
|
| | |
| Auteur | Message |
|---|
sphinx Drs

Nombre de messages: 2472 Date d'inscription: 19/12/2008
Feuille de personnage
CLAS:
 | Sujet: Re: La géopolitique Mar 6 Oct - 22:25 | |
| Quels sont les moyens de pression américains, iraniens, russes ou chinois? L’Occident, en particulier les Américains, a de formidables moyens de pression technologique, financière et militaire. Sous la pression américaine, le Japon s’est retiré de l’exploitation d’un grand champ pétrolier en Iran, alors que l’Iran est le principal fournisseur de pétrole du Japon. Ce faisant, le Japon dépendra toujours des bons vouloirs des États-Unis qui, contrôlant les sources d’approvisionnement énergétiques, continueront à «maîtriser» le Japon.
De même l’Allemagne, principal partenaire commercial de l’Iran, commence à réduire, sous la pression américaine, son commerce avec l’Iran qui doit s’approvisionner auprès d’autres pays. Le marché iranien échappe aux entreprises allemandes qui ne ratent aucune occasion pour manifester leur mauvaise humeur. Les banques occidentales confisquent les avoirs iraniens et n’octroient pas de crédit aux sociétés occidentales qui souhaitent investir en Iran, dans l’industrie, le gaz et le pétrole.
La Chine résiste à la pression américaine et s’oppose à toute nouvelle sanction contre l’Iran. En effet, l’embargo américain contre l’Iran vise à couper la Chine de ses sources d’approvisionnement et de la faire dépendre, comme le Japon, des Etats-Unis. Couper la Chine du marché iranien constitue un autre objectif des Etats-Unis qui s’inquiètent des rapprochements politiques sino-iraniens.
Les pressions américaines sur l’Iran poussent ce pays à créer des réseaux parallèles et relativement chers : ainsi certaines marchandises traversent Dubaï. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, des produits américains arrivent en Iran via Dubaï.
Les pressions américaines s’exercent également sur la Russie, deuxième puissance nucléaire mondiale. Souvenons-nous des oligarques russes qui voulaient introduire le pétrole et le gaz russes dans les bourses occidentales (New York, Londres, Paris,…), brader ainsi la richesse russe et faire perdre la souveraineté économique, puis politique, au pouvoir russe. Les pressions américaines sur la Russie sont également d’ordre militaire. L’OTAN étend son influence jusqu’aux frontières naturelles russes, installant des bases militaires autour de la Russie, en Géorgie, en Azerbaïdjan et en Asie centrale. Ces moyens de pression sont actionnés lorsque l’Occident souhaite mettre la main sur la zone d’influence russe ou l’éloigner de l’Iran, son partenaire stratégique.
A son tour, l’Iran possède de formidables moyens de pression sur l’Occident. Ses réseaux d’influence en Irak, en Afghanistan et au Liban en font un redoutable adversaire des États-Unis au Moyen-Orient. Si un calme précaire prévaut en Irak, c’est avant tout grâce à l’Iran qui, en quelque sorte, cogère l’Irak avec les États-Unis. Sous la pression de Téhéran, l’Armée du Mahdi a rangé ses armes et participe aux élections et autres activités politiques «pacifiques». Jusqu’à quand?
Le même phénomène s’observe en Afghanistan où l’Iran, influent à l’ouest, au centre et au nord, est en mesure de mener la vie dure aux troupes de l’OTAN. Que cherche l’Iran? Sa sécurité, le respect de ses intérêts et de sa zone d’influence en tant que grande puissance régionale. L’Iran et les Etats-Unis sont obligés de s’entendre, malheureusement, sur le dos des peuples de la région qui rejettent toute domination étrangère, qu’elle soit américaine ou iranienne. Cette entente américano-iranienne n’ira pas sans accrochage. Les puissances militaires sont à la merci de la résistance des peuples, des problèmes économiques, de l’enlisement et des contestations nationales, voire mondiales, et des coups bas des adversaires, détériorant d’autan le moral des troupes et sapant l’autorité de l’envahisseur qui finit un jour par plier bagage. Nous n’en sommes pas encore là, mais le rapprochement des États-Unis avec l’Iran montre bien que l’Amérique souffre de ses guerres et a énormément besoin de l’Iran. Les pourparlers entre l’Iran et ses adversaires sont très complexes et portent essentiellement sur le partage de zones d’influence. Vouloir les limiter à la question nucléaire (moyens de pression) relève de la propagande ou de la myopie. Les discussions nous réserveront bien des surprises.http://geopolitiquedumoyen-orient.blogspot.com |
|  | | sphinx Drs

Nombre de messages: 2472 Date d'inscription: 19/12/2008
Feuille de personnage
CLAS:
 | Sujet: Re: La géopolitique Mar 13 Oct - 20:56 | |
| Cuba face aux contradictions de l'administration Obama « Aucune nation ne doit être forcée d’accepter la tyrannie d’une autre nation », a-t-il déclaré, ajoutant qu’« aucune nation ne peut ni ne doit tenter de dominer une autre nation ». « La démocratie ne peut pas être imposée à une autre nation de l’extérieur. Chaque société doit trouver sa propre voie, et aucune voie n’est parfaite. Chaque pays doit poursuivre une voie ancrée dans la culture de son peuple et dans ses traditions, et je reconnais que les Etats-Unis ont, trop souvent, été sélectifs dans leur promotion de la démocratie », a-t-il conclu1. Le président Obama a ainsi fait preuve de lucidité et d’intelligence en déclarant que les Etats-Unis devaient « entrer dans une nouvelle ère d’engagement basée sur les intérêts et le respect mutuels ». S’adressant à ses détracteurs, il a réfuté tout double discours et a lancé un défi à ces derniers : « Je vous demande de jeter un œil aux actions concrètes que nous avons prises en à peine neuf mois2 ». La bonne volonté de l’ancien sénateur de l’Illinois n’est pas en cause. C’est en partie pour cela qu’il a obtenu le prix Nobel de la paix 2009. Néanmoins, il est impossible de ne pas relever les contradictions notables entre la rhétorique du locataire de la Maison-Blanche et la réalité des faits, notamment en ce qui concerne la politique de Washington vis-à-vis de Cuba. Les avancéesEn avril 2009, Obama avait fait part de sa volonté de chercher « une nouvelle approche avec Cuba3 ». « Je crois que nous pouvons mener les relations entre les Etats-Unis et Cuba vers une nouvelle direction », avait-il souligné. « Je suis ici pour ouvrir un nouveau chapitre de rapprochement qui se poursuivra durant mon mandat », avait-il dit, en annonçant la levée des restrictions affectant les Cubains vivant aux Etats-Unis et ayant de la famille sur l’île. Néanmoins, il a fallu attendre le 3 septembre 2009 pour que cette décision entre en vigueur. Désormais, les Cubains peuvent se rendre dans leur pays d’origine autant de fois qu’ils le souhaitent (au lieu de 14 jours tous les trois ans auparavant), et effectuer des transferts de fonds illimités à leurs familles (au lieu 100 dollars par mois auparavant4). L’administration Obama a également élargi la gamme de produits qui peuvent être envoyés à Cuba aux vêtements, produits hygiéniques et au matériel de pêche (interdits auparavant). Elle a également permis aux entreprises étasuniennes de télécommunication de fournir certains services à Cuba (il convient de rappeler cependant que le cadre légal pour cela existe depuis 1992)5. En septembre 2009, Bisa Williams, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires interaméricaine, s’est rendue à La Havane afin de s’entretenir avec le vice ministre des Affaires étrangères Dagoberto Rodríguez. Tous deux ont entamé des discussions au sujet de la restauration du service postal entre Cuba et les Etats-Unis suspendu depuis 1963 et des questions migratoires. La visite de Williams, censée être de 24 heures, a duré six jours. Il s’agit du plus haut fonctionnaire en visite officielle à Cuba depuis 20026. La sous-secrétaire d’Etat en a même profité pour assister au concert historique donné par le chanteur colombien Juanes à La Havane qui a réuni plus d’un million de personnes7. Les signes négatifsSi ces initiatives positives, tout comme le langage diplomatique beaucoup moins agressif à l’égard de La Havane, sont à souligner, il convient de rappeler que les relations actuelles entre les deux nations ne sont même pas revenues au statu quo ante sous l’administration Clinton. Par ailleurs, les citoyens cubains vivant aux Etats-Unis et n’ayant pas de famille dans leur pays d’origine ne peuvent toujours pas s’y rendre. L’administration Obama, contrairement à ses déclarations constructives, s’est évertuée à appliquer avec zèle les sanctions économiques contre Cuba. Ainsi, selon le Bureau de Contrôle des biens étrangers (Office of Foreign Assets Control, OFAC) du Département du Trésor, depuis l’intronisation au pouvoir d’Obama en janvier 2009, pas moins de sept multinationales ont été sanctionnées financièrement pour un montant total dépassant les six millions de dollars. Pourtant, toutes les infractions avaient été commises bien avant l’arrivée au pouvoir du sénateur de l’Illinois. Ainsi, en août 2009, la banque australienne ANZ s’est vue infliger une amende de 5,7 millions de dollars pour avoir réalisé des transactions avec Cuba par le biais de ses filiales étasuniennes entre 2004 et 2006. Une nouvelle fois, le caractère extraterritorial de sanctions économiques s’est appliquée avec rigueur contre une entité étrangère8. Par ailleurs, le 14 septembre 2009, le président étasunien a décidé de prolonger d’un an la validité de la Loi de Commerce avec l’ennemi de 1917 qui établit les sanctions économiques contre Cuba. Il a ainsi imité tous les présidents étasuniens depuis 1962, évoquant des raisons « d’urgence nationale ». Pourtant, le renouvellement annuel n’était pas nécessaire au maintien des sanctions économiques puisque depuis 1996 et l’adoption de la loi Helms-Burton, seul le Congrès est habilité à y mettre un terme. Il est regrettable que Barack Obama n’ait pas saisi l’opportunité, somme toute symbolique, d’agir différemment de ses prédécesseurs9. Le 21 septembre 2009, le Département d’Etat a refusé d’octroyer un visa au président de l’Assemblée nationale cubaine, Ricardo Alarcón, invité par la présidente du Black Caucus du Congrès étasunien Barbara Lee. Le lendemain, Washington a interdit à près de 30 médecins étasuniens de participer à un Congrès international d’orthopédie se déroulant à La Havane. En octobre 2009, la Philarmonique de New York, qui devait se produire dans la capitale cubaine du 30 octobre au 2 novembre, a dû suspendre son voyage après que les Départements d’Etat et du Trésor ont refusé d’accorder une licence aux 150 mécènes qui avaient financé le projet. Pourtant, en 2008, elle s’était produite en Corée du Nord et réalisera prochainement un concert au Vietnam10. .../... |
|  | | sphinx Drs

Nombre de messages: 2472 Date d'inscription: 19/12/2008
Feuille de personnage
CLAS:
 | Sujet: Re: La géopolitique Mar 13 Oct - 21:02 | |
| Le sénateur démocrate Byron Dorgan a fait part de sa totale incompréhension lors d’une intervention au Sénat : « Notre politique à l’égard des voyages à Cuba est inouïe. Nous devons nous soumettre aux absurdités du gouvernement fédéral et du Département du Trésor qui décident qui peut ou non voyager. Il est à mon avis scandaleux de restreindre la liberté du peuple étasunien11 ». Le 1er octobre 2009, plusieurs leaders du Congrès se sont retrouvés au siège de la Chambre des représentants afin de promouvoir l’approbation d’une législation présentée en mars 2009 mettant un terme à l’interdiction faite aux citoyens des Etats-Unis de voyager à Cuba et d’exiger le changement promis par le président Obama. Les élus démocrates Charles Rangel, Bill Delahunt ainsi que le républicain Jeff Flake ont exigé l’adoption de la loi – qui dispose pour l’instant du soutien de 161 représentants et de 33 sénateurs, qui ont paraphé le document – avant la fin de l’année 2009. Pour être adoptée, la loi doit réunir 218 voix à la Chambre et 60 au Sénat. Néanmoins, Barack Obama dispose des prérogatives nécessaires pour mettre un terme à cette interdiction en signant un simple ordre exécutif12. Wayne S. Smith, ancien chef de la Section d’intérêts étasuniens (SINA) à La Havane entre 1979 et 1982, a déploré le manque d’initiatives du nouveau président. « Il n’a rien fait », a-t-il regretté. Il a également fustigé l’attitude de certains élus tels que Bob Menéndez et les représentants de Floride qui « bloquent la législation ». « Nous devrions établir un dialogue et lever les restrictions aux voyages » pour les citoyens étasuniens, qui peuvent se rendre en Chine, au Vietnam ou en Corée du Nord, mais pas à Cuba13. La diplomatie cubaine a fait part de sa déception à cet égard. Le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodríguez, qui a salué la bonne volonté d’Obama le qualifiant d’« homme politique moderne, intelligent et animé de bonnes intentions », a néanmoins regretté qu’il n’ait pu saisir « l’opportunité historique d’user de ses facultés exécutives et d’être à l’origine de l’élimination du blocus contre Cuba14 ». ContradictionsIl est inévitable de mettre le président Obama face à ses propres contradictions. D’un côté, face à l’Assemblée générale de l’ONU, il a tenu les propos suivants : « Les peuples du monde veulent du changement. Ils ne toléreront plus ceux qui se trouvent du mauvais côté de l’histoire ». D’un autre côté, il a dû recourir à une loi guerrière de 1917, uniquement appliquée à Cuba, pour prolonger l’état de siège contre une petite nation du Tiers-Monde qui n’a jamais commis la moindre agression contre les Etats-Unis. D’un côté, il affirme que « les divisions traditionnelles entre les nations du Sud et du Nord n’ont aucun sens dans un monde interconnecté, et les alignements des nations enracinés dans les clivages d’une guerre froide révolue depuis longtemps non plus ». De l’autre, il persiste à appliquer une politique obsolète, cruelle et inefficace dont les premières victimes sont les catégories les plus fragiles de la population cubaine, à savoir les femmes, les personnes âgées et les enfants15.Malgré l’opposition unanime de la communauté internationale qui a condamné en 2008 pour la 17ème fois consécutive l’état de siège économique imposé à Cuba (185 voix contre 3), du monde des affaires étasunien qui voit ses intérêts fortement affectés car un marché naturel est entre les mains par les multinationales européennes, asiatiques et latino-américaines, la volonté d’une majorité de l’opinion publique étasunienne qui souhaite une normalisation des relations entre les deux nations, un courant favorable au Congrès étasunien au changement de politique, l’administration Obama persiste à appliquer des sanctions unilatérales anachroniques qui représentent le principal obstacle au développement économique de l’île. S’il est vrai que le président étasunien ne peut pas éliminer définitivement l’embargo (une décision du Congrès étant nécessaire), il peut considérablement l’assouplir par le biais de décisions exécutives et de licences16. L’ancien président Bill Clinton, dont l’épouse Hillary Clinton est actuellement secrétaire d’Etat, a pour sa part qualifié les sanctions économiques de politique « absurde » et d « échec total17 ». Ainsi, depuis leur imposition en août 1960, les sanctions étasuniennes ont coûté la bagatelle de 96 milliards de dollars à l’économie cubaine. La Havane a réitéré à maintes reprises sa disposition à résoudre tous les différends qui opposent les deux pays à condition que le dialogue ait lieu sur une base de réciprocité, de respect de la souveraineté et de non-ingérence dans les affaires internes. Si le président Obama souhaite atteindre un modus vivendi avec le gouvernement cubain, il doit d’adopter les mesures suivantes par ordre de priorité : -Libération des cinq prisonniers politiques cubains incarcérés aux Etats-Unis depuis 1998 et accusés à tort de « conspiration en vue de commettre des actes d’espionnage ». Aucune preuve n’a pu être présentée à leur encontre. Ils ont néanmoins été condamnés à un total de quatre peines de prison à vie, doublées de 77 ans d’emprisonnement. Obama dispose des prérogatives nécessaires pour leur accorder un pardon présidentiel18. .../... |
|  | | sphinx Drs

Nombre de messages: 2472 Date d'inscription: 19/12/2008
Feuille de personnage
CLAS:
 | Sujet: Re: La géopolitique Mar 13 Oct - 21:06 | |
| -Assouplissement des sanctions économiques. Comme souligné précédemment, Obama peut considérablement réduire leur impact par de simples ordres exécutifs. -Extradition du terroriste Luis Posada Carriles, ancien agent de la CIA responsable de plus d’une centaine d’assassinats et réfugié à Miami, et que les Etats-Unis refusent de juger19. -Suppression de Cuba de la liste des pays terroristes. Les Etats-Unis ont inclus arbitrairement Cuba dans la liste des pays terroristes pour justifier leur politique hostile à l’égard de La Havane. Cette inclusion n’est pas prise au sérieux par la communauté internationale qui la considère comme une simple manœuvre politique de discrédit. Il convient de rappeler que Nelson Mandela a fait partie de cette liste jusqu’en juillet 2008. -Abrogation de la loi d’ajustement cubain qui fomente l’émigration illégale à destination des Etats-Unis. En effet, tout Cubain entrant légalement ou illégalement aux Etats-Unis obtient automatiquement au bout d’un an le statut de résident permanent et diverses aides pour obtenir un logement et un emploi. Cette législation, unique au monde, favorise la fuite des cerveaux et prive Cuba d’un capital humain considérable20. -Elimination de tous les programmes de subvention à destination de l’opposition interne à Cuba. Obama peut décider de mettre un terme au financement des groupuscules internes, illégal aux yeux du code pénal cubain et de la législation internationale21. -Suppression des émissions subversives de Radio et TV Martí, destinées à déstabiliser le gouvernement cubain. -Dévolution de la base navale de Guantanamo occupée illégalement par les Etats-Unis depuis 1902, contre la volonté souveraine du peuple cubain. La bonne volonté du président Obama doit se traduire rapidement par des actes concrets afin de normaliser les relations entre La Havane et Washington. Il doit prouver aux yeux du monde qu’il mérite effectivement le prix Nobel de la Paix. Source:Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Sorbonne-Paris IV et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009). |
|  | | sphinx Drs

Nombre de messages: 2472 Date d'inscription: 19/12/2008
Feuille de personnage
CLAS:
 | Sujet: Re: La géopolitique Jeu 15 Oct - 21:20 | |
| Conférence de Copenhague : vers un accord global ?[url] [/url] |
|  | | sphinx Drs


 Nombre de messages: 2472 Age: 24 Localisation: interanet Emploi/loisirs: algeriedrs Humeur: çà dépend Points: 3473 Réputation: 14 Date d'inscription: 19/12/2008
Feuille de personnage
CLAS:
 | Sujet: Re: La géopolitique Jeu 15 Oct - 21:37 | |
| L’eau, source de conflits frontaliersL’aspect stratégique de l’eau et la nécessité d’une coopération internationale ont été affirmés lors du Forum mondial de l’eau de mars dernier à Istanbul. La revue Géopolitique dresse un panorama des risques de conflits entre pays pour l’accès à l’eau.« Rien n’indique que l’absence de conflits dans le passé offre la même garantie pour le futur ». Sous une formulation diplomatique, un haut fonctionnaire du Ministère de l’Ecologie, Jacques Sironneau, évoque les risques existant des guerres pour l’eau. Une mise en garde qui ouvre le dossier spécial consacré à l’eau dans ses aspects internationaux par la revue Géopolitique dans sa dernière livraison trimestrielle d’octobre. Tout l’intérêt de ce panorama réside dans une présentation des situations existantes en soulignant la persistance des zones de tension pour les ressources en eau partagées –Turquie et Syrie, Egypte et Soudan, Israël et Palestine et Syrie, Chine et Tibet, Mexique et Etats-Unis…- et l’émergence de nouvelles zones de tension potentielles –Inde avec le Népal et le Bangladesh, Chine avec le Cambodge. Un chiffre suffit à mesurer l’ampleur de la conflictualité : sur les 263 bassins fluviaux internationaux, 158 accusent une carence en termes de coopération. Autrement dit, la vision bilatérale l’emporte majoritairement sur une approche multilatérale, à l’évidence plus équilibrée. Le récent Forum mondial de l’eau, tenu à Istanbul en mars 2009, a mis l’accent dans ses conclusions sur « la mise en œuvre d’une gestion intégrée des ressources en eau au niveau des bassins dans chaque pays et si approprié dans le cadre d’une coopération internationale ». Le champ des possibles est ouvert, il est large. Dans le monde, observe Jean-François Donzier, directeur général de l’Office international de l’eau, 15 % des pays dépendent à plus de 50 % des ressources en eau d’autres pays amont. Pour certains, cette dépendance dépasse même les 2/3 : Pays-Bas, Luxembourg, Syrie, Roumanie, Egypte, Hongrie, Bulgarie, Paraguay, Soudan… Dans ce numéro 107, Géopolitique propose treize articles qui portent sur les différents aspects d’actualité de l’eau, traitant aussi bien des questions stratégiques que d’exemples régionaux , au Moyen-Orient, en Afrique ou en Chine. http://www.place-publique.fr/spip.php?article5405 |
|  | | sphinx Drs


 Nombre de messages: 2472 Age: 24 Localisation: interanet Emploi/loisirs: algeriedrs Humeur: çà dépend Points: 3473 Réputation: 14 Date d'inscription: 19/12/2008
Feuille de personnage
CLAS:
 | Sujet: Re: La géopolitique Ven 16 Oct - 21:31 | |
| Moscou et ses alliés veulent imiter l'OTANRéunissant sept pays de l'ex-URSS (Arménie, Biélorussie, Kazakhstan, Kirghizistan, Russie, Tadjikistan et Ouzbékistan), l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), créée en 2003, souhaite obtenir une reconnaissance internationale à l'instar de l'OTAN, note Kommersant. L'OTSC a envoyé aux Nations unies un mémorandum de coopération qui leur permettrait de collaborer dans la lutte contre le terrorisme et les trafics de drogue dans le monde entier, voire mener des opérations de maintien de la paix à l'échelle régionale ou globale, rapporte le journal russe. Ce document est en cours d'étude aux Nations unies. Kommersant rappelle que l'ONU et l'OTAN ont signé un mémorandum de coopération similaire en 2008. Aujourd'hui, dans le contexte du réchauffement russo-américain, "le début d'une coopération entre l'ONU et l'OTSC peut contribuer à un rapprochement entre les deux blocs militaires de l'OTSC et de l'OTAN". http://www.courrierinternational.com |
|  | | sphinx Drs


 Nombre de messages: 2472 Age: 24 Localisation: interanet Emploi/loisirs: algeriedrs Humeur: çà dépend Points: 3473 Réputation: 14 Date d'inscription: 19/12/2008
Feuille de personnage
CLAS:
 | Sujet: Re: La géopolitique Ven 16 Oct - 21:55 | |
| "Autant qu'une crise, une révolution" BaverezEconomiste, historien et avocat, Nicolas Baverez a lancé en 2003 le débat sur le déclin français en publiant La France qui tombe. Libéral et convaincu que l'antilibéralisme est à la source de notre relatif essoufflement, il est vite devenu le chef de file des "déclinistes". L'Express publie cette semaine, en exclusivité, les bonnes feuilles de son nouvel essai, Après le déluge, qui sort le 15 octobre chez Perrin. L'ancien disciple de Raymond Aron analyse les causes du séisme que nous vivons - "le Pearl Harbor de la mondialisation" - décrit le mécanisme des cycles économiques et le salut temporaire trouvé dans des politiques keynésiennes, avant d'esquisser les mutations que le capitalisme mondial va devoir entamer, et dont l'Europe et la France risquent d'être les premières victimes.Le 15 septembre 2008 restera au capitalisme mondialisé ce que fut pour les Etats-Unis dans l'ordre stratégique l'attaque de Pearl Harbor par le Japon impérial le 7 décembre 1941 : une surprise totale, marquant l'écroulement d'un monde et le basculement dans l'inconnu. Par l'ampleur des pertes provoquées - une année de PIB mondial détruite à ce jour, soit 50 000 milliards de dollars -, la durée de ses séquelles, les transformations qu'il entraînera dans la régulation du capitalisme, le choc s'apparente à une guerre. Autant qu'une crise, il s'agit d'une révolution. Révolution économique avec la fin du cycle néolibéral de la mondialisation qui débuta à la fin des années 1970 et fut placé sous le signe du retrait de l'Etat et de la déréglementation, de l'ouverture des frontières, de l'innovation financière et du primat de la politique monétaire. Révolution géopolitique avec le bouleversement de la hiérarchie des nations et des continents, marqué par le déclin relatif des pays développés, y compris les Etats-Unis, et l'ascension des nouvelles superpuissances du Sud rangées derrière la bannière chinoise. Révolution politique avec le défi d'imaginer des institutions et des règles pour la mondialisation sur fond d'emballement des tentations protectionnistes et d'exacerbation des nationalismes. Révolution intellectuelle et idéologique avec la déconfiture du néoconservatisme et l'effondrement du mythe de l'autorégulation des marchés, faisant pendant au tragique démenti apporté à la neutralité revendiquée des Etats-Unis dans la première phase du second conflit mondial. Voilà pourquoi il est vital de ne pas se tromper sur la nature de l'événement. Il ne s'agit pas d'une crise de liquidité mais d'une crise complexe, affectant l'immobilier, le crédit, le système financier, la croissance et l'emploi. Il ne s'agit pas d'une crise américaine mais d'une crise mondiale, la première du capitalisme universel. Il ne s'agit pas d'une crise financière mais d'une grande crise économique, qui remet en question la norme du capitalisme, tel qu'il s'est développé depuis trois décennies. Il ne s'agit pas simplement d'un effondrement du crédit mais de l'écroulement d'un mode d'organisation des échanges mondiaux confrontant des nations s'endettant pour consommer et importer - tels les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Espagne ou l'Irlande - et des pays épargnant pour investir et exporter - à l'image de la Chine, de l'Allemagne, du Japon ou de la Corée du Sud. Il ne s'agit pas seulement de la révélation brutale de surcapacités de production mais de déséquilibres profonds dans l'utilisation de l'épargne mondiale et dans le partage de la valeur ajoutée entre le capital et le travail. Il ne s'agit pas uniquement d'un choc économique mais d'un bouleversement stratégique qui modifiera le système géopolitique et la hiérarchie des puissances du xxe siècle. Il ne s'agit pas d'un accident mais d'une rupture historique. [...] "Le système n'est plus en état de supporter une secousse d'une intensité comparable"La dimension proprement politique de la crise ne doit pas être sous-estimée. La limitation durable de la croissance dans le monde développé, la réapparition d'un chômage de masse et la hausse inéluctable de la pression fiscale qui laminent les classes moyennes ne libéreront pas seulement les pressions protectionnistes mais aussi les passions collectives et les extrémismes. Le basculement du centre du capitalisme vers l'Asie alimente la xénophobie dans les pays développés tout en confortant les régimes autoritaires du monde émergent et en ouvrant de nouvelles alternatives à la démocratie. Le capitalisme, qui était jusqu'à présent le compagnon de route de la liberté politique, est en passe d'en divorcer en ancrant sa dynamique dans des systèmes de valeurs, des régimes politiques et des sociétés autoritaires, qui ne garantissent pas les droits des individus. La crise recèle ainsi un potentiel considérable de tensions sociales et de violence politique internes aux nations comme de conflits entre elles. Ce potentiel qui peut à tout moment être exploité par les tyrans, les démagogues et les extrémistes. Aujourd'hui, n'existe plus de droit à l'erreur. Quelle que soit l'issue de ce choc planétaire, il y aura dans l'avenir d'autres bulles et d'autres crises, car elles sont indissociables de la liberté et du jeu des passions humaines. Mais le système économique de la mondialisation n'est pas en état de supporter une secousse d'intensité comparable à l'horizon d'une génération. .../... |
|  | | sphinx Drs


 Nombre de messages: 2472 Age: 24 Localisation: interanet Emploi/loisirs: algeriedrs Humeur: çà dépend Points: 3473 Réputation: 14 Date d'inscription: 19/12/2008
Feuille de personnage
CLAS:
 | Sujet: Re: La géopolitique Ven 16 Oct - 21:57 | |
| [...] Keynes répondit au cours des années 1930 à un interlocuteur qui lui demandait quelle était la priorité lorsqu'une économie était au fond du trou : "D'abord cesser de creuser." L'année 2009 est de ce point de vue décisive. Elle a vu la politique économique contenir de justesse l'effondrement du système bancaire et la déflation. Mais, de ce fait même, elle favorise le retour en force des idées et des comportements du monde d'hier ou d'avant-hier : retour à l'économie de bulle pour les uns ; retour à l'économie fermée et administrée pour les autres. Or les mêmes causes produiront demain des effets plus catastrophiques encore. Il faudra beaucoup de temps pour panser les blessures provoquées par les folies collectives de ce début de siècle. C'est une raison supplémentaire pour commencer au plus vite en agissant au plus efficace, ce qui suppose auparavant d'avoir réfléchi au plus juste. C'est une raison supplémentaire d'en appeler à la raison critique pour combattre la double tentation d'un retour au business as usual et d'une condamnation passionnelle du libéralisme, pour mobiliser toutes les énergies au service d'une grande transformation du capitalisme mondialisé, qui est désormais la condition de sa préservation. [...] "L'Europe et la France parmi les grands perdants"Au temps de la guerre froide, Zhou Enlai résumait la coexistence pacifique en ces termes : "Que deux éléphants se battent ou qu'ils fassent l'amour, c'est toujours l'herbe qui se trouve dessous qui est écrasée." La Chine a remplacé l'URSS parmi les éléphants mais l'Europe demeure au rang d'herbe. Elle a échoué à prendre la mesure de la nouvelle donne issue de la chute du mur de Berlin et de la mondialisation. L'instauration de la monnaie unique puis l'élargissement aux nouvelles démocraties d'Europe centrale et orientale ont masqué le blocage de l'intégration et la renationalisation des politiques, sanctionnés par l'échec du projet de Constitution et l'enlisement du débat institutionnel. Les Européens subissent la crise, divisés, leurs réactions manquent de vigueur et de cohérence, ce qui fait peser un réel risque de déflation à la japonaise sur le continent. Le paradoxe veut que la crise frappe davantage l'Europe que les Etats-Unis, pourtant à l'origine des bulles spéculatives. La récession atteindra 4,5 % en 2009 contre 2,8 % aux Etats-Unis, avec la perspective d'une croissance à nouveau négative en 2010 puis bridée autour de 1 % à l'horizon d'une décennie. Le chômage frappera 26,5 millions d'Européens en 2010, soit 11,5 % de la population active. La recapitalisation et la restructuration des banques ne sont qu'ébauchées, alors que restent à passer quelque 950 milliards d'euros de dépréciations, soit 10 % du PIB de l'Union. L'endettement public dépassera 100 % du PIB en 2014. Enfin, une spirale de baisse des prix est enclenchée depuis le début de 2009. En bref, l'Europe présente les mêmes symptômes que le Japon, faute d'avoir accepté d'emblée d'assouplir sa politique monétaire, d'enregistrer les pertes liées à l'éclatement de la bulle immobilière et d'assainir le bilan de ses banques. [...] Au sein d'une Europe fragilisée, la France, comme dans les années 1930 et 1970, s'est crue épargnée par la crise en raison de son faible dynamisme et de l'archaïsme de ses structures économiques et sociales. En réalité, elle n'a pas échappé au choc, comme le montre l'intensité de la récession (- 2,8 % pour le PIB en 2009) et la vitesse d'ajustement de l'emploi : le nombre de postes de travail a chuté de 400 000 en un an, tandis que le chômage montait en flèche pour toucher aujourd'hui près de 10 % des actifs. Le chômage français comporte, par ailleurs, quatre spécificités : l'importance du chômage des jeunes (+ 40 % sur un an) ; la forte progression du chômage de longue durée ; l'hémorragie de l'emploi industriel ; le dualisme du marché du travail qui a conduit les entreprises, confrontées au double effondrement de leurs carnets de commandes et du crédit, à réduire leurs effectifs en réexaminant en priorité les statuts précaires [...]. Dans le même temps, le jeu des stabilisateurs automatiques, qui ont fait chuter les recettes jusqu'à 80 % pour l'impôt sur les sociétés, et la hausse des dépenses prévue par les plans de relance ont provoqué une envolée du déficit public qui devrait s'élever à 8,5 % du PIB en 2009 (dont 140 milliards d'euros pour l'Etat et plus de 20 milliards pour la Sécurité sociale). Sur le plan sectoriel, la violence de la récession n'a pas été moins forte que dans le reste du monde développé, avec pour symbole la production d'automobiles qui a diminué de 40 % en un an sur le territoire français. .../... |
|  | | sphinx Drs


 Nombre de messages: 2472 Age: 24 Localisation: interanet Emploi/loisirs: algeriedrs Humeur: çà dépend Points: 3473 Réputation: 14 Date d'inscription: 19/12/2008
Feuille de personnage
CLAS:
 | Sujet: Re: La géopolitique Ven 16 Oct - 22:01 | |
| Au total, l'effondrement du modèle économique français présente des symptômes très comparables à celui du mode de développement à crédit américain : désindustrialisation et perte de compétitivité, double déficit des comptes publics et de la balance commerciale. Mais les mêmes effets cachent des causes fondamentalement différentes. Aux Etats-Unis, la croissance intensive fut dopée par une consommation financée par la dette privée et les gains de productivité (2,2 % par an), monopolisés par la rémunération du capital dont la part a fortement augmenté dans le partage de la valeur ajoutée. En France, la croissance molle a été tirée par une consommation alimentée par des transferts sociaux (34 % du PIB) financés par l'endettement public (passé de 20 % à 68 % du PIB entre 1980 et 2007), alors que la part des salaires dans la valeur ajoutée est restée stable et élevée (67 % en 2008, comme en 1988, pour moins de 5 % affectés au versement des dividendes). Aux Etats-Unis, s'est développée une bulle immobilière et financière sur fond de politique monétaire laxiste, de déréglementation et de sous-évaluation chronique du dollar. En France, le secteur privé connaît une lente euthanasie dans un environnement marqué par le niveau record des dépenses et des prélèvements publics (55 % et 44 % du PIB), par la surréglementation et par la surévaluation de l'euro. Richelieu remarquait que "qui a la force a souvent la raison en matière d'Etat ; et celui qui est faible peut difficilement s'exempter d'avoir tort au jugement de la plus grande partie du monde". Rien n'est plus faux que de croire que la crise, en réhabilitant l'intervention de l'Etat, donne une nouvelle jeunesse au modèle français et sert le redressement du pays. La France, depuis trois décennies, est devenue l'homme malade de l'Europe. Seul pays développé à n'avoir jamais renoué avec l'équilibre budgétaire et le plein-emploi depuis 1973, elle s'est spécialisée dans la production de dettes publiques et de chômeurs structurels. Loin de favoriser la modernisation du pays ou les réformes, la crise aggrave les handicaps et les retards français. Le recul de la croissance mondiale et les difficultés du monde développé constituent un environnement autrement plus hostile que les années glorieuses de la mondialisation "C'est sur le plan moral et intellectuel que la crise est susceptible de faire le plus de ravages en France"La crise amplifie les trois fléaux qui minent l'économie et la société françaises. Le premier découle de la faible productivité du secteur public français et de la course folle des déficits et de la dette publics ; or celle-ci atteindra 100 % du PIB autour de 2012, soit un niveau jamais atteint en période de paix. Le deuxième réside dans l'étroitesse et l'hétérogénéité du secteur privé, dont les performances dépendent de quelques grands groupes mondialisés et d'un petit nombre de pôles d'excellence ; or la crise multiplie les faillites, parachevant la désintégration du tissu industriel régional effectuée par les récessions de 1983 et 1993, et frappe de plein fouet des secteurs stratégiques tels que la banque et l'assurance, l'automobile et la construction aéronautique, la construction et le transport, l'industrie du luxe et le tourisme. Le troisième est à chercher dans le chômage permanent qui n'est pas seulement un frein à la sortie de crise, mais un cancer qui mine le lien social et la cohésion nationale ; or le chômage va toucher pour de nombreuses années plus d'un actif sur dix (11 % en 2010), réactivant la hantise du déclassement qui tétanise la société française tout en encourageant le malthusianisme et le corporatisme. C'est sur le plan moral et intellectuel que la crise est susceptible de faire le plus de ravages en France. Elle peut non seulement réduire à néant les réformes engagées mais relégitimer les idées et les principes de l'économie administrée qui l'ont empêchée de surmonter la stagflation des années 1970 et qui se révéleront plus inefficaces et ruineux encore face à la crise de la mondialisation. "La crise est une raison majeure pour accélérer les réformes"A défaut de changements majeurs de son modèle économique, la France s'oriente au cours de la prochaine décennie vers une croissance bloquée en dessous de 1 % par an, un chômage permanent, une spirale de déficits de la balance commerciale et des comptes publics, avec une impasse structurelle de 5 % du PIB. Les remèdes sont connus. Du côté du marché du travail, la priorité doit aller au soutien de l'emploi, à l'accompagnement personnalisé des chômeurs, à l'intégration des immigrés, à la formation initiale et continue, enfin et surtout, à la flexibilité. Mais la clé demeure le rétablissement de la compétitivité qui passe par le développement prioritaire du secteur marchand, notamment de l'industrie, par un effort de productivité dans le secteur public, enfin par la refondation de la nation. L'Allemagne y est parvenue grâce à dix ans d'efforts pour maîtriser ses coûts de production. La France était le dernier des pays développés à s'y engager lorsqu'elle a été rattrapée par la crise. Celle-ci n'est en rien un prétexte pour différer les réformes, mais une raison majeure pour les accélérer. http://www.lexpress.fr |
|  | | sphinx Drs


 Nombre de messages: 2472 Age: 24 Localisation: interanet Emploi/loisirs: algeriedrs Humeur: çà dépend Points: 3473 Réputation: 14 Date d'inscription: 19/12/2008
Feuille de personnage
CLAS:
 | Sujet: Re: La géopolitique Lun 19 Oct - 22:18 | |
| L'Occident ne gagnera jamais en Afghanistan. Tu fais quoi Barack ? Le président Obama a décidé d’envoyer des troupes supplémentaires, les Britanniques aussi, Sarkozy se tâte et pour une fois, c’est une position adéquate. L’armée pakistanaise a déclenché une offensive contre les Talibans sans qu’on ne puisse savoir les promesses de résultats, ni du reste les résultats car toute guerre, toute intervention policière, tout ce que l’on veut ayant commerce avec la domination, se sert de l’information comme appui logistique dans la bataille. Bref, nous ne savons que quelques bribes. Mais une chose semble acquise, l’Occident, c’est certain, ne peut pas perdre cette guerre mais il ne peut pas la gagner non plus, sauf en choisissant deux options, exterminer l’adversaire ou alors tenter de signer une paix qui ne sera pas pire que les conséquences d’une poursuite du conflit. Rester quelques décennies en Afghanistan n’est pas raisonnable, coûteux, en hommes et en finances. Terminer de conflit en quelques années est une idée raisonnable pour tout stratège, mais seulement après avoir ingurgité deux bouteilles de Scotch. Cela dit, l’Occident est tout à fait capable de gaspiller des moyens et de sacrifier des hommes, militaires ou civils, pour rester cinquante ans en Afghanistan, copiant de ce fait la situation d’Israël face aux Palestiniens. Ni l’Occident en Afghanistan, ni Israël au Moyen Orient, ne pourront gagner la guerre en imposant leurs exigences. Pourquoi la bataille ne peut être gagnée ? Les stratèges de l’armée sauront l’expliquer et d’ailleurs, ils le savent. C’est tellement un lieu commun que même dans un livre de philosophie politique écrit dans les années 1960 on parvient à l’explication. Dans son traité sur le partisan, Carl Schmitt traduit très bien quelques ressorts majeurs ayant conduit à la perte les Français en Indochine. L’armée française se trouva face à une cohorte mobile de partisans, appuyés logistiquement par des puissances (Chine, Russie) leur conférant les moyens techniques pour mener la bataille, alors que sur le terrain, la stratégie des partisans a visé au démantèlement social, minant à la fois l’opinion bourgeoise occidentale tout en montant les populations locales contre l’ennemi qui, dans sa rage conquérante, ne fait que peu de cas des locaux. Au bout du compte, les partisans recrutent et leur nombre s’accroît. Ainsi, la guerre coloniale d’Indochine fut perdue par les Français, dans un contexte de l’Après Guerre assez sensible. Mais on retiendra une chose. Les autochtones ont gagné avec la sueur, le sang et la passion de l’identité. La situation en Afghanistan est comparable à celle de l’Indochine à une différence près, les moyens mobilisés par l’OTAN sont sans commune mesure avec ceux de l’armée française en Indochine. C’est à la fois l’avantage et le problème. L’avantage parce que l’Occident ne peut pas perdre comme en 1956 ; l’inconvénient parce que le carnage risque de perdurer des décennies. Les Talibans n’ont pas le soutien des grandes puissances, c’est sûr. Mais ils disposent d’une adhésion des populations, de moins en moins en sympathie avec les Occidentaux, au vu des dégâts collatéraux. Les Talibans peuvent recruter, et de plus, ils disposent maintenant de moyens financiers importants grâce à la culture du pavot (et un peu d’argent de poche octroyé par les services secrets italiens). C’est ce qui rend un peu nouveau ce conflit par rapport à l’Indochine de 1950. Même sans appui de puissances régionales, les Talibans peuvent s’en sortir grâce aux multiples trafics d’armes et à un environnement qui n’a rien de la sécurisation dans des territoires quadrillés comme l’Europe, la Chine, les Etats-Unis. Les contrées entourant l’Afghanistan sont perméables à tous les trafics et c’est ce qui donne aux Talibans les moyens de résister pendant des décennies. On peut comprendre que les Occidentaux n’aient pas envie de perdre la face. Mais le sort semble joué, car il y en aura, des morts, parmi les civils et les forces de l’OTAN, et l’opinion publique aura de plus en plus de difficultés à supporter ces jeunes soldats morts pour une cause qu’ils ne comprennent plus, malgré la propagande aussi efficace que celle pour la pandémie ou la taxe carbone. Des morts et tant d’argent gaspillé alors que les moyens manquent dans tous ces pays pour contenir la tectonique sociale et l’apartheid économique galopant. Il n’y a plus qu’une seule solution, négocier le retrait sans perdre la face. L’opinion est prête mais le principal obstacle, c’est l’orgueil de nos dirigeants. Après la pandémie de l’indécence, voici le conflit de l’indécence, qui gaspille et tue les gens. Il est temps d’en sortir. Alors Barack, sache que tu seras jugé sur l’issue de ce conflit. Quelques années. Après il sera trop tard. Benard Dugué, scientifique, philosophe, écrivain. |
|  | | sphinx Drs


 Nombre de messages: 2472 Age: 24 Localisation: interanet Emploi/loisirs: algeriedrs Humeur: çà dépend Points: 3473 Réputation: 14 Date d'inscription: 19/12/2008
Feuille de personnage
CLAS:
 | Sujet: Re: La géopolitique Lun 19 Oct - 22:28 | |
| L'Honduras résiste... L'Honduras vaincra!...(3) Quelques éléments historiques( ce pays dans une importante position géopolitique pour les intérêts des EU.)Le Coup d'État se perpétue au Honduras…. les gouvernements du monde n'ont pas encore réussi à restituer à l'ordre constitutionnel et le gouvernement démocratiquement élu de Manuel Zelaya. Les mouvements de droite du monde, depuis l'oligarchie ecclésiastique catholique et les évangélistes financés par les évangélistes nord-américains, passant par l’oligarchie hondurienne et d'Amérique centrale et l'aide des républicains nord-américains, intervenant clairement en opposition aux déclarations du gouvernement d'Obama, qui ne reconnaît pas au régime militaire putschiste de Micheletti, ou l'appui régional des partis comme ARENA et les autres mouvements d’extrême droite du Guatemala, El Salvador, Panama et du Nicaragua, jusqu'au haut commandement militaire et de la police militarisée hondurienne, nous montrent comment l'oligarchie et la droite du continent non seulement soutient moralement la rupture de la démocratie au Honduras, mais comment d’une manière active et concrète, elle soutient le mouvement putschiste dans ce pays. Je crois que la leçon des années des Coups d'État en Amérique latine, contre les processus populaires de ce continent, ne nous ont pas éclairé et apporté les enseignements que nous devrions retirer, en tant qu’individus progressistes, anti-putschistes ou antimilitaristes, ou militants de la nouvelle gauche latino-américaine et internationale, de tous ces années d'obscurantisme politique, social, moral et économique pour les grandes masses des travailleuses et travailleurs de la ville et de la campagne. Le prix que ces nations ont payé, non seulement au niveau des morts, disparus, torturés, prisonniers politiques, poursuivis, exilés, appauvris, marginalisés, mais aussi au niveau du recul social, économique, moral, culturel, éducationnel, en santé publique, dans les systèmes de pensions, etc est trop pour permettre qu'une autre nation de l’Amérique Latine et les Caraïbes, doive encore le subir. Le Honduras a servi comme base stratégique en Amérique Centrale et les Caraïbes durant les années 80, comme il l'a aussi été durant les années 30, dans les temps de Farabundo Martí et Sandino, et ensuite à la moitié des années 50, comme base pour les marins des EU qui ont marché contre le gouvernement de Jacobo Arbenz au Guatemala depuis le territoire hondurien. Sa situation au milieu des pays de l'Amérique centrale, situe ce pays dans une importante position géopolitique pour les intérêts des EU. Durant les années 80 a aussi joué ce rôle, comme base militaire des EU lors de la guerre de contre-insurgence menée par les EU contre le mouvement populaire au Guatemala, El Salvador et Nicaragua. Les bases nord-américaines ont occupée le territoire du Honduras et ont développé leurs techniques d'occupation comme en Asie du Sud-est, en cooptant des paysans et en les doctrinant les contre le « communisme » (voire tout cela qui n'était pas comme les marines ou les militaires honduriens voulaient). En donnant de l’instruction militaire aux groupes de la « contra » (avec les argents de la drogue qui passaient par la Colombie, comme nous le savons aujourd'hui par les documents publics de l'« Irangate » et la guerre de basse intensité en Amérique Centrale). Pour obtenir cette capacité opérationnelle, une répression féroce s’est développée contre tout cela qui a été, a pu l’être ou pourrait avoir été un foyer d'organisation sociale ou politique non corrompu. De cette manière on a réprimé le mouvement étudiant, syndical, paysan, autochtone, social, Juvénile, féminin, etc.… en arrêtant, torturant, assassinant, violant, disparaissant, exilant des centaines de civils, au nom de la lutte pour la démocratie, la liberté, et contre l'athéisme et le communisme… Le courage du peuple hondurien et sa convergence unitaire rapide, son action populaire et son énorme prise de conscience est quelque chose que nous devons admirer et soutenir… cette lutte n'est pas comme certains puissent le croire, la lutte isolée d'un des pays les plus pauvres du continent et un de plus corrompu, comme l'indiquait, il y a quelques années l'ONG « Transparence Internationale », mais dans la terre de Morazán aujourd'hui se joue aussi le destin de la démocratie de la toute Amérique Latine, parce que ce Coup d’État n'est pas fortuit. Il est un essai de laboratoire, pour voir comment, d'un côté on peux finir avec un régime démocratique, trop populaire et dangereusement proche du Venezuela, pour les goûts de l'empire, mais en autre, il renforce l'axe sud-américain avec la Colombie qui a ouvert ses portes à trois bases nord-américaines, qui altèrent la géopolitique de tout le continent et placent cet axe comme un nouveau « gendarme » des intérêts des EU dans la région, et finalement un laboratoire qui permet aux Forces armées de tout le continent, de voir comment ils peuvent être mis à la tête d'un pays démocratique, sans beaucoup de troubles au niveau régional ou international. N'oublions pas que les Forces Armées de l’Amérique Latine ne sont pas gentiment retournées aux quartiers, et que ses appétits antidémocratiques sont encore vifs et en vigueur. Rappelons-nous par exemple comment elles continuent de financer des tortionnaires chiliens, sans l'accord de l'État Chilien. En somme, notre solidarité ne doit guère rester seulement au niveau de l’appui moral, mais nous devons entamer un appui concret et réel à la résistance du peuple hondurien, pour écraser jusqu'aux fondations la tentative putschiste de l'oligarchie et les appétits des FFAA corrompues et antidémocratiques. http://www.voir.ca |
|  | | sphinx Drs


 Nombre de messages: 2472 Age: 24 Localisation: interanet Emploi/loisirs: algeriedrs Humeur: çà dépend Points: 3473 Réputation: 14 Date d'inscription: 19/12/2008
Feuille de personnage
CLAS:
 | Sujet: Re: La géopolitique Lun 26 Oct - 3:10 | |
| Géopolitique de l’islam Personne n’ose aborder le sujet. Ni les sociologues, ni les journalistes, encore moins les hommes politiques, trop soucieux de langage “politiquement correct”. Le sujet, ce sont les conflits actuels impliquant des musulmans. Conflits réels, conflits larvés, tensions, guerres déclarées, guerres civiles, guérillas dans lesquels les musulmans jouent un rôle de premier plan, quand ils n’en sont pas les instigateurs. Ils représentent quasiment la totalité des tensions que subit actuellement notre planète. Car mis à part quelques escarmouches en Amérique centrale, l’instabilité du Zimbabwe, les attentats attribués à l’ETA basque, les problèmes que pose la Corée du Nord à la communauté internationale, il n’y a pratiquement rien d’autre. A moins d’un oubli de ma part.
On peut essayer de faire la liste des tensions que font subir les Soumis à cette vieille Terre, elle sera toujours incomplète. En voici tout de même une timide approche, loin d’être exhaustive, à commencer par les conflits oubliés ou les moins médiatisés :dans l’ancien bloc soviétique, quelques exemples parmi d’autres, tant la liste est longue. La Tchétchénie qui a tenu longtemps la une des journaux ; le Tadjikistan, en équilibre plus que précaire, tiraillé entre pro-communistes au pouvoir et musulmans, ses groupes islamistes alimentés par le trafic de drogue et spécialisés dans la destruction de lieux de cultes protestants et juifs ; le Nakhitchevan, revendiqué par l’Azerbaïdjan et l’Arménie ; le Tatarstan, petite république russe, sur la Volga, dont la moitié des 4 millions d’habitants est musulmane et rêve de se défaire de l’emprise de Moscou, par n’importe quel moyen ; la Géorgie, empêtrée avec ses minorités musulmanes adjares et ingouches sécessionnistes ou autonomistes, etc…
en Europe centrale, où il reste à trouver un statut au Kosovo qui n’est actuellement ni une province serbe ni un état indépendant et qui pourrait devenir la nouvelle poudrière des Balkans.
en Turquie, qui n’a qu’un objectif, celui d’éradiquer les Kurdes depuis qu’un semblant de rapprochement se dessine avec l’Arménie et que le rêve d’en découdre une fois pour toutes avec la Grèce à propos de Chypre est remis aux calendes … grecques, l’espoir d’adhésion à l’Union européenne étant devenu pour eux une priorité plus importante.
en Afrique, où les exemples ne manquent pas. La Somalie et ses multiples famines, ses chefs de guerre liés à Al-Qaïda, sa piraterie maritime ; l’Érythrée, qui continue indirectement sa guerre contre l’Éthiopie par l’intermédiaire de la Somalie ; l’Éthiopie dont les minorités musulmanes de l’Ogaden et de l’Oromo sont entrées dans l’opposition armée ; le Niger qui continue de persécuter la minorité touarègue, tout comme le Mali ; le Soudan génocidaire de peuple du Darfour, un massacre qui peut dégénérer en guerre contre le Tchad ; combien d’autres pays, Nigéria et Côte d’Ivoire en tête, dont les ethnies musulmanes et chrétiennes n’attendent qu’une étincelle pour tout embraser ; les pays d’Afrique du Nord, Algérie en tête, génocidaires du peuple amazigh ; et que dire de la Lybie de Kadhafi l’épouvantail, membre du trio infernal qu’elle forme avec la Corée et l’Iran.
enfin, en Asie. Ce continent est représentatif des dangers réels qui pendent au nez de tous, Africains comme Européens. La Chine (qui traîne le casserole tibétaine depuis plus de 50 ans) empêtrée avec ses musulmans Ouïghours du Xinjiang ; la poudrière du Liban, dirigé par des pantins manipulés depuis l’Iran et la Syrie, asservi au bon vouloir du Hezbollah ; la “Palestine”, (territoire sans statut international : ni état souverain, ni colonie, ni province) qui n’en finit pas de déstabiliser la région, surtout par la stupidité de ses “dirigeants”, anciens et actuels ; l’Irak, dont la guerre civile, déclenchée par l’abruti Bush fils, ne semble pouvoir s’arrêtera qu’après extermination soit des sunnites, soit des chiites, soit des Kurdes, à moins qu’ils ne réussissent l’exploit de s’auto-anéantir simultanément.
L’Afghanistan, où sortir dans la rue sans se faire descendre relève de l’exploit, le Pakistan, pris dans les tenailles de ses Pachtounes talibanisés qui n’en finissent pas de tuer pour rien et de détruire les écoles, manière de dire que les musulmans n’ont pas besoin d’étudier, leur prophète leur ayant transmis le savoir infus ; le même Pakistan coincé également par les exigences américaines et empêtré jusqu’à la moelle dans une guerre froide atomique avec son géant de voisin, l’Inde ; l’Iran, qui n’en finit pas de narguer le monde, don l’ultime souhait serait de vitrifier Israël, quitte à disparaître après, corps, âmes et biens ; les minables saoudiens qui se tiennent à carreau, de peur des représailles US, mais n’en continuent pas moins, en sous-main, d’alimenter le terrorisme planétaire et l’intégrisme. On remarquera que, à part les lointains Ouïghours, ces communautés asiatiques ne rêvent que d’une chose : l’éradication de l’État d’Israël.
A noter que tous ces pays et/ou peuples ont érigé au plus haut sommet le déni des Droits de l’Homme et sont des exemples parfaits de démocratie à la manière musulmane, “démocratie” dictée et régie par tous les Hezbo-Allah, Hezbo al-Islam, Hezbo Addawah, Majliss el-Islah et autres Mutahida-Majliss e-Amal, partis politiques de haute moralité. Qui, en outre, pratiquent tous le double langage : un petit discours en anglais pour montrer sa “bonne volonté de paix” au reste du monde, un autre en arabe, en perse, en pachtoune, etc, à usage interne, pour continuer d’endormir la populace et lui faire oublier qu’elle crève de faim. En lui promettant que demain on rasera gratis et que “la cause de tout nos soucis”, Israël, sera éradiqué inch-Allah, pourvu que l’on croit en Dieu l’Unique..../... |
|  | | sphinx Drs


 Nombre de messages: 2472 Age: 24 Localisation: interanet Emploi/loisirs: algeriedrs Humeur: çà dépend Points: 3473 Réputation: 14 Date d'inscription: 19/12/2008
Feuille de personnage
CLAS:
 | Sujet: Re: La géopolitique Lun 26 Oct - 3:15 | |
| On retrouve une autre constante chez ces gens dans le système éducatif : toutes les écoles du monde préparent leurs enfants à grandir et vivre dans leur siècle. Toutes sauf les leurs : leur enfants sont éduqués à la vénération du passé, d’un passé figé et immuables que les pauvres enfants idéalisent, faute d’autres repères. Très tôt, on leur inculque les notions de combat idéologique, de haine de l’adversaire ou de l’ennemi, de culte du martyr, de sacrifice suprême (jihad). J’en sais quelque chose pour avoir, dans mon enfance, subi ce bourrage de crâne durant la guerre d’Algérie. A ce propos, une anecdote sur ce qu’on nous racontait avec force détails censés enjoliver la scène macabre : on a retrouvé côte-à-côte les dépouilles d’un soldat français et d’un “moujahid” (toujours l’esprit du jihad, le sacrifice suprême !), et on a constaté, nous disait-on, que le corps du français était en état de putréfaction avancée et celui du fellah intact, protégé par les Anges (l-malaykath). J’avais 12 ans à l’époque, mais leur discours n’a pas pris : malgré mon âge, je sentais bien le conte (tamacahuts) dans les propos supposés nous transcender et transcender le peuple et les combattants.
Des pays et des peuples si disparates qui ne recherchent pourtant qu’un seul et même idéal, qui ne se sont fixé qu’un objectif : l’uniformité. Ne former qu’Un Tout, fondre l’espèce humaine dans la Umma Universelle en supprimant toutes aspérités, toutes différences. Un Big Brother plus implacable que celui imaginé par George Orwell. – “Tu dois être comme moi, t’habiller comme moi et penser comme moi sinon tu ne mérites pas d’exister et je me charge de t’envoyer dans l’Enfer-Saqar !”, nous disent-ils. De temps en temps, ils réussissent dans leur entreprise. Alors, l’abomination se transmue en haut fait de guerre donnant lieu à liesse générale et déclarations fracassantes pleines d’orgueil et d’arrogance. C’est le cas par exemple de Khalid cheikh Mohamed : “J’ai décapité, de ma main droite bénie, la tête du juif américain Daniel Pearl”, a-t-il fièrement déclaré. Heureusement pour nous que leurs moyens sont limités.
A ceux qui pensent que l’islam est tolérant et à ce titre inoffensif, je conseillerai de réfléchir aux conditions qui ont permis au peuple d’Israël de tenir, face au cent et quelques millions de musulmans qui les entourent et qui ne leurs cachent pas leur hostilité, pour ne pas dire leur haine. Ils ne doivent leur survie qu’à un seul élément : ils connaissent trop bien les visées des musulmans. Le peuple juif est conscient du danger que représente l’Islam. Il en est de même des Juifs que les aléas de l’histoire ont éparpillés en terre musulmane : ils sont les seuls à refuser le statut de dhimmis. Pour se convaincre encore, s’il le fallait, du potentiel dangereux que représente l’islam, il suffit de consulter aussi la liste des recherchés pour terrorisme sur le site américain Rewards for Justice (http://www.rewardsforjustice.net/index.cfm ?page=wanted_terrorist&language=french ) : sur les 35 personnes recherchées, seuls 2 ne sont pas musulmanes.
Ceux qui disent à juste titre que la sexualité est un sujet récurrent de la philosophie musulmane n’ont pas tort. La sexualité est un sujet central : “allez à vos femmes comme on va au champ”, nous dit le Coran. Plus précisément, ce sont les interdits liés surtout à la sexualité féminine, aux relations hommes-femmes hors mariage et l’image qu’on donne du paradis avec ses 70 vierges (pas d’équivalence pour les femmes, bien évidemment !) qui en font des psychopathes.
Mais l’idée fixe principale n’est pas dans la sexualité. Elle est dans l’animosité qui caractérise l’Umma envers ses contemporains, Juifs, Chrétiens, mécréants et autres. Au prétexte qu’ils sont seuls à détenir la vérité, ce postulat les conduit à se comporter comme étant spirituellement au dessus des autres, d’où la vision qu’ils ont de ce devoir planétaire de conquête universelle. C’est ce qui les amène à des travers inimaginables, comme de se poser la question : “Les peuples qui n’ont pas « reçu la Parole » iront-ils en enfer ou au paradis ?”
Penser détenir la seule vraie vérité au point de se préoccuper du sort des tribus amazoniennes, des Inuits, des Toradjas ou des Papous ! D’où leurs réactions exacerbées ou haineuses envers leur entourage non soumis. Réaction systématique dès qu’ils se sentent en position de force ou qu’ils sont numériquement majoritaires. Elle s’exprime de façon parfois inattendue, comme en Égypte où, profitant de ce qu’on a dénommé un peu trop vite la grippe porcine, les Naziato-Allah se sont dépêchés d’anéantir le cheptel porcin des Coptes. A défaut d’exterminer les Coptes eux-mêmes.
Ne revenons pas sur la haine envers les Juifs, mais demandez plutôt aux Chrétiens d’Orient, de quelque nationalité qu’ils soient, ce qu’ils endurent quotidiennement comme humiliations, comme vexations, comme privations des libertés les plus élémentaires. En Afrique du Nord, demandez aux Chrétiens ce qu’ils doivent endurer au quotidien, ce qu’ils subissent comme brimades. Consultez le site www.notredamedekabylie.net/ pour vous rendre compte de leurs inquiétudes, encore ne disent-ils qu’une infime partie de ce qu’ils subissent , par pudeur ou par peur de voir le peu de liberté qui leur reste fondre comme neige du Djurdjura quand souffle le sirocco.
Jamais de remise en cause, jamais ! Pourquoi se poser des questions quand on détient la Vraie vérité, dictée par le prophète de dieu ? Quand on a ces réponses toutes faites ? Quand tout arrive par la faute des “autres”, en premier lieu des Juifs ? Ils nous donnent ainsi l’impression de se complaire dans la souffrance et dans le culte du martyr, qu’ils adorent cela au point d’en faire une raison de vivre. Et aussi pour certains, une raison de mourir, en se déchiquetant pour quelques houris et surtout en envoyant dans l’Enfer-Hatamah le plus d’innocents possible.
Face à toutes les agressions à répétition, à tous les dénis et à toutes les mises à l’écart des Imazighenes par les États centraux, tous mus par la charria musulmane, face à toutes les incohérences et à cette situation immuable, je ne vois pour nous qu’un moyen de sortir enfin à l’âge des cavernes et d’échapper à cette spirale infernale : c’est que tous les Imazighenes décrètent simultanément leur autonomie à tout le moins, ou mieux, leur indépendance. Avec comme conséquence immédiate la mise en place d’un gouvernement provisoire et d’une assemblée constituante. Et comme autre conséquence, de hisser partout le drapeau amazigh, soit à coté du drapeau national (marocain, malien, nigérien, algérien, etc.) dans le cas d’une déclaration d’autonomie, soit en leurs lieux et places si l’on choisit l’indépendance.
C’est ce qui a été fait par les Touaregs du Niger et du Mali dans l’indifférence générale car esseulés ! Voir le blog du Parti de la Nation Touarègue (PNT) http://toumoujagha.blogspot.com/ . Mais, pour ne pas refaire la même erreur qu’eux, l’action doit impliquer tous les Imazighenes, être concertée et programmée simultanément et communiquée auparavant aux Nations Unies, au Conseil de l’Europe, à l’Organisation des États Africains, etc… les États concernés n’auront alors comme seule parade que l’utilisation des forces armées, ce qui reviendrait à une agression d’État contre État et relèverait du Droit international.http://jssnews.com/2009/10/25/geopolitique-de-lislam/ |
|  | | |
| Page 2 sur 4 | Aller à la page : 1, 2, 3, 4  |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|