Département de renseignements et de la sécurite algériens



vous souhaite la bienvenue.



Staff


Département du Renseignement et de la Sécurité Algériens
Accueil­Lutte de l'Algé­Calendrier­Galerie­FAQ­Rechercher­Membres­Groupes­S'enregistrer­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 La géopolitique

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
AuteurMessage
Toufik
Drs
Drs


Nombre de messages: 3461
Date d'inscription: 19/12/2008

Feuille de personnage
alg alg:

MessageSujet: Re: La géopolitique   Lun 19 Oct - 22:18

L'Occident ne gagnera jamais en Afghanistan. Tu fais quoi Barack ?

Le président Obama a décidé d’envoyer des troupes supplémentaires, les Britanniques aussi, Sarkozy se tâte et pour une fois, c’est une position adéquate. L’armée pakistanaise a déclenché une offensive contre les Talibans sans qu’on ne puisse savoir les promesses de résultats, ni du reste les résultats car toute guerre, toute intervention policière, tout ce que l’on veut ayant commerce avec la domination, se sert de l’information comme appui logistique dans la bataille.



Bref, nous ne savons que quelques bribes. Mais une chose semble acquise, l’Occident, c’est certain, ne peut pas perdre cette guerre mais il ne peut pas la gagner non plus, sauf en choisissant deux options, exterminer l’adversaire ou alors tenter de signer une paix qui ne sera pas pire que les conséquences d’une poursuite du conflit. Rester quelques décennies en Afghanistan n’est pas raisonnable, coûteux, en hommes et en finances. Terminer de conflit en quelques années est une idée raisonnable pour tout stratège, mais seulement après avoir ingurgité deux bouteilles de Scotch. Cela dit, l’Occident est tout à fait capable de gaspiller des moyens et de sacrifier des hommes, militaires ou civils, pour rester cinquante ans en Afghanistan, copiant de ce fait la situation d’Israël face aux Palestiniens. Ni l’Occident en Afghanistan, ni Israël au Moyen Orient, ne pourront gagner la guerre en imposant leurs exigences.

Pourquoi la bataille ne peut être gagnée ? Les stratèges de l’armée sauront l’expliquer et d’ailleurs, ils le savent. C’est tellement un lieu commun que même dans un livre de philosophie politique écrit dans les années 1960 on parvient à l’explication. Dans son traité sur le partisan, Carl Schmitt traduit très bien quelques ressorts majeurs ayant conduit à la perte les Français en Indochine. L’armée française se trouva face à une cohorte mobile de partisans, appuyés logistiquement par des puissances (Chine, Russie) leur conférant les moyens techniques pour mener la bataille, alors que sur le terrain, la stratégie des partisans a visé au démantèlement social, minant à la fois l’opinion bourgeoise occidentale tout en montant les populations locales contre l’ennemi qui, dans sa rage conquérante, ne fait que peu de cas des locaux. Au bout du compte, les partisans recrutent et leur nombre s’accroît. Ainsi, la guerre coloniale d’Indochine fut perdue par les Français, dans un contexte de l’Après Guerre assez sensible. Mais on retiendra une chose. Les autochtones ont gagné avec la sueur, le sang et la passion de l’identité.

La situation en Afghanistan est comparable à celle de l’Indochine à une différence près, les moyens mobilisés par l’OTAN sont sans commune mesure avec ceux de l’armée française en Indochine. C’est à la fois l’avantage et le problème. L’avantage parce que l’Occident ne peut pas perdre comme en 1956 ; l’inconvénient parce que le carnage risque de perdurer des décennies. Les Talibans n’ont pas le soutien des grandes puissances, c’est sûr. Mais ils disposent d’une adhésion des populations, de moins en moins en sympathie avec les Occidentaux, au vu des dégâts collatéraux. Les Talibans peuvent recruter, et de plus, ils disposent maintenant de moyens financiers importants grâce à la culture du pavot (et un peu d’argent de poche octroyé par les services secrets italiens). C’est ce qui rend un peu nouveau ce conflit par rapport à l’Indochine de 1950. Même sans appui de puissances régionales, les Talibans peuvent s’en sortir grâce aux multiples trafics d’armes et à un environnement qui n’a rien de la sécurisation dans des territoires quadrillés comme l’Europe, la Chine, les Etats-Unis. Les contrées entourant l’Afghanistan sont perméables à tous les trafics et c’est ce qui donne aux Talibans les moyens de résister pendant des décennies.

On peut comprendre que les Occidentaux n’aient pas envie de perdre la face. Mais le sort semble joué, car il y en aura, des morts, parmi les civils et les forces de l’OTAN, et l’opinion publique aura de plus en plus de difficultés à supporter ces jeunes soldats morts pour une cause qu’ils ne comprennent plus, malgré la propagande aussi efficace que celle pour la pandémie ou la taxe carbone. Des morts et tant d’argent gaspillé alors que les moyens manquent dans tous ces pays pour contenir la tectonique sociale et l’apartheid économique galopant. Il n’y a plus qu’une seule solution, négocier le retrait sans perdre la face. L’opinion est prête mais le principal obstacle, c’est l’orgueil de nos dirigeants. Après la pandémie de l’indécence, voici le conflit de l’indécence, qui gaspille et tue les gens. Il est temps d’en sortir. Alors Barack, sache que tu seras jugé sur l’issue de ce conflit. Quelques années. Après il sera trop tard.

Benard Dugué, scientifique, philosophe, écrivain.
Revenir en haut Aller en bas
http://www.intervalle-dz.com/forum.htm
Toufik
Drs
Drs


Nombre de messages: 3461
Date d'inscription: 19/12/2008

Feuille de personnage
alg alg:

MessageSujet: Re: La géopolitique   Lun 19 Oct - 22:28

L'Honduras résiste... L'Honduras vaincra!...(3) Quelques éléments historiques

( ce pays dans une importante position géopolitique pour les intérêts des EU.)

Le Coup d'État se perpétue au Honduras…. les gouvernements du monde n'ont pas encore réussi à restituer à l'ordre constitutionnel et le gouvernement démocratiquement élu de Manuel Zelaya.

Les mouvements de droite du monde, depuis l'oligarchie ecclésiastique catholique et les évangélistes financés par les évangélistes nord-américains, passant par l’oligarchie hondurienne et d'Amérique centrale et l'aide des républicains nord-américains, intervenant clairement en opposition aux déclarations du gouvernement d'Obama, qui ne reconnaît pas au régime militaire putschiste de Micheletti, ou l'appui régional des partis comme ARENA et les autres mouvements d’extrême droite du Guatemala, El Salvador, Panama et du Nicaragua, jusqu'au haut commandement militaire et de la police militarisée hondurienne, nous montrent comment l'oligarchie et la droite du continent non seulement soutient moralement la rupture de la démocratie au Honduras, mais comment d’une manière active et concrète, elle soutient le mouvement putschiste dans ce pays.

Je crois que la leçon des années des Coups d'État en Amérique latine, contre les processus populaires de ce continent, ne nous ont pas éclairé et apporté les enseignements que nous devrions retirer, en tant qu’individus progressistes, anti-putschistes ou antimilitaristes, ou militants de la nouvelle gauche latino-américaine et internationale, de tous ces années d'obscurantisme politique, social, moral et économique pour les grandes masses des travailleuses et travailleurs de la ville et de la campagne.
Le prix que ces nations ont payé, non seulement au niveau des morts, disparus, torturés, prisonniers politiques, poursuivis, exilés, appauvris, marginalisés, mais aussi au niveau du recul social, économique, moral, culturel, éducationnel, en santé publique, dans les systèmes de pensions, etc est trop pour permettre qu'une autre nation de l’Amérique Latine et les Caraïbes, doive encore le subir.

Le Honduras a servi comme base stratégique en Amérique Centrale et les Caraïbes durant les années 80, comme il l'a aussi été durant les années 30, dans les temps de Farabundo Martí et Sandino, et ensuite à la moitié des années 50, comme base pour les marins des EU qui ont marché contre le gouvernement de Jacobo Arbenz au Guatemala depuis le territoire hondurien. Sa situation au milieu des pays de l'Amérique centrale, situe ce pays dans une importante position géopolitique pour les intérêts des EU.

Durant les années 80 a aussi joué ce rôle, comme base militaire des EU lors de la guerre de contre-insurgence menée par les EU contre le mouvement populaire au Guatemala, El Salvador et Nicaragua. Les bases nord-américaines ont occupée le territoire du Honduras et ont développé leurs techniques d'occupation comme en Asie du Sud-est, en cooptant des paysans et en les doctrinant les contre le « communisme » (voire tout cela qui n'était pas comme les marines ou les militaires honduriens voulaient). En donnant de l’instruction militaire aux groupes de la « contra » (avec les argents de la drogue qui passaient par la Colombie, comme nous le savons aujourd'hui par les documents publics de l'« Irangate » et la guerre de basse intensité en Amérique Centrale).

Pour obtenir cette capacité opérationnelle, une répression féroce s’est développée contre tout cela qui a été, a pu l’être ou pourrait avoir été un foyer d'organisation sociale ou politique non corrompu. De cette manière on a réprimé le mouvement étudiant, syndical, paysan, autochtone, social, Juvénile, féminin, etc.… en arrêtant, torturant, assassinant, violant, disparaissant, exilant des centaines de civils, au nom de la lutte pour la démocratie, la liberté, et contre l'athéisme et le communisme…
Le courage du peuple hondurien et sa convergence unitaire rapide, son action populaire et son énorme prise de conscience est quelque chose que nous devons admirer et soutenir… cette lutte n'est pas comme certains puissent le croire, la lutte isolée d'un des pays les plus pauvres du continent et un de plus corrompu, comme l'indiquait, il y a quelques années l'ONG « Transparence Internationale », mais dans la terre de Morazán aujourd'hui se joue aussi le destin de la démocratie de la toute Amérique Latine, parce que ce Coup d’État n'est pas fortuit. Il est un essai de laboratoire, pour voir comment, d'un côté on peux finir avec un régime démocratique, trop populaire et dangereusement proche du Venezuela, pour les goûts de l'empire, mais en autre, il renforce l'axe sud-américain avec la Colombie qui a ouvert ses portes à trois bases nord-américaines, qui altèrent la géopolitique de tout le continent et placent cet axe comme un nouveau « gendarme » des intérêts des EU dans la région, et finalement un laboratoire qui permet aux Forces armées de tout le continent, de voir comment ils peuvent être mis à la tête d'un pays démocratique, sans beaucoup de troubles au niveau régional ou international.

N'oublions pas que les Forces Armées de l’Amérique Latine ne sont pas gentiment retournées aux quartiers, et que ses appétits antidémocratiques sont encore vifs et en vigueur. Rappelons-nous par exemple comment elles continuent de financer des tortionnaires chiliens, sans l'accord de l'État Chilien. En somme, notre solidarité ne doit guère rester seulement au niveau de l’appui moral, mais nous devons entamer un appui concret et réel à la résistance du peuple hondurien, pour écraser jusqu'aux fondations la tentative putschiste de l'oligarchie et les appétits des FFAA corrompues et antidémocratiques.

http://www.voir.ca
Revenir en haut Aller en bas
http://www.intervalle-dz.com/forum.htm
Toufik
Drs
Drs


Nombre de messages: 3461
Date d'inscription: 19/12/2008

Feuille de personnage
alg alg:

MessageSujet: Re: La géopolitique   Lun 26 Oct - 3:10

Géopolitique de l’islam



Personne n’ose aborder le sujet. Ni les sociologues, ni les journalistes, encore moins les hommes politiques, trop soucieux de langage “politiquement correct”. Le sujet, ce sont les conflits actuels impliquant des musulmans. Conflits réels, conflits larvés, tensions, guerres déclarées, guerres civiles, guérillas dans lesquels les musulmans jouent un rôle de premier plan, quand ils n’en sont pas les instigateurs. Ils représentent quasiment la totalité des tensions que subit actuellement notre planète. Car mis à part quelques escarmouches en Amérique centrale, l’instabilité du Zimbabwe, les attentats attribués à l’ETA basque, les problèmes que pose la Corée du Nord à la communauté internationale, il n’y a pratiquement rien d’autre. A moins d’un oubli de ma part.

On peut essayer de faire la liste des tensions que font subir les Soumis à cette vieille Terre, elle sera toujours incomplète. En voici tout de même une timide approche, loin d’être exhaustive, à commencer par les conflits oubliés ou les moins médiatisés :


dans l’ancien bloc soviétique, quelques exemples parmi d’autres, tant la liste est longue. La Tchétchénie qui a tenu longtemps la une des journaux ; le Tadjikistan, en équilibre plus que précaire, tiraillé entre pro-communistes au pouvoir et musulmans, ses groupes islamistes alimentés par le trafic de drogue et spécialisés dans la destruction de lieux de cultes protestants et juifs ; le Nakhitchevan, revendiqué par l’Azerbaïdjan et l’Arménie ; le Tatarstan, petite république russe, sur la Volga, dont la moitié des 4 millions d’habitants est musulmane et rêve de se défaire de l’emprise de Moscou, par n’importe quel moyen ; la Géorgie, empêtrée avec ses minorités musulmanes adjares et ingouches sécessionnistes ou autonomistes, etc…

en Europe centrale, où il reste à trouver un statut au Kosovo qui n’est actuellement ni une province serbe ni un état indépendant et qui pourrait devenir la nouvelle poudrière des Balkans.

en Turquie, qui n’a qu’un objectif, celui d’éradiquer les Kurdes depuis qu’un semblant de rapprochement se dessine avec l’Arménie et que le rêve d’en découdre une fois pour toutes avec la Grèce à propos de Chypre est remis aux calendes … grecques, l’espoir d’adhésion à l’Union européenne étant devenu pour eux une priorité plus importante.

en Afrique, où les exemples ne manquent pas. La Somalie et ses multiples famines, ses chefs de guerre liés à Al-Qaïda, sa piraterie maritime ; l’Érythrée, qui continue indirectement sa guerre contre l’Éthiopie par l’intermédiaire de la Somalie ; l’Éthiopie dont les minorités musulmanes de l’Ogaden et de l’Oromo sont entrées dans l’opposition armée ; le Niger qui continue de persécuter la minorité touarègue, tout comme le Mali ; le Soudan génocidaire de peuple du Darfour, un massacre qui peut dégénérer en guerre contre le Tchad ; combien d’autres pays, Nigéria et Côte d’Ivoire en tête, dont les ethnies musulmanes et chrétiennes n’attendent qu’une étincelle pour tout embraser ; les pays d’Afrique du Nord, Algérie en tête, génocidaires du peuple amazigh ; et que dire de la Lybie de Kadhafi l’épouvantail, membre du trio infernal qu’elle forme avec la Corée et l’Iran.

enfin, en Asie. Ce continent est représentatif des dangers réels qui pendent au nez de tous, Africains comme Européens. La Chine (qui traîne le casserole tibétaine depuis plus de 50 ans) empêtrée avec ses musulmans Ouïghours du Xinjiang ; la poudrière du Liban, dirigé par des pantins manipulés depuis l’Iran et la Syrie, asservi au bon vouloir du Hezbollah ; la “Palestine”, (territoire sans statut international : ni état souverain, ni colonie, ni province) qui n’en finit pas de déstabiliser la région, surtout par la stupidité de ses “dirigeants”, anciens et actuels ; l’Irak, dont la guerre civile, déclenchée par l’abruti Bush fils, ne semble pouvoir s’arrêtera qu’après extermination soit des sunnites, soit des chiites, soit des Kurdes, à moins qu’ils ne réussissent l’exploit de s’auto-anéantir simultanément.

L’Afghanistan, où sortir dans la rue sans se faire descendre relève de l’exploit, le Pakistan, pris dans les tenailles de ses Pachtounes talibanisés qui n’en finissent pas de tuer pour rien et de détruire les écoles, manière de dire que les musulmans n’ont pas besoin d’étudier, leur prophète leur ayant transmis le savoir infus ; le même Pakistan coincé également par les exigences américaines et empêtré jusqu’à la moelle dans une guerre froide atomique avec son géant de voisin, l’Inde ; l’Iran, qui n’en finit pas de narguer le monde, don l’ultime souhait serait de vitrifier Israël, quitte à disparaître après, corps, âmes et biens ; les minables saoudiens qui se tiennent à carreau, de peur des représailles US, mais n’en continuent pas moins, en sous-main, d’alimenter le terrorisme planétaire et l’intégrisme. On remarquera que, à part les lointains Ouïghours, ces communautés asiatiques ne rêvent que d’une chose : l’éradication de l’État d’Israël.

A noter que tous ces pays et/ou peuples ont érigé au plus haut sommet le déni des Droits de l’Homme et sont des exemples parfaits de démocratie à la manière musulmane, “démocratie” dictée et régie par tous les Hezbo-Allah, Hezbo al-Islam, Hezbo Addawah, Majliss el-Islah et autres Mutahida-Majliss e-Amal, partis politiques de haute moralité. Qui, en outre, pratiquent tous le double langage : un petit discours en anglais pour montrer sa “bonne volonté de paix” au reste du monde, un autre en arabe, en perse, en pachtoune, etc, à usage interne, pour continuer d’endormir la populace et lui faire oublier qu’elle crève de faim. En lui promettant que demain on rasera gratis et que “la cause de tout nos soucis”, Israël, sera éradiqué inch-Allah, pourvu que l’on croit en Dieu l’Unique.

.../...
Revenir en haut Aller en bas
http://www.intervalle-dz.com/forum.htm
Toufik
Drs
Drs


Nombre de messages: 3461
Date d'inscription: 19/12/2008

Feuille de personnage
alg alg:

MessageSujet: Re: La géopolitique   Lun 26 Oct - 3:15

On retrouve une autre constante chez ces gens dans le système éducatif : toutes les écoles du monde préparent leurs enfants à grandir et vivre dans leur siècle. Toutes sauf les leurs : leur enfants sont éduqués à la vénération du passé, d’un passé figé et immuables que les pauvres enfants idéalisent, faute d’autres repères. Très tôt, on leur inculque les notions de combat idéologique, de haine de l’adversaire ou de l’ennemi, de culte du martyr, de sacrifice suprême (jihad). J’en sais quelque chose pour avoir, dans mon enfance, subi ce bourrage de crâne durant la guerre d’Algérie.



A ce propos, une anecdote sur ce qu’on nous racontait avec force détails censés enjoliver la scène macabre : on a retrouvé côte-à-côte les dépouilles d’un soldat français et d’un “moujahid” (toujours l’esprit du jihad, le sacrifice suprême !), et on a constaté, nous disait-on, que le corps du français était en état de putréfaction avancée et celui du fellah intact, protégé par les Anges (l-malaykath). J’avais 12 ans à l’époque, mais leur discours n’a pas pris : malgré mon âge, je sentais bien le conte (tamacahuts) dans les propos supposés nous transcender et transcender le peuple et les combattants.

Des pays et des peuples si disparates qui ne recherchent pourtant qu’un seul et même idéal, qui ne se sont fixé qu’un objectif : l’uniformité. Ne former qu’Un Tout, fondre l’espèce humaine dans la Umma Universelle en supprimant toutes aspérités, toutes différences. Un Big Brother plus implacable que celui imaginé par George Orwell. – “Tu dois être comme moi, t’habiller comme moi et penser comme moi sinon tu ne mérites pas d’exister et je me charge de t’envoyer dans l’Enfer-Saqar !”, nous disent-ils. De temps en temps, ils réussissent dans leur entreprise. Alors, l’abomination se transmue en haut fait de guerre donnant lieu à liesse générale et déclarations fracassantes pleines d’orgueil et d’arrogance. C’est le cas par exemple de Khalid cheikh Mohamed : “J’ai décapité, de ma main droite bénie, la tête du juif américain Daniel Pearl”, a-t-il fièrement déclaré. Heureusement pour nous que leurs moyens sont limités.

A ceux qui pensent que l’islam est tolérant et à ce titre inoffensif, je conseillerai de réfléchir aux conditions qui ont permis au peuple d’Israël de tenir, face au cent et quelques millions de musulmans qui les entourent et qui ne leurs cachent pas leur hostilité, pour ne pas dire leur haine. Ils ne doivent leur survie qu’à un seul élément : ils connaissent trop bien les visées des musulmans. Le peuple juif est conscient du danger que représente l’Islam. Il en est de même des Juifs que les aléas de l’histoire ont éparpillés en terre musulmane : ils sont les seuls à refuser le statut de dhimmis. Pour se convaincre encore, s’il le fallait, du potentiel dangereux que représente l’islam, il suffit de consulter aussi la liste des recherchés pour terrorisme sur le site américain Rewards for Justice (http://www.rewardsforjustice.net/index.cfm ?page=wanted_terrorist&language=french ) : sur les 35 personnes recherchées, seuls 2 ne sont pas musulmanes.

Ceux qui disent à juste titre que la sexualité est un sujet récurrent de la philosophie musulmane n’ont pas tort. La sexualité est un sujet central : “allez à vos femmes comme on va au champ”, nous dit le Coran. Plus précisément, ce sont les interdits liés surtout à la sexualité féminine, aux relations hommes-femmes hors mariage et l’image qu’on donne du paradis avec ses 70 vierges (pas d’équivalence pour les femmes, bien évidemment !) qui en font des psychopathes.

Mais l’idée fixe principale n’est pas dans la sexualité. Elle est dans l’animosité qui caractérise l’Umma envers ses contemporains, Juifs, Chrétiens, mécréants et autres. Au prétexte qu’ils sont seuls à détenir la vérité, ce postulat les conduit à se comporter comme étant spirituellement au dessus des autres, d’où la vision qu’ils ont de ce devoir planétaire de conquête universelle. C’est ce qui les amène à des travers inimaginables, comme de se poser la question : “Les peuples qui n’ont pas « reçu la Parole » iront-ils en enfer ou au paradis ?”

Penser détenir la seule vraie vérité au point de se préoccuper du sort des tribus amazoniennes, des Inuits, des Toradjas ou des Papous ! D’où leurs réactions exacerbées ou haineuses envers leur entourage non soumis. Réaction systématique dès qu’ils se sentent en position de force ou qu’ils sont numériquement majoritaires. Elle s’exprime de façon parfois inattendue, comme en Égypte où, profitant de ce qu’on a dénommé un peu trop vite la grippe porcine, les Naziato-Allah se sont dépêchés d’anéantir le cheptel porcin des Coptes. A défaut d’exterminer les Coptes eux-mêmes.

Ne revenons pas sur la haine envers les Juifs, mais demandez plutôt aux Chrétiens d’Orient, de quelque nationalité qu’ils soient, ce qu’ils endurent quotidiennement comme humiliations, comme vexations, comme privations des libertés les plus élémentaires. En Afrique du Nord, demandez aux Chrétiens ce qu’ils doivent endurer au quotidien, ce qu’ils subissent comme brimades. Consultez le site www.notredamedekabylie.net/ pour vous rendre compte de leurs inquiétudes, encore ne disent-ils qu’une infime partie de ce qu’ils subissent , par pudeur ou par peur de voir le peu de liberté qui leur reste fondre comme neige du Djurdjura quand souffle le sirocco.

Jamais de remise en cause, jamais ! Pourquoi se poser des questions quand on détient la Vraie vérité, dictée par le prophète de dieu ? Quand on a ces réponses toutes faites ? Quand tout arrive par la faute des “autres”, en premier lieu des Juifs ? Ils nous donnent ainsi l’impression de se complaire dans la souffrance et dans le culte du martyr, qu’ils adorent cela au point d’en faire une raison de vivre. Et aussi pour certains, une raison de mourir, en se déchiquetant pour quelques houris et surtout en envoyant dans l’Enfer-Hatamah le plus d’innocents possible.

Face à toutes les agressions à répétition, à tous les dénis et à toutes les mises à l’écart des Imazighenes par les États centraux, tous mus par la charria musulmane, face à toutes les incohérences et à cette situation immuable, je ne vois pour nous qu’un moyen de sortir enfin à l’âge des cavernes et d’échapper à cette spirale infernale : c’est que tous les Imazighenes décrètent simultanément leur autonomie à tout le moins, ou mieux, leur indépendance. Avec comme conséquence immédiate la mise en place d’un gouvernement provisoire et d’une assemblée constituante. Et comme autre conséquence, de hisser partout le drapeau amazigh, soit à coté du drapeau national (marocain, malien, nigérien, algérien, etc.) dans le cas d’une déclaration d’autonomie, soit en leurs lieux et places si l’on choisit l’indépendance.

C’est ce qui a été fait par les Touaregs du Niger et du Mali dans l’indifférence générale car esseulés ! Voir le blog du Parti de la Nation Touarègue (PNT) http://toumoujagha.blogspot.com/ . Mais, pour ne pas refaire la même erreur qu’eux, l’action doit impliquer tous les Imazighenes, être concertée et programmée simultanément et communiquée auparavant aux Nations Unies, au Conseil de l’Europe, à l’Organisation des États Africains, etc… les États concernés n’auront alors comme seule parade que l’utilisation des forces armées, ce qui reviendrait à une agression d’État contre État et relèverait du Droit international.


http://jssnews.com/2009/10/25/geopolitique-de-lislam/
Revenir en haut Aller en bas
http://www.intervalle-dz.com/forum.htm
Toufik
Drs
Drs


Nombre de messages: 3461
Date d'inscription: 19/12/2008

Feuille de personnage
alg alg:

MessageSujet: Re: La géopolitique   Sam 31 Oct - 23:38

Les bouleversements de l’après-crise vont dicter une autre gestion

Il y aura vingt ans le 9 novembre que le mur de Berlin est tombé. La fin du système bipolaire né du partage du monde entre les gagnants de la Deuxième Guerre mondiale annonçait une ère nouvelle.

L’« après-guerre froide » n’a pas été marqué par la paix. Les bilans des désastreuses croisades occidentales en Irak et en Afghanistan sont là pour nous rappeler que la construction de nouveaux équilibres géopolitiques demande au moins du temps, sans doute aussi des épreuves pour les uns et pour les autres. Cette organisation dite multipolaire, on en a vu les préalables sur le plan des civilisations : il n’y a pas 6,8 milliards de personnes sur Terre qui aspirent à vivre comme des citoyens des Etats-Unis. Au contraire, la primauté du local est la grande leçon de ces vingt dernières années. C’est plus qu’un paradoxe si on observe que la période est, aussi, celle du développement d’une mondialisation économique à un rythme qui nous rapproche de la période 1875-1910.

La technologie a un effet d’accélérateur, et le retour de grandes zones dans le jeu économique - Asie, Europe centrale et orientale, Amérique du Sud - a accompagné un engrenage de création de richesse. Les tensions entre cultures et entre pays ont été comme gommées en apparence par l’émergence de nouvelles règles mondiales pour le commerce et, il faut le dire, par des taux de croissance mondiale exceptionnellement élevés. La crise dite financière et bancaire des deux dernières années peut paraître un avatar secondaire dans un bouleversement de la donne économique au total positif.

L’analyse est pourtant bien courte. La crise est précisément la conséquence de la rupture géopolitique et économique. L’enrichissement des pays considérés comme potentiellement à forte croissance est en effet financé par leurs clients : les pays riches ont accepté la délocalisation de leur production pour asseoir leur domination. Ils en attendent des revenus financiers (ce sont les investisseurs) et un enrichissement par le biais des baisses des prix des matières consommées. Le montage ressort plus du régime féodal que de celui des rois fainéants, puisque, dans le contrat, l’effort militaire est porté par les pays riches. D’un côté le travail, de l’autre l’argent et les armes, c’est l’accord non écrit et même non dit qui a explosé en 2007 avec la crise du crédit de l’immobilier résidentiel américain.

Le sauvetage du système bancaire et la relance des grandes économies par le soutien à l’industrie (essentiellement l’automobile) ne peuvent occulter la réalité : les règles vont être bouleversées. Evidemment, la subvention aux banques a produit ses effets et celle aux industriels s’est manifestée, cette semaine, avec le rebond de l’économie américaine. Ce rebond pratiquement mécanique ne doit pas plus être pris pour une sortie de crise. La rupture va installer des règles bien différentes de celles qui se sont installées sans grande cohérence dans l’angélisme de l’ « après-guerre froide ».

Les économistes, à l’image d’Olivier Pastré et de Patrick Artus (1), centrent leurs inquiétudes sur un scénario : le retour au protectionnisme. L’histoire nous aurait montré que les différends qui ne peuvent se régler par des règles économiques ouvertes débouchent sur des conflits armés. On n’en est pas là, mais la tentation va être grande pour les pays riches de rapatrier chez eux leur production et les capitaux pour en financer l’outil. La deuxième grande peur est la déflation, qui entraînerait les économies dans une spirale d’appauvrissement, avec des risques de règlement militaire un peu similaire. L’analyse des grandes tendances géopolitiques est la première déterminante pour les placements. Après le sauvetage de la planète financière, il serait illusoire de croire que le retour du régime des affaires habituelles – business as usual – est assuré. Les cours de Bourse ou l’impudence des responsables de banque qui n’ont fait que prendre l’argent dans la poche des contribuables riches pourraient le faire croire. Ce serait une grave erreur.

Les épargnants qui ont été parmi les premiers gagnants de « trente glorieuses financières », des années 1980 à la crise financière, doivent se préparer à des à-coups sérieux. C’est dans un contexte de croissance économique mondiale molle que les nouveaux équilibres mondiaux vont se mettre en place. Le bouleversement va toucher les patrimoines des populations des pays riches, en particulier ceux de l’Europe, nain politique et géant économique avec plus de 30 % de la production de richesse mondiale. Il y aura de gros gagnants et de gros perdants, mais la gestion opportuniste sera la seule à permettre d’éviter des pertes sévères. C’est ainsi que l’ambition d’Investir est aujourd’hui sans doute plus qu’hier dans l’analyse des grandes tendances, qui n’exclut évidemment pas le conseil à moyen terme.

http://www.investir.fr
Revenir en haut Aller en bas
http://www.intervalle-dz.com/forum.htm
Toufik
Drs
Drs


Masculin
Nombre de messages: 3461
Age: 24
Localisation: DRS
Emploi/loisirs: algeriedrs
Humeur: zen
Date d'inscription: 19/12/2008

Feuille de personnage
alg alg:

MessageSujet: Re: La géopolitique   Mer 4 Nov - 22:10

Objectif du sommet du G20 en Ecosse: destruction du Dollar

L’auteur de best-sellers, Daniel Estulin, a déclaré que le sujet clé à discuter cette semaine au sommet du G20, réunissant les Ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays du G20, à Saint Andrews, en Ecosse, est de déterminer comment libérer le système actuel financier mondial de l’emprise du dollar US. Estulin a déjà parlé de cette initiative, comme étant déjà décidé lors de la dernière réunion des Bilderberg en Grèce en Mai 2009. Estulin a indiqué que le succès ou l'échec de ce plan sensible, s'articule sur la capacité des représentants des USA et du Royaume-Uni, à convaincre les Russes, les Chinois et les autres gouvernements de suivre leur plan.



Estulin maintient que si les Co-conspirateurs réussissent, une telle dévaluation soudaine du dollar US aurait pour conséquence la destruction de l'économie mondiale par un effondrement en chaîne du système financier mondial. Comme discuté lors de la réunion secrète du groupe de Bilderberg en Mai, cet effondrement sera alors utilisé comme prétexte pour lancer un nouveau système monétaire mondial. Les leaders du G20 sont conscients que ceux qui dirigent les marchés monétaires, le système monétaire, contrôlent le monde.
C'est pourquoi aujourd'hui, le monde est dirigé par un système monétaire reposant sur une devise unique dominante et non pas sur des systèmes de crédit national.

Un effondrement provoquant une grave crise affecterait chaque coin du monde et serait un prélude à l'instabilité, aux guerres et à une hostilité sur le plan financier, géographique et géopolitique, n’affectant pas seulement certains pays en particulier mais aussi les sociétés, les cultures et des continents entiers. Un tel effondrement pourrait avoir pour conséquence la consolidation du système monétaire mondial.

Estulin a déclaré que la création d’une nouvelle devise mondiale est le véritable sens de la globalisation, qui n'est rien d’autre qu'un empire.
C'est l'élimination des États-nation, la dégradation des différentes libertés nationales et la dépravation des droits civiques.

Détruire le dollar US, tout d'abord, est une attaque contre la structure de l'économie Américaine vers la création d’une « World Company. » Ce concept, énonce Estulin, a été initialement discuté lors de la réunion du groupe de Bilderberg en Avril 1968, au Canada, au Mont Trembland, par George Ball, banquier sénior de Lehman Brothers et ancien sous-secrétaire aux affaires économiques auprès des Présidents John Kennedy et Lyndon Johnson.

Le but de cette World Company, comme l’a expliqué Ball était « d'éliminer la structure politique archaïque, que sont les États-nation » en faveur d’une structure « moderne » plus corporative. Ball a également appelé à davantage d'intégration politique en Europe, et puis dans le reste du monde, comme condition préalable pour étendre la puissance d'une « World Company », mettant de ce fait les financiers au même niveau que les gouvernements.

Cette Initiative, l'éloignement du dollar US en tant que devise mondial, est le véritable but de la réunion du G20 du 6-7 Novembre à Saint Andrews en Ecosse, l'emplacement de la conférence de Bilderberg de 1998, a déclaré Estulin.

http://www.alterinfo.net


« Tout pouvoir humain est un composé de patience et de temps. Les gens puissants veulent et veillent. »

http://algerieddse.blogspot.com/
http://algeriedce.blogspot.com/
http://infosdrs.blogspot.com/
http://www.youtube.com/user/chyguy9
http://www.dailymotion.com/tamraoui

____________________
Revenir en haut Aller en bas
http://www.intervalle-dz.com/forum.htm
Toufik
Drs
Drs


Masculin
Nombre de messages: 3461
Age: 24
Localisation: DRS
Emploi/loisirs: algeriedrs
Humeur: zen
Date d'inscription: 19/12/2008

Feuille de personnage
alg alg:

MessageSujet: Re: La géopolitique   Mer 4 Nov - 22:36

La véritable cible des Etats-Unis en Afghanistan: la Russie et la Chine par William Engdahl

L’un des aspects les plus remarquables du programme présidentiel d’Obama, c’est que, dans tous les États-Unis, peu de gens ont remis en question, dans les médias ou ailleurs, la raison de l’engagement du Pentagone dans l’occupation militaire de l’Afghanistan. Il existe deux raisons fondamentales, dont aucune ne peut être dévoilée ouvertement au grand public.




Derrière tous les débats officiels trompeurs sur le nombre de troupes nécessaires pour « gagner » la guerre en Afghanistan, si 30 000 soldats de plus sont suffisantes ou si le besoin est au moins 200 000, le but réel de la présence militaire étasunienne dans ce pays pivot d'Asie centrale est éclipsé.
Pendant sa campagne présidentielle de 2008, le candidat Obama a même affirmé que l'Afghanistan, et non pas l'Irak, est l’endroit où les États-Unis doivent faire la guerre. Sa raison ? Parce que, selon lui, c'est là que l'organisation Al-Qaïda est retranchée et c’est la « vraie » menace pour la sécurité nationale. Les raisons de l'implication étasunienne en Afghanistan sont tout à fait différentes.




L'armée US occupe l'Afghanistan pour deux raisons : principalement pour rétablir et contrôler la plus grande fourniture mondiale d’opium des marchés internationaux de l'héroïne et utiliser la drogue comme arme contre ses adversaires sur le plan géopolitique, tout particulièrement, la Russie. Le contrôle du marché de la drogue afghane est capital pour les liquidités de la mafia financière en faillite et dépravée de Wall Street.

La géopolitique de l'opium afghan

D’après un rapport officiel de l'ONU, la production d'opium afghan a augmenté de façon spectaculaire depuis la chute du régime taliban en 2001. Les données du Bureau des drogues et des crimes des Nations-Unies montrent qu’il y a eu plus de cultures du pavot pendant chacune des quatre dernières saisons de croissance (2004-2007), qu’en une année sous le régime taliban. Plus de terres sont dédiées à l'opium à présent en Afghanistan que pour la culture du coca en Amérique latine. En 2007, 93% des opiacés du marché mondial provenaient d'Afghanistan. Ce n'est pas par hasard.




Il a été démontré que Washington à choisi soigneusement le controversé Hamid Karzaï, un chef de guerre pachtoune de la tribu Popalzai, longtemps au service de la CIA, revenu de son exil aux États-Unis, fabriqué comme une mythologie hollywoodienne autour de sa « courageuse autorité sur son peuple. » Selon des sources afghanes, Hamid Karzaï est aujourd'hui le « Parrain » de l'opium afghan. Ce n’est apparemment pas par hasard s’il a été et reste aujourd'hui encore l'homme préféré de Washington à Kaboul. Pourtant, même avec l'achat massif de votes, la fraude et d'intimidation, les jours de Karzaï en tant que président pourraient se terminer.

Longtemps après que le monde a oublié qui est le mystérieux Oussama Ben Laden et ce qu'est Al Qaida, sa prétendue organisation terroriste, -- ou se demande même s'ils existent - la seconde raison de la fixation de l’US army en Afghanistan apparait comme un prétexte pour créer une force de frappe militaire étasunienne permanente avec un série de bases aériennes fixes en Afghanistan. L'objectif de ces bases n'est pas de faire disparaître les cellules d'Al Qaïda qui pourraient avoir survécu dans les grottes de Tora Bora ou d'éradiquer un « taliban » mythique, qui, selon des rapports de témoins oculaires, est en ce moment composé majoritairement d’habitants afghans ordinaires en lutte une fois encore pour débarrasser leurs terres des armées occupantes, comme ils l’ont fait dans les années 80 contre les Soviétiques.

.../...


« Tout pouvoir humain est un composé de patience et de temps. Les gens puissants veulent et veillent. »

http://algerieddse.blogspot.com/
http://algeriedce.blogspot.com/
http://infosdrs.blogspot.com/
http://www.youtube.com/user/chyguy9
http://www.dailymotion.com/tamraoui

____________________
Revenir en haut Aller en bas
http://www.intervalle-dz.com/forum.htm
Toufik
Drs
Drs


Masculin
Nombre de messages: 3461
Age: 24
Localisation: DRS
Emploi/loisirs: algeriedrs
Humeur: zen
Date d'inscription: 19/12/2008

Feuille de personnage
alg alg:

MessageSujet: Re: La géopolitique   Mer 4 Nov - 22:56

Pour les États-Unis, la raison des bases afghanes, c’est d’avoir dans leur ligne de mire et d’être capables de frapper les deux nations du monde qui, réunies, constituent aujourd'hui la seule menace à leur pouvoir suprême sur le monde, à l’America's Full Spectrum Dominance (domination US sous tous ses aspects), comme l’appelle le Pentagone.



La perte du « Mandat Céleste »

Le problème pour les élites* au pouvoir à Wall Street et à Washington, c’est le fait qu'ils soient désormais enlisés dans la plus profonde crise financière de leur histoire. Cette crise est indubitable pour le monde entier, et le monde agit en faveur de sa propre survie. Les élites étasuniennes ont perdu ce qui est connu dans l'histoire impériale chinoise sous le nom de Mandat Céleste. Ce mandat est donné à un souverain ou à une élite régnante à condition qu'ils dirigent leur peuple avec justice et équité. Quand ils règnent tyranniquement et comme des despotes, en opprimant leur peuple et en en abusant, ils perdent ce Mandate Céleste.

Si les puissantes élites riches du privé qui ont contrôlé les politiques essentielles, financière et étrangère, la plupart du temps au siècle dernier au moins, ont eu un jour le mandat céleste, il est évident qu'elles l’ont perdu. L'évolution interne vers la création d'un État policier injuste, avec des citoyens privés de leurs droits constitutionnels, l'exercice arbitraire du pouvoir par des non élus, comme le ministre des Finances Henry Paulson et maintenant Tim Geithner, qui volent des billions de dollars du contribuable sans son consentement pour renflouer de la banqueroute les plus grandes banques de Wall Street, des banques jugées « trop grosses pour couler, » tout cela démontre au monde qu'elles ont perdu le mandat.

Dans cette situation, les élites au pouvoir sont de plus en plus désespérées de maintenir leur contrôle sur un empire mondial parasitaire, faussement appelé « mondialisation » par leur machine médiatique. Pour maintenir leur domination, il est essentiel que les États-Unis soient capables de rompre toute coopération naissante dans le domaine économique, énergétique ou militaire, entre les deux grandes puissances de l'Eurasie qui, en théorie, pourraient présenter une menace au futur contrôle de l’unique superpuissance : la Chine associée à la Russie.

Chaque puissance eurasienne complète le tableau de contributions essentielles. La Chine est l'économie la plus robuste du monde, une énorme main-d'œuvre jeune et dynamique, une classe moyenne éduquée. La Russie, dont l'économie ne s'est pas remise de la fin destructrice de l'ère soviétique et des grossiers pillages au cours de l'ère Eltsine, possède toujours des atouts essentiels pour l’association. La force de frappe nucléaire de la Russie et son armée présentent la seule menace dans le monde d'aujourd'hui à la domination militaire des États-Unis, même si ce sont en grande partie des reliquats de la Guerre Froide. Les élites de l'armée russe n'ont jamais renoncé à ce potentiel.
La Russie détient également le plus grand trésor du monde en gaz naturel et d’immenses réserves pétrolières dont la Chine a impérieusement besoin. Ces deux puissances convergent de plus en plus à travers une nouvelle organisation créée par elles en 2001, connue sous le nom d'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS). En plus de la Chine et de la Russie, l’OCS inclut les plus grands pays d'Asie centrale, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.
Le but allégué de la guerre des États-Unis contre à la fois les talibans et Al Qaïda, consiste en réalité à installer leur force de frappe militaire directement en Asie centrale, au milieu de l'espace géographique de l'OCS montante. L'Iran est une diversion. La principale cible, c’est la Russie et la Chine.


Officiellement, Washington affirme bien sûr avoir établi sa présence militaire en Afghanistan depuis 2002 pour protéger la « fragile » démocratie afghane. C'est un argument singulier, quand on voit la réalité de sa présence militaire là-bas.

En décembre 2004, lors d'une visite à Kaboul, le ministre de la Guerre Donald Rumsfeld a finalisé ses projets de construction de neuf nouvelles bases en Afghanistan, dans les provinces de Helmand, Herat, Nimrouz, Balkh, Khost et Paktia. Les neuf se rajoutent aux trois bases militaires principales déjà installées à la suite de l’occupation de l'Afghanistan pendant l'hiver de 2001 à 2002, prétendument pour isoler et éliminer la menace terroriste d'Osama Ben Laden.
.../...


« Tout pouvoir humain est un composé de patience et de temps. Les gens puissants veulent et veillent. »

http://algerieddse.blogspot.com/
http://algeriedce.blogspot.com/
http://infosdrs.blogspot.com/
http://www.youtube.com/user/chyguy9
http://www.dailymotion.com/tamraoui

____________________
Revenir en haut Aller en bas
http://www.intervalle-dz.com/forum.htm
Toufik
Drs
Drs


Masculin
Nombre de messages: 3461
Age: 24
Localisation: DRS
Emploi/loisirs: algeriedrs
Humeur: zen
Date d'inscription: 19/12/2008

Feuille de personnage
alg alg:

MessageSujet: Re: La géopolitique   Mer 4 Nov - 23:04

Le Pentagone a construit ses trois premières bases sur les aérodromes de Bagram, au nord de Kaboul, son principal centre logistique militaire ; de Kandahar, dans le sud de l'Afghanistan ; et de Shindand, dans la province occidentale de Herat. Shindand, sa plus grande base afghane, est construite à seulement 100 kilomètres de la frontière iranienne, et à distance de frappe contre la Russie et la Chine.



L'Afghanistan est historiquement au cœur du grand jeu anglo-russe, la lutte pour le contrôle de l'Asie centrale au 19ème siècle et au début du 20ème. La stratégie britannique était alors d'empêcher à tout prix la Russie de contrôler l'Afghanistan, ce qui aurait été une menace pour le joyau de la couronne impériale britannique, l’Inde.

L'Afghanistan est de même considéré par les planificateurs du Pentagone comme hautement stratégique. Il constitue une plate-forme d’où la puissance militaire étasunienne pourrait menacer directement la Russie et la Chine, ainsi que l'Iran et les autres riches pays pétroliers du Moyen-Orient. Peu de choses ont changé sur le plan géopolitique en plus d'un siècle de guerres.

L'Afghanistan se trouve sur une position extrêmement vitale, à cheval sur l'Asie du Sud, l'Asie centrale et le Moyen-Orient. L'Afghanistan est aussi situé le long de l’itinéraire envisagé pour le pipeline pétrolier, depuis les champs pétrolifères de la mer Caspienne jusqu’à l'océan Indien, où la société pétrolière étasunienne, Unocal, avec Enron et Halliburton de Cheney, avaient été en négociation pour les droits exclusifs du gazoduc d’acheminement du gaz naturel du Turkménistan à travers l'Afghanistan et le Pakistan, vers l’énorme centrale électrique à gaz naturel d’Enron à Dabhol près de Mumbai (Bombay). Avant de devenir le président fantoche des États-Unis, Karzai avait été un lobbyiste d'Unocal.

Al Qaïda n'existe pas en tant que menace

La vérité, concernant toute cette tromperie autour du but réel en Afghanistan, devient claire si on examine de plus près la prétendue menace d’« Al Qaïda » là-bas. Selon l'auteur Erik Margolis, avant les attentats du 11 septembre 2001, le Renseignement étasunien accordait assistance et soutien à la fois aux talibans et à Al Qaïda. Margolis affirme que « La CIA projetait d'utiliser Al Qaïda d’Osama Ben Laden pour inciter à la révolte les Ouïgours musulmans contre la domination chinoise, et les talibans contre les alliés de la Russie en Asie centrale. »

Les États-Unis ont manifestement trouvé d'autres moyens pour soulever les Ouïgours musulmans contre Pékin en juillet dernier, par l’intermédiaire de leur soutien au Congrès mondial ouïghour. Mais la « menace » d’Al Qaida demeure le pivot d’Obama pour justifier l’intensification de sa guerre en Afghanistan.

Mais, à présent, James Jones, le conseiller en sécurité nationale du Président Obama, ancien général de Marine, a fait une déclaration, enterrée opportunément par les aimables médias étasuniens, sur l’évaluation de l’importance du danger représenté actuellement par Al Qaïda en Afghanistan. Jones a déclaré au Congrès, « La présence d'Al Qaïda est très réduite. L'évaluation maximale est inférieure à 100 exécutants dans le pays, aucune base, aucune capacité à lancer des attaques contre nous ou nos alliés. »

À toutes fins utiles, cela signifie qu’Al Qaïda n'existe pas en Afghanistan. Diable...

Même au Pakistan voisin, les restes d'Al Qaïda ne sont presque plus décelables. Le Wall Street Journal signale : « Chassés par les drones étasuniens, en proie à des problèmes d'argent, et trouvant plus de difficultés à attirer les jeunes Arabes dans les montagnes sombres du Pakistan, Al Qaïda voit son rôle rapetisser là-bas et en Afghanistan, selon des rapports du Renseignement et des responsables pakistanais et étasuniens. Pour les jeunes arabes qui sont les principales recrues d’Al Qaida, ‘’il n'est pas romantique d’avoir froid et faim et de se cacher’’, a déclaré un haut responsable étasunien en Asie du Sud. »

Si nous comprenons les conséquences logiques de cette déclaration, nous devons donc conclure que la raison pour laquelle de jeunes soldats allemands et d'autres de l'OTAN meurent dans les montagnes afghanes n'a rien à voir avec « gagner une guerre contre le terrorisme. » Opportunément, la plupart des médias choisissent d'oublier le fait qu’Al Qaïda, dans la mesure où cette organisation a existé, était une création de la CIA dans les années 80. Elle recrutait et formait à la guerre des musulmans radicaux de la totalité du monde islamique contre les troupes russes en Afghanistan, dans le cadre d'une stratégie élaborée par Bill Casey, chef de la CIA sous Reagan, et d'autres, pour créer un « nouveau Viêt-nam » pour l'Union Soviétique, qui aboutirait à la défaite humiliante de l'Armée Rouge et l'effondrement final de l'Union Soviétique.

James Jones, le patron du National Security Council, reconnaît à présent qu'il n'y a pratiquement personne d’Al Qaida en Afghanistan. Peut-être serait-il temps d’une explication plus honnête de nos dirigeants politiques sur la véritable raison de l'envoi d’autres jeunes en Afghanistan, pour mourir en protégeant les récoltes d'opium.

http://www.internationalnews.fr


« Tout pouvoir humain est un composé de patience et de temps. Les gens puissants veulent et veillent. »

http://algerieddse.blogspot.com/
http://algeriedce.blogspot.com/
http://infosdrs.blogspot.com/
http://www.youtube.com/user/chyguy9
http://www.dailymotion.com/tamraoui

____________________
Revenir en haut Aller en bas
http://www.intervalle-dz.com/forum.htm
Toufik
Drs
Drs


Masculin
Nombre de messages: 3461
Age: 24
Localisation: DRS
Emploi/loisirs: algeriedrs
Humeur: zen
Date d'inscription: 19/12/2008

Feuille de personnage
alg alg:

MessageSujet: Re: La géopolitique   Lun 9 Nov - 22:55

Le monde entier célèbre la chute du mur de Berlin

C’est assurément l’événement qui a bouleversé la face du monde à la fin du XX e siècle et donc la donne géopolitique d’aujourd’hui : le 9 novembre 1989 se fissurait le mur de Berlin qui, depuis sa construction le 13 août 1961, symbolisait la division de l’Europe en deux blocs ennemis. « Même dans les années 1980, je n’aurais pas cru que le Mur allait tomber de mon vivant », a confié Angela Merkel, qui a grandi à l’Est.
Pour célébrer le 20 e anniversaire de la chute du Mur marquant la fin de la guerre froide et l’amorce de la réunification allemande, la chancelière fédérale a convié Nicolas Sarkozy qui, jeune militant du RPR, s’était précipité il y a vingt ans à Berlin pour participer à ces journées historiques et donner quelques coups de pioche dans le « mur de la honte » en passe de s’écrouler.

Barack Obama, le grand absent

Le président français y retrouvera les représentants des quatre puissances qui occupaient la ville depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : le Premier ministre britannique Gordon Brown et le président russe Dmitri Medvedev, mais pas son homologue américain Barack Obama qui paradoxalement sera le grand absent des festivités commémoratives de Berlin. Comme s’il n’avait pas saisi l’importance de cette date symbolique, le chef de la Maison-Blanche s’est curieusement fait représenter par la secrétaire d’Etat Hillary Clinton.

Parmi les autres invités de marque, deux personnalités qui jouèrent un rôle de premier plan dans l’effondrement du bloc de l’Est : l’ancien numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev et le prix Nobel de la paix Lech Walesa.
A Paris, on commémorera aussi l’événement grâce à un grand spectacle (télédiffusé en direct en France et en Allemagne) avec 300 choristes et musiciens. « C’est un cadeau de la France à l’Allemagne », explique le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, grand ordonnateur de ce show exceptionnel qui se déroulera en présence du Premier ministre, François Fillon, ce soir à la Concorde.

http://www.leparisien.fr


« Tout pouvoir humain est un composé de patience et de temps. Les gens puissants veulent et veillent. »

http://algerieddse.blogspot.com/
http://algeriedce.blogspot.com/
http://infosdrs.blogspot.com/
http://www.youtube.com/user/chyguy9
http://www.dailymotion.com/tamraoui

____________________
Revenir en haut Aller en bas
http://www.intervalle-dz.com/forum.htm
Toufik
Drs
Drs


Masculin
Nombre de messages: 3461
Age: 24
Localisation: DRS
Emploi/loisirs: algeriedrs
Humeur: zen
Date d'inscription: 19/12/2008

Feuille de personnage
alg alg:

MessageSujet: Re: La géopolitique   Lun 9 Nov - 22:58

La Russie menace-t-elle l'Occident ?

La fn de l’URSS, et plus récemment la guerre russo-géorgienne d’août 2008, ont considérablement modifé les relations entre la Russie et les puissances occidentales.


En choisissant d’aborder les tentatives de déstabilisation qui empoisonnent les relations russo-européennes en s’appuyant sur les grands événements du passé et sur une fine analyse géopolitique, Jean-Sylvestre Mongrenier nous plonge au cœur de la menace, réelle ou fictive, que la "Maison Russie" inspire sur tous les théâtres politiques : Chine, Japon, Corée, les Etats-Unis, Iran, Amérique latine, CEI….

Grâce à des repères historiques et géographiques, l’auteur, spécialiste des questions de défense européenne, éclaire les grands événements actuels en maniant habilement les "représentations géopolitiques" (Yves Lacoste) qui animent les gouvernants et gouvernés et qui fondent et expriment, tout à la fois, la grande stratégie d’une politie.

Si l’on en croit Vladimir Poutine, la fn de l’URSS serait "la plus grande catastrophe géopolitique du XXe siècle." Les violentes menaces et actes hostiles à l’encontre de nations européennes donnent sens à cette brutale affirmation. Embargos énergétiques à répétition, tentatives de déstabilisation et passage à l’action armée contre la Géorgie empoisonnent les relations russo-européennes.

Dans les crises extérieures qui mettent au défi l’Occident, en Iran ou dans d’autres théâtres géopolitiques, la Russie exploite, en vue de ses seuls intérêts, les opportunités stratégiques qu’elle rencontre.

L’Occident perdrait-il donc la "Russie-Eurasie", puissance perturbatrice et encline aux excès aux confins de l’Europe ? A la croisée de l’Orient et de l’Occident, cet Etat-continent est animé par un nouvel autoritarisme et les dirigeants russes entendent reconstituer une sphère de contrôle exclusif dans l’espace post-soviétique. Ils agissent en conséquence. Leurs prétentions s’opposent à l’extension des frontières de la liberté dans l’Ancien Monde et appellent des réponses à la hauteur des enjeux.

Quelle posture l’Occident doit-il tenir face à ce pays ? Encore faut-il poser le juste diagnostic géopolitique.


Professeur agrégé et docteur en géographie -géopolitique, Jean-Sylvestre Mongrenier est chercheur à l’Institut Français de Géopolitique (Paris-VIII) et chercheur associé à l’Institut Thomas More. Il est aussi chroniqueur à Fenêtre sur l'Europe.

Ses travaux sur la géopolitique de la défense en Europe ont été récompensés par le Prix Scientifque de l’IHEDN (2007).

Edité aux Editions Choiseul, le livre sera disponible en librairie le 17 novembre.

http://www.choiseul-editions.com


« Tout pouvoir humain est un composé de patience et de temps. Les gens puissants veulent et veillent. »

http://algerieddse.blogspot.com/
http://algeriedce.blogspot.com/
http://infosdrs.blogspot.com/
http://www.youtube.com/user/chyguy9
http://www.dailymotion.com/tamraoui

____________________
Revenir en haut Aller en bas
http://www.intervalle-dz.com/forum.htm
Toufik
Drs
Drs


Masculin
Nombre de messages: 3461
Age: 24
Localisation: DRS
Emploi/loisirs: algeriedrs
Humeur: zen
Date d'inscription: 19/12/2008

Feuille de personnage
alg alg:

MessageSujet: Re: La géopolitique   Mar 5 Jan - 0:40

2010 et le défi iranien

La première décennie de notre nouveau siècle se termine. Sur le plan géopolitique quels seront les événements et les évolutions les plus remarquables de l'année 2010 ? Sera-t-elle l'année de « la nouvelle révolution iranienne » ? L'année du « vrai retour » d'une Amérique qui, ayant dépassé avec succès le défi que constituait la réforme de son système de santé, peut enfin se projeter dans le monde avec confiance et détermination ? L'année de l'entrée dans un monde devenu pleinement multipolaire et où les puissances émergentes derrière la Chine acceptent enfin de prendre toutes les responsabilités qui désormais leur incombent ? L'année où l'Europe apprendra à harmoniser ses poli tiques avec les institutions dont elle dispose désormais, en particulier ses nouveaux instruments diplomatiques ?

De 2001 à 2007, de la chute des tours de Manhattan aux premiers frémissements de ce qui allait devenir la plus importante crise financière et économique depuis les années 1930, il existait comme un divorce entre les évolutions économiques et géopoli tiques. Les spécialistes de géopolitique apparaissaient comme des Cassandre et leur pessimisme, justifié, contrastait avec l'optimisme, sans doute excessif, de leurs collègues économistes. De 2007 à 2009, par étapes, les inquiétudes des économistes ont rejoint et même pendant de brefs instants largement dépassé les prévisions pessimistes des géopoliticiens. En 2010, ne va-t-on pas retrouver un divorce classique entre des économistes fondamentalement optimistes -« le pire est derrière nous » - et des spécialistes de géopolitique fondamentalement pessimistes -« le pire est devant nous » ? En 2008-2009, le pire a clairement été évité au moins sur le plan financier. Pendant cette même période, les progrès réalisés sur le plan géopoli tique n'ont-ils pas été marginaux par rapport aux aggravations constatées du Pakistan à l'Afghanistan, du réchauffement climatique devenu problème de sécurité au durcissement de la Russie, sinon de la Chine…

La crise iranienne en ce début d'année 2010 apparaît comme mûre, si l'on veut dire par là qu'elle est prête à entrer dans une phase nouvelle et imprévisible. N'y a-t-il pas comme le début d'une guerre civile larvée entre deux camps qui regroupent leurs forces ? L'affaiblissement du régime à l'intérieur, qui est indéniable depuis la confiscation des élections de juin 2009, s'accom pagne de son durcissement à l'extérieur, qui se caractérise par un comportement de plus en plus irrationnel du régime en place. Nous ne sommes plus face aux finasseries de la diplomatie du bazar, mais face à l'imprévisibilité d'un régime aux abois. Devant cette situation, quel doit être le comportement de la communauté internationale ? Doit-elle attendre avec patience que le régime s'effondre de lui-même, convaincu qu'il n'en a plus pour très longtemps ? Il y a des dérives fascistes dans le régime iranien actuel, avec néanmoins une différence majeure avec l'Italie de Mussolini. Ce n'est pas le monde extérieur qui humilie la majorité des Iraniens, c'est le régime qui les domine avec son mélange de plus en plus intolérable de vulgarité et de brutalité. La « communauté internationale » doit-elle à l'inverse durcir le ton, pratiquer une politique de sanctions toujours plus dures, en disant bien au peuple iranien -et c'est difficile -que les sanctions visent le régime et non eux-mêmes, que nous sommes derrière eux et que leur souffrance est la nôtre ? Un discours peut-être impossible à tenir en ces termes, compte tenu de l'état des relations entre le monde occidental et l'Islam, et un discours qui ne correspond ni sur le fond ni sur la forme aux politiques privilégiées aujourd'hui par les Russes et les Chinois.

En réalité l'Amérique de l'après-réforme du système de santé, l'Europe de l'après-Lisbonne, la Chine de l'après-Copenhague, sans parler de l'Inde et de la Russie, se trouvent toutes confrontées au défi iranien. Comment renforcer l'opposition, affaiblir le régime et éloigner le calendrier d'un Iran nucléaire… et tout cela en évitant le recours pur et simple à la force militaire, une intervention qui risquerait de ressouder la population derrière le régime en place ? Bref, la quadrature du cercle, mais aussi le premier test d'un monde multipolaire qui doit inventer de nouvelles règles du jeu pour faire face au défi iranien.

(Par:DOMINIQUE MOÏSI)

http://www.lesechos.fr


« Tout pouvoir humain est un composé de patience et de temps. Les gens puissants veulent et veillent. »

http://algerieddse.blogspot.com/
http://algeriedce.blogspot.com/
http://infosdrs.blogspot.com/
http://www.youtube.com/user/chyguy9
http://www.dailymotion.com/tamraoui

____________________
Revenir en haut Aller en bas
http://www.intervalle-dz.com/forum.htm
 

La géopolitique

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 4 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Site et forum :: Géostratégie et géopolitique dans le monde-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet