe pétrolier français au quotidien Liberté. "Nous continuons d'investir dans l'exploration" en Algérie. "Nous développons actuellement le champ de gaz de Timimoun" (grand sud) et le projet d'Ahnet "entre dans le cadre d'une reconstitution de notre domaine de coopération avec Sonatrach", déclare Christophe de Margerie dans un entretien publié jeudi.


Le groupement franco-portugais Total-Partex a signé dimanche un contrat pour l'exploitation du périmètre d'Ahnet, dans le grand sud également, avec un investissement de 1,5 à 2 milliards de dollars sur 15 ans pour une production de 4 milliards de m3/an, avait précisé une source algérienne.


"Total va verser à Sonatrach 4,11 dollars par baril équivalent pétrole découvert (...) à partir de la mise en production prévue pour le second semestre 2015", ajoute le Pdg du groupe français. Il précise que Total est également présent en Algérie sur le site de Hamra depuis 1991 en vertu d'un contrat qui vient de prendre fin et celui de Tin Fouyé Tabankort, arrivé "à maturité", et qu'il est en discussions avec Sonatrach "pour explorer et développer" des gisements nouveaux. L'inculpation de plusieurs dirigeants du groupe algérien soupçonnés de malversations présumées "n'aura pas de répercussions sur les relations de partenariat entre Total et Sonatrach", ajoute-t-il.


M. de Margerie précise d'ailleurs qu'il a eu un "long entretien" avec M. khelil après la signature du contrat d'Ahnet durant lequel ils ont "discuté du projet de construction d'un complexe de vapocraquage d'éthane avec Sonatrach" à Arzew. "Nous ne sommes pas inquiets (...) Non seulement les discussions continuent mais elles s'accélèrent", dit encore M. de Margerie.

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Sam 20 Mar - 21:21

Gestion des Marchés de gros, marchés couverts, marchés de proximité et abattoirs : L’état s’en mêle…

Une nouvelle société nationale, chargée de la création et la gestion des marchés au niveau national, sera mise en place prochainement, a annoncé jeudi dernier, El Hachemi Djaâboub, ministre du Commerce, cité par APS. Le ministre, interpellé par un député de l’Assemblée populaire nationale (APN), a reconnu « l’instabilité et l’anarchie » qui règnent en maître dans les marchés algériens.

Et en guise de riposte, M. Djaâboub a estimé que son département a mis en place un programme national visant à « réhabiliter les vieux marchés et à élaborer un nouveau programme basé essentiellement sur la création, à travers l’ensemble du territoire national, de nouveaux marchés de gros, de marchés couverts et de marchés de proximité, ainsi que des abattoirs ». En clair, ledit programme, d’une valeur de près de 47 milliards de dinars, sera consacré à la construction de quelque 50 marchés de gros, dont 4 grands marchés et à la création de 830 marchés couverts, 1000 marchés de proximité, et ce, outre les marchés du bétail et les abattoirs, explique-t-il. Rien que pour l’année en cours, le ministre du Commerce a fait savoir qu’un autre programme, doté d’une enveloppe financière de 6 milliards de dinars, est en cours de lancement pour la réhabilitation des vieux marchés et la construction de 4 nouveaux.

En outre, la Société de gestion des participations de la production animale (SGP Proda) a été mise à contribution, afin de construire des chambres froides et des entrepôts alors que l’entreprise de gestion des participations relatives au développement rural est chargée d’approvisionner le secteur agricole en semences, si l’on croit les déclarations fournies par le ministre. Et comme pour mettre un peu d’ordre dans cette foire d’empoigne, le département de Djaâboub a promulgué un décret pour définir les conditions d’exploitation de ces espaces commerciaux et obliger leurs propriétaires à les respecter. « Nous sommes déterminés à appliquer rigoureusement les clauses du cahier des charges, même si ça devait conduire à la fermeture de certains marchés, ce qui priverait ces communes d’une importante ressource », prévient le ministre.

Plus explicite, il a souligné que le nouveau décret faisait obligation aux communes de consacrer au moins 10% de leurs revenus à la restauration des marchés. Son département s’attelle actuellement à la réalisation d’une étude autour de cette question. Par ailleurs, El Hachemi Djaâboub, tout en reconnaissant le manque flagrant des marchés de gros, espère que cette batterie de mesures contribuera à mettre un terme au phénomène des marchés anarchiques en Algérie.

Par H. L

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Dim 11 Avr - 23:43

Air Algérie : 50 millions de dollars pour la maintenance et la sécurité

Air Algérie met le paquet et accorde toute la priorité à la maintenance et la sécurité aérienne. C’est ce qu’a déclaré, hier, à la Radio chaîne III, M. Darsouni, directeur du bureau de la sécurité des vols de la Compagnie nationale comme pour mettre un terme, ou, du moins, soulager l’appréhension provoquée, depuis peu, par une série de crashs qui se sont produits dans plusieurs pays du monde et qui ont concerné des compagnies réputées pour la fiabilité de leurs avions et de leurs installations.

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En 2010, le bilan est très lourd. Le nombre de crashs a atteint 7 contre 27 en 2009. Un chiffre qui, d’après un spécialiste, reste relatif et tributaire des heures de vols.
Selon le représentant de la compagnie, la sécurité aérienne est une des priorités d’Air Algérie qui, précise-t-il, prévoit dans son budget une enveloppe de 50 millions de dollars. Ce budget est consacré à la maintenance et à l’entretien des avions de manière à éviter toute défaillance technique « l’éventualité de rallonge peut aller jusqu’au double de ce budget initial, et ce, en cas de nouvelles obligations introduites par l’OACI et que nous devons exécuter dans l’immédiat », précise-t-il. La maintenance est réglementée par des décrets, des lois et des annexes de l’OACI.
La prise en charge de la sécurité aérienne chez Air Algérie englobe, selon le responsable, plusieurs aspects. En plus de la maintenance, elle se manifeste aussi dans l’entraînement et la formation des personnels. D’après les statistiques internationales, pas moins de 60 % des accidents sont liés au facteurs humains, à savoir les erreurs d’interprétation faites par des pilotes surmenés ou trop têtus. Aussi, 10 % sont dus à la maintenance, 5 % à la météo, aux aérodromes, aux moyens de navigation et à certains équipements d’aéronefs. La compagnie dispose d’un programme de prévention des accidents qui est, atteste M. Darsouni, issu d’une réglementation internationale et basé sur les rapports des commandants de bord et le dépouillement systématique des enregistrements des boîtes noires. « Les compagnies aériennes sont astreintes à diffuser toutes les informations liées à un quelconque accident pour en tirer des enseignements. C’est ce qu’on appelle un partage d’expérience dans notre jargon » explique-t-il.
L’avion, qui manifeste une quelconque défaillance technique, est immédiatement cloué au sol. « Le commandant de bord a l’aptitude de refuser un aéronef s’il estime que sa sécurité est en cause ». Toute réparation est faite avec l’accord du constructeur. « Nous n’avons pas le droit d’intervenir sans l’aval du constructeur. Nos maintenanciers sont formés pour l’action et pas l’invention ou le bricolage ». M. Darsouni rappelle qu’Air Algérie a décidé, en 2004 et quelque temps après le crash de Tamanrasset d’immobiliser tous ses avions soit une quarantaine de 737-200 et 727-200. « L’immobilisation a été faite d’un coup alors que l’acquisition fut graduelle et par étapes ce qui a provoqué un déficit d’aéronefs ». Situation qui a engendré des pertes allant jusqu'à plus d’une dizaine de millions de dollars… Air Algérie a, tout de même, tenu le coup !
Ceci dit, le représentant d’Air Algérie tient à préciser qu’une flotte vieillissante n’est pas forcément synonyme d’insécurité « au contraire, ça engage des dépenses en plus pour la maintenance et des pièces de plus en plus rares à trouver. Il ne faut pas faire l’amalgame entre vieux avions et avions qui ne sont pas surs ». Le certificat de navigabilité, une fois acquis, garantit la fiabilité de l’avion qui fait l’objet de plusieurs contrôles. La moyenne d’âge de la flotte d’Air Algérie balance entre 5 et 7 ans. Elle est certifiée et dotée d’équipement moderne de sécurité.
A. Fadila

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Mer 14 Avr - 22:43

La problématique de la gouvernance de SONATRACH

A la veille de la réunion du GNL16 qui se tiendra à Oran (Algérie) du 16 au 21 avril 2010, il me semble important d’analyse l’urgence de la problématique de la gouvernance de cette société stratégique, inséparable de la gouvernance globale du pays. Car, la situation actuelle rend de plus en plus urgent le management stratégique et une transparence de la gestion de Sonatrach en précisant que la société recèle une majorité de cadres, de techniciens et d’ouvriers spécialisés foncièrement honnêtes. Je livre 30 années de ma modeste expérience ayant suivi l’évolution de ce secteur, ayant eu l’honneur de diriger le premier audit sur Sonatrach entre 1974/1976 (1) , en évitant d’isoler donc la micro- gouvernance de la macro gouvernance qui sont inextricablement liées. C’est dans ce cadre que j’insiste sur un fait essentiel : il existe un principe universel dans toute démarche scientifique et opératoire c’est de partir du général au particulier, afin de saisir les interactions et pouvoir procéder par des actions par touches successives. Rendre plus efficiente Sonatrach suppose plusieurs actions stratégiques : la replacer dans le contexte national et international ; un audit des immobilisations corporelles et non corporelles ; -un système d’organisation au temps réel se fondant sur des réseaux et non plus sur l’actuelle organisation marquée essentiellement sur une vision hiérarchique verticale ; des centres de coûts transparents incluant la gestion du partenariat et des contrats par une concentration sur ses métiers de base évitant la dispersion ; une gestion rationnelle des ressources humaines par des formations permanentes et élément essentiel du management stratégique impliquer les cadres et être à l’écoute du collectif des travailleurs par un dialogue constructif permanent, évitant les décisions bureaucratiques autoritaires. Et pour résultat final, des modèles de simulations et options dans un environnement concurrentiel sont nécessaires avec deux à trois variantes fonction des paramètres et variables stratégiques retenus tenant compte de l’évolution des contraintes internes- externes , afin de pouvoir guider des choix réalistes ( prospectives ) : plan d’actions synchronisés à court terme, à moyen terme et à long terme.

I- Situation actuelle : la Sonatrach , c’est l’Algérie

Selon le classement du Petrolum Intelligence Weekly (PIVV) dans son rapport de fin 2008, Sonatrach est la 13ème compagnie mondiale ( 12ème en 2007) , ce classement associant les compagnies internationales privées et les sociétés nationales autour de quatre critères (les réserves de pétrole et de gaz, la production de pétrole et de gaz , la capacité de raffinage et les ventes de produits pétroliers) , Sonatrach étant classée 7ème groupe mondial par la taille de ses actifs, 13ème pour le bénéfice net , 22ème pour le chiffre d’affaires, et 25ème pour le nombre d’emplois. Avec environ une production de 1,4 million de barils jour dont 1,2 million barils/ jour d’exportation, c’est la première compagnie en Afrique. Sonatrach est également le 2e exportateur de GNL et de GPL et le 3e exportateur de gaz naturel ( GN) notamment à travers ses réseaux Medgaz (Europe via Espagne) et Galsi (Europe via Italie) devant passer de 62 en 2009 à 85 milliards de mètres cubes gazeux horizon 2012. Dans le domaine du développement des ressources nationales des hydrocarbures, l’on a mise sur le gaz. Il s'agit notamment des méga-projets de GNL de Skikda GL2K Skikda d'une capacité de 4,7 millions de tonnes/an et celuid'Arzew GL3Z d'une capacité de production de 4,7 millions de tonnes/ an qui seront réalisées en 2012. Avec l'entrée de ces nouvelles unités, qui s'ajoutent aux 4 complexes (GL4Z, GL 1k, GL2Z et GL1Z) la capacité de production de GNL sera porté à près de 36 millions de tonnes/an.

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Mer 14 Avr - 22:44

En fait, Sonatrach est la plus importante société algérienne, qui emploie plus de 50.000 salariés et avec ses filiales 125.000 personnes Elle est surtout le principal fournisseur en devises de l'Algérie avec 98% des recettes en devises du pays. Elle représente 45% du produit intérieur brut évalué à 160 milliards de dollars mais en réalité avec les effets indirects d plus de 80% ( le bâtiment travaux publics , hydraulique et bon nombre d’autres secteurs étant tirées par la dépense publique via les hydrocarbures soit plus de 110 milliards de dollars. Le groupe est donc le véritable moteur de l'économie algérienne, un fournisseur essentiel de revenus d'exportations, de revenus fiscaux, d'emplois directs et surtout indirects. Sonatrach est donc l’Algérie et l’Algérie est Sonatrach et sa gestion et son image se répercute directement sur l’ensemble de la société algérienne. Les récents scandales ont porté un large préjudice tant à la société qu’à l’image de l’Algérie sur le plan international d’où l’importance de tracer des pistes d’action car malheureusement, comme je l’ai souligné depuis des années , depuis 2002 , Sonatrach est sortie de ses métiers de base malgré la faiblesse de ses ressources humaines et surtout faisant double emplois avec d’autres départements ministériels notamment dans le dessalement d'eau de mer, récemment dans la production du ciment, l’aviation et projetant de fonder des banques , cette dispersion à vouloir faire tout à la fois grâce à des ressources financières qui sont la propriété de la Nation, a nuit d’ailleurs à son management global stratégique.

II.- Urgence d’un nouveau management de Sonatrach

Le nouveau management stratégique doit avant tout diagnostiquer l'impact de l'environnement national et international sur Sonatrach et l’appréciation des domaines où l'interface Sonatrach/ environnement peut être amélioré afin de rendre plus performant l’entreprise et la hisser au niveau de la concurrence mondiale. Il s’agira d’évaluer l'impact de l'environnement socio-économique et institutionnel (notamment bancaire) ainsi que des réformes prévues ou à envisager tenant compte de l’Accord de libre échange avec l’Europe applicable depuis le 01 septembre 2005 et son éventuelle adhésion à l’OMC. Pour cela il s‘agira principalement d’analyser l'ensemble des règles juridiques influençant le secteur énergétique (environnement légal et institutions publiques), les circuits banques primaire- banque centrale –Sonatrach pour les conditions de paiement afin d’accélérer la rapidité des opérations, évaluer les structures d'appui professionnelles existantes , les structures d'appui techniques et de formation, l’identification de la stratégie des entreprises concurrentes et des institutions internationales et leurs facteurs - clé de succès pour une comparaison nécessaire de la stratégie internationale des grands groupes pétroliers et gaziers . La description des opérations devrait permettre d’identifier les gisements de productivité et les niches de gains de coûts (comparaison avec des compagnies tests)- volume, rentabilité et analyser la stratégie des principales institutions similaires dans le monde sur les plans : technologie- standards et normes- sous-traitance et enfin le conventionnement. Cela implique la prise en compte la comparaison des comptabilités- organisation, filialisation, les récents fusionnements , la concurrence des énergies substituables, de l’environnement avec des activités non polluantes en incluant donc de nouveaux coûts nécessaires tenant compte de cette nouvelle contrainte internationale, la part de marché des pays OPEP et des pays non OPEP , la spécificité régionale du gaz dont la part du marché en Europe du gaz algérien, et ses concurrents directs avec la Russie et la Norvège , l’impact de la révolution technologique et des importantes découvertes concernant le gaz non conventionnel( les USA risquant à l’horizon 2020 de devenir exportateur net de gaz). Qu’en sera-t-il de la rentabilité des installations algériennes tant du gaz naturel( par canalisation) que du gaz naturel liquéfié ( GNL) qui a fait chuter le prix de cession du gaz sur le marché libre fluctuant entre 4 et 6 dollars alors qua rentabilité du GN doit être environ de 8/9 dollars et celle du GNL entre 11 et 14 dollars assistant à une déconnection du prix du gaz par rapport à celui du pétrole.

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Mer 14 Avr - 22:45

III.-Pour un audit des immobilisations corporelles et incorporelles

Il est à rappeler que sur le plan strictement comptable, les immobilisations corporelles comprennent le terrain, les constructions, les installations techniques, matériel et outillage industriels, ainsi que les installations générales, agencements, matériels de transport, matériel de bureau et matériel informatique, mobiliers, emballage récupérables . Dans la comptabilité des sociétés, ne sont pris en compte que les biens dont l’entreprise est propriétaire, les biens corporels loués ne figurant pas à l’actif ce qui constitue une lacune importante que certaines entreprises internationales comblent en général pour ne pas avoir un bilan biaisé. Quant aux immobilisations incorporelles, elles comprennent les frais d’établissement, les frais de recherche et développement, les concessions et droits similaires, brevets, licences, marques, procédés ainsi que le droit au bail commercial .Ces immobilisations sont souvent traités d’une manière superficielle alors qu’elles sont déterminantes pour une entreprise comparable à Sonatrach ce qui renvoie d’ailleurs au nécessaire renouveau du plan comptable national. A court terme pour Sonatrach il s’agit de préparer un audit opérationnel du patrimoine existant, en le réactualisant à la valeur du marché .Cela est fondamental actuellement car base de la transparence de la gestion de l’entreprise. Parallèlement un audit technologique et des moyens matériels (fixes et roulants) qui permettront de rentabiliser ce qui existe car le poste services (paiement des connaissances étrangères l’expert national pour le même travail étant rémunéré actuellement et cela n’est pas propre à Sonatrach parfois à dix fois moins que l’étranger) et l’immobilisation du parc roulant notamment au niveau de Naftal, sont inquiétants. Et surtout de préparer l’avenir en cas ou Sonatrach opterait l’option de développement tant en amont qu’en aval - noyau dur de l’entreprise en se spécialisant dans ses métiers de base-ce qui supposera d’importants moyens technologiques, financiers et humains tant pour l’exploration, la production et la commercialisation.( analyse de l’efficacité et la performance des sociétés de forage, de géophysique, de construction et de services aux puits). Il est entendu que pour les autres activités existantes, comme le raffinage, le transport, la transformation et la distribution seuls les audits pourront tracer les actions concrètes à mener en envisageant soit d’internaliser l’activité soit de l’externaliser avec une priorité au profit des cadres et travailleurs du secteur de certains activités ou le partenariat afin d’éviter la dispersion source de gaspillage des ressources et d’inefficience de l’entreprise.


L’objectif est donc d’évaluer le degré de compétitivité des outils, équipements et immobilisations utilisés dans le contexte d'évolution technologique international. Cette opération d ‘audit consistera à rassembler l'information sur les caractéristiques techniques, et les conditions de fonctionnement des équipements et de gestion des immobilisations, évaluer ses équipements et immobilisations corporelles et non corporelles, le niveau des stocks dormants ,(objectif stock zéro) ces derniers donnant une comptabilité déconnectée de la réalité économique supposant de connaître le niveau d'automatisation, le niveau de performance, les besoins de maintenance non satisfaits, la pertinence des investissements réalisés et enfin la compétence du personnel utilisateur. Cela permettra d’analyser les forces et faibles technologiques des équipements, les alternatives stratégiques sur les programmes d'investissements, le besoin de formations techniques et d'acquisitions de savoir-faire et enfin le niveau de maîtrise de la gestion des moyens matériels et des stocks. Ces analyses précédentes supposent un système d’information sous forme de réseaux, base de toute action concrète dont l’informatisation en est la base sous réserve de banques de données fiables et donc de nouvelles formes d’organisation de l’entreprise tenant compte des mutations mondiales : passage de l’organisation de type hiérarchique époque du XXème siècle jusque dans les années 1970 dominantes en Algérie pour plus de 90% des entreprises économiques publiques et privées , sans compter les organisations des administrations et des services collectifs ayant un système de gestion du XIXème siècle rendant impossible d’évaluer l’effet de la dépense publique, traduisant l’état du sous développement et pouvant conduire à des dépassements, donc largement dépassée, à l’organisation divisionnelle , puis matricielle et récemment à l’organisation en réseaux qui est l’organisation de l’avenir .

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Mer 14 Avr - 22:46

IV urgence d'une gestion transparente des contrats

L’objectif est d’optimiser les conditions de mise en œuvre des options stratégiques. Ce module dans le plan d'action supposera la description des opérations suivantes : évaluer l'efficacité de la structuration actuelle en fonction des axes stratégiques de Sonatrach, envisager des structures organisationnelles plus adaptées à ses missions, évaluer les systèmes d'information quant à leur efficacité sur le plan délai, coût et atteinte des objectifs. Cela impliquera l’analyse et le test d’efficacité des structures et organigrammes existants, de leur compatibilité avec les contraintes existantes, l’évaluation des circuits et analyser les supports d'information de gestion afin de raccourcir les délais source de surcoûts et des propositions concrètes pour améliorer l’organisation. Car Sonatrach est parmi les pays de l’OPEP qui connaît les coûts de production les plus élevés certes pour des raisons techniques, les gisements depuis de longues décennies d’ Hassi Messaoud (pétrole) et Hassi R’mel (gaz) n’étant pas inépuisables, mais également organisationnelles. Ce n’est qu’à ces conditions que l’on pourra proposer des structures organisationnelles mieux adaptées à la mission et au contraintes de Sonatrach, de définir la structure des responsabilités et de concevoir un système d'information efficace, comme indiqué précédemment fonctionnant sur le principe de réseaux. Par voie de conséquence cela nous amène à l’urgence de centres de coûts transparents en temps réel et des nouvelles règles du droit des affaires (droit des sociétés).

L’objectif est l’évaluation objective du bilan des contrats toujours en termes de standards internationaux, du partenariat et l’impact de la généralisation des avis d’appel d’offres et des contrats gré à gré prévus par la loi, l’évaluation de la position financière de Sonatrach, ses perspectives et sa structure des coûts d'exploitation, tenant compte des points précédents (comparaisons internationales). Cela passera nécessairement par la description des opérations suivantes : évaluation de la position financière : structure du bilan, charges (produits..), de la reconstitution des centres de coûts pour l'exploitation, de l’évaluation des systèmes de gestion et de l’identification des centres de coût - selon les principes de la comptabilité analytique qui devra être généralisée. La mise en place de ces instruments nécessaires dans toute entreprise d’envergure internationale, devrait permettre une amélioration de la gestion des contrats et du développement du partenariat, des projections économiques et financières et enfin la simulation / modélisation, ces actions devant aider à la prise de décision au temps réel. Car donner un bilan consolidé de Sonatrach , comme actuellement à travers des comptes de transferts entre les différentes directions et structures, ne permet pas de cerner l’efficacité économique. Dans ce cadre, je ne saurai trop insister d’un nouveau statut des commissaires aux comptes étant devenus des fonctionnaires des conseil d ‘administration, en prévoyant en urgence une rotation régulière obligatoire ne devant pas dépasser trois à cinq ans tant au niveau de la direction générale de Sonatrach, que de toutes ses unités détenus à 100% que ses filiales. Quant à la gestion des ressources humaines fondement de l’efficacité de Sonatrach, il y a lieu de revoir les méthodes de promotion actuelles qui n’ont pas eu les effets positifs sur le terrain, encore que les intentions étaient parfois bonnes, ainsi que la mise en retraite anticipé des cadres ayant atteint l’âge de 60 ans ce qui est une aberration et a fait fuir de nombreuses compétences hors Sonatrach sans que n’était préparé la relève. Aussi l’objectif est-il d’évaluer et de rendre plus performant les ressources humaines, par une formation permanente impliquant un audit mettant en relief nettement la typologie du personnel existant, l’adéquation de la formation aux besoins de Sonatrach, la disponibilité des compétences adéquates et politiques de recrutement, l’évolution de la productivité du travail et appréciations des mesures d'incitation et enfin l’évaluation du climat et de la culture d’entreprise de Sonatrach(audit social et audit de la culture liés au renouveau du système d’information)dont la prise en compte –au profit des travailleurs- d’une gestion plus rationnelle des importantes sommes des œuvres sociales que consacrent annuellement Sonatrach.

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Mer 14 Avr - 22:49

V Le plan d’action doit reposer sur le dialogue permanent

La méthodologie ainsi que du planning des actions à mener, doivent être synchronisés du fait de la complexité de l’opération et sous tendu par un dialogue permanent avec l’ensemble du collectif des travailleurs à tous les niveaux. C’est qu’il y a lieu d’impliquer l’ensemble des structures concernées notamment le Comité Exécutif composé des Vices Présidents, amont, aval, transport et commercialisation, le Directeur Général adjoint Corporate planning et finance, le Secrétaire Général et le holding international composant les structures opérationnelles. Egalement, le comité d’examen et d’orientation couvrant les volets partenariat- acquisitions- projets/contrats , les ressources humaines les structures fonctionnelles en plus de la Corporate planning/finance, la DAG FTC(fiscalité- trésorerie,audit/contrôle comptabilité , la DAG PAJ(partenariat –acquisitions- affaires juridiques, la DAG RHC (ressources humaines communication) le Directeur Corporate (sécurité- environnement technologie), sans oublier les structures récemment crées , Alnaft et l’organe de régulation des hydrocarbures ainsi que directeur général du Ministère chargé des hydrocarbures , doivent être également parties prenantes des prises de décision afin de susciter l’adhésion de tous . Car la nouvelle gouvernance tant locale que celle des entreprises ne saurait reposer sur le dicktat mais implique de comprendre la sensibilité des femmes et hommes qui composent tant la société que de l’entreprise tenant compte de la morphologie de la société suite aux travaux du prix Nobel de l’économiste indien prix Nobel dans son apport sur l’anthropologie économique dans l’efficacité des organisations. C’est dans ce cadre , comme consécration de la recherche du rôle fondamental des institutions, cœur de la dynamique économique des conditions du développement, en octobre 2009 , que le jury du Prix Nobel en Sciences économiques de l’Académie Royale Suédoise des Sciences a choisi le travail d’une femme – Elinor Ostrom pour « son analyse de la gouvernance économique, en particulier des biens communs » et d’Olivier Williamson pour « son analyse de la gouvernance économique, en particulier des frontières de la firme » , analyse qui approfondissent celle du fondateur de la Nouvelle Economie Institutionnelle, (NEI), ayant comme chef de file, Douglass North, qui a démontré que les institutions ont un rôle très important sur les organisations et la société et qu’elles constituent un des facteurs déterminants de la croissance économique de long terme, le terme d’institution désignant « les règles formelles et informelles qui régissent les interactions humaines », et aussi comme « les règles du jeu » qui façonnent les comportements humains dans une société. Parce qu’il est coûteux de coopérer sur le marché, il est souvent plus économique de coopérer au sein d’une organisation, la gouvernance faisant alors référence à la rationalité limitée, l’incomplétude des contrats, mais aussi à la spécificité de certains actifs (non substituables donc), et prenant en compte la nécessité d’adapter les organisations en introduisant l’importance de la confiance et du « capital social » comme ciment de la coopération,

VI- Résultat final : les options stratégiques pour Sonatrach

Ce modèle doit prendre en compte l’épuisement inéluctable des réserves d’hydrocarbures à terme devant être nuancé dans l’appréciation comme celle des découvertes de gaz puisque pour le pétrole les découvertes sont insignifiantes. C’est que les réserves d’hydrocarbures vont vers l’épuisement étant démontré que l’Algérie a 1% des réserves mondiales de pétrole et 3% pour le gaz car on peut découvrir des milliers de gisements( chaque algérien a sous sa maison des réserves de gaz mais à quel profondeur ) mais non rentables financièrement à des coûts faramineux car fonction de quatre facteurs , du coût d’exploitation, de la durée de vie du gisement, des découvertes technologiques comme celle pour le gaz non conventionnel qui a fait chuter les prix sur le marché libre d’environ 30% et des énergies substituables tenant compte du nouveau modèle de consommation énergétique qui se dessine horizon 2015/2020 et dont la Chine, selon les experts serait leader avec les USA devant assister d’ailleurs à un scénario probable géostratégique d’un duo USA/Chine, l’Europe devant s’insérer dans ce duo à moins qu’elle n’élargisse son champs d’action à travers une stratégie euro- méditerranéenne via le continent Afrique où ces deux acteurs sont d’ailleurs présents. Il s’agira donc d’élaborer un modèle de simulation donnant plusieurs variantes en fonction des paramètres et variables –fonction de contraintes qu’il s’agira d’éliminer pour éviter des effets pervers, gérer étant prévoir surtout pour cette entreprise stratégique pour le pays. La démarche devra être de type itérative. Elle consistera à itérer les séquences en plusieurs étapes : fixer les objectifs d'amélioration des performances reliés à chaque fonction où à chaque système de gestion, selon une démarche descendante et en vérifier le réalisme ( ratios, contexte) ; -évaluer l'ordre de grandeur des impacts attendus (gains, qualité, délais, coût...) selon une démarche ascendante ; -évaluer les moyens et les délais nécessaires (ordre de grandeur) et enfin vérifier qu'à chaque objectif fixé peuvent être associés des indicateurs de performance faciles à mettre en œuvre. Cette simulation permettra la mise en place de deux ou trois scénarios d'amélioration des performances de Sonatrach tenant compte de l’évolution erratique tant du cours du dollar, de l’euro que du cours du brent, permettant d’ identifier chaque action, décrire le contenu, évaluer les moyens, les délais et les coûts associés à l'action, vérifier le niveau de gain attendu éventuel, rédiger une fiche descriptive de chaque action accompagné d'un tableau récapitulatif des moyens, coûts et gains attendus et enfin établir un tableau récapitulatif des indicateurs de performance à prévoir.

VIII- Conclusion- démocratiser la gestion de la rente de Sonatrach

Sonatrach, société par actions et propriété exclusive de l’Etat devra faire face aux mutations quant à son nouveau rôle de société économique et commerciale créatrice de richesses et aux changements dans son mode de fonctionnement en vue d’évoluer dans un environnement international de plus en plus concurrentiel. D’une manière générale , la gestion de la rente de Sonatrach qui est la propriété de tout le peuple algérien implique quatre actions :

-premièrement sa gestion démocratique et un calcul cumulé de 1990/2010 pour déterminer les évolutions des recettes transitant par la banque d’Algérie et la part investie par Sonatrach ( coûts projet par projet des dépenses prévues et les dépenses réalisées- idem pour tous les secteurs ) et l’évolution de la fiscalité pétrolière ;

- deuxièmement la gestion de la distribution de la rente ( 98% des exportations étant constituées des hydrocarbures) c’est à dire l’octroi des crédits également le montant cumulé structurellement et sectoriellement depuis 20 ans , impliquant la réforme profonde de tout le système financier et non des replâtrages techniques ou organisationnels, réforme souvent annoncée mais toujours différée ;

-troisièmement la gestion des réserves de change d’environ 146 milliards de dollars début mars 2010 , effet de la rente des hydrocarbures, en précisant combien avons-nous placé à l’étranger depuis 20 ans , en précisant la nature, en bons de trésor ou dans des banques internationales, par qui, dans quel pays et à quel taux d’intérêt

-quatrièmement la quantification de la dépense publique via la rente toujours des hydrocarbures et son impact sur le taux de croissance et le taux de chômage non artificiellement gonflé mais le réel, sur le social notamment sur le niveau de l’inflation et sur le pouvoir d’achat de la majorité de la population en spécifiant la répartition du revenu national entre les différentes couches sociales.

L’ensemble de ces actions renvoie en fait à l’instauration de l’Etat de droit et de l’urgence d’une gouvernance renouvelée car avant de donner des leçons aux autres lors de la réunion du GNL16, il s ‘agira de faire le ménage dans la maison Algérie. Comme démontré tout au cours de cette analyse opérationnelle, Sonatrach s’assimile pour l’instant, à toute l’économie algérienne exportant des hydrocarbures et important à plus de 75% de nos besoins et il ne faut pas être utopique et encore pendant de longues années, don c il y va de la question de la sécurité nationale. Cela pose également la problématique de la volonté politique d’amorcer une production et exportation hors hydrocarbures loin de la logique rentière actuelle qui se fonde exclusivement sur les importations, supposant un réaménagement profond de la logique du pouvoir.

(1) L’impact des unités Sonatrach sur l’économie nationale (audit pluridisciplinaire sous la direction du docteur Abderrahmane Mebtoul 11 volumes MIE 1974/1976)

Docteur Abderrahmane MEBTOUL Professeur d’Université en management stratégique –expert comptable (1972) - Conseiller des Ministères Energie 1974/1979- 1990/1995- 2000/2006 et premier conseiller et directeur central des études économiques à la cour des comptes ( 1980/1983)

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Sam 17 Avr - 23:19

L’énergie éolienne en Algérie : Des chercheurs, des idées et… du vent

Le potentiel éolien est important dans les régions du sud du pays l De nombreuses régions reculées dépourvues d’électricité pourraient en profiter.

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On a jusque-là souvent entendu parler d’énergie solaire en Algérie. A juste titre d’ailleurs, puisqu’il s’agit d’un des pays les plus ensoleillés au monde et que les panneaux photovoltaïques peuvent s’acquérir à moindre coût depuis la crise financière. Mais cette fois-ci, il s’agit d’énergie éolienne, avec la tenue du 1er séminaire méditerranéen à Bou Ismaïl, dans la wilaya de Tipasa. Donc, l’honneur est au vent lors de cette première rencontre où se sont retrouvés des chercheurs du Canada, de France, d’Italie, du Maroc, de Tunisie et d’egypte, mais également des entreprises comme Sonelgaz, Naftal, Algérie Télécom, Sonatrach et bien d’autres encore.

Sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le séminaire doit faire le point sur les dernières technologies et la possible coopération dans le secteur. Mais, justement, où en sommes nous en matière d’énergie éolienne ? Nous avons appris qu’il est question de produire nos propres panneaux solaires en Algérie, en sera-t-il de même pour l’énergie éolienne ? L’Algérie possède-t-elle un potentiel « éolien » ? Dans le bulletin des énergies renouvelables de juin 2003, on peut lire que « le Sud est caractérisé par des vitesses plus élevées qu’au Nord, plus particulièrement le Sud-Ouest avec des vitesses supérieures à 4 m/s, dépassant la valeur de 6 m/s dans la région d’Adrar », dans un article de Lilia Hamane sur les ressources éolienne.

Le sud est dans le vent
Dans le Nord, la vitesse est au contraire peu élevée avec l’existence de micro-climats sur les sites côtiers d’Oran, Béjaïa et Annaba, ainsi que sur les Hauts-Plateaux de Tiaret et d’El Kheiter et dans la région délimitée par Béjaïa au nord et Biskra au sud. Mais les saisons marquent aussi des différences entre les régions, et contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas en hiver qu’il y a le plus de vent, mais plutôt au printemps, sauf pour Tiaret où le vent faiblit plutôt en été. Ce qui est intéressant de constater, c’est que le vent est à peu près stable tout au long de l’année vers Annaba, Biskra et Adrar. Cela a son importance lorsqu’il s’agit de placer un système de conversion d’énergie éolienne.

Un plus pour les régions isolées
« Il serait intéressant d’envisager l’application de systèmes de conversion de l’énergie éolienne pour des régions isolées possédant un potentiel éolien appréciable. La région du Sud-Ouest présente toutes les caractéristiques de sites candidats à l’exploitation de cette énergie », relève Mme Hanane. Par des méthodes de calcul retenant la vitesse du vent, sachant que le vent est généralement capté à des hauteurs supérieures à 10 mètres, et en se basant sur la puissance de production d’un aérogénérateur d’une puissance nominale de 200 kw, l’auteur a pu déterminer le nombre de foyers pouvant être alimentés par l’énergie éolienne en appliquant cette méthode.

Ainsi, il a été constaté qu’un aérogénérateur de 200 kW peut alimenter 673 foyers sur le site de Tindouf et 871 foyers à Adrar, à hauteur de 30 mètres pour l’éolienne. Alors qu’attend-on ? L’énergie éolienne est une énergie abondante et propre avec peu d’impact sur l’environnement. Le temps de réalisation d’une centrale éolienne est relativement court et sa durée de vie est longue. Mais cela coûte cher. Les équipements produisent du bruit et l’énergie obtenue ne se stocke pas. On se souvient de l’annonce faite en 2008 par Sonelgaz de débloquer 30 millions de dollars pour le premier projet d’énergie éolienne dans le pays. Le projet qui devait se réaliser près de Tindouf avait intéressé les sociétés française et canadienne, Vergnet et RSQW international. Mais depuis, plus aucune nouvelle, et le domaine éolien semble connaître un statu quo que le vent n’a pas pu bousculer.

Par Zineb A. Maiche

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Mer 28 Avr - 21:42

Un taux de croissance à deux chiffres, c’est possible !

Le dernier rapport du FMI est venu confirmer les prévisions de croissance économique de l´Algérie pour 2010 et 2011, avec un taux de croissance qui sera, cette année, sensiblement au niveau des

4,6 %. Un résultat des plus encourageants pour notre pays avec une croissance positive depuis le lancement du premier plan de proximité économique au début des années 2000, au lendemain de l´élection du Président Bouteflika pour un premier mandat. Les prévisions du FMI ont suivi les récentes estimations de la Banque mondiale. Les experts internationaux, de quelque organisme financier international que ce soit, sont donc unanimes à parvenir aux mêmes pronostics que le gouvernement algérien a avancés, en 2009, pour l´année en cours. Ce taux de croissance de 4,6 % est, en fait, le produit d´une décennie de stabilité institutionnelle et d´efforts

d´investissement engagés par l´Etat durant les deux précédents mandats présidentiels. Il traduit le rythme de développement enregistré dans notre pays qui a misé, durant toute la décennie écoulée, sur une relance globale de l´activité économique qui a nécessité une enveloppe de 150 milliards de dollars pour le seul quinquennat qui s´est achevé. La bonne santé financière et la stabilité sociale sont deux facteurs qui n´auraient jamais été possibles sans le fonctionnement harmonieux du mécanisme institutionnel en place, le redéploiement de l´appareil administratif, sa modernisation, pour le rendre plus adapté aux objectifs que le pays s´est fixés depuis 1999.

L´Algérie a su réformer ses institutions, mieux gérer ses finances et se fixer des objectifs économiques et sociaux en rapport avec son ambition de pays émergent dans un environnement mondialisé. La discipline a été la clé qui a ouvert la voie à l´impulsion globale des réformes. Le Chef de l´Etat a, dès le départ, fixé la règle du jeu et exigé l´effort collectif, pour l´ensemble des parties impliquées dans la réalisation des défis de la nouvelle Algérie. Il est hors de question de continuer à fonctionner sur les normes du passé. Ce message adressé aux opérateurs économiques impliqués dans cette gigantesque opération de relance économique pour une croissance durable — après que celle-ci eut été négative avant les années 2000 — a été appliqué au pied de la lettre. On n´observe plus les phénomènes qui ont ruiné depuis le début de

l´Indépendance la notion de compétitivité, la recherche du savoir-faire technologique, le respect des coûts des projets et des délais de réalisation, ou, encore, la qualité du produit. La règle du jeu fixée, chacun savait ce qu´il devait faire. 4,6 % croissance est une bonne performance surtout à un moment où les pays les plus industrialisés étaient à la traîne en matière de PIB. L´Algérie est en mesure de mieux faire encore, à l´instar des tous premiers pays émergents qui comme la Chine font de la croissance à deux chiffres. Elle a un atout en ce moment : celui d´une infrastructure qui existe et qui tend à se renforcer. A ce rythme et avec des ambitions qui sont celles du plan quinquennal en cours, toutes les prévisions de croissance seront atteintes, sinon dépassées.
B. H.
EL MOUDJAHID

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Mar 4 Mai - 22:02

M. Cherouati nouveau PDG de Sonatrach

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Installation de 4 nouveaux vice-présidents

M. Nordine Cherouati a été installé lundi au poste de PDG de Sonatrach en remplacement de M. Abdelhafid Feghouli, qui en assurait l'intérim depuis le mois de janvier dernier, a indiqué un communiqué de Sonatrach.
Avant son installation à ce poste M. Cherouati était président de l'Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH).
La présidence par intérim de Sonatrach a été confiée à M. Feghouli, vice-président activité aval du groupe et ce suite à la mise sous contrôle judiciaire de M. Mohamed Meziane en janvier dans le cadre d'une enquête liée à la passation de marchés au sein du groupe.
La cérémonie d’installation a eu lieu au siège de la Direction générale de Sonatrach en présence des cadres dirigeants de Sonatrach et du secrétaire général du Syndicat national de Sonatrach.
l Ingénieur, diplômé de l'Ecole nationale Polytechnique d'Alger, promotion 1971, M. Nordine Cherouati a occupé le poste de président du Comité de direction de l'Autorité de Régulation des Hydrocarbures (ARH) depuis novembre 2005. Depuis 1971, il a occupé de nombreuses fonctions au sein du secteur de l'énergie et des mines, dont:
- directeur au ministère de l'Energie et des Mines de 1980 à 1990 ;
- délégué à la promotion industrielle auprès du ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissement l991;
- conseiller la Direction générale de Sonatrach en 1995 et 1996,
- président directeur général de la filiale NAFTAL de 1996 à 2000 ;
- secrétaire général du ministère de l'Energie et des Mines en 2000-2001 ;
- Administrateur délégué de la filiale Mariconsult (Sonatrach - ENI) en Italie, et Managing Director de la Trans-Mediterranean Pipeline Company de 2002 à 2005.
Le ministre de l'Energie et des Mines a également procédé à l'installation de:
- Madame Yamina Hamdi en qualité de vice présidente de l'Activité commercialisation;
- M. Said Sahnoun dans ses fonctions de vice président de l'Activité Amont ;
- M. Allaoua Saidani en tant que vice président de l'Activité Transport ;
- M. Abdelkader Benchoula comme vice président de l'Activité Aval.


ELMOUDJAHID

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Lun 31 Mai - 2:09

L’Algérie contrainte de renégocier à la baisse le prix de cession du gaz
Quelles perspectives sur la capacité de financement de l’économie ?

Les perspectives du prix de cession du marché du gaz restent incertaines au vu de deux informations de taille parues ente le 22 et le 27 mai 2010 , l’une , la conférence à Berlin entre le Gazprom russe et l’union européenne et l’autre, l’information dans le quotidien financier l'Expansiَn espagnol, tous deux sur une éventuelle baisse du prix du gaz ce qui ne vas pas sans avoir des conséquences sur les recettes de Sonatrach dont la majorité des contrats à moyen et long terme arriveront entre 2012/2015 à expiration, devant mettre forcément en œuvre une stratégie qui ne peut se comprendre sans la replacer à la fois dans la nouvelle configuration de la stratégie énergétique mondiale , tenant compte des coûts, pouvant découvrir des milliers de gisements mais non rentables financièrement, du nouveau défi écologique avec un changement du modèle de consommation énergétique qui se dessine entre 2015/2020 dont les énergies renouvelables, la généralisation de ces nouvelles technologies pouvant les rendre rentables par rapport aux énergies fossiles.

1.-En effet, lors de la conférence internationale tenue à Berlin le 21 mai 2010 ayant pour thème « dialogue énergétique: Russie-UE, aspect gazier », le président de GDF Suez Jean-François Cirelli, l’allemand E.ON Ruhrgas et le président de l'Union européenne de l'industrie du gaz naturel (Eurogas) Domenico Dispenza ont estimé que les accords à long terme sur la livraison de gaz à l 'Europe doivent pouvoir subir des modifications compte tenu de la conjoncture économique et demandé à Gazprom de baisser le prix du gaz prévu par leur contrat à long terme ou de changer certaines clauses dans les contrats. Or, Gazprom, qui indexait jusqu'ici ses prix sur ceux du pétrole, a accepté de vendre une partie du gaz aux prix spot (à court terme) qui sont environ 25% inférieurs aux prix des contrats à long terme, l’écart pouvant être plus important si le cours du pétrole est élevé et le prix du gaz reste au niveau de 4 dollars le MBTU. Et selon selon l’influent quotidien économique espagnol, l'Expansiَn, en date du 24 mai 2010, l’Espagne demanderait à l’Algérie une revision à la baisse du prix du gaz et paradoxe, c’est l’Algérie qui demandait dans un récent passé un relèvement des prix de cession du gaz à l'Espagne et à Gaz de France, remettant en cause le prix de cession du gazoduc Medgaz, , exploité par un consortium composé des groupes espagnols Endesa (12%), Iberdola (20%), Cepsa (20%), du français GDF Suez (12%) et de Sonatrach (36%). Cela peut par ricochet se répercuter également sur le prix du gazoduc Galsi( Europe via Italie), puisque le projet Nigal dans ces conditions ne sera plus rentable devant relier le Nigeria à l’Europe- via l’Algérie , d’ une capacité de 20 à 30 milliards de m3/an destinés en majorité au marché européen, où selon l’étude de faisabilité confiée à la société britannique Penspen/IPA le projet pour se matérialiser coutera plus 13 milliards de dollars contre une prévision au départ de 7 milliards de dollars ramené par la suite à 10 milliards de dollars qui au départ, sans compter la résolution de certains conflits frontaliers , qui devait permettre à l’Algérie de concurrencer Gazprom et la Norvège pour passer horizon 2015 de 10% actuellement à 15% pour l’approvisionnement de l’Europe. Et les contrats de l’Algérie avec la Turquie sont encore plus problématiques car dans la pratique des affaires il n’ ya pas de sentiments Le groupe Sonatrach a annoncé qu'il négociait actuellement des contrats de livraisons à long terme de GNL avec quelques pays asiatiques. Or pour le cas Asie , ils ‘agit de prendre en compte la concurrence des pays d’Afrique et surtout de l’Iran qui avec les tensions géo-politiques a besoin de financement (plus de 15% des réserves mondiales) et surtout pour le GNL du Qatar qui avec des complexes d’une capacité presque du double à ceux de l’Algérie avec des entités privées, d’où d’ailleurs sa réticence à la réunion à Oran du 19/21 avril 2010 avec la Russie de refuser de réduire l’offre, donc d’importantes économies d’ échelle et surtout le cout du transport, l’Algérie devant contourner toute la corniche d’Afrique pour arriver à l’Asie.

2.- Pour le gaz, nous savons qu’en moyenne , le prix de cession , tenant compte bien entendu des fluctuations du dollar monnaie de référence, est environ 1/10 du prix du pétrole malgré de lourds investissements encore qu’existent des différences de prix mais avec un écart faible, fonction des zones géographiques et des modalités de contrats, le prix de cession étant indexé sur celui du pétrole avec des contrats à moyen et long terme tant pour le gaz naturel( GN) que le gaz naturel liquéfié( GNL) ce qui rend impossible une OPEP gaz à l’image de celle du pétrole en raison de la forte segmentation des marchés. Pourtant, l’expérience historique a montré que cette formule d’indexation pose problème, n’ayant pas eu toujours eu une proportionnalité. Cela est important pour l’Algérie puisque le gaz (GN et GNL) représente environ un tiers (1/3) de la valeur en devises de ses exportations, et beaucoup plus à l’avenir puisque pour le pétrole ayant moins de 1% des réserves mondiales allant, à moins d’un miracle, vers l’épuisement dans moins de 18 ans. Si, l’Algérie est mieux dotée en gaz représentant actuellement selon les statistiques internationales 3% des réserves mondiales contre 1%pour le pétrole, (4500 milliards de mètres cubes gazeux estimation de la revue BP pour 2006/2007), il y a lieu de tenir compte de la forte consommation intérieure , 85 milliards de mètres cubes gazeux d’exportation et 70/75 milliards de mètres cubes gazeux de consommation intérieure horizon 2015/2016 selon les estimations du Creg si tous les unités programmés sont réalisées, le bas prix de cession favorisant également la forte consommation intérieure . Il faudra donc produire annuellement 160 milliards de mètres cubes gazeux horizon 2015/2016 donnant donc moins de 25 années de réserves en cas de non découvertes rentables, function du couple vecteur cout/prix.

3- L’Algérie a programmé d’importants investissements tant à travers les canalisations (Medgaz et Galsi) que la construction de deux GNL ( Skikda et Arzew ), les exportations devant tourner autour de 60% de GN et 40% de GNL horizon 2014/2015, et pour ces investissements, au départ, il était prévu que Sonatrach approvisionne la cote Est des Etats Unis d’Amérique. Or, le repositionnement qui s'opère aux Etats-Unis vers le gaz non conventionnel au détriment du GNL ( les USA risquant à l’horizon 2020 de devenir exportateur net de gaz, le Department of Energy ayant revu à la baisse sa prévisions de demande de GNL de plus de 60 % à l'horizon 2020; d'où le gel voire l'abandon de plusieurs projets de regazéification.) va modifier la donne au plan mondial -La mise sur le marché de capacités additionnelles de liquéfaction (57 Gm3) et de regazéification (260 Gm3) entre 2009 et 2013, ces surcapacités ne conduiront-ils pas à des taux d'utilisation très faibles des terminaux d'importation GNL avec comme résultat dans les prochaines années l'offre de GNL surpassant fortement la demande gazière globale, avec pour conséquence une pression accrue sur les prix , qui, selon Cedigaz ,dans son rapport de décembre 2009 devrait reculer , la mise sur le marché d'une offre disponible supérieure de 100 Gm3 ces deux dernières années, combinée à une forte réduction de la demande, rallongeant jusqu'à 2015-2016 la période actuelle de bulle gazière. Face à cette situation, et en plus par la prise en compte de l’entrée croissante dans le marché du gaz de nombreux pays en Afrique et en Amérique latine concernant le gaz conventionnel, sans compter les nombreux projets de canalisation à travers le monde notamment vers l’Asie et les Balkan. Se pose alors la question de la place de Sonatrach dans cet échiquier stratégique mondial et de la rentabilité des installations tant par canalisation que du gaz naturel liquéfié alors que la rentabilité du GN doit être environ de 8/9 dollars et celle du GNL entre 11 et 14 dollars. Va-t-on donc vers des renégociations à la baisse du prix de cession du gaz algérien ?

4.-Cela a des répercussions sur la capacité de financement future de l’Algérie où tout est irrigué par la dépense publique via les hydrocarbures , dont notamment celle de 200 milliards de dollars entre 2004/2009 et le programme d'investissements publics de 2010 à 2014 de 286 milliards de dollars qui n’est que le prolongement de l’ancien , étant faux d’affirmer que 40% vont à l’éduction puisque plus de 85% de ce montant sont destines aux infrastrucrures ( le global dépassant 70M comme entre 2004/2009) et non à la valorization de la connaissance. Ce programme concernae deux volets, à savoir les restes à réaliser des grands projets déjà entamés de 130 milliards de dollars,( montant faramineux de 45% de reevaluation, démontrant une non maitrise de la gestion des projets ) et l'engagement de projets nouveaux pour 156 milliards de dollars qui avec le montant de l’autofinancement de Sonatrach et les importations de biens de consummation devra inéluctablement , si les cours du gaz et du pétrole se maintiennent au niveau actuel et sans afflux substantiel de l’investissement étranger , conduire à puiser dans les reserves de change .
D’où l’importance d’un large débat national sans exclusive sur le futur modèle de consommation énergétique et surtout, la sécurité nationale étant posée, sur l’urgence d’une nouvelle gouvernance, la revalorisation du savoir et l’entreprise loin, de la logique rentière et de l’unique dépense monétaire , le problème essentiel n’étant pas un changement de ministres ou des replâtrages organisationnels , car l’actuelle politique socio- économique risque de mener l’Algérie droit au mur.
Docteur Abderrahmane MEBTOUL professeur d’Université en management stratégique– Conseiller .

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MessageSujet: Re: Actualité économique en algérie   Lun 31 Mai - 2:20

Programme présidentiel 2010-2014 : Un développement continu et cohérent

Tous les observateurs avertis auront relevé que l’annonce du montant financier qui sera consacré à la réalisation du programme 2010-2014 a eu un retentissement tant au niveau national qu’international. Un montant colossal frisant les 290 milliards de dollars, soit 140 milliards de dollars de plus par rapport au précédent plan, 2004-2009, pratiquement le double. Sans entrer dans le détail de la ventilation de cette enveloppe et les projets qui seront réalisés, il faut surtout insister sur son ampleur et les perspectives qu’elle ouvre pour l’avenir du pays.

Au préalable, il est utile de rappeler que ce plan démontre clairement, une fois de plus, la volonté politique de poursuivre avec détermination, le processus de développement initié en 2001. Cette volonté repose, certes, sur la stabilité et la sécurité retrouvées mais aussi sur l’utilisation des ressources. Ainsi, cette volonté coupe court aux esprits chagrins qui s’interrogent de manière insidieuse sur l’utilisation des ressources financières procurées par la vente des hydrocarbures. Ce plan, comme les précédents, atteste que ces revenus servent essentiellement à financer le développement durable et à conforter les réserves de change du pays. Sur un autre plan, l’Algérie apporte la démonstration tangible qu’elle a la capacité financière de nourrir des ambitions légitimes et raisonnables pour renforcer son développement durable. Il faut peut-être remettre les pendules à l’heure. Lors du lancement du précédent plan, des voix se sont élevées pour exprimer leur scepticisme sur la capacité financière à sa réalisation. La réalité a vite balayé ce scepticisme puisque le problème ne s’est jamais posé. L’Algérie n’a ni emprunté ni recouru à ses réserves de change pour le financer. Il en sera de même pour le plan 2010-2014 conformément aussi à la décision politique prise au plus haut niveau de ne recourir ni à l’emprunt extérieur ni aux réserves de change. Cette mise au point était nécessaire pour faire taire tous ceux qui font tout pour décourager, car profondément hostiles à une Algérie qui avance, la tête haute.
Une autre caractéristique de ce plan est qu’il se situe dans le sillage des précédents programmes. Ainsi, depuis 2001 jusqu’à l’horizon 2014, soit environ une quinzaine d’années, le pays aura connu la période la plus longue d’un développement cohérent et continu depuis son accession à la souveraineté nationale.
A l’horizon 2014, l’Algérie aura un autre visage grâce aux formidables infrastructures de base qui s’érigent et se renforcent chaque jour. Ce sera une autre Algérie avec ses réseaux autoroutiers, l’élargissement du chemin de fer, les 2 millions de logements, un tissu urbain moderne et rénové, de nouveaux barrages, d’autres centrales électriques, en un mot tous les secteurs sont concernés.
La création projetée de 3 millions d’emplois ainsi que la revalorisation des salaires, non seulement préserveront le pouvoir d’achat des citoyens mais contribueront aussi à améliorer sensiblement leurs conditions de vie quotidienne.
Ainsi, au moment où la crise financière mondiale n’a pas fini de produire des effets négatifs sur le monde, comme en témoigne la zone euro, l’Algérie affiche une ambition très forte, en lançant un programme décisif pour son développement. Elle poursuivra résolument sa marche vers le progrès.
E. M.
EL MODJAHID

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