Rapports de forces
L'Etoile Nord-Africaine :: Géostratégie, géo-économie, géolocalisation, géopolitique, géosociétologie ... :: Géopolitique, géostratégie , géolocalisation,géosociétologie ... :: Changement global et l'équilibre des pouvoirs...
Page 2 sur 2 • Partager •
Page 1 sur 2 • 1, 2 
Rapports de forces
Rappel du premier message :
Négocier avec l’Iran sur la base du droit
Alors que les négociations P5 vont reprendre avec l’Iran à propos de son programme nucléaire, Kar Müller s’interroge sur les intentions des diplomates. Les cinq cherchent-ils à obtenir des garanties que le programme nucléaire civil iranien ne masque pas un programme militaire ou cherchent-ils à provoquer une escalade vers la guerre ?
En politique, la morale consiste en premier lieu à respecter le droit et à l’appliquer ; à créer et garantir des conditions conformes au droit. Parmi les nations surarmées deux États, les USA et Israël, et leurs gouvernements, ainsi que leurs alliés, se sont distingués au cours des dernières années et décennies par leur non-respect du droit international, faisant ainsi preuve d’une totale imprévisibilité et plongeant le monde dans un état permanent de tension et de choc. Ils ont contrevenu consciemment et de manière éclatante à la Charte des Nations Unies dont l’article 2, paragraphe 4, énonce que « les membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »
Les violations graves et répétées du droit imputables au gouvernement israélien ont été attestées plusieurs fois par des commissions d’enquêtes et institutions internationales, en dernier lieu par la Commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur les actes commis par l’armée israélienne dans la bande de Gaza fin 2008/ début 2009.
La menace d’utiliser la force contre l’Iran, en violation du droit international, et les actions illégales et violentes des services secrets en cours sur le territoire iranien durent depuis des années déjà et depuis des années des indices et témoignages à prendre très au sérieux font état de préparatifs de guerre de la part des gouvernements israélien et US. C’est pourquoi il est plus que justifié que de nouveaux indices d’un danger de guerre imminent, par exemple ceux que nous citons dans l’appel ci-après, pris parmi d’autres uniquement à titre d’exemple, aient poussé des personnalités pacifistes à élever leur voix pour une mise en garde.
Personne de l’extérieur ne sait avec certitude ce qui est en projet ou déjà décidé dans les officines de Washington et Tel-Aviv. Mais l’éternel retour de possibles scénarios de guerre devient déjà en soi insupportable, dès lors qu’il ne sont pas assortis de contreprojets et de modalités de règlement pacifique. Les « discussions » se déroulent alors par delà le droit et l’aspect humain, et de pareils « projets », même s’ils ne sont encore que des idées, terrorisent les peuples du monde. Et ceci d’autant plus qu’on menace ouvertement d’une guerre atomique. Dès mars 2006, Stephen M. Osborn qui, dans les années 50 du siècle dernier, était présent lors de la mise à feu de bombes atomiques dans le Pacifique, faisant des populations autochtones de simples cobayes, avait exposé dans ces pages ce que signifie pour l’humanité l’emploi de « bunker busters » (bombes anti-bunkers à charge pénétrante) atomiques contre des installations nucléaires iraniennes. Il écrivait, il y a trois ans et demi : « Si l’on tire des ‹bunker busters› en Iran, des centaines de milliers de tonnes de terre, d’eau et de rochers seront vaporisés, et cette ‹soupe radioactive›, dispersée par les vents, tuera ou rendra malades des peuples entiers [...] Les cas de cancers et maladies diverses augmenteront de façon prononcée dans le monde entier. »
Tout ceci et bien d’autres choses encore doivent mettre tous les gouvernements dans l’obligation de déclarer haut et fort que l’option guerrière est définitivement exclue et d’exiger le retour sur le terrain du droit. Le 1er octobre, toutes les puissances nucléaires, l’Allemagne et l’Iran engageront des négociations directes au Conseil de sécurité. Ces derniers jours se sont fait entendre dans les médias des signaux qui pourraient servir de point de départ à un règlement pacifique du conflit au Proche-Orient
• Le 16 septembre, le magazine US Newsweek (« Intelligence Agencies Say No New Nukes in Iran ») écrivait que les services secrets du Président des USA avaient confirmé en novembre 2007 que l’Iran avait abandonné son programme nucléaire militaire depuis 2003
• Le 17 septembre, plusieurs agences de presse occidentales (Reuters, AFP) annonçaient que le ministre de la Défense israélien, Ehoud Barak, avait « changé de langage relativement à l’Iran » dans une interview accordée au quotidien Yediot Aharonot. Selon Barak, l’Iran ne représenterait pas une menace sérieuse pour l’État juif : « Israël est fort, je ne vois personne qui puisse être une menace pour son existence ».
• Le même jour, la chaîne allemande Phoenix publiait un communiqué de presse où elle attirait l’attention sur une interview (retransmise le 20 septembre) du Président du Service fédéral de renseignement (BND), Ernst Uhrlau. Dans cette interview, le chef des services secrets allemands démentait une annonce, faite précédemment, selon laquelle ses services auraient prétendu que l’Iran était sur le point de fabriquer une bombe à uranium : « Cette citation ne correspond pas aux déclarations du BND, car l’Iran n’est pas en mesure de se nucléariser dans les six mois qui viennent. »
• Le Président des USA a fondé son renoncement au stationnement de systèmes antimissile en Pologne et Tchéquie entre autres sur le fait que l’Iran rencontrait plus de difficultés que prévu à mettre au point des lance-missiles à longue portée.
• Last but not least : L’Iran lui-même a déclaré par la voix de son ambassadeur en Autriche, dans une interview accordée au Wiener Zeitung du 18 septembre, qu’il ne menaçait pas Israël et ne représentait pas un danger pour ce pays : « L’Iran n’a jamais dit qu’il attaquerait militairement Israël. Quand des représentants de mon pays ont dit qu’Israël ne devait pas exister sous cette forme, ils entendaient par là qu’ils rejetaient le système sioniste et la tyrannie, non qu’ils désiraient éradiquer Israël au moyen d’une attaque militaire. »
On est encore loin de déposer les armes, mais ce sont là des signaux indiquant qu’il existe une autre voie que celle de l’escalade. Et cette autre voie, il faut l’emprunter. Au sein des think tanks qui ont de l’influence sur les gouvernements US et israéliens il doit bien y avoir assez de matière grise pour mesurer les effets catastrophiques d’une nouvelle guerre, vraisemblablement nucléaire de surcroît, et pour rechercher une voie diplomatique et la trouver.
Et assez, aussi, de jugeote pour rejeter des voix comme celle de l’atlantiste allemand Josef Joffe. Il avait, dans la livraison de septembre/octobre 2009 de la revue allemande Internationale Politik et dans la revue US Foreign Affairs qui paraît en parallèle, déliré au sujet des USA, puissance hégémonique mondiale, et de leur « culture de guerre ». Il faut aussi rejeter clairement des points de vue tels que celui, paru dans le journal londonien Times le 18 septembre, selon lequel les « intentions agressives » de l’Iran seraient une « menace pour l’Occident ». De telles affirmations constituent une perversion de la réalité.
« War is obsolete » [la guerre est caduque], déclarait il y a deux ans dans ces colonnes Doug Rokke, vétéran US de la guerre du Golfe et expert en armes à l’uranium. Et de fait, c’est un droit fondamental pour le genre humain que d’avoir des gouvernements qui respectent le droit, renoncent à la violence et résolvent les conflits par le biais de négociations pacifiques. C’est la seule voie acceptable dans un monde civilisé.
par Karl Müller
http://www.voltairenet.org/article162306.html
Négocier avec l’Iran sur la base du droit
Alors que les négociations P5 vont reprendre avec l’Iran à propos de son programme nucléaire, Kar Müller s’interroge sur les intentions des diplomates. Les cinq cherchent-ils à obtenir des garanties que le programme nucléaire civil iranien ne masque pas un programme militaire ou cherchent-ils à provoquer une escalade vers la guerre ?
En politique, la morale consiste en premier lieu à respecter le droit et à l’appliquer ; à créer et garantir des conditions conformes au droit. Parmi les nations surarmées deux États, les USA et Israël, et leurs gouvernements, ainsi que leurs alliés, se sont distingués au cours des dernières années et décennies par leur non-respect du droit international, faisant ainsi preuve d’une totale imprévisibilité et plongeant le monde dans un état permanent de tension et de choc. Ils ont contrevenu consciemment et de manière éclatante à la Charte des Nations Unies dont l’article 2, paragraphe 4, énonce que « les membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »
Les violations graves et répétées du droit imputables au gouvernement israélien ont été attestées plusieurs fois par des commissions d’enquêtes et institutions internationales, en dernier lieu par la Commission d’enquête du Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur les actes commis par l’armée israélienne dans la bande de Gaza fin 2008/ début 2009.
La menace d’utiliser la force contre l’Iran, en violation du droit international, et les actions illégales et violentes des services secrets en cours sur le territoire iranien durent depuis des années déjà et depuis des années des indices et témoignages à prendre très au sérieux font état de préparatifs de guerre de la part des gouvernements israélien et US. C’est pourquoi il est plus que justifié que de nouveaux indices d’un danger de guerre imminent, par exemple ceux que nous citons dans l’appel ci-après, pris parmi d’autres uniquement à titre d’exemple, aient poussé des personnalités pacifistes à élever leur voix pour une mise en garde.
Personne de l’extérieur ne sait avec certitude ce qui est en projet ou déjà décidé dans les officines de Washington et Tel-Aviv. Mais l’éternel retour de possibles scénarios de guerre devient déjà en soi insupportable, dès lors qu’il ne sont pas assortis de contreprojets et de modalités de règlement pacifique. Les « discussions » se déroulent alors par delà le droit et l’aspect humain, et de pareils « projets », même s’ils ne sont encore que des idées, terrorisent les peuples du monde. Et ceci d’autant plus qu’on menace ouvertement d’une guerre atomique. Dès mars 2006, Stephen M. Osborn qui, dans les années 50 du siècle dernier, était présent lors de la mise à feu de bombes atomiques dans le Pacifique, faisant des populations autochtones de simples cobayes, avait exposé dans ces pages ce que signifie pour l’humanité l’emploi de « bunker busters » (bombes anti-bunkers à charge pénétrante) atomiques contre des installations nucléaires iraniennes. Il écrivait, il y a trois ans et demi : « Si l’on tire des ‹bunker busters› en Iran, des centaines de milliers de tonnes de terre, d’eau et de rochers seront vaporisés, et cette ‹soupe radioactive›, dispersée par les vents, tuera ou rendra malades des peuples entiers [...] Les cas de cancers et maladies diverses augmenteront de façon prononcée dans le monde entier. »
Tout ceci et bien d’autres choses encore doivent mettre tous les gouvernements dans l’obligation de déclarer haut et fort que l’option guerrière est définitivement exclue et d’exiger le retour sur le terrain du droit. Le 1er octobre, toutes les puissances nucléaires, l’Allemagne et l’Iran engageront des négociations directes au Conseil de sécurité. Ces derniers jours se sont fait entendre dans les médias des signaux qui pourraient servir de point de départ à un règlement pacifique du conflit au Proche-Orient
• Le 16 septembre, le magazine US Newsweek (« Intelligence Agencies Say No New Nukes in Iran ») écrivait que les services secrets du Président des USA avaient confirmé en novembre 2007 que l’Iran avait abandonné son programme nucléaire militaire depuis 2003
• Le 17 septembre, plusieurs agences de presse occidentales (Reuters, AFP) annonçaient que le ministre de la Défense israélien, Ehoud Barak, avait « changé de langage relativement à l’Iran » dans une interview accordée au quotidien Yediot Aharonot. Selon Barak, l’Iran ne représenterait pas une menace sérieuse pour l’État juif : « Israël est fort, je ne vois personne qui puisse être une menace pour son existence ».
• Le même jour, la chaîne allemande Phoenix publiait un communiqué de presse où elle attirait l’attention sur une interview (retransmise le 20 septembre) du Président du Service fédéral de renseignement (BND), Ernst Uhrlau. Dans cette interview, le chef des services secrets allemands démentait une annonce, faite précédemment, selon laquelle ses services auraient prétendu que l’Iran était sur le point de fabriquer une bombe à uranium : « Cette citation ne correspond pas aux déclarations du BND, car l’Iran n’est pas en mesure de se nucléariser dans les six mois qui viennent. »
• Le Président des USA a fondé son renoncement au stationnement de systèmes antimissile en Pologne et Tchéquie entre autres sur le fait que l’Iran rencontrait plus de difficultés que prévu à mettre au point des lance-missiles à longue portée.
• Last but not least : L’Iran lui-même a déclaré par la voix de son ambassadeur en Autriche, dans une interview accordée au Wiener Zeitung du 18 septembre, qu’il ne menaçait pas Israël et ne représentait pas un danger pour ce pays : « L’Iran n’a jamais dit qu’il attaquerait militairement Israël. Quand des représentants de mon pays ont dit qu’Israël ne devait pas exister sous cette forme, ils entendaient par là qu’ils rejetaient le système sioniste et la tyrannie, non qu’ils désiraient éradiquer Israël au moyen d’une attaque militaire. »
On est encore loin de déposer les armes, mais ce sont là des signaux indiquant qu’il existe une autre voie que celle de l’escalade. Et cette autre voie, il faut l’emprunter. Au sein des think tanks qui ont de l’influence sur les gouvernements US et israéliens il doit bien y avoir assez de matière grise pour mesurer les effets catastrophiques d’une nouvelle guerre, vraisemblablement nucléaire de surcroît, et pour rechercher une voie diplomatique et la trouver.
Et assez, aussi, de jugeote pour rejeter des voix comme celle de l’atlantiste allemand Josef Joffe. Il avait, dans la livraison de septembre/octobre 2009 de la revue allemande Internationale Politik et dans la revue US Foreign Affairs qui paraît en parallèle, déliré au sujet des USA, puissance hégémonique mondiale, et de leur « culture de guerre ». Il faut aussi rejeter clairement des points de vue tels que celui, paru dans le journal londonien Times le 18 septembre, selon lequel les « intentions agressives » de l’Iran seraient une « menace pour l’Occident ». De telles affirmations constituent une perversion de la réalité.
« War is obsolete » [la guerre est caduque], déclarait il y a deux ans dans ces colonnes Doug Rokke, vétéran US de la guerre du Golfe et expert en armes à l’uranium. Et de fait, c’est un droit fondamental pour le genre humain que d’avoir des gouvernements qui respectent le droit, renoncent à la violence et résolvent les conflits par le biais de négociations pacifiques. C’est la seule voie acceptable dans un monde civilisé.
par Karl Müller
http://www.voltairenet.org/article162306.html
Dernière édition par sphinx le Jeu 19 Mai - 22:48, édité 3 fois
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Deux guerres locales
La guerre israélo-arabe a été un mauvais tour joué par l’histoire moderne à la bonne conscience de gauche, qui communiait dans le grand spectacle de sa protestation contre la guerre du Vietnam. La fausse conscience, qui voyait dans le F.N.L. le champion de la «révolution socialiste» contre l’impérialisme américain, ne put que s’embrouiller et sombrer dans ses insurmontables contradictions, quand il s’est agi de départager Israël et Nasser ; elle n’a pas cependant, à travers ses burlesques polémiques, cessé de proclamer que l’un ou l’autre avait absolument raison, même que telle ou telle de leurs perspectives était révolutionnaire.
C’est qu’en immigrant dans les zones sous-développées, la lutte révolutionnaire était l’objet d’une double aliénation : d’une part, celle d’une gauche impuissante devant un capitalisme surdéveloppé qu’elle ne peut nullement combattre, et, d’autre part, celle des masses laborieuses des pays colonisés, qui ont hérité des restes d’une révolution défigurée et ont dû subir ses tares. L’absence de mouvement révolutionnaire en Europe a réduit la gauche à sa plus simple expression : une masse de spectateurs qui pâment chaque fois que les exploités des colonies prennent les armes contre leurs maîtres, et ne peut s’empêcher d’y voir le nec plus ultra de la Révolution. de même que l’absence de la vie politique du prolétariat en tant que classe-pour-soi (et pour nous le prolétariat est révolutionnaire ou il n’est rien) a permis à cette gauche de devenir le chevalier de la vertu dans un monde sans vertu. Mais quand elle se lamente et se plaint de «l’ordre du monde» comme étant en conflit avec ses bonnes intentions, et qu’elle maintient ses pauvres aspirations en face de cet ordre, elle est en fait attachée à lui comme à son essence, et si cet ordre lui est ravi et si elle-même s’en exclut elle perd tout. La gauche européenne se montre si pauvre que, comme le voyageur dans le désert aspire à une simple goutte d’eau, elle semble aspirer pour se réconforter seulement au maigre sentiment d’une objection abstraite. À la facilité avec laquelle elle se satisfait peut se mesurer l’étendue de son indigence. Elle est étrangère à l’histoire, autant que le prolétariat est étranger à ce monde ; la fausse conscience est son état naturel, le spectacle son élément, et l’affrontement apparent des systèmes sa référence universelle : toujours et partout où il y a conflit, c’est le bien qui combat le mal, la «Révolution absolue» contre la «Réaction absolue».
L’adhésion de la conscience spectatrice aux causes étrangères reste irrationnelle, et ses protestations vertueuses s’embourbent dans les méandres de sa culpabilité. La plupart des «Comités Vietnam», en France, ont éclaté pendant la «guerre de six jours» et, aux États-Unis, une partie des groupes de résistance à la guerre au Vietnam ont aussi connu leur vérité. «On ne peut être à la fois pour les Vietnamiens et contre les Juifs menacés d’extermination», s’écrient les uns. «Pouvez-vous lutter contre les Américains au Vietnam en appuyant leurs alliés sionistes agresseurs ?» rétorquent les autres, et on se lance dans des discussions byzantines… Sartre ne s’en est pas relevé. En réalité, ce que condamne tout ce beau monde, il ne le combat pas effectivement, et ce qu’il approuve, il ne le connaît pas. Son opposition à la guerre américaine se confond quasiment toujours avec l’appui inconditionnel au Vietcong, mais en tout cas, pour tous, elle reste spectaculaire. Ceux qui s’opposaient réellement au fascisme espagnol allaient le combattre. Aucun n’est encore parti lutter contre l’«impérialisme yankee». Tout un étalage de tapis volants s’offre au choix des consommateurs de la participation illusoire : le nationalisme stalino-gaulliste contre l’Américain (la visite de Humphrey a été l’unique occasion où le P.C.F. a manifesté avec les fidèles qui lui restent) ; la vente du Courrier Vietnam, ou des brochures publicitaires de l’État de Ho Chi Minh ; enfin, les manifestations pacifistes. Ni les Provos (avant leur dissolution), ni les étudiants de Berlin n’ont su dépasser ce cadre étroit de «l’action» anti-impérialiste.
...
sphinx- Adm

- Nombre de messages: 7597
Date d'inscription: 19/12/2008
Re: Rapports de forces
L’opposition à la guerre en Amérique est d’emblée plus sérieuse, car elle trouve en face d’elle l’ennemi réel. Cependant, pour une partie de la jeunesse, elle signifie son identification mécanique avec les ennemis apparents de ses ennemis réels : ce qui accentue la confusion d’une classe ouvrière déjà soumise aux pires abrutissements et mystifications, et contribue à la maintenir dans cet état d’esprit «réactionnaire» dont on tire argument contre elle.
Plus importante nous semble la critique de Guevara, parce qu’enracinée dans des luttes authentiques, mais elle pèche par défaut. Le Che est sûrement l’un des derniers léninistes conséquents de notre époque. Toutefois, tel Épiménide, il semble avoir dormi pendant ce dernier demi-siècle, pour croire qu’il y a encore un «camp progressiste» et que celui-ci est étrangement «défaillant». Ce bureaucratique et romantique révolutionnaire ne voit ainsi dans l’impérialisme que le stade suprême du capitalisme, en lutte contre une société qui est socialste, même si elle a des défauts.
La déficience de l’U.R.S.S., honteusement reconnue, paraît de plus en plus «naturelle». Quant à la Chine, selon une déclaration officielle, elle reste «prête à consentir tous les sacrifices nationaux pour soutenir le Vietnam du Nord contre les U.S.A. (à défaut des ouvriers de Hong-Kong) et elle constitue l’arrière-garde la plus solide et la plus sûre pour le peuple vietnamien en lutte contre l’impérialisme». Personne ne doute, en effet, que quand le dernier Vietnamien sera tué, la Chine bureaucratique de Mao sera intacte. (Selon les Izvestia, la Chine et les États-Unis auraient conclu un accord de non-intervention réciproque.)
Ni la conscience manichéenne de la gauche vertueuse, ni la bureaucratie ne sont capables de voir l’unité profonde du monde actuel. La dialectique est leur ennemi commun. La critique révolutionnaire, quant à elle, commence par-delà le bien et le mal ; elle prend ses racines dans l’histoire, et a pour terrain la totalité du monde existant. Elle ne peut, en aucun cas, applaudir un État belligérant, ni appuyer la bureaucratie d’un État exploiteur en formation. Elle doit, avant tout, dévoiler la vérité des conflits actuels, en les rattachant à leur histoire, et démasquer les buts inavoués des forces officiellement en lutte. L’arme de la critique sert de prélude à la critique des armes.
La coexistence pacifique des mensonges bourgeois et bureaucratique a fini par l’emporter sur le mensonge de leurs affrontements ; l’équilibre de la terreur a été rompu à Cuba en 1962 lors de la débandade russe. Depuis, l’impérialisme américain est le maître incontesté du monde. Et il ne peut l’être que par l’agression, car il n’a aucune chance d’avoir un quelconque attrait pour les déshérités, plus facilement tournés vers le modèle russo-chinois. Le capitalisme d’État est la tendance naturelle des sociétés colonisées où l’État se constitue généralement avant les classes — au sens historique du terme. L’élimination totale de ses capitaux et de ses marchandises du marché mondial est justement la menace mortelle qui pèse sur la classe possédante américaine et son économie de libre entreprise ; et la clé de sa fureur agressive.
Depuis la grande crise de 1929, l’intervention de l’État se fait de plus en plus voyante dans les mécanismes du marché ; l’économie ne peut plus fonctionner régulièrement sans les dépenses massives de l’État, principal «consommateur» de toute la production non-commerciale (surtout par l’industrie d’armement). Ce qui ne l’empêche pas de rester en crise et d’avoir toujours besoin de l’expansion de son secteur public aux dépens de son secteur privé. Une logique implacable pousse le système vers un capitalisme de plus en plus contrôlé par l’État, engendrant de graves conflits sociaux.
...
Plus importante nous semble la critique de Guevara, parce qu’enracinée dans des luttes authentiques, mais elle pèche par défaut. Le Che est sûrement l’un des derniers léninistes conséquents de notre époque. Toutefois, tel Épiménide, il semble avoir dormi pendant ce dernier demi-siècle, pour croire qu’il y a encore un «camp progressiste» et que celui-ci est étrangement «défaillant». Ce bureaucratique et romantique révolutionnaire ne voit ainsi dans l’impérialisme que le stade suprême du capitalisme, en lutte contre une société qui est socialste, même si elle a des défauts.
La déficience de l’U.R.S.S., honteusement reconnue, paraît de plus en plus «naturelle». Quant à la Chine, selon une déclaration officielle, elle reste «prête à consentir tous les sacrifices nationaux pour soutenir le Vietnam du Nord contre les U.S.A. (à défaut des ouvriers de Hong-Kong) et elle constitue l’arrière-garde la plus solide et la plus sûre pour le peuple vietnamien en lutte contre l’impérialisme». Personne ne doute, en effet, que quand le dernier Vietnamien sera tué, la Chine bureaucratique de Mao sera intacte. (Selon les Izvestia, la Chine et les États-Unis auraient conclu un accord de non-intervention réciproque.)
Ni la conscience manichéenne de la gauche vertueuse, ni la bureaucratie ne sont capables de voir l’unité profonde du monde actuel. La dialectique est leur ennemi commun. La critique révolutionnaire, quant à elle, commence par-delà le bien et le mal ; elle prend ses racines dans l’histoire, et a pour terrain la totalité du monde existant. Elle ne peut, en aucun cas, applaudir un État belligérant, ni appuyer la bureaucratie d’un État exploiteur en formation. Elle doit, avant tout, dévoiler la vérité des conflits actuels, en les rattachant à leur histoire, et démasquer les buts inavoués des forces officiellement en lutte. L’arme de la critique sert de prélude à la critique des armes.
La coexistence pacifique des mensonges bourgeois et bureaucratique a fini par l’emporter sur le mensonge de leurs affrontements ; l’équilibre de la terreur a été rompu à Cuba en 1962 lors de la débandade russe. Depuis, l’impérialisme américain est le maître incontesté du monde. Et il ne peut l’être que par l’agression, car il n’a aucune chance d’avoir un quelconque attrait pour les déshérités, plus facilement tournés vers le modèle russo-chinois. Le capitalisme d’État est la tendance naturelle des sociétés colonisées où l’État se constitue généralement avant les classes — au sens historique du terme. L’élimination totale de ses capitaux et de ses marchandises du marché mondial est justement la menace mortelle qui pèse sur la classe possédante américaine et son économie de libre entreprise ; et la clé de sa fureur agressive.
Depuis la grande crise de 1929, l’intervention de l’État se fait de plus en plus voyante dans les mécanismes du marché ; l’économie ne peut plus fonctionner régulièrement sans les dépenses massives de l’État, principal «consommateur» de toute la production non-commerciale (surtout par l’industrie d’armement). Ce qui ne l’empêche pas de rester en crise et d’avoir toujours besoin de l’expansion de son secteur public aux dépens de son secteur privé. Une logique implacable pousse le système vers un capitalisme de plus en plus contrôlé par l’État, engendrant de graves conflits sociaux.
...
sphinx- Adm

- Nombre de messages: 7597
Date d'inscription: 19/12/2008
Re: Rapports de forces
La profonde crise du système américain, c’est son incapacité à produire des profits à l’échelle sociale, d’une façon suffisante. Il doit donc réussir, à l’extérieur, ce qu’il ne peut faire chez lui, c’est-à-dire augmenter la masse des profits proportionnellement à la masse des capitaux esistants. La classe possédante, qui possède aussi plus ou moins l’État, compte sur ses entreprises impérialistes pour réaliser ce rêve dément. Pour cette classe, le capitalisme d’État signifie la mort, tout autant que le communisme ; c’est pourquoi elle est par essence incapable d’y voir une quelconque différence.


sphinx- Adm

- Nombre de messages: 7597
Date d'inscription: 19/12/2008
Re: Rapports de forces
Le fonctionnement artificiel de l’économie monopoliste comme «économie de guerre» assure, pour le moment, à la politique de la classe dirigeante, l’appui bienveillant des ouvriers, qui profitent du plein emploi et d’une abondance spectaculaire : «Actuellement, la proportion de la main-d’œuvre affectée à des tâches intéressant la défense nationale représente 5,2% de la main-d’œuvre américaine totale, contre 3,9% il y a deux ans (…). Le nombre des emplois civils dans le domaine de la défense nationale est passé de 3'000'000 à 4'100'000 environ en deux ans.» (Le Monde du 17-9-67.) En attendant, le capitalisme de marché sent obscurément qu’en étendant son contrôle territorial il atteindra une expansion accélérée capable de contrebalancer les exigences toujours croissantes de la production non-profitable. La défense acharnée des régions du monde «libre» où ses intérêts sont souvent minimes (en 1959, les investissements américains au Vietnam du Sud ne dépassaient pas les 50 millions de dollars) correspond à une stratégie qui, à long terme, pense arriver à transformer les dépenses militaires en simples frais d’exploitation, assurant aux États-Unis non seulement un marché, mais le contrôle monopolistique des moyens de production de la plus grande partie du globe. Mais tout contrecarre ce projet. D’une part, les contradictions internes du capitalisme privé : des intérêts particuliers s’opposent à cet intérêt général de la classe possédante dans son ensemble, tels les groupes qui s’enrichissent à court terme des commandes d’État (avec, en tête, les fabriquants d’armes), tels les entreprises monopolistes qui répugnent à investir dans des pays sous-développés, où la productivité est très basse en dépit d’une main-d’œuvre à bon marché, au lieu de le faire dans la partie avancée du monde — et surtout en Europe, toujours largement plus rentable que l’Amérique saturée. D’autre part, il se heurte aux intérêts immédiats des masses déshéritées, dont le premier mouvement ne peut être que l’élimination de leurs couches exploiteuses, seules capables d’assurer aux U.S.A. une quelconque infiltration.
Le Vietnam n’est, pour le moment, selon Rostow, spécialiste de la «croissance» au Département d’État, que le champ d’expérience de cette vaste stratégie — appelée à se multiplier — qui, pour assurer sa paix exploiteuse, doit commencer par une guerre destructrice — qui n’a pas grande chance d’aboutir. L’agressivité de l’impérialisme américain n’est donc nullement une aberration d’un mauvais gouvernement, mais une nécessité pour les relations de classes du capitalisme privé, qui, si un mouvement révolutionnaire ne vient pas y mettre un terme, évolue inexorablement vers un capitalisme technocratique d’État. C’est dans ce cadre général de l’économie mondiale restée non-dominée qu’il faut insérer l’histoire des luttes aliénées de notre époque.
Le Vietnam n’est, pour le moment, selon Rostow, spécialiste de la «croissance» au Département d’État, que le champ d’expérience de cette vaste stratégie — appelée à se multiplier — qui, pour assurer sa paix exploiteuse, doit commencer par une guerre destructrice — qui n’a pas grande chance d’aboutir. L’agressivité de l’impérialisme américain n’est donc nullement une aberration d’un mauvais gouvernement, mais une nécessité pour les relations de classes du capitalisme privé, qui, si un mouvement révolutionnaire ne vient pas y mettre un terme, évolue inexorablement vers un capitalisme technocratique d’État. C’est dans ce cadre général de l’économie mondiale restée non-dominée qu’il faut insérer l’histoire des luttes aliénées de notre époque.
sphinx- Adm

- Nombre de messages: 7597
Date d'inscription: 19/12/2008
Re: Rapports de forces
La destruction des vieilles structures «asiatiques» par la pénétration coloniale amena, d’une part, la naissance d’une nouvelle couche urbaine et, d’autre part, la paupérisation accrue de larges fractions de la paysannerie surexploitée. C’est la rencontre de ces deux forces sociales qui constitua le moteur principal de tout le mouvement vietnamien. Parmi les couches urbaines — petites-bourgeoises, et même bourgeoises — se formèrent en effet les premiers noyaux nationalistes, et le cadre de ce qui allait être, à partir de 1930, le Parti Communiste Indochinois. L’adhésion à l’idéologie bolchevik

sphinx- Adm

- Nombre de messages: 7597
Date d'inscription: 19/12/2008
Re: Rapports de forces
(dans sa version stalinienne) doubla le programme purement nationaliste d’un programme essentiellement agraire, et permit au P.C.I. de devenir le principal dirigeant de la lutte anti-coloniale, et d’encadrer la grande masse des paysans spontanément insurgés. Les «soviets paysans» de 1931 furent la première manifestation de ce mouvement. Mais, en rattachant son sort à celui de la IIIe Internationale, le P.C.I. se soumit à toutes les vicissitudes de la diplomatie stalinienne, et aux fluctuations des intérêts nationaux et étatiques de la bureaucratie russe. À partir du septième Congrès du Comintern (août 1935) «la lutte contre l’impérialisme français» disparut du programme et fut bientôt remplacée par la lutte contre le puissant parti trotskiste. «En ce qui concerne les trotskistes, pas d’alliances ni de concessions ; ils doivent être démasqués pour ce qu’ils sont : les agents du fascisme.» (Rapport de Ho Chi Minh au Comintern, juillet 1939.) Le traité germano-soviétique et l’interdiction des P.C. de France et d’outre-mer permirent au P.C.I. de changer de direction : «Notre parti trouve que c’est une question de vie ou de mort… de lutter contre la guerre impérialiste et la politique de piraterie et de massacre de l’impérialisme français (lire : contre l’Allemagne nazie)… mais nous lutterons, en même temps, contre les buts agressifs du fascisme japonais.»
sphinx- Adm

- Nombre de messages: 7597
Date d'inscription: 19/12/2008
Re: Rapports de forces
Vers la fin de la deuxième guerre mondiale, avec l’aide effective des Américains, le Vietminh contrôlait la plus grande partie du territoire, et était reconnu par la France comme l’unique représentant de l’Indochine. C’est à ce moment que Ho préféra «renifler un peu la crotte française plutôt que de manger toute la vie celle des Chinois», et signa, pour faciliter la tâche de ses camarades-maîtres, le monstrueux compromis de mars 1946, qui reconnut le Vietnam à la fois comme «État libre» et comme «faisant partie de la Fédération Indochinoise de l’Union Française». Ce compromis permit à la France de reconquérir une partie du pays et d’engager, en même temps que les staliniens perdaient leur part du pouvoir bourgeois en France, une guerre de huit ans, au bout de laquelle le Vietminh livrait le Sud aux couches les plus rétrogrades de la société vietnamienne et à leurs protecteurs, les Américains, et gagnait définitivement le Nord. Après avoir procédé à l’élimination systématique des éléments révolutionnaires qui restaient (le dernier leader trotskiste, Ta Tu Thau, a été assassiné en 1946), la bureaucratie vietminh installa son pouvoir totalitaire sur la paysannerie, et amorça l’industrialisation du pays dans le cadre d’un capitalisme d’État. L’amélioration du sort des paysans, consécutive à leurs conquêtes pendant la longue lutte de libération, devait, dans la logique bureaucratique, être mise au service de l’État naissant ; dans le sens d’une meilleure productivité dont il restait le maître incontesté. L’application autoritaire de la réforme agraire donna lieu, en 1956, à de violentes insurrections et à une sanglante répression (surtout dans la province même de Ho Chi Minh). Les paysans qui ont porté la bureaucratie au pouvoir se trouvaient être ses premières victimes. Une «orgie d’autocritiques» tenta, pendant plusieurs années, de faire oublier cette «grave erreur».

1945, l’année des ententes cordiales.
Ho Chi Minh (le deuxième en partant de la gauche)
avec un groupe de conseillers militaires américains parachutés
en Indochine pour aider les guérilleros contre les Japonais.
Mais les mêmes accords de Genève permirent aux Diem d’installer au sud du 17e parallèle, un État bureaucratique, féodal et théocratique, au service des propriétaires terriens et de la bourgeoisie compradore. Cet État allait, en l’espace de quelques années, liquider toutes les acquisitions de la paysannerie, par quelques «réformes agraires» appropriées, et les paysans du Sud, dont une partie n’avait jamais déposé les armes, allaient retomber sous la coupe de l’oppression et de la surexploitation. C’est la deuxième guerre du Vietnam. Là aussi, la masse des paysans insurgés, qui reprennent les armes contre les mêmes ennemis, retrouvent les mêmes chefs. Le Front National de Libération succède au Vietminh, héritant à la fois de ses qualités et de ses lourds défauts. En se faisant le champion de la lutte nationale et de la guerre paysanne, le F.N.L. a, dès le début, gagné la campagne, et en a fait la base principale de la résistance armée. Ce sont ses victoires successives sur l’armée officielle qui ont provoqué l’intervention de plus en plus massive des Américains, jusqu’à réduire le conflit à une guerre coloniale ouverte, où les Vietnamiens se trouvent opposés à l’armée d’invasion.

Sa résolution dans la lutte, son programme nettement anti-féodal et ses perspectives unitaires restent les principales qualités du mouvement. En aucune manière la lutte du F.N.L. ne sort du cadre classique des luttes de libération nationale, et son programme reste basé sur un compromis d’une vaste coalition de classes, dominée par l’unique objectif de liquider l’agression américaine (ce n’est pas par hasard qu’il rejette la dénomination Vietcong — id est communistes vietnamiens — pour insister sur son caractère national). Ses structures sont celles d’un État en formation, puisque déjà dans les zones qu’il contrôle il lève des impôts et institue le service militaire obligatoire.

1945, l’année des ententes cordiales.
Ho Chi Minh (le deuxième en partant de la gauche)
avec un groupe de conseillers militaires américains parachutés
en Indochine pour aider les guérilleros contre les Japonais.
Mais les mêmes accords de Genève permirent aux Diem d’installer au sud du 17e parallèle, un État bureaucratique, féodal et théocratique, au service des propriétaires terriens et de la bourgeoisie compradore. Cet État allait, en l’espace de quelques années, liquider toutes les acquisitions de la paysannerie, par quelques «réformes agraires» appropriées, et les paysans du Sud, dont une partie n’avait jamais déposé les armes, allaient retomber sous la coupe de l’oppression et de la surexploitation. C’est la deuxième guerre du Vietnam. Là aussi, la masse des paysans insurgés, qui reprennent les armes contre les mêmes ennemis, retrouvent les mêmes chefs. Le Front National de Libération succède au Vietminh, héritant à la fois de ses qualités et de ses lourds défauts. En se faisant le champion de la lutte nationale et de la guerre paysanne, le F.N.L. a, dès le début, gagné la campagne, et en a fait la base principale de la résistance armée. Ce sont ses victoires successives sur l’armée officielle qui ont provoqué l’intervention de plus en plus massive des Américains, jusqu’à réduire le conflit à une guerre coloniale ouverte, où les Vietnamiens se trouvent opposés à l’armée d’invasion.

Sa résolution dans la lutte, son programme nettement anti-féodal et ses perspectives unitaires restent les principales qualités du mouvement. En aucune manière la lutte du F.N.L. ne sort du cadre classique des luttes de libération nationale, et son programme reste basé sur un compromis d’une vaste coalition de classes, dominée par l’unique objectif de liquider l’agression américaine (ce n’est pas par hasard qu’il rejette la dénomination Vietcong — id est communistes vietnamiens — pour insister sur son caractère national). Ses structures sont celles d’un État en formation, puisque déjà dans les zones qu’il contrôle il lève des impôts et institue le service militaire obligatoire.
sphinx- Adm

- Nombre de messages: 7597
Date d'inscription: 19/12/2008
Re: Rapports de forces
Ces qualités minimum dans la lutte, les objectifs et les intérêts sociaux qu’ils expriment, restent totalement absents dans l’affrontement qui oppose Israël aux Arabes. Les contradictions spécifiques du sionisme, comme celles de la société arabe morcelée, s’ajoutent dans la confusion générale.
Dès ses origines, le mouvement sioniste était le contraire de la solution révolutionnaire de ce qu’on appelait la question juive. Produit direct du capitalisme européen, il visait non le bouleversement d’une société qui avait besoin de persécuter les Juifs, mais la création d’une entité nationale juive qui serait à l’abri des aberrations antisémites du capitalisme décadent ; non l’abolition de l’injustice, mais son transfert. Ce qui constitue le péché originel du sionisme, c’est d’avoir toujours raisonné comme si la Palestine était une île déserte. Le mouvement ouvrier révolutionnaire voyait la solution de la question juive dans la communauté prolétarienne, c’est-à-dire la destruction du capitalisme et de «sa religion, le judaïsme», l’émancipation du Juif ne pouvant se faire en dehors de l’émancipation de l’homme. Le sionisme partait de l’hypothèse inverse. Certes, le développement contre-révolutionnaire de ce demi-siècle lui a donné raison, mais de la même manière que le développement du capitalisme européen a donné raison aux thèses réformistes de Bernstein. Le succès du sionisme, et corollairement la création de l’État d’Israël n’est qu’un avatar du triomphe de la contre-révolution mondiale. Au «socialisme dans un seul pays» pouvait faire écho «justice pour un seul peuple» et «égalité dans un seul kibboutz». C’est avec les capitaux de Rothschild qu’on a organisé la colonisation de la Palestine, et c’est grâce à la plus-value européenne qu’on a lancé les premiers kibboutzim. Les Juifs recréaient alors pour eux tout ce dont ils étaient victimes : le fanatisme et la ségrégation. Ceux qui souffraient de n’être que tolérés dans leur société, allaient lutter pour devenir, ailleurs, des propriétaires disposant du droit de tolérer les autres. Le kibboutz n’était pas un dépassement révolutionnaire de la «féodalité» palestinienne, mais une formule mutualiste d’auto-défense des travailleurs-colons juifs contre les tendances d’exploitation capitaliste de l’Agence Juive. Parce qu’elle était le principal propriétaire juif de Palestine, l’Organisation Sioniste se définissait comme l’unique représentant des intérêts supérieurs de «la Nation Juive». Si elle a fini par céder le droit à une certaine autogestion, c’est qu’elle s’était assurée que celle-ci serait fondée sur le refoulement systématique du paysan arabe.
Quant à la Histadrut, elle était, dès sa création en 1920, soumise à l’autorité du sionisme mondial, c’est-à-dire le contraire même de l’émancipation des travailleurs. Les travailleurs arabes en étaient statutairement exclus, et son activité consistait souvent à interdire aux entreprises juives de les employer.

Dès ses origines, le mouvement sioniste était le contraire de la solution révolutionnaire de ce qu’on appelait la question juive. Produit direct du capitalisme européen, il visait non le bouleversement d’une société qui avait besoin de persécuter les Juifs, mais la création d’une entité nationale juive qui serait à l’abri des aberrations antisémites du capitalisme décadent ; non l’abolition de l’injustice, mais son transfert. Ce qui constitue le péché originel du sionisme, c’est d’avoir toujours raisonné comme si la Palestine était une île déserte. Le mouvement ouvrier révolutionnaire voyait la solution de la question juive dans la communauté prolétarienne, c’est-à-dire la destruction du capitalisme et de «sa religion, le judaïsme», l’émancipation du Juif ne pouvant se faire en dehors de l’émancipation de l’homme. Le sionisme partait de l’hypothèse inverse. Certes, le développement contre-révolutionnaire de ce demi-siècle lui a donné raison, mais de la même manière que le développement du capitalisme européen a donné raison aux thèses réformistes de Bernstein. Le succès du sionisme, et corollairement la création de l’État d’Israël n’est qu’un avatar du triomphe de la contre-révolution mondiale. Au «socialisme dans un seul pays» pouvait faire écho «justice pour un seul peuple» et «égalité dans un seul kibboutz». C’est avec les capitaux de Rothschild qu’on a organisé la colonisation de la Palestine, et c’est grâce à la plus-value européenne qu’on a lancé les premiers kibboutzim. Les Juifs recréaient alors pour eux tout ce dont ils étaient victimes : le fanatisme et la ségrégation. Ceux qui souffraient de n’être que tolérés dans leur société, allaient lutter pour devenir, ailleurs, des propriétaires disposant du droit de tolérer les autres. Le kibboutz n’était pas un dépassement révolutionnaire de la «féodalité» palestinienne, mais une formule mutualiste d’auto-défense des travailleurs-colons juifs contre les tendances d’exploitation capitaliste de l’Agence Juive. Parce qu’elle était le principal propriétaire juif de Palestine, l’Organisation Sioniste se définissait comme l’unique représentant des intérêts supérieurs de «la Nation Juive». Si elle a fini par céder le droit à une certaine autogestion, c’est qu’elle s’était assurée que celle-ci serait fondée sur le refoulement systématique du paysan arabe.
Quant à la Histadrut, elle était, dès sa création en 1920, soumise à l’autorité du sionisme mondial, c’est-à-dire le contraire même de l’émancipation des travailleurs. Les travailleurs arabes en étaient statutairement exclus, et son activité consistait souvent à interdire aux entreprises juives de les employer.

sphinx- Adm

- Nombre de messages: 7597
Date d'inscription: 19/12/2008
Re: Rapports de forces

Le développement de la lutte triangulaire entre Arabes, sionistes et Anglais, allait tourner au profit des seconds ; grâce à la paternité active des Américains (à partir de la deuxième guerre mondiale) et à la bénédiction de Staline (qui voyait en Israël la constitution du premier bastion «socialiste» au Moyen-Orient, mais voulait par là même se débarrasser de quelques Juifs encombrants), le rêve herzlien ne tarda pas à se concrétiser, et l’État juif fut arbitrairement proclamé. La récupération de toutes les formes «progressives» d’organisation sociale, et leur intégration à l’idéal sioniste, permit dès lors aux plus «révolutionnaires» de travailler, la conscience tranquille, à l’édification de l’État bourgeois, militariste et rabbinique qu’est devenu l’Israël moderne. Le sommeil prolongé de l’internationalisme prolétarien a encore une fois engendré un monstre. L’injustice fondamentale commise contre les Arabes de Palestine se retourna aussitôt contre les Juifs eux-mêmes : l’État du peuple élu n’était rien d’autre qu’une vulgaire société de classes, où s’étaient reconstitués toutes les anomalies des vieilles sociétés (divisions hiérarchiques, oppositions ethniques entre Ashkenazes et Séphardites, persécutions racistes de la minorité arabe, etc.). La centrale syndicale y retrouva sa fonction normale d’intégrer les ouvriers à une économie capitaliste, dont elle est devenue le principal propriétaire. Elle emploie plus de salariés que n’en possède l’État lui-même. Elle constitue actuellement la tête de pont de l’expansion impérialiste du jeune capitalisme israélien («Solel Boneh», importante succursale en bâtiment de la Histadrut, a investi 180 millions de dollars en Afrique et en Asie en 1960-1966, et emploie actuellement 12'000 ouvriers africains).
Et comme l’État n’aurait jamais pu voir le jour sans l’intervention directe de l’impérialisme anglo-américain et l’aide massive du capitalisme financier juif, il ne peut aujourd’hui équilibrer son économie artificielle qu’avec l’aide des mêmes forces qui l’ont créé (le déficit de la balance des paiements est égal à 600 millions de dollars, c’est-à-dire plus que le revenu moyen d’un travailleur arabe par tête d’habitant israélien). Dès l’installation des premières colonies d’immigrés, les Juifs constituaient, parallèlement à la société arabe économiquement et socialement attardée, une société moderne de type européen ; la proclamation de l’État n’a fait qu’achever ce processus par l’expulsion pure et simple des éléments du retard. Israël est, de par son être, le bastion de l’Europe au cœur d’un monde afro-asiatique. Ainsi est-il devenu doublement étranger : à la population arabe, réduite à l’état permanent de réfugiés ou de minorité colonisée, et à la population juive qui y avait vu un moment la réalisation terrestre de toutes les idéologies égalitaires.
Mais ceci n’est pas dû aux seules contradictions de la société israélienne ; dès le début, cette situation n’a cessé de s’aggraver, du fait de son entretien par l’environnement arabe, incapable jusqu’à présent d’y apporter un début de solution effective.
Dès le début du mandat britannique, la résistance arabe en Palestine a été entièrement dominée par la classe possédante, c’est-à-dire par les classes dirigeantes arabes d’alors, et leurs protecteurs britanniques. L’accord Sykes-Picot a mis fin à tous les espoirs du nationalisme arabe naissant, et soumis la région, savamment morcelée, à une domination étrangère qui est loin d’être achevée. Les mêmes couches qui assuraient la servitude des masses arabes à l’Empire Ottoman passèrent au service de l’occupation britannique, et se firent les complices de la colonisation sioniste (par la vente, à des prix très élevés, de leurs terres). Le retard de la société arabe ne permettait pas encore l’émergence de nouvelles directions plus avancées, et les soulèvements populaires spontanés retrouvaient chaque fois les mêmes récupérateurs : les notabilités «féodales-bourgeoises» et leur marchandise, l’union nationale.
L’insurrection armée de 1936-1939, et la grève générale de six mois (la plus longue de l’histoire) ont été décidées et exécutées en dépit de l’opposition de toutes les directions des partis «nationalistes». Spontanément organisées, elles ont connu une vaste ampleur ; ce qui a obligé la classe dirigeante à s’y rallier et, du coup, à prendre la direction du mouvement. Mais c’était pour y mettre un frein, le conduire à la table des négociations et aux compromis réactionnaires. Seule la victoire de ce soulèvement dans ses ultimes conséquences aurait pu à la fois liquider le mandat britannique et le projet sioniste de constituter un État juif. Son échec annonçait, a contrario, les futures catastrophes, et en définitive la défaite de 1948.
Celle-ci a sonné le glas de la «bourgeoisie-féodalité» comme classe dirigeante du mouvement arabe. Elle a été l’occasion pour la petite-bourgeoisie d’émerger au pouvoir et de constituer, avec les cadres de l’armée défaite, le moteur du mouvement actuel. Son programme était simple : l’unité, une certaine idéologie socialiste et la libération de la Palestine (le Retour). L’agression tripartite de 1956 lui a fourni la meilleure occasion de se consolider en tant que classe dominante, et de découvrir un leader-programme en la personne de Nasser, proposé à l’admiration collective des masses arabes dépossédées de tout. C’était leur religion et leur opium. Seulement, la nouvelle classe exploiteuse avait ses intérêts propres, et ses buts autonomes. Les mots d’ordre qui ont fait la popularité du régime bureaucratique militaire d’Égypte, étaient mauvais en eux-mêmes, et il était incapable de les réaliser. L’unité arabe et la destruction d’Israël (tour à tour invoquée comme liquidation de l’État usurpateur, et comme rejet pur et simple de sa population à la mer) étaient au centre de cette idéologie-propagande.
Ce qui a inauguré la décadence de la petite-bourgeoisie arabe et de son pouvoir bureaucratique, ce sont tout d’abord ses propres contradictions internes, et la superficialité de ses options (Nasser, le Baas, Kassem et les partis dits communistes n’ont pas cessé de lutter les uns contre les autres, à travers les compromissions et les alliances avec les forces les plus louches).
Vingt ans après la première guerre de Palestine, cette nouvelle couche vient de prouver son incapacité totale de résoudre le problème palestinien. Elle a vécu par la surenchère démente, car seul l’entretien permanent du prétexte israélien lui permettait de survivre, impuissante qu’elle était à apporter une quelconque solution radicale aux innombrables problèmes intérieurs : le problème palestinien reste la clé des bouleversements arabes. C’est autour de lui que les conflits tournent, et en lui que tout le monde communie. Il est la base de la solidarité objective de tous les régimes arabes. Il réalise «l’Union sacrée» entre Nasser et Hussein, Fayçal et Boumedienne, le Baas et Aref.
sphinx- Adm

- Nombre de messages: 7597
Date d'inscription: 19/12/2008
Re: Rapports de forces
La dernière guerre est venue dissiper toutes les illusions. La rigidité absolue de «l’idéologie arabe» a été pulvérisée au contact de la réalité effective tout aussi dure, mais permanente. Ceux qui parlaient de faire la guerre ne la voulaient ni ne la préparaient, et ceux qui ne parlaient que de se défendre préparaient effectivement l’offensive. Chacun des deux camps suivait sa propre pente : la bureaucratie arabe, celle du mensonge et de la démagogie, les maîtres d’Israël, celle de l’expansion impérialiste. C’est en tant qu’élément négatif que la guerre des six jours a eu une importance capitale, puisqu’elle a révélé toutes les faiblesses et les tares secrètes de ce qu’on a voulu présenter comme «la révolution arabe». La «puissante» bureaucratie militaire égyptienne s’est effritée en deux jours, dévoilant tout d’un coup la vérité de ses réalisations : le pivot autour duquel se sont opérées toutes les transformations socio-économiques, l’armée, est resté fondamentalement le même. D’une part, elle prétendait tout changer en Égypte (et même dans toute la zone arabe), et d’une autre elle faisait tout pour que rien ne change en son sein, en ses valeurs et habitudes. L’Égypte nassérienne est encore dominée par les forces pré-nassériennes, sa «bureaucratie» est un magma sans cohérence ni conscience de classe, que seule l’exploitation et le partage de la plus-value sociale unit.
Quant à l’appareil politico-militaire qui gouverne la Syrie baasiste, il s’enferme de plus en plus dans l’extrémisme de son idéologie. Seulement, sa phraséologie ne trompe plus personne (à part Pablo !) ; tout le monde sait qu’il n’a pas fait la guerre, et qu’il a livré le front sans résistance, puisqu’il a préféré garder les meilleures troupes à Damas pour sa propre défense. Ceux qui consommaient 65% du budget syrien pour défendre le territoire ont définitivement démasqué leur cynique mensonge.
Enfin, elle a une dernière fois montré, à ceux qui en avaient encore besoin, que l’Union sacrée avec les Hussein ne pouvait conduire qu’à la catastrophe. La Légion Arabe s’est retirée dès le premier jour, et la population palestinienne, qui a subi pendant vingt ans la terreur policière de ses bourreaux, s’est trouvée désarmée et désorganisée devant les forces d’occupation. Le trône hachémite, depuis 1948, s’était partagé la colonisation des Palestiniens avec l’État sioniste. En désertant la Cisjordanie, il livrait à celui-ci les dossiers établis par la police sur tous les éléments révolutionnaires palestiniens. Mais les Palestiniens ont toujours su qu’il n’y avait pas une grande différence entre les deux colonisations, et se sentent aujourd’hui plus à l’aise dans leur résistance à la nouvelle occupation.
De l’autre côté, Israël est devenu tout ce que les Arabes, avant la guerre, lui reprochaient d’être : un État impérialiste se conduisant comme les forces d’occupation les plus classiques (terreur policière, dynamitage des maisons, loi martiale permanente, etc.). Et à l’intérieur se développe un délire collectif dirigé par les rabbins pour «le droit imprescriptible d’Israël aux frontières bibliques». La guerre est venue arrêter tout le mouvement de contestation qu’engendraient les contradictions de cette société artificielle (en 1966, il y a eu quelques dizaines d’émeutes, et pas moins de 277 grèves pour la seule année 1965) ; et provoquer une adhésion unanime autour des objectifs de la classe dominante, et de son idéologie la plus extrémiste. Elle a servi par ailleurs à renforcer tous les régimes arabes non impliqués dans l’affrontement armé. Boumedienne put ainsi, à 5000 km, participer, quiètement, à la surenchère, et faire applaudir son nom par la foule algérienne devant laquelle il n’osait même pas se présenter la veille ; enfin obtenir l’appui d’une O.R.P. complètement stalinisée («pour sa politique anti-impérialiste»). Fayçal, contre quelques millions de dollars, obtient l’abandon du Yémen Républicain et la consolidation de son trône — et on en passe.
Comme toujours la guerre, quand elle n’est pas civile, ne peut que geler le processus de la révolution sociale ; au Nord-Vietnam, elle provoque l’adhésion, jamais obtenue, de la masse paysanne à la bureaucratie qui l’exploite. En Israël, elle liquide pour une longue période toute opposition au sionisme, et dans les pays arabes c’est le renforcement — momentané — des couches les plus réactionnaires. En aucune façon les courants révolutionnaires ne peuvent s’y reconnaître. Leur tâche est à l’autre bout du mouvement actuel, car elle doit en être la négation absolue.
Il est évidemment impossible de chercher, aujourd’hui, une solution révolutionnaire à la guerre du Vietnam. Il s’agit avant tout de mettre fin à l’agression américaine, pour laisser se développer, d’une façon naturelle, la véritable lutte sociale du Vietnam, c’est-à-dire permettre aux travailleurs vietnamiens de retrouver leurs ennemis de l’intérieur : la bureaucratie du Nord et toutes les couches possédantes et dirigeantes du Sud. Le retrait des Américains signifie immédiatement la prise en main, par la direction stalinienne, de tout le pays : c’est la solution inéluctable. Car les envahisseurs ne peuvent indéfiniment prolonger leur agression : on sait depuis Talleyrand qu’on peut faire n’importe quoi avec des baïonnettes sauf s’asseoir dessus. Il ne s’agit donc pas de soutenir inconditionnellement (ou d’une façon critique) le Vietcong, mais de lutter avec conséquence et sans concessions contre l’impérialisme américain. Le rôle le plus efficace est actuellement celui des révolutionnaires américains qui prônent et pratiquent l’insoumission à une très large échelle (devant laquelle la résistance à la guerre d’Algérie, en France, est un jeu d’enfant). C’est que la racine de la guerre du Vietnam se trouve en Amérique même, et c’est là qu’il faut l’extirper.

Quant à l’appareil politico-militaire qui gouverne la Syrie baasiste, il s’enferme de plus en plus dans l’extrémisme de son idéologie. Seulement, sa phraséologie ne trompe plus personne (à part Pablo !) ; tout le monde sait qu’il n’a pas fait la guerre, et qu’il a livré le front sans résistance, puisqu’il a préféré garder les meilleures troupes à Damas pour sa propre défense. Ceux qui consommaient 65% du budget syrien pour défendre le territoire ont définitivement démasqué leur cynique mensonge.
Enfin, elle a une dernière fois montré, à ceux qui en avaient encore besoin, que l’Union sacrée avec les Hussein ne pouvait conduire qu’à la catastrophe. La Légion Arabe s’est retirée dès le premier jour, et la population palestinienne, qui a subi pendant vingt ans la terreur policière de ses bourreaux, s’est trouvée désarmée et désorganisée devant les forces d’occupation. Le trône hachémite, depuis 1948, s’était partagé la colonisation des Palestiniens avec l’État sioniste. En désertant la Cisjordanie, il livrait à celui-ci les dossiers établis par la police sur tous les éléments révolutionnaires palestiniens. Mais les Palestiniens ont toujours su qu’il n’y avait pas une grande différence entre les deux colonisations, et se sentent aujourd’hui plus à l’aise dans leur résistance à la nouvelle occupation.
De l’autre côté, Israël est devenu tout ce que les Arabes, avant la guerre, lui reprochaient d’être : un État impérialiste se conduisant comme les forces d’occupation les plus classiques (terreur policière, dynamitage des maisons, loi martiale permanente, etc.). Et à l’intérieur se développe un délire collectif dirigé par les rabbins pour «le droit imprescriptible d’Israël aux frontières bibliques». La guerre est venue arrêter tout le mouvement de contestation qu’engendraient les contradictions de cette société artificielle (en 1966, il y a eu quelques dizaines d’émeutes, et pas moins de 277 grèves pour la seule année 1965) ; et provoquer une adhésion unanime autour des objectifs de la classe dominante, et de son idéologie la plus extrémiste. Elle a servi par ailleurs à renforcer tous les régimes arabes non impliqués dans l’affrontement armé. Boumedienne put ainsi, à 5000 km, participer, quiètement, à la surenchère, et faire applaudir son nom par la foule algérienne devant laquelle il n’osait même pas se présenter la veille ; enfin obtenir l’appui d’une O.R.P. complètement stalinisée («pour sa politique anti-impérialiste»). Fayçal, contre quelques millions de dollars, obtient l’abandon du Yémen Républicain et la consolidation de son trône — et on en passe.
Comme toujours la guerre, quand elle n’est pas civile, ne peut que geler le processus de la révolution sociale ; au Nord-Vietnam, elle provoque l’adhésion, jamais obtenue, de la masse paysanne à la bureaucratie qui l’exploite. En Israël, elle liquide pour une longue période toute opposition au sionisme, et dans les pays arabes c’est le renforcement — momentané — des couches les plus réactionnaires. En aucune façon les courants révolutionnaires ne peuvent s’y reconnaître. Leur tâche est à l’autre bout du mouvement actuel, car elle doit en être la négation absolue.
Il est évidemment impossible de chercher, aujourd’hui, une solution révolutionnaire à la guerre du Vietnam. Il s’agit avant tout de mettre fin à l’agression américaine, pour laisser se développer, d’une façon naturelle, la véritable lutte sociale du Vietnam, c’est-à-dire permettre aux travailleurs vietnamiens de retrouver leurs ennemis de l’intérieur : la bureaucratie du Nord et toutes les couches possédantes et dirigeantes du Sud. Le retrait des Américains signifie immédiatement la prise en main, par la direction stalinienne, de tout le pays : c’est la solution inéluctable. Car les envahisseurs ne peuvent indéfiniment prolonger leur agression : on sait depuis Talleyrand qu’on peut faire n’importe quoi avec des baïonnettes sauf s’asseoir dessus. Il ne s’agit donc pas de soutenir inconditionnellement (ou d’une façon critique) le Vietcong, mais de lutter avec conséquence et sans concessions contre l’impérialisme américain. Le rôle le plus efficace est actuellement celui des révolutionnaires américains qui prônent et pratiquent l’insoumission à une très large échelle (devant laquelle la résistance à la guerre d’Algérie, en France, est un jeu d’enfant). C’est que la racine de la guerre du Vietnam se trouve en Amérique même, et c’est là qu’il faut l’extirper.

"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces

Au contraire de la guerre américaine, la question palestinienne n’a pas de solution immédiatement perceptible. Aucune solution à court terme n’est praticable. Les régimes arabes ne peuvent que s’écrouler sous le poids de leurs contradictions, et Israël sera de plus en plus prisonnier de sa logique coloniale. Tous les compromis que les grandes puissances et leurs alliés respectifs essaient de rafistoler ne peuvent, de toutes les façons, qu’être contre-révolutionnaires. Le statu quo bâtard — ni paix, ni guerre — va probablement prédominer pour une longue période, pendant laquelle les régimes arabes connaîtront le sort de leurs prédécesseurs de 1948 (et probablement au profit des forces franchement réactionnaires dans un premier temps). La société arabe qui a secrété toutes sortes de classes dominantes, caricatures de toutes les classes historiquement connues, doit maintenant secréter les forces qui porteront sa subversion totale. La bourgeoisie dite nationale et la bureaucratie arabe ont hérité de toutes les tares de ces deux classes, sans avoir jamais connu leurs réalisations historiques dans les autres sociétés. Les futures forces révolutionnaires arabes, qui doivent naître sur les décombres de la défaite de juin 1967, sauront qu’elles n’ont rien de commun avec aucun des régimes arabes existants, ni rien à respecter des pouvoirs constitués qui dominent le monde actuel. C’est en elles-mêmes et dans les expériences refoulées de l’histoire révolutionnaire qu’elles trouveront leur modèle. La question palestinienne est trop sérieuse pour être laissée aux États, c’est-à-dire aux colonels. Elle touche de trop près les deux questions fondamentales de la révolution moderne, à savoir l’internationalisme et l’État, pour qu’aucune force existante puisse lui apporter la solution adéquate. Seul un mouvement révolutionnaire arabe résolument internationaliste et anti-étatique, peut à la fois dissoudre l’État d’Israël et avoir pour lui la masse de ses exploités. Seul, par le même processus, il pourra dissoudre tous les États arabes existants et créer l’unification arabe par le pouvoir des Conseils.
Source:Internationale situationniste no 11, octobre 1967.
(Cet article, rédigé par Mustapha Khayati, a été traduit par la section italienne de l’I.S. sous le titre «Due guerre locali», et publié sans modification en juillet 1969 dans sa revue Internazionale situazionista, «les derniers développements n’ayant fait que confirmer les conclusions de ces analyses». Cette version italienne était illustrée par la photographie d’Ho Chi Minh et les deux cartes géographiques ici reproduites. )
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
[b]Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française [/b]
Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.
Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.
C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.
Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.
Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.
Secrets de famille
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.
En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force .
Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.
Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat . Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.
Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.
Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.
C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.
Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.
Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.
Secrets de famille
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.
En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force .
Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.
Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat . Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste . Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.
Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) , tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.
Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.
Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.
La fabrication de Nicolas Sarkozy
Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.
Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.
Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Timecite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».
En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.
À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.
En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.
L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.
Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.
Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.
En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.
À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.
C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.
Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.
Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) , tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.
Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.
Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.
La fabrication de Nicolas Sarkozy
Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.
Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.
Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Timecite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».
En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.
À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.
En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.
L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.
Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.
Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.
En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.
À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.
C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.
Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
La traversée du désert
Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.
En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).
Dernier acte
Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.
Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.
Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.
Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.
Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.
Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine , dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.
Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA ). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn .
Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.
En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).
Dernier acte
Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.
Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.
Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.
Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.
Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.
Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine , dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.
Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.
Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA ). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn .
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice .
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.
Premiers jours à l’Élysée
Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.
Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.
Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.
Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).
Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe .
Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.
Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.
Sous le contrôle de Wali, le frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis . Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.
Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault .
Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.
La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.
La cote de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.
Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont affaire ?
Par:Thierry Meyssan
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice .
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.
Premiers jours à l’Élysée
Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.
Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.
Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.
Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).
Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe .
Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.
Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.
Sous le contrôle de Wali, le frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis . Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.
Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault .
Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.
La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.
La cote de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.
Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont affaire ?
Par:Thierry Meyssan
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Le Dernier Bastion de la Laïcité en Islam Est en Péril
Depuis 1923, la Turquie n'est plus le siège du califat mondial de l'Islam. Lors de la 1ère Guerre mondiale 1914/18, la Turquie s'est rangée du mauvais côté et elle a perdu la guerre, non sans avoir procédé à un gigantesque massacre organisé, véritable holocauste de ses Arméniens, disséminés dans l'Empire Ottoman et rassemblés à Alep, avant d'être éliminés . Inspirée par la discipline et l'organisation allemande, menée par Kemal Ataturk, la nouvelle génération d'officiers, les Jeunes Turcs, voulait remodeler le pays à l'Occidentale. Ataturk a imposé d'une main de fer l'alphabet latin, la laïcité et le modernisme à un Islam déclinant et corrompu. La Turquie a vécu ainsi pendant 80 ans, une démocratie, sous la surveillance d'une armée vouée à la mémoire du Grand Chef Ataturk.
Epuisée par un excès de corruption et poussée par un nouvel islamisme de plus en plus envahissant, la démocratie turque a élu au pouvoir en 2002 un parti islamique, l'AKP, le Parti de la Justice et du Développement. En 8 ans de pouvoir, l'AKP et son chef Recep Tayip Erdogan ont progressivement transformé une démocratie laïque en une oligarchie islamique. Au point qu'en 2007, suite à des élections où l'AKP a amélioré son score, Abdallah Gul, un islamiste est devenu président de la Turquie, malgré la coutume que ce poste soit réservé à un laïc et malgré les réticences de l'armée.
Pour réussir, Erdogan s'est appuyé d'une part sur une mouvance occulte qui se développe d'une manière étonnante en Islam, depuis une quarantaine d'années, la mouvance "Gulen", et d'autre part sur le nationalisme turc, en l'exaltant et en s'attaquant aux états qui pourraient lui porter ombrage, notamment les Etats-Unis et Israël et ses Juifs, tout en essayant d'apaiser la minorité agissante kurde.
Pour réussir, Erdogan doit aussi neutraliser les anciens cadres laïcs de l'armée et du pouvoir juridique, après avoir purgé l'enseignement, de nombreuses municipalités, la police et les services secrets.
La mouvance Gulen soutient Erdogan et son parti l'AKP
Sous l'empire ottoman, la Turquie était un modèle d'islam tolérant s'appuyant sur la tradition soufie dont les confréries se développaient harmonieusement dans tout le Moyen Orient. Depuis près d'un demi-siècle, l'islam radical a supplanté cette vision, et les soufis sont persécutés, voire interdits en Arabie et en Iran. En Turquie un mouvement "opaque" appelé "Gulen" a fait tache d'huile, à grande allure, réunissant des millions d'adeptes sous la houlette d'un richissime érudit, Gulen Fethullah. Inspiré par le soufisme, mais ressemblant étrangement aux "Frères Musulmans" de Hassan el Banna, ce mouvement, appelé FGH, a créé plus d'un millier d'écoles et autant de centres caritatifs dans le monde. Comme l'Islam salafiste ou wahabi, l'Islam de Gulen a une vision précise et très particulière sur la politique, le fonctionnement du gouvernement, l'éducation, les affaires, la vie publique et privée…, un mode vie visant à remplacer progressivement celui institué par le grand chef Kémal Ataturk.
Depuis 1923, la Turquie n'est plus le siège du califat mondial de l'Islam. Lors de la 1ère Guerre mondiale 1914/18, la Turquie s'est rangée du mauvais côté et elle a perdu la guerre, non sans avoir procédé à un gigantesque massacre organisé, véritable holocauste de ses Arméniens, disséminés dans l'Empire Ottoman et rassemblés à Alep, avant d'être éliminés . Inspirée par la discipline et l'organisation allemande, menée par Kemal Ataturk, la nouvelle génération d'officiers, les Jeunes Turcs, voulait remodeler le pays à l'Occidentale. Ataturk a imposé d'une main de fer l'alphabet latin, la laïcité et le modernisme à un Islam déclinant et corrompu. La Turquie a vécu ainsi pendant 80 ans, une démocratie, sous la surveillance d'une armée vouée à la mémoire du Grand Chef Ataturk.
Epuisée par un excès de corruption et poussée par un nouvel islamisme de plus en plus envahissant, la démocratie turque a élu au pouvoir en 2002 un parti islamique, l'AKP, le Parti de la Justice et du Développement. En 8 ans de pouvoir, l'AKP et son chef Recep Tayip Erdogan ont progressivement transformé une démocratie laïque en une oligarchie islamique. Au point qu'en 2007, suite à des élections où l'AKP a amélioré son score, Abdallah Gul, un islamiste est devenu président de la Turquie, malgré la coutume que ce poste soit réservé à un laïc et malgré les réticences de l'armée.
Pour réussir, Erdogan s'est appuyé d'une part sur une mouvance occulte qui se développe d'une manière étonnante en Islam, depuis une quarantaine d'années, la mouvance "Gulen", et d'autre part sur le nationalisme turc, en l'exaltant et en s'attaquant aux états qui pourraient lui porter ombrage, notamment les Etats-Unis et Israël et ses Juifs, tout en essayant d'apaiser la minorité agissante kurde.
Pour réussir, Erdogan doit aussi neutraliser les anciens cadres laïcs de l'armée et du pouvoir juridique, après avoir purgé l'enseignement, de nombreuses municipalités, la police et les services secrets.
La mouvance Gulen soutient Erdogan et son parti l'AKP
Sous l'empire ottoman, la Turquie était un modèle d'islam tolérant s'appuyant sur la tradition soufie dont les confréries se développaient harmonieusement dans tout le Moyen Orient. Depuis près d'un demi-siècle, l'islam radical a supplanté cette vision, et les soufis sont persécutés, voire interdits en Arabie et en Iran. En Turquie un mouvement "opaque" appelé "Gulen" a fait tache d'huile, à grande allure, réunissant des millions d'adeptes sous la houlette d'un richissime érudit, Gulen Fethullah. Inspiré par le soufisme, mais ressemblant étrangement aux "Frères Musulmans" de Hassan el Banna, ce mouvement, appelé FGH, a créé plus d'un millier d'écoles et autant de centres caritatifs dans le monde. Comme l'Islam salafiste ou wahabi, l'Islam de Gulen a une vision précise et très particulière sur la politique, le fonctionnement du gouvernement, l'éducation, les affaires, la vie publique et privée…, un mode vie visant à remplacer progressivement celui institué par le grand chef Kémal Ataturk.
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Notre point de vue est que la mouvance Gulen ou FGH est le prélude à une réinstallation d'une espèce de Califat mondial de l'Islam. Or Gulen Fethullah s'est enfui de Turquie en 1999, de peur d'être arrêté par l'Armée et vit aux Etats-Unis, en Pennsylvanie. Pourtant sa mouvance a réussi à s'infiltrer partout dans les médias et les rouages de l'état turc, notamment dans la police et les services de renseignement, surtout depuis la prise du pouvoir par Erdogan en 2002.
Gulen Fethullah cherche à se venger de l'Armée turque, dernier bastion de la laïcité en Islam, et il a fomenté deux faux complots en 2007 (affaire Ergenekon, société secrète) et récemment en février 2010 (plan Balyoz) au cours desquels des dizaines d'universitaires, et même des présidents d'Université, des centaines d'officiers, la plupart retraités, ont été jetés en prison, sans aucune raison sérieuse. En fait l'AKP et le FGH cherchent à intimider et à transformer l'armée turque en islamisant son encadrement .
Gulen Fethullah préconise un Islam de compassion, sans effusion de sang, mais dans lequel on a le droit de mentir. Lors d'une émission à la télévision turque en 1999, il dit "pour servir Allah, toute méthode, toute voie est acceptable, y compris de mentir au peuple" (Soner Cagaptay dans www.ForeignPolicy.com 25/02/2010). Lors d'une interview il nie toute organisation centralisée contrôlant son mouvement, rejette toute forme de terrorisme, préconisant la réconciliation de l'Islam avec les sciences et les technologies.
Erdogan exalte le nationalisme turc et islamique
Après avoir malmené les Américains en leur refusant son territoire pour mener la campagne contre Saddam Hussein en 2003, en rappelant son ambassadeur à Washington parce que le Congrès a décidé récemment de reconnaître le génocide arménien, depuis l'opération "Plomb durci" à Gaza, Erdogan a intensifié ses attaques contre Israël et les Juifs. Récemment, il a affirmé que la Tombe de Rachel et le Caveau des Patriarches n'ont jamais fait partie du Patrimoine juif, mais musulman, qu'Israël cherchait à s'emparer de la Mosquée d'al Aksa. En Turquie une série télévisée "La Vallée des Loups, la Palestine" calomnie l'armée israélienne et défend les thèses des "frères de Gaza".
Par ailleurs, Erdogan cherche à intimider la Communauté Juive. Lors de l'office du shabat "Zakhor", des inspecteurs de police sont entrés dans la grande synagogue d'Istanbul "Brit Shalom" demandant aux fidèles leurs papiers d'identité. La plupart des fidèles ne transportant pas leurs documents d'identité, le shabat, les inspecteurs leur ont alors demandé de se présenter le lendemain au service de la municipalité, afin de prouver qu'ils étaient bien résidents d'Istanbul.
En ce qui concerne la minorité kurde très agissante, Erdogan lui a accordé une très large autonomie, espérant calmer "cette plaie ethnique" dans le corps turc.
Gulen Fethullah cherche à se venger de l'Armée turque, dernier bastion de la laïcité en Islam, et il a fomenté deux faux complots en 2007 (affaire Ergenekon, société secrète) et récemment en février 2010 (plan Balyoz) au cours desquels des dizaines d'universitaires, et même des présidents d'Université, des centaines d'officiers, la plupart retraités, ont été jetés en prison, sans aucune raison sérieuse. En fait l'AKP et le FGH cherchent à intimider et à transformer l'armée turque en islamisant son encadrement .
Gulen Fethullah préconise un Islam de compassion, sans effusion de sang, mais dans lequel on a le droit de mentir. Lors d'une émission à la télévision turque en 1999, il dit "pour servir Allah, toute méthode, toute voie est acceptable, y compris de mentir au peuple" (Soner Cagaptay dans www.ForeignPolicy.com 25/02/2010). Lors d'une interview il nie toute organisation centralisée contrôlant son mouvement, rejette toute forme de terrorisme, préconisant la réconciliation de l'Islam avec les sciences et les technologies.
Erdogan exalte le nationalisme turc et islamique
Après avoir malmené les Américains en leur refusant son territoire pour mener la campagne contre Saddam Hussein en 2003, en rappelant son ambassadeur à Washington parce que le Congrès a décidé récemment de reconnaître le génocide arménien, depuis l'opération "Plomb durci" à Gaza, Erdogan a intensifié ses attaques contre Israël et les Juifs. Récemment, il a affirmé que la Tombe de Rachel et le Caveau des Patriarches n'ont jamais fait partie du Patrimoine juif, mais musulman, qu'Israël cherchait à s'emparer de la Mosquée d'al Aksa. En Turquie une série télévisée "La Vallée des Loups, la Palestine" calomnie l'armée israélienne et défend les thèses des "frères de Gaza".
Par ailleurs, Erdogan cherche à intimider la Communauté Juive. Lors de l'office du shabat "Zakhor", des inspecteurs de police sont entrés dans la grande synagogue d'Istanbul "Brit Shalom" demandant aux fidèles leurs papiers d'identité. La plupart des fidèles ne transportant pas leurs documents d'identité, le shabat, les inspecteurs leur ont alors demandé de se présenter le lendemain au service de la municipalité, afin de prouver qu'ils étaient bien résidents d'Istanbul.
En ce qui concerne la minorité kurde très agissante, Erdogan lui a accordé une très large autonomie, espérant calmer "cette plaie ethnique" dans le corps turc.
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Erdogan veut transformer l'Armée et le pouvoir judiciaire
Nous avons vu les vrais-faux complots pour purger l'Armée de ses cadres laïcs, susceptibles de fomenter en effet un coup d'état pour ramener le pays dans le giron du Grand Chef Kémal Ataturk. Avec les nouvelles générations de recrues imprégnées d'Islam, cette menace s'éloigne dans le temps.
Mais en 2008, le pouvoir judiciaire laïc avait entamé sans succès une procédure auprès de la Cour Constitutionnelle qui a failli conduire à la dissolution de l'AKP, considéré comme un parti cherchant à miner la nature laïque de la Turquie. Le Procureur Général Abdurrahman Yalcinkaya avait préparé un acte d'accusations contre le gouvernement d'Erdogan, comme l'autorisation de porter le voile à l'université, ou la limitation d'usage de l'alcool à des "zones rouges" et il avait demandé 5 années d'interdiction de politique pour le 1er ministre Erdogan et le Président Abdallah Gul. Aujourd'hui Erdogan va présenter au Parlement une révision de la Constitution qui réduirait le pouvoir des instances judiciaires qui lui sont hostiles, quitte à devoir passer par un référendum.
Malgré de nombreux succès dans ses tentatives d'islamiser le pays, le gouvernement actuel n'est pas au bout de ses peines. Sa cote de popularité a baissé de 47% en 2007 à 29% aujourd'hui.
Il n'est pas à l'abri de manifestations populaires dans les villes du fait de la crise économique et d'un autoritarisme de plus en plus grand.
Amnistiés et de retour au pays, les Kurdes de l'étranger ont accru leurs exigences, provoquant des émeutes locales qui enveniment le climat politique et la coexistence ethnique.
Faisant suite aux arrestations pour complot, l'armée a nié toute activité illégale et le chef d'état-major, le général Ilker Basbug a averti "notre patience a des limites". Bien qu'un coup d'Etat soit peu probable, la situation reste tendue et incertaine après les différents coup de main de la police et des services secrets.
La nouvelle orientation de la Turquie au Moyen Orient, en direction de l'axe Iran-Syrie-Hezbollah augure mal d'un rapprochement avec l'Europe.
Le dernier bastion de la laïcité en Islam est à la croisée des chemins: soit il bascule d'une manière irréversible dans l'islamisme, avec l'application de la "sharia'h" comme mode vie à l'instar de l'Arabie, ou bien il parvient à se ressaisir dans un sursaut de survie, en essayant de trouver un compromis de tolérance et "de compassion" entre laïcité et islam… Pour beaucoup de commentateurs, les jeux sont faits.
Par Albert Soued
Nous avons vu les vrais-faux complots pour purger l'Armée de ses cadres laïcs, susceptibles de fomenter en effet un coup d'état pour ramener le pays dans le giron du Grand Chef Kémal Ataturk. Avec les nouvelles générations de recrues imprégnées d'Islam, cette menace s'éloigne dans le temps.
Mais en 2008, le pouvoir judiciaire laïc avait entamé sans succès une procédure auprès de la Cour Constitutionnelle qui a failli conduire à la dissolution de l'AKP, considéré comme un parti cherchant à miner la nature laïque de la Turquie. Le Procureur Général Abdurrahman Yalcinkaya avait préparé un acte d'accusations contre le gouvernement d'Erdogan, comme l'autorisation de porter le voile à l'université, ou la limitation d'usage de l'alcool à des "zones rouges" et il avait demandé 5 années d'interdiction de politique pour le 1er ministre Erdogan et le Président Abdallah Gul. Aujourd'hui Erdogan va présenter au Parlement une révision de la Constitution qui réduirait le pouvoir des instances judiciaires qui lui sont hostiles, quitte à devoir passer par un référendum.
Malgré de nombreux succès dans ses tentatives d'islamiser le pays, le gouvernement actuel n'est pas au bout de ses peines. Sa cote de popularité a baissé de 47% en 2007 à 29% aujourd'hui.
Il n'est pas à l'abri de manifestations populaires dans les villes du fait de la crise économique et d'un autoritarisme de plus en plus grand.
Amnistiés et de retour au pays, les Kurdes de l'étranger ont accru leurs exigences, provoquant des émeutes locales qui enveniment le climat politique et la coexistence ethnique.
Faisant suite aux arrestations pour complot, l'armée a nié toute activité illégale et le chef d'état-major, le général Ilker Basbug a averti "notre patience a des limites". Bien qu'un coup d'Etat soit peu probable, la situation reste tendue et incertaine après les différents coup de main de la police et des services secrets.
La nouvelle orientation de la Turquie au Moyen Orient, en direction de l'axe Iran-Syrie-Hezbollah augure mal d'un rapprochement avec l'Europe.
Le dernier bastion de la laïcité en Islam est à la croisée des chemins: soit il bascule d'une manière irréversible dans l'islamisme, avec l'application de la "sharia'h" comme mode vie à l'instar de l'Arabie, ou bien il parvient à se ressaisir dans un sursaut de survie, en essayant de trouver un compromis de tolérance et "de compassion" entre laïcité et islam… Pour beaucoup de commentateurs, les jeux sont faits.
Par Albert Soued
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Les Etats-Unis ont-ils gagné la bataille mondiale de la culture?
Une guerre fait rage dans les salles de production, sur les moteurs de recherche d'Internet, dans les studios d'enregistrement, les rédactions ou sur les plateaux de télé. Ce monde fabrique la culture d'aujourd'hui. C'est la thèse de Frédéric Martel. L'écrivain e animateur de l'émission Masse critique est allé à la rencontre des acteurs de ce vaste marché: 30 pays, 1.250 interviews, six mois d'enquête et, à l'arrivée, un essai de 460 pages. Mainstream (Flammarion) sort mercredi en librairie. Il s'interroge sur la culture dominante, ce langage universel, inventé aux Etats-Unis.
La patrie de Disney est celle de Google, le plus puissant moteur de recherche du monde. Reste-elle dominante?
Absolument. Les Etats-Unis conservent le leadership parce qu’ils produisent une culture qui parle à tout le monde. Un produit mainstream, universel, qui s’exporte partout. Ils ont des atouts : l’anglais, la diversité culturelle et l’immigration. Ils le font à partir d’un écosystème très particulier. Il n’y a pas un grand plan régulateur. Leurs acteurs sont indépendants et interconnectés. Ils poursuivent des objectifs privés et concurrents. Pourtant il y a une cohérence dans tout cela. Et la culture des communautés véhiculée par les canaux puissants du Net que sont Google, Facebook ou Twitter est construite sur le même schéma et rayonne tout autant.
Qu’est-ce qui fait la force du système américain?
Sa capacité d’influence, le fameux "soft power" dont ils ont la meilleure maîtrise. Au point que l’on peut parler de "smart power". Le pouvoir militaire complété par des contenus culturels, c’est très malin. Cette stratégie dépasse l’impérialisme consistant à imposer leur cinéma, leur musique, leurs médias ou leurs formats télévisés. Ils cherchent à multiplier et à élargir leurs marchés. Ils sont préparés à répondre à toutes les attentes avec des produits américains, des contenus conçus pour un public mondial ou des formats ciblés destinés à des clientèles régionale, locale, voire communautaire. Là est leur force. Ils ne tuent pas les cultures nationales. Mais leur matrice étouffe les autres cultures en les empêchant de rayonner. Exemple : un Français ne sait pas ce que regarde un Allemand à la télé mais l’un et l’autre connaissent les séries américaines.
L’hyperpuissance américaine reste-t-elle imbattable?
La géopolitique de la culture est en train de changer. Les pays émergents vont aussi émerger avec leur culture et leurs médias. Sur un axe qui va du Brésil à l’Indonésie ils sont en train de changer la donne. Tous commencent à exporter leurs contenus et aspirent à être mainstream comme les Américains. Les chaînes des pays arabes, comme la qatarie Al-Jazeera qui va émettre en français prochainement, mais aussi les saoudiennes Al-Arabyia, Rotana, MBC ou ART, s’adossent à une masse critique de téléspectateurs – 350 millions à proximité et 1,5 milliard de musulmans – et à des groupes multimédias qui ont d’énormes moyens. Ils profitent de la mondialisation et du basculement numérique. Ces deux réalités se croisent à Doha (Qatar) comme à Mumbai (Inde) ou São Paulo (Brésil). Aucun d’entre eux, toutefois, n’a encore produit un blockbuster mondial. Slumdog Millionaire est un film anglais-français-américain, pas indien.
Quelles valeurs défendent ces nouveaux entrants?
Paradoxalement les mêmes que celles de Disney et de la Motion Picture Association of America qui homologue les films outre-Atlantique. Ils veulent protéger les enfants, les familles et les croyances et réprouvent la violence et le sexe. Une logique parfaitement mainstream!
Que pèsent l’Europe et la France dans cette nouvelle géopolitique de la culture?
Nous vivons une éclipse. Les exportations américaines de contenus augmentent de 10 % depuis dix ans. A l’inverse, celles des Européens sont en baisse de 8 %. La concurrence est de plus en plus vive et nous jouons petit bras. Il va falloir changer si nous voulons rester dans le jeu. Nous nous en sortons lorsque nous fabriquons des contenus américains ou mondiaux, comme le font Bertelsmann, dans l’édition, le français Vivendi dans les jeux vidéo ou sa filiale Universal Music dans la création musicale.
Comment casser cette logique?
En appréciant l’enjeu du soft power à sa juste mesure. L’agence culturelle proposée par Bernard Kouchner était une belle idée. Elle avait comme objectif d’être puissante, indépendante et de soutenir les industries créatives françaises. L’Elysée n’en a pas voulu. La question n’est pas de savoir si le marché est bon ou mauvais pour la culture mais d’en faire partie. J’aime à la fois Patrice Chéreau et Toy Story. Savoir quel est le plus créatif et artistique des deux n’est pas si simple. Mais indéniablement l’un s’exporte mieux que l’autre.
http://www.lejdd.fr
Une guerre fait rage dans les salles de production, sur les moteurs de recherche d'Internet, dans les studios d'enregistrement, les rédactions ou sur les plateaux de télé. Ce monde fabrique la culture d'aujourd'hui. C'est la thèse de Frédéric Martel. L'écrivain e animateur de l'émission Masse critique est allé à la rencontre des acteurs de ce vaste marché: 30 pays, 1.250 interviews, six mois d'enquête et, à l'arrivée, un essai de 460 pages. Mainstream (Flammarion) sort mercredi en librairie. Il s'interroge sur la culture dominante, ce langage universel, inventé aux Etats-Unis.
La patrie de Disney est celle de Google, le plus puissant moteur de recherche du monde. Reste-elle dominante?
Absolument. Les Etats-Unis conservent le leadership parce qu’ils produisent une culture qui parle à tout le monde. Un produit mainstream, universel, qui s’exporte partout. Ils ont des atouts : l’anglais, la diversité culturelle et l’immigration. Ils le font à partir d’un écosystème très particulier. Il n’y a pas un grand plan régulateur. Leurs acteurs sont indépendants et interconnectés. Ils poursuivent des objectifs privés et concurrents. Pourtant il y a une cohérence dans tout cela. Et la culture des communautés véhiculée par les canaux puissants du Net que sont Google, Facebook ou Twitter est construite sur le même schéma et rayonne tout autant.
Qu’est-ce qui fait la force du système américain?
Sa capacité d’influence, le fameux "soft power" dont ils ont la meilleure maîtrise. Au point que l’on peut parler de "smart power". Le pouvoir militaire complété par des contenus culturels, c’est très malin. Cette stratégie dépasse l’impérialisme consistant à imposer leur cinéma, leur musique, leurs médias ou leurs formats télévisés. Ils cherchent à multiplier et à élargir leurs marchés. Ils sont préparés à répondre à toutes les attentes avec des produits américains, des contenus conçus pour un public mondial ou des formats ciblés destinés à des clientèles régionale, locale, voire communautaire. Là est leur force. Ils ne tuent pas les cultures nationales. Mais leur matrice étouffe les autres cultures en les empêchant de rayonner. Exemple : un Français ne sait pas ce que regarde un Allemand à la télé mais l’un et l’autre connaissent les séries américaines.
L’hyperpuissance américaine reste-t-elle imbattable?
La géopolitique de la culture est en train de changer. Les pays émergents vont aussi émerger avec leur culture et leurs médias. Sur un axe qui va du Brésil à l’Indonésie ils sont en train de changer la donne. Tous commencent à exporter leurs contenus et aspirent à être mainstream comme les Américains. Les chaînes des pays arabes, comme la qatarie Al-Jazeera qui va émettre en français prochainement, mais aussi les saoudiennes Al-Arabyia, Rotana, MBC ou ART, s’adossent à une masse critique de téléspectateurs – 350 millions à proximité et 1,5 milliard de musulmans – et à des groupes multimédias qui ont d’énormes moyens. Ils profitent de la mondialisation et du basculement numérique. Ces deux réalités se croisent à Doha (Qatar) comme à Mumbai (Inde) ou São Paulo (Brésil). Aucun d’entre eux, toutefois, n’a encore produit un blockbuster mondial. Slumdog Millionaire est un film anglais-français-américain, pas indien.
Quelles valeurs défendent ces nouveaux entrants?
Paradoxalement les mêmes que celles de Disney et de la Motion Picture Association of America qui homologue les films outre-Atlantique. Ils veulent protéger les enfants, les familles et les croyances et réprouvent la violence et le sexe. Une logique parfaitement mainstream!
Que pèsent l’Europe et la France dans cette nouvelle géopolitique de la culture?
Nous vivons une éclipse. Les exportations américaines de contenus augmentent de 10 % depuis dix ans. A l’inverse, celles des Européens sont en baisse de 8 %. La concurrence est de plus en plus vive et nous jouons petit bras. Il va falloir changer si nous voulons rester dans le jeu. Nous nous en sortons lorsque nous fabriquons des contenus américains ou mondiaux, comme le font Bertelsmann, dans l’édition, le français Vivendi dans les jeux vidéo ou sa filiale Universal Music dans la création musicale.
Comment casser cette logique?
En appréciant l’enjeu du soft power à sa juste mesure. L’agence culturelle proposée par Bernard Kouchner était une belle idée. Elle avait comme objectif d’être puissante, indépendante et de soutenir les industries créatives françaises. L’Elysée n’en a pas voulu. La question n’est pas de savoir si le marché est bon ou mauvais pour la culture mais d’en faire partie. J’aime à la fois Patrice Chéreau et Toy Story. Savoir quel est le plus créatif et artistique des deux n’est pas si simple. Mais indéniablement l’un s’exporte mieux que l’autre.
http://www.lejdd.fr
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Otan,Iran, où est le danger pour la planéte ?
Les évènements liés aux questions militaires et de sécurité en Europe et en Asie ont été nombreux ce mois-ci et se sont condensés dans moins d'une semaine de réunions, de déclarations et d'initiatives sur des questions allant des déploiements du bouclier antimissile jusqu'à l'escalade sans comparaison possible de la plus grande guerre du monde et allant d'un nouveau système de sécurité pour l'Europe jusqu'à une nouvelle doctrine militaire russe.
Une génération complète après la fin de la Guerre Froide et presque autant depuis l'éclatement de l'URSS, les événements de la semaine passée sont évocateurs d'une autre décennie et d'un autre siècle. La guerre de vingt ans ou plus en Afghanistan et les installations controversées de missiles en Europe ont constitué l'actualité dans un monde bipolaire.
Vingt ans après, alors qu'il n'y a plus d'Union Soviétique, plus de pacte de Varsovie et une Russie considérablement diminuée et tronquée, les États-Unis et l'OTAN ont militarisé l'Europe à un niveau sans précédent – subordonnant en fait presque tout le continent sous un bloc militaire dominé par Washington - et ont lancé l'offensive de combat la plus vaste en Asie du Sud dans ce qui est déjà la plus longue guerre du monde.
Des 44 nations en Europe et dans le Caucase (à l'exclusion des micro-états et du pseudo-état otanien du Kosovo ), seulement six - Belarus, Chypre, Malte, Moldavie, Russie et Serbie - ont échappé à la mobilisation de leurs citoyens par l'OTAN pour le déploiement sur le front de la guerre d'Afghanistan. Ce nombre sera bientôt réduit davantage encore.
Rick Rozoff est diplômé de littérature européenne, journaliste et directeur d'une organisation pour la paix et le désarmement. Ila été impliqué dans la lutte contre la guerre et l'interventionnisme à divers titres et ce depuis 40 ans, son analyse est ce titre aussi intéressante que celle toujours orientée et éculée de l'axe du mal.
Le nouvel ennemi après Saddam Hussein à abattre est aujurd'hui Mahmoud Ahmadinejad. Il serait celui qui menace dangereusement la paix et l'équilibre dans le monde. Mais lisez jusqu'au bout l'article qui suit de Rick Rozoff pour avoir une autre vision, une analyse différente de celle des médias occidentaux.
Les évènements liés aux questions militaires et de sécurité en Europe et en Asie ont été nombreux ce mois-ci et se sont condensés dans moins d'une semaine de réunions, de déclarations et d'initiatives sur des questions allant des déploiements du bouclier antimissile jusqu'à l'escalade sans comparaison possible de la plus grande guerre du monde et allant d'un nouveau système de sécurité pour l'Europe jusqu'à une nouvelle doctrine militaire russe.
Une génération complète après la fin de la Guerre Froide et presque autant depuis l'éclatement de l'URSS, les événements de la semaine passée sont évocateurs d'une autre décennie et d'un autre siècle. La guerre de vingt ans ou plus en Afghanistan et les installations controversées de missiles en Europe ont constitué l'actualité dans un monde bipolaire.
Vingt ans après, alors qu'il n'y a plus d'Union Soviétique, plus de pacte de Varsovie et une Russie considérablement diminuée et tronquée, les États-Unis et l'OTAN ont militarisé l'Europe à un niveau sans précédent – subordonnant en fait presque tout le continent sous un bloc militaire dominé par Washington - et ont lancé l'offensive de combat la plus vaste en Asie du Sud dans ce qui est déjà la plus longue guerre du monde.
Des 44 nations en Europe et dans le Caucase (à l'exclusion des micro-états et du pseudo-état otanien du Kosovo ), seulement six - Belarus, Chypre, Malte, Moldavie, Russie et Serbie - ont échappé à la mobilisation de leurs citoyens par l'OTAN pour le déploiement sur le front de la guerre d'Afghanistan. Ce nombre sera bientôt réduit davantage encore.
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
De ces 44 pays, seulement deux - Chypre et Russie - ne sont pas membres de l'OTAN ou de son programme de transition de Partenariat pour la Paix, et Chypre est soumise à une pression intense pour se joindre à la seconde.
Les 4 et 5 février tous les 28 chefs de la défense de l'OTAN se sont réunis à Istanbul, en Turquie, pour deux jours de délibérations qui se sont concentrées sur la guerre en Afghanistan, le déploiement du bloc militaire au Kosovo et des plans accélérés pour l'expansion d' un système de missiles intercepteurs d'envergure mondiale vers l'Europe de l'est et le Moyen-Orient. Ce rassemblement suivait de huit jours une réunion de deux jours du Comité Militaire de l'OTAN à Bruxelles qui comprenait 63 chefs militaires des nations de l'OTAN et des 35 Nations Contribuant en Troupes, comme le bloc les désigne, y compris les hauts commandants militaires d'Israël et du Pakistan. Cette conférence était axée sur la guerre afghane et sur le nouveau Concept Stratégique de l'OTAN qui doit être formalisé officiellement lors d'un sommet de l'Alliance plus tard cette année.
Le commandant de l'ensemble des 150 000 soldats des États-Unis et de l'OTAN en Afghanistan, le Général Stanley McChrystal, a assisté aux réunions des deux jours. Le chef du Pentagone Robert Gates a présidé la deuxième et «L'Afghanistan et la défense anti- missile sont les exemples des nouvelles priorités que sur lesquelles Gates veut que l'OTAN se concentre.» .
Les 4 et 5 février tous les 28 chefs de la défense de l'OTAN se sont réunis à Istanbul, en Turquie, pour deux jours de délibérations qui se sont concentrées sur la guerre en Afghanistan, le déploiement du bloc militaire au Kosovo et des plans accélérés pour l'expansion d' un système de missiles intercepteurs d'envergure mondiale vers l'Europe de l'est et le Moyen-Orient. Ce rassemblement suivait de huit jours une réunion de deux jours du Comité Militaire de l'OTAN à Bruxelles qui comprenait 63 chefs militaires des nations de l'OTAN et des 35 Nations Contribuant en Troupes, comme le bloc les désigne, y compris les hauts commandants militaires d'Israël et du Pakistan. Cette conférence était axée sur la guerre afghane et sur le nouveau Concept Stratégique de l'OTAN qui doit être formalisé officiellement lors d'un sommet de l'Alliance plus tard cette année.
Le commandant de l'ensemble des 150 000 soldats des États-Unis et de l'OTAN en Afghanistan, le Général Stanley McChrystal, a assisté aux réunions des deux jours. Le chef du Pentagone Robert Gates a présidé la deuxième et «L'Afghanistan et la défense anti- missile sont les exemples des nouvelles priorités que sur lesquelles Gates veut que l'OTAN se concentre.» .
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Comme l'indiquait le nombre de chefs d'état-major de la défense ayant participé aux réunions de Bruxelles - 63- la portée de l'OTAN a été étendue bien au-delà de l'Europe et de l' Amérique du Nord au cours des dix dernières années. Les troupes servant sous le commandement du bloc en Afghanistan proviennent de tout continent peuplé, du Moyen-Orient et d'Océanie : l'Australie a le plus gros contingent des non-membres avec plus de 1 500 soldats, et les autres nations non européennes comme l'Arménie, l'Azerbaïdjan, Bahreïn, la Colombie, l'Egypte, la Géorgie, la Nouvelle Zélande, Singapour, la Corée du Sud et les Émirats Arabes Unis ont des troupes en Afghanistan ou sont en train d' y en envoyer.
Le jour où à commencé la réunion des ministres de la défense de l'OTAN à Istanbul, le Président roumain Traian Basescu a annoncé qu'il avait satisfait à la demande de l'administration Obama de baser des missiles intercepteurs US dans sa nation, cinq semaines après la nouvelle que des missiles antibalistiques U.S. Patriot seraient stationnés dans une région de la Pologne à une demi heure de la frontière la plus occidentale de la Russie.
Le lendemain, le 5 février, c'est-à-dire deux mois après l'expiration du Strategic Arms Reduction Treaty (START) [[traité de réduction des armes stratégiques]] entre les États-Unis et la Russie réglementant la réduction des armes nucléaires et des systèmes de lancement, l'agence de presse russe Interfax a annoncé que «le Président Dmitri Medvedev a approuvé la doctrine militaire de la Russie et les principes de base de sa politique de dissuasion nucléaire dans la période allant jusqu'en 2020...." .
Le jour où à commencé la réunion des ministres de la défense de l'OTAN à Istanbul, le Président roumain Traian Basescu a annoncé qu'il avait satisfait à la demande de l'administration Obama de baser des missiles intercepteurs US dans sa nation, cinq semaines après la nouvelle que des missiles antibalistiques U.S. Patriot seraient stationnés dans une région de la Pologne à une demi heure de la frontière la plus occidentale de la Russie.
Le lendemain, le 5 février, c'est-à-dire deux mois après l'expiration du Strategic Arms Reduction Treaty (START) [[traité de réduction des armes stratégiques]] entre les États-Unis et la Russie réglementant la réduction des armes nucléaires et des systèmes de lancement, l'agence de presse russe Interfax a annoncé que «le Président Dmitri Medvedev a approuvé la doctrine militaire de la Russie et les principes de base de sa politique de dissuasion nucléaire dans la période allant jusqu'en 2020...." .
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
La même source a cité le Secrétaire adjoint du Conseil de Sécurité et ancien chef de l'état-major général des Forces Armées Iouri Baluyevsky qui commentait la nouvelle doctrine: "Il est prévu de développer les composants terrestres, maritimes et aériens de la triade nucléaire.... La Russie a besoin de garantir son développement démocratique cohérent en utilisant un garant de stabilité tel que les armes nucléaires, tel qu'une forme de dissuasion stratégique.... La Russie se réserve le droit d'utiliser des armes nucléaires uniquement si son existence en tant qu'état est mise en danger."
Le commentaire du quotidien indien The Hindu spécifiait que "La doctrine détaille 11 menaces militaires externes à la Russie, dont sept venant de l'Ouest. L'expansion vers l'est de l'OTAN et son insistance pour un rôle mondial sont identifiées comme la menace numéro un pour la Russie."
L'article ajoutait: " Les U.S.A. sont la source d'autres menaces majeures répertoriées dans la doctrine, même si le pays n'est jamais mentionné dans le document. Celles-ci incluent les tentatives visant à déstabiliser les pays et régions et à saper la stabilité stratégique ; les accumulations militaires dans les états et les mers voisins; la création et déploiement de défense anti-missiles stratégiques, ainsi que la militarisation de l'espace extra-terrestre et le déploiement des systèmes stratégiques non nucléaires de haute précision."
Pour ce qui est du calendrier de l'autorisation d'une nouvelle stratégie militaire de la Russie, le rapport l'a connecté avec les récentes décisions sur le bouclier antimissile U.S. et les pourparlers START entre Washington et Moscou qui traînent encore en longueur.
Le commentaire du quotidien indien The Hindu spécifiait que "La doctrine détaille 11 menaces militaires externes à la Russie, dont sept venant de l'Ouest. L'expansion vers l'est de l'OTAN et son insistance pour un rôle mondial sont identifiées comme la menace numéro un pour la Russie."
L'article ajoutait: " Les U.S.A. sont la source d'autres menaces majeures répertoriées dans la doctrine, même si le pays n'est jamais mentionné dans le document. Celles-ci incluent les tentatives visant à déstabiliser les pays et régions et à saper la stabilité stratégique ; les accumulations militaires dans les états et les mers voisins; la création et déploiement de défense anti-missiles stratégiques, ainsi que la militarisation de l'espace extra-terrestre et le déploiement des systèmes stratégiques non nucléaires de haute précision."
Pour ce qui est du calendrier de l'autorisation d'une nouvelle stratégie militaire de la Russie, le rapport l'a connecté avec les récentes décisions sur le bouclier antimissile U.S. et les pourparlers START entre Washington et Moscou qui traînent encore en longueur.
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
"La nouvelle doctrine de défense a fait l'objet d'une loi et publié un jour après que la Roumanie ait annoncé son intention de déployer des missiles intercepteurs US dans le cadre d'un bouclier de missiles global auquel la Russie s'oppose farouchement. Des rapports antérieurs ont dit que le Kremlin avait reporté la doctrine, préparée l'année dernière, parce qu'il ne voulait pas mettre en péril les négociations avec les États-Unis sur un nouveau pacte d'armes nucléaires qui sont toujours en cours.»
Une remarque similaire a été formulée dans un rapport de l'Agence de presse chinoise Xinhua :
"Les analystes disent que la décision roumaine est venue à un moment crucial où Washington et Moscou sont sur le point de signer un document successeur du Traité de Réduction des Armes Stratégiques (START-1) arrivé à expiration. Par conséquent, la mesure peut bouleverser les relations Russie - États-Unis en train de se dégeler et mettre à l'épreuve leurs liens bilatéraux."
La nouvelle Doctrine Militaire Russe (en russe à http://News.Kremlin.RU/ref_notes/461) a répertorié sous le titre de «Principales menaces externes de guerre» les préoccupations suivantes, avec la plus urgente en premier :
-L'objectif qu'a l'OTAN de s'arroger l'exercice de fonctions mondiales en violation du droit international, et d'étendre l'infrastructure militaire de l'OTAN jusqu'aux frontières de la Russie, y compris par le biais de l'élargissement du bloc
- vise à déstabiliser la situation dans les différents États et régions et à affaiblir la stabilité stratégique
-Le déploiement de contingents militaires d'états (et blocs) étrangers sur les territoires voisins de la Russie et de ses alliés, ainsi que dans des eaux adjacentes
-L'établissement et le déploiement de systèmes de défense anti-missiles stratégiques qui sapent la stabilité mondiale et violent l'équilibre des forces dans le domaine nucléaire, ainsi que la militarisation de l'espace extra-terrestre et le déploiement d'armes de précision des systèmes non nucléaires stratégiques.
Une remarque similaire a été formulée dans un rapport de l'Agence de presse chinoise Xinhua :
"Les analystes disent que la décision roumaine est venue à un moment crucial où Washington et Moscou sont sur le point de signer un document successeur du Traité de Réduction des Armes Stratégiques (START-1) arrivé à expiration. Par conséquent, la mesure peut bouleverser les relations Russie - États-Unis en train de se dégeler et mettre à l'épreuve leurs liens bilatéraux."
La nouvelle Doctrine Militaire Russe (en russe à http://News.Kremlin.RU/ref_notes/461) a répertorié sous le titre de «Principales menaces externes de guerre» les préoccupations suivantes, avec la plus urgente en premier :
-L'objectif qu'a l'OTAN de s'arroger l'exercice de fonctions mondiales en violation du droit international, et d'étendre l'infrastructure militaire de l'OTAN jusqu'aux frontières de la Russie, y compris par le biais de l'élargissement du bloc
- vise à déstabiliser la situation dans les différents États et régions et à affaiblir la stabilité stratégique
-Le déploiement de contingents militaires d'états (et blocs) étrangers sur les territoires voisins de la Russie et de ses alliés, ainsi que dans des eaux adjacentes
-L'établissement et le déploiement de systèmes de défense anti-missiles stratégiques qui sapent la stabilité mondiale et violent l'équilibre des forces dans le domaine nucléaire, ainsi que la militarisation de l'espace extra-terrestre et le déploiement d'armes de précision des systèmes non nucléaires stratégiques.
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
- Les revendications territoriales à l'encontre de la Russie et de ses alliés et l'ingérence dans leurs affaires intérieures
-La prolifération des armes de destruction massive , de missiles et de la technologie de missile, augmentant le nombre d'états possédant des armes nucléaires
-La violation par un état des accords internationaux, et l'échec à ratifier et à mettre en œuvre les traités internationaux précédemment signés sur la limitation et la réduction des armes
-Le recours à la force militaire dans les territoires des états riverains de la Russie en violation de la Charte des Nations Unies et aux autres normes du droit international
-L'escalade des conflits armés sur les territoires voisins de la Russie et des nations alliées
À la 46ème Conférence de Sécurité annuelle de Munich qui s'est tenue les 6 et 7 février, le secrétaire général Anders Fogh Rasmussen a dit "Je dois dire que cette nouvelle doctrine ne reflète pas le monde réel", bien que toute lecture impartiale des neuf points précédents qu'elle traite confirmerait qu'elle dépeint le monde exactement tel qu'il est. Malheureusement.
Par exemple, après que le Président de la Roumanie ait révélé que les missiles U.S. devraient être déployés dans le pays, une déclaration du ministère des affaires étrangères du pays a dit "La Roumanie a été et continue d'être un promoteur cohérent au sein de l'OTAN du projet concernant le développement progressif et adapté du système de défense antimissile en Europe... La décision de prendre part au système US est entièrement en accord avec ce qui a été décidé à cet égard aux sommets de l'OTAN de Bucarest en 2008 et de Strasbourg-Kehl en 2009." .
-La prolifération des armes de destruction massive , de missiles et de la technologie de missile, augmentant le nombre d'états possédant des armes nucléaires
-La violation par un état des accords internationaux, et l'échec à ratifier et à mettre en œuvre les traités internationaux précédemment signés sur la limitation et la réduction des armes
-Le recours à la force militaire dans les territoires des états riverains de la Russie en violation de la Charte des Nations Unies et aux autres normes du droit international
-L'escalade des conflits armés sur les territoires voisins de la Russie et des nations alliées
À la 46ème Conférence de Sécurité annuelle de Munich qui s'est tenue les 6 et 7 février, le secrétaire général Anders Fogh Rasmussen a dit "Je dois dire que cette nouvelle doctrine ne reflète pas le monde réel", bien que toute lecture impartiale des neuf points précédents qu'elle traite confirmerait qu'elle dépeint le monde exactement tel qu'il est. Malheureusement.
Par exemple, après que le Président de la Roumanie ait révélé que les missiles U.S. devraient être déployés dans le pays, une déclaration du ministère des affaires étrangères du pays a dit "La Roumanie a été et continue d'être un promoteur cohérent au sein de l'OTAN du projet concernant le développement progressif et adapté du système de défense antimissile en Europe... La décision de prendre part au système US est entièrement en accord avec ce qui a été décidé à cet égard aux sommets de l'OTAN de Bucarest en 2008 et de Strasbourg-Kehl en 2009." .
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Le premier jour de la Conférence de Sécurité de Munich, le ministre russe des affaires étrangères Sergei Lavrov a déclaré dans son discours que "Avec la désintégration de l'Union Soviétique et de l'Organisation du Traité de Varsovie une réelle opportunité a émergé pour faire de l'OSCE [Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe] une organisation à part entière offrant une sécurité égale à tous les états de la région euro-atlantique. Toutefois, cette occasion a été manquée, parce que le choix a été fait en faveur de la stratégie d'expansion de l'OTAN, qui signifie non seulement préserver les lignes séparant Europe au cours de la guerre froide en des zones ayant des niveaux de sécurité différents, mais également déplacer ces lignes vers l'est. Le rôle de l'OSCE était, en fait, réduit au service de cette politique par le biais de la supervision des questions humanitaires dans l'espace
post-soviétique."
Il a continué avec un examen de l'échec des mesures de sécurité post-Guerre Froide en Europe :
"Que le principe de l'indivisibilité de la sécurité au sein de l'OSCE ne fonctionne pas n'est pas long à prouver. Rappelons-nous le bombardement de la République fédérale de Yougoslavie en 1999, quand un groupe de pays de l'OSCE, lié par cette déclaration politique, a commis une agression contre un autre pays de l'OSCE, qui était également couvert par ce principe.
"Tout le monde souvient aussi de la tragédie d'août 2008 en Transcaucasie, où un pays membre de l'OSCE qui est lié par divers engagements dans le domaine du non-usage de la force, a utilisé cette force, y compris contre les soldats de la paix d'un autre pays membre de l'OSCE, en violation non seulement de l'acte final d'Helsinki, mais également de l'accord concret de maintien de la paix consacré au conflit Géorgie-Ossétie du Sud, qui exclut l'utilisation de la force." .
post-soviétique."
Il a continué avec un examen de l'échec des mesures de sécurité post-Guerre Froide en Europe :
"Que le principe de l'indivisibilité de la sécurité au sein de l'OSCE ne fonctionne pas n'est pas long à prouver. Rappelons-nous le bombardement de la République fédérale de Yougoslavie en 1999, quand un groupe de pays de l'OSCE, lié par cette déclaration politique, a commis une agression contre un autre pays de l'OSCE, qui était également couvert par ce principe.
"Tout le monde souvient aussi de la tragédie d'août 2008 en Transcaucasie, où un pays membre de l'OSCE qui est lié par divers engagements dans le domaine du non-usage de la force, a utilisé cette force, y compris contre les soldats de la paix d'un autre pays membre de l'OSCE, en violation non seulement de l'acte final d'Helsinki, mais également de l'accord concret de maintien de la paix consacré au conflit Géorgie-Ossétie du Sud, qui exclut l'utilisation de la force." .
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Il était suivi le lendemain par le chef de l'OTAN, Rasmussen, qui non seulement n'a pas pu répondre à l'accusation que la paix et la sécurité en Europe ont été mises en danger par l'avancée implacable de son organisation militaire vers les frontières de la Russie, mais qui a préconisé l'implication de l'OTAN au-delà du continent pour englober le monde.
En proclamant que "à l'ère de l'insécurité mondialisée, notre défense territoriale doit commencer au-delà de nos frontières", Rasmussen a pressé pour que " l'OTAN puisse devenir un forum de consultation sur les questions de sécurité dans le monde."
Son discours incluait également la demande de "porter la transformation de l'OTAN à un nouveau niveau - en connectant l'Alliance avec le système international plus large dans des voies entièrement nouvelles."
La Russie ne peut pas proposer un système de sécurité commune pour l'Europe, mais l'OTAN peut en ordonner un qui soit international.
Rasmussen s'est félicité que la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité de l'OTAN en Afghanistan "va encore grandir en force cette année, avec plus de 39 000 soldats supplémentaires," dans le champ de tuerie sanguinaire que l'Occident a créé dans ce pays au long martyre.
Non seulement il n'a pas exprimé une seule réserve au sujet d'une guerre qui est maintenant dans sa dixième année et de la mortalité chaque jour grandissante, mais il l'a célébrée comme un modèle pour le monde: "notre expérience en Afghanistan... m'amène à une [autre] considération : la nécessité de transformer l'OTAN en un forum de consultation sur les questions de sécurité dans le monde.... l'OTAN est un cadre qui a déjà prouvé être capable de façon unique de combiner la consultation en matière de sécurité, la planification militaire et les opérations réelles plus que les seuls membres de l'OTAN eux-mêmes. Encore une fois, regardez l'Afghanistan." .
En proclamant que "à l'ère de l'insécurité mondialisée, notre défense territoriale doit commencer au-delà de nos frontières", Rasmussen a pressé pour que " l'OTAN puisse devenir un forum de consultation sur les questions de sécurité dans le monde."
Son discours incluait également la demande de "porter la transformation de l'OTAN à un nouveau niveau - en connectant l'Alliance avec le système international plus large dans des voies entièrement nouvelles."
La Russie ne peut pas proposer un système de sécurité commune pour l'Europe, mais l'OTAN peut en ordonner un qui soit international.
Rasmussen s'est félicité que la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité de l'OTAN en Afghanistan "va encore grandir en force cette année, avec plus de 39 000 soldats supplémentaires," dans le champ de tuerie sanguinaire que l'Occident a créé dans ce pays au long martyre.
Non seulement il n'a pas exprimé une seule réserve au sujet d'une guerre qui est maintenant dans sa dixième année et de la mortalité chaque jour grandissante, mais il l'a célébrée comme un modèle pour le monde: "notre expérience en Afghanistan... m'amène à une [autre] considération : la nécessité de transformer l'OTAN en un forum de consultation sur les questions de sécurité dans le monde.... l'OTAN est un cadre qui a déjà prouvé être capable de façon unique de combiner la consultation en matière de sécurité, la planification militaire et les opérations réelles plus que les seuls membres de l'OTAN eux-mêmes. Encore une fois, regardez l'Afghanistan." .
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Konstantin Kosachev, président de la Commission des Affaires Internationales de la Douma russe, a également parlé lors de la conférence de sécurité de Munich et il a dit "Je pense que le problème de l'OTAN aujourd'hui est que l'OTAN se développe en sens inverse - il essaie d'agir de plus en plus mondialement, mais il continue à penser localement.... Dès que l'OTAN commence à aller au-delà de ses frontières, ce n'est plus seulement une affaire interne pour l'OTAN."
Il a également "accusé l'alliance de provoquer le conflit Géorgie-Russie en promettant une éventuelle adhésion à Tbilissi...."
L'actuel vice-premier ministre et ancien ministre de la Défense russe Sergei Ivanov a parlé également à Munich et en ce qui concerne les pourparlers START en panne il a dit "Il est impossible de parler sérieusement de la réduction des capacités nucléaires lorsqu'une puissance nucléaire travaille à déployer des systèmes de protection contre les véhicules devant lancer des têtes nucléaires possédées par d'autres pays," rappelant aux participants à la conférence que "La Russie a réduit unilatéralement ses arsenaux nucléaires tactiques de 75 % de ce qu'ils étaient au début des années 1990, mais les États-Unis y ont répondu avec une mesure similaire et ont même refusé de retirer leurs armes d'Europe."
Deux jours après la conférence de sécurité de Munich le secrétaire du Conseil de Sécurité de la Russie, Nikolaï Patrouchev, a réaffirmé les inquiétudes précédentes de Lavrov et de Kosachev, en déclarant indiquant "Nous doutons sérieusement [que la Russie sera plus sécurisée en raison de l'expansion de l'OTAN.] L'OTAN représente plutôt une grave menace pour nous.".
Il a également "accusé l'alliance de provoquer le conflit Géorgie-Russie en promettant une éventuelle adhésion à Tbilissi...."
L'actuel vice-premier ministre et ancien ministre de la Défense russe Sergei Ivanov a parlé également à Munich et en ce qui concerne les pourparlers START en panne il a dit "Il est impossible de parler sérieusement de la réduction des capacités nucléaires lorsqu'une puissance nucléaire travaille à déployer des systèmes de protection contre les véhicules devant lancer des têtes nucléaires possédées par d'autres pays," rappelant aux participants à la conférence que "La Russie a réduit unilatéralement ses arsenaux nucléaires tactiques de 75 % de ce qu'ils étaient au début des années 1990, mais les États-Unis y ont répondu avec une mesure similaire et ont même refusé de retirer leurs armes d'Europe."
Deux jours après la conférence de sécurité de Munich le secrétaire du Conseil de Sécurité de la Russie, Nikolaï Patrouchev, a réaffirmé les inquiétudes précédentes de Lavrov et de Kosachev, en déclarant indiquant "Nous doutons sérieusement [que la Russie sera plus sécurisée en raison de l'expansion de l'OTAN.] L'OTAN représente plutôt une grave menace pour nous.".
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Une très importante agence de presse russe a écrit que "Patrouchev a critiqué l'OTAN pour ses efforts continus d'élargissement, y compris ses encouragements aux offres à la Géorgie et à l'Ukraine de se joindre à l'alliance.
"Il a reproché également à l'OTAN d'armer et de préparer la Géorgie pour une attaque contre l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie et il a dit que les pays de l'OTAN continuaient de fournir de l'armement à Tbilissi malgré les protestations de la Russie."
Pour justifier ces préoccupations, la 10ème semaine annuelle de l'OTAN a commencé en Ukraine le 9 février et à la même date le gouvernement de la Géorgie "a approuvé le Programme National Annuel de coopération avec l'OTAN [PNA] pour 2010," [13] une initiative lancée par l'OTAN, peu de temps après l'invasion par la Géorgie de l'Ossétie du Sud et de la guerre avec la Russie en août 2008.
Guerre dans les Balkans, guerre en Asie du Sud, guerre dans le Caucase. Voilà le modèle de que l'OTAN appelle à reproduire à l'échelle mondiale. Et comme le bloc se déplace encore vers l'est il apporte dans son sillage des troupes et des équipements militaires, des bases aériennes et navales et des installations de bouclier antimissile.
Le 9 février, le chef de l'état-major général des Forces Armées de Russie Nicolas Makarov a averti "Le développement et la mise en place du bouclier antimissile (des USA) est dirigé contre la Fédération de Russie."
Il a dit aussi "que les différences avec les États-Unis sur les plans d'un bouclier de défense antimissile étaient en train de bloquer un traité de réduction des armes nucléaires" entre Washington et Moscou, que "les différences avaient jusqu'à présent empêché la signature du traité sur les armes."
"Il a reproché également à l'OTAN d'armer et de préparer la Géorgie pour une attaque contre l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie et il a dit que les pays de l'OTAN continuaient de fournir de l'armement à Tbilissi malgré les protestations de la Russie."
Pour justifier ces préoccupations, la 10ème semaine annuelle de l'OTAN a commencé en Ukraine le 9 février et à la même date le gouvernement de la Géorgie "a approuvé le Programme National Annuel de coopération avec l'OTAN [PNA] pour 2010," [13] une initiative lancée par l'OTAN, peu de temps après l'invasion par la Géorgie de l'Ossétie du Sud et de la guerre avec la Russie en août 2008.
Guerre dans les Balkans, guerre en Asie du Sud, guerre dans le Caucase. Voilà le modèle de que l'OTAN appelle à reproduire à l'échelle mondiale. Et comme le bloc se déplace encore vers l'est il apporte dans son sillage des troupes et des équipements militaires, des bases aériennes et navales et des installations de bouclier antimissile.
Le 9 février, le chef de l'état-major général des Forces Armées de Russie Nicolas Makarov a averti "Le développement et la mise en place du bouclier antimissile (des USA) est dirigé contre la Fédération de Russie."
Il a dit aussi "que les différences avec les États-Unis sur les plans d'un bouclier de défense antimissile étaient en train de bloquer un traité de réduction des armes nucléaires" entre Washington et Moscou, que "les différences avaient jusqu'à présent empêché la signature du traité sur les armes."
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Se référant encore aux négociations START, il a déclaré " Les plans de défense antimissile U.S. constituent une menace pour la sécurité nationale russe et ont ralenti la progression d'un nouveau traité sur le contrôle des armes avec Washington"
Selon les propres termes de Makarov, " Le traité sur les armes stratégiques offensives sur lequel nous travaillons actuellement doit tenir compte du lien entre les armes stratégiques défensives et offensives. Ce lien est très étroit, elles sont absolument interdépendantes. Il serait faux ne pas prendre en compte la défense antimissile."
Au début de la semaine, le porte-parole du ministère russe des affaires étrangères Andrei Nesterenko a réitéré la demande de sa nation que les armes nucléaires tactiques U.S. soient retirées de l'Europe. Il a dit que le "retrait des armes tactiques américaines d'Europe vers les États-Unis serait le bienvenu. Il devrait être accompagné de la démolition complète et irréversible de l'ensemble des infrastructures prenant en charge le déploiement de telles armes en Europe," et il a réaffirmé la position de sa nation selon laquelle "les armes nucléaires doivent être déployés uniquement sur le territoire des états possédant de telles armes."
Six jours après, pour ajouter au pressentiment de la Russie et pour démontrer la récalcitrante de l'Ouest sur la question, l'insupportable ex-secrétaire général de l'OTAN George Robertson a été cité dans la presse turque, reconnaissant que les États-Unis ont de 40 à 90 armes nucléaires sur la base aérienne d'Incirlik enTurquie. Lord Robertson a fait cette déclaration dans le contexte de la demande que les ogives U.S. restent en Allemagne. Il n'est bien entendu ni allemand, ni américain, mais c'est un ancien chef de l'OTAN et il se considère lui-même en droit de décider des questions d'une nature aussi grave.
Le 10 février un haut conseiller de la présidence polonaise, Wladyslaw Stasiak, était à Washington pour discuter du déploiement imminent de missiles anti-balistiques Patriot Advanced Capability-3 (PAC-3). Il a rencontré les membres du. Conseil National de Sécurité U.S et des "experts de l'Heritage Foundation [[ Fondation du Patrimoine]] à tendance conservatrice et du Center for International and Strategic Studies."
Selon les propres termes de Makarov, " Le traité sur les armes stratégiques offensives sur lequel nous travaillons actuellement doit tenir compte du lien entre les armes stratégiques défensives et offensives. Ce lien est très étroit, elles sont absolument interdépendantes. Il serait faux ne pas prendre en compte la défense antimissile."
Au début de la semaine, le porte-parole du ministère russe des affaires étrangères Andrei Nesterenko a réitéré la demande de sa nation que les armes nucléaires tactiques U.S. soient retirées de l'Europe. Il a dit que le "retrait des armes tactiques américaines d'Europe vers les États-Unis serait le bienvenu. Il devrait être accompagné de la démolition complète et irréversible de l'ensemble des infrastructures prenant en charge le déploiement de telles armes en Europe," et il a réaffirmé la position de sa nation selon laquelle "les armes nucléaires doivent être déployés uniquement sur le territoire des états possédant de telles armes."
Six jours après, pour ajouter au pressentiment de la Russie et pour démontrer la récalcitrante de l'Ouest sur la question, l'insupportable ex-secrétaire général de l'OTAN George Robertson a été cité dans la presse turque, reconnaissant que les États-Unis ont de 40 à 90 armes nucléaires sur la base aérienne d'Incirlik enTurquie. Lord Robertson a fait cette déclaration dans le contexte de la demande que les ogives U.S. restent en Allemagne. Il n'est bien entendu ni allemand, ni américain, mais c'est un ancien chef de l'OTAN et il se considère lui-même en droit de décider des questions d'une nature aussi grave.
Le 10 février un haut conseiller de la présidence polonaise, Wladyslaw Stasiak, était à Washington pour discuter du déploiement imminent de missiles anti-balistiques Patriot Advanced Capability-3 (PAC-3). Il a rencontré les membres du. Conseil National de Sécurité U.S et des "experts de l'Heritage Foundation [[ Fondation du Patrimoine]] à tendance conservatrice et du Center for International and Strategic Studies."
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Par la suite, il a déclaré "Nous avons parlé de l'avenir de l'OTAN dans le contexte d'un nouveau concept stratégique, ainsi que de l'OTAN d'aujourd'hui, notamment en ce qui concerne l'article 5 et sa mise en œuvre pratique", en se référant à la disposition d'intervention militaire de l'Alliance.
Le même jour, un porte-parole du ministère des affaires étrangères ukrainien a exprimé des préoccupations à propos des déploiements de missiles U.S. dans sa nation sœur de la Mer Noire, la Roumanie. " En tant que pays voisin de la Roumanie, nous ne pouvons accepter que les plans U.S. de déploiement de bouclier antimissile à proximité de notre frontière passent inaperçus, surtout dans la mesure où certains éléments sont censés être basés en Mer Noire."
Vladimir Voronin, Président jusqu'en septembre dernier de la Moldavie, limitrophe à la fois de la Roumanie et de l'Ukraine, a récemment averti que les déploiements de missiles US sur et au large de la côte de la Roumanie "peuvent transformer la Moldova voisine en une zone de front de première ligne" et que "la position de la Roumanie sur le bouclier antimissile U.S. et un soutien aussi ouvert de la part de la direction actuelle moldave pourraient avoir des conséquences désastreuses pour la sécurité dans la région."
En faisant cela, il faisait écho à l'ambassadeur russe à l'OTAN Dmitri Rogozine, qui disait deux jours avant "Les plans U.S. pour baser un système de défense antimissile en Europe sont un prétexte pour empiéter sur les frontières de la Russie" et "Les USA sont en train d'utiliser les actions de l'Iran pour mondialiser leur système de défense antimissile."
Quatre jours après ses précédents commentaires, Voronin pour la Moldavie déclarait que "le déploiement d' ABM US en Roumanie est de ramener l'Europe à la «Guerre Froide» " et qu'il "doute que les ABM US soient braqués contre les menaces de l'Iran."
Le Pentagone a ouvert une base radar de missiles dans le désert israélien du Néguev en 2008, dotée de plus de 100 personnels militaires, qui a une portée de 2 900 milles, presque trois fois la distance entre les capitales israélienne et iranienne. Le radar de bande X de la base avancée de Nevatim Air Base peut contrôler toute la partie orientale et une grande partie de la Russie du Sud.
Plus les États-Unis et leurs alliés de l'OTAN tempêteront contre les présumées menaces iraniennes, plus le cordon de missiles intercepteurs occidentaux sera assuré autour de la Russie.
Le 10 février la presse locale a écrit que "la République Tchèque est en discussion avec l'administration Obama pour accueillir un centre de commandement pour le plan de défense antimissile modifié des États-Unis."
Le jour suivant l'ambassadeur de Chine en Russie, Li Hui, a parlé avec l'une des principales agences de presse de son pays hôte et "a réaffirmé que Pékin est préoccupé par les plans [de bouclier antimissile U.S.] qui pourraient perturber l'équilibre stratégique et la stabilité actuels et intensifier les tensions" et, caractérisant correctement la véritable portée du projet missile intercepteur américain "il a dit que la création d'une défense antimissile mondiale minait les efforts internationaux pour arrêter la prolifération nucléaire." .
Le même jour, un porte-parole du ministère des affaires étrangères ukrainien a exprimé des préoccupations à propos des déploiements de missiles U.S. dans sa nation sœur de la Mer Noire, la Roumanie. " En tant que pays voisin de la Roumanie, nous ne pouvons accepter que les plans U.S. de déploiement de bouclier antimissile à proximité de notre frontière passent inaperçus, surtout dans la mesure où certains éléments sont censés être basés en Mer Noire."
Vladimir Voronin, Président jusqu'en septembre dernier de la Moldavie, limitrophe à la fois de la Roumanie et de l'Ukraine, a récemment averti que les déploiements de missiles US sur et au large de la côte de la Roumanie "peuvent transformer la Moldova voisine en une zone de front de première ligne" et que "la position de la Roumanie sur le bouclier antimissile U.S. et un soutien aussi ouvert de la part de la direction actuelle moldave pourraient avoir des conséquences désastreuses pour la sécurité dans la région."
En faisant cela, il faisait écho à l'ambassadeur russe à l'OTAN Dmitri Rogozine, qui disait deux jours avant "Les plans U.S. pour baser un système de défense antimissile en Europe sont un prétexte pour empiéter sur les frontières de la Russie" et "Les USA sont en train d'utiliser les actions de l'Iran pour mondialiser leur système de défense antimissile."
Quatre jours après ses précédents commentaires, Voronin pour la Moldavie déclarait que "le déploiement d' ABM US en Roumanie est de ramener l'Europe à la «Guerre Froide» " et qu'il "doute que les ABM US soient braqués contre les menaces de l'Iran."
Le Pentagone a ouvert une base radar de missiles dans le désert israélien du Néguev en 2008, dotée de plus de 100 personnels militaires, qui a une portée de 2 900 milles, presque trois fois la distance entre les capitales israélienne et iranienne. Le radar de bande X de la base avancée de Nevatim Air Base peut contrôler toute la partie orientale et une grande partie de la Russie du Sud.
Plus les États-Unis et leurs alliés de l'OTAN tempêteront contre les présumées menaces iraniennes, plus le cordon de missiles intercepteurs occidentaux sera assuré autour de la Russie.
Le 10 février la presse locale a écrit que "la République Tchèque est en discussion avec l'administration Obama pour accueillir un centre de commandement pour le plan de défense antimissile modifié des États-Unis."
Le jour suivant l'ambassadeur de Chine en Russie, Li Hui, a parlé avec l'une des principales agences de presse de son pays hôte et "a réaffirmé que Pékin est préoccupé par les plans [de bouclier antimissile U.S.] qui pourraient perturber l'équilibre stratégique et la stabilité actuels et intensifier les tensions" et, caractérisant correctement la véritable portée du projet missile intercepteur américain "il a dit que la création d'une défense antimissile mondiale minait les efforts internationaux pour arrêter la prolifération nucléaire." .
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Ses avertissements, comme ceux de la Russie, ont été entendus à Washington et parmi ses alliés de l'OTAN. Le 12 février la Pologne a approuvé un Accord sur l'Etat des Forces (ASOF) avec les États-Unis pour "100 soldats US devant être stationnés en Pologne, dans le cadre du bouclier, qui comprendra de missiles Patriot et SM-3.» C'est peut-être la première confirmation que les intercepteurs Standard Missile-3 0 plus longue portée basés sur des navires (et/ou sur des adaptations basées à terre) seront déployés avec missiles Patriot Advanced capacité-3 près la frontière occidentale de la Russie.
Egalement le 12 février le premier ministre bulgare Boiko Borisov a révélé que les États-Unis tiendront des pourparlers avec son gouvernement pour placer des composants potentiels de missiles intercepteurs liés potentiellement à la première frappe dans cette nation de la Mer Noire. L'Ambassadeur américain James Warlick a confirmé que les discussions préliminaires ont déjà eu lieu. Le chef de l'Etat bulgare a expliqué la raison de sa volonté de prendre cette mesure risquée: «mon opinion est que nous avons à faire preuve de solidarité. Lorsque l'on est membre de l'OTAN, il faut travailler pour la sécurité collective.»
Considérant tout ce qui précède, que le gouvernement russe ait autorisé l'ancienne secrétaire d'état des USA Madeleine Albright et sa coterie "Groupe d'Experts" / "Hommes Sages" pour promouvoir le nouveau concept stratégique de l'OTAN à un exposé à l'Institut des Relations Extérieures de Moscou le 11 février est une parodie, une abomination. Le seul lieu de rendez-vous que les autorités de la nation auraient du lui avoir accordé est une cellule de prison.
L'OTAN n'est pas le fournisseur de sécurité internationale auquel il tente maintenant de prétendre. Il n'est pas un partenaire de l'organisation des Nations Unies, qu'Il a éclipsé et rendu édenté et pathétique, ni d'aucune autre organisation internationale ou régionale. Il n'est pas le fondement d'une "alliance de démocraties" mondiale.
L'OTAN est un axe de combat meurtrier, sans loi, qui se réserve unilatéralement le droit de repéter son agression armée dans les Balkans et en Asie du Sud sur une échelle mondiale. C'est un affront et une menace pour l'humanité.
http://www.diatala.org/article-l-iran-dangereux-que-dire-de-l-otan-alors-45051162.html
Egalement le 12 février le premier ministre bulgare Boiko Borisov a révélé que les États-Unis tiendront des pourparlers avec son gouvernement pour placer des composants potentiels de missiles intercepteurs liés potentiellement à la première frappe dans cette nation de la Mer Noire. L'Ambassadeur américain James Warlick a confirmé que les discussions préliminaires ont déjà eu lieu. Le chef de l'Etat bulgare a expliqué la raison de sa volonté de prendre cette mesure risquée: «mon opinion est que nous avons à faire preuve de solidarité. Lorsque l'on est membre de l'OTAN, il faut travailler pour la sécurité collective.»
Considérant tout ce qui précède, que le gouvernement russe ait autorisé l'ancienne secrétaire d'état des USA Madeleine Albright et sa coterie "Groupe d'Experts" / "Hommes Sages" pour promouvoir le nouveau concept stratégique de l'OTAN à un exposé à l'Institut des Relations Extérieures de Moscou le 11 février est une parodie, une abomination. Le seul lieu de rendez-vous que les autorités de la nation auraient du lui avoir accordé est une cellule de prison.
L'OTAN n'est pas le fournisseur de sécurité internationale auquel il tente maintenant de prétendre. Il n'est pas un partenaire de l'organisation des Nations Unies, qu'Il a éclipsé et rendu édenté et pathétique, ni d'aucune autre organisation internationale ou régionale. Il n'est pas le fondement d'une "alliance de démocraties" mondiale.
L'OTAN est un axe de combat meurtrier, sans loi, qui se réserve unilatéralement le droit de repéter son agression armée dans les Balkans et en Asie du Sud sur une échelle mondiale. C'est un affront et une menace pour l'humanité.
http://www.diatala.org/article-l-iran-dangereux-que-dire-de-l-otan-alors-45051162.html
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Extrémisme : terrorisme ou résistance
Dans son article du Devoir paru le 29 décembre 2007, René Girard réinterprète Clausewitz. Il écrit : « Il y a une espèce de continuité dans l’ascension vers les extrêmes », et plus loin : « Nous sommes passés des guerres nationales au terrorisme. C’est la fin de toute ritualisation de la guerre, c’est la violence généralisée ». Il établit aussi une relation entre la violence du terrorisme et celle que l’on peut constater dans l’environnement : « l’augmentation de la population mondiale, le réchauffement planétaire… Tout ce qui menace l’humanité aujourd’hui peut être vu comme une conséquence de cette montée aux extrêmes. »
À une question qui lui est posée par Le Devoir, il répond que son sentiment est qu’il existe un rapport évident entre cette montée aux extrêmes et les textes apocalyptiques de la bible. Enfin, il explique : « Or les textes apocalyptiques nous paraissaient ridicules, farfelus, insignifiants, précisément parce qu’ils mélangent souvent la nature avec les activités humaines ».
En ce qui concerne les menaces qui pèsent sur l’humanité, il me semble tout à fait visible que les activités humaines s’accroissent en puissance à mesure que les connaissances scientifiques de l’Homme s’accroissent elles-mêmes, et qu’une violence peut naturellement s’en dégager si leur utilisation n’est pas contrôlée au niveau politique de la société, et dans un cadre mondial. Il n’est donc pas nécessaire pour autant de se référer à de vieux écrits dont la véracité est du niveau de ceux de Nostradamus.
D’autre part, l’idée de séparer ontologiquement les activités humaines d’avec la nature, sous-jacente à la dernière citation de René Girard, relève d’une position religieuse dérivée de l’influence d’Aristote, et est bien difficile à soutenir aujourd’hui. En effet, comment pouvoir apporter la moindre preuve de ce que les activités humaines ne se développeraient pas avec et à l’intérieur de la nature. Notre expérience concrète de chaque jour porte plutôt à croire le contraire, et raisonner ainsi sur une base purement théologique ne peut conduire l’humanité qu’à l’obscurcissement de la réalité, pour ne pas dire, plus nettement, à un obscurantisme réactionnaire.
Les dictionnaires nous disent de l’extrémisme: « Tendance à recourir à des moyens extrêmes, violents, dans la lutte politique » (Larousse). J’ajouterais à cette définition, pour ma part, que l’extrémisme consiste à poursuivre une action, de quelque ordre elle soit, d’une manière qui semble ne conduire à rien de constructif dans la sphère politique, y compris pour celui qui entreprend cette action. Encore avons-nous vécu quelques exceptions notables, dont un exemple fut le terrorisme juif en Palestine avant la création d’Israël. Il faut cependant noter que la situation politique en cet endroit du globe n’est toujours pas normalisée au moment où l’on parle.
Mais, revenons à l’extrémisme. Il convient d’abord de s’entendre sur ce que l’on doit entendre par extrême et extrémisme. Sans ce préalable, on est conduit à parler dans le vide, ou à travers son chapeau.
Comme rien ne peut laisser supposer qu’un extrémiste soit nécessairement un être dérangé, il faut éviter d’interpréter ses actions comme des gestes de fou. Pour accéder à une compréhension utile de son comportement, il convient alors d’aller chercher une voie indirecte pour y parvenir.
Si les actions extrémistes sont condamnées à l’inutilité, c’est donc qu’elles ne sont pas conçues pour être directement utiles. Que peuvent-elles alors viser d’autre qu’émettre ainsi des signaux de malaise, de mal-être ? De même qu’un enfant recommence parfois à inonder son lit lorsqu’un nouveau petit frère lui est né, dans l’espoir d’attirer par ce geste l’attention de ses parents sur son désarroi, l’extrémiste signale au monde sa difficulté d’être par la violence. Et la violence physique n’en constitue qu’un cas particulier : un homme trompé qui tue sa femme par jalousie, un enfant traqué ou frustré qui tire sur ses camarades pour se venger.
L’extrémiste dissimule généralement sa violence sous une couverture idéologique à laquelle il ne croit pas vraiment, mais qui lui est nécessaire pour justifier son comportement, d’abord à lui-même, afin de rétablir en lui un équilibre socio psychologique perturbé par des causes dont la véritable réalité ne lui est pas toujours pleinement consciente.
Il s’agit donc du syndrome de ce que j’appellerais « la fuite en avant ». Pour le traiter, il faut en découvrir les causes, et cesser de lui opposer des méthodes inutilement répressives, inefficaces, voire nuisibles. Ces causes sont probablement multiples, et je ne prétendrais pas en avoir les clés. Je me contenterai donc d’explorer une seule direction d’analyse. Je crois que les causes d’une fuite en avant, qu’on l’affuble ou non du terme de terrorisme, sont principalement d’ordre émotionnel.
Une fuite en avant n’est pas seulement le fait d’individus. Des pays peuvent également en être les victimes… ou les « promoteurs », pour des raisons totalement analogues à celles que j’ai évoquées. Je citerais le cas de l’explosion du croiseur étasunien Maine dans la rade de La Havane le 15 février 1898. La presse étasunienne s’empara alors immédiatement de l’événement, entama une campagne de désinformation contre l’Espagne (Cuba en était alors une colonie), qu’elle accusa de barbarie et même d’anthropophagie. La population des Etats-Unis cria vengeance, et deux mois plus tard le président William McKinley déclarait la guerre à Madrid. Les Etats-Unis s’emparèrent alors de toutes les colonies espagnoles des Caraïbes, y ajoutant les Philippines, et raflant au passage les Iles Hawaï qui n’avaient rien à voir avec les Espagnols.
(http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=18980215)
Treize ans plus tard, en 1911, une commission d’enquête conclut que le croiseur avait coulé suite à une explosion accidentelle dans la salle des machines. Et il y a quelques années, on apprit que c’était le gouvernement étasunien qui avait organisé ce naufrage pour pouvoir entraîner le Congrès et sa population dans une guerre contre l’Espagne. Sans cette provocation, jamais le peuple des Etats-Unis en effet, n’aurait accepté d’entrer dans un tel conflit. Grâce à ce complot, les Etats-Unis avaient pu prendre la place de l’Espagne comme nation colonisatrice.
Quelle superbe fuite en avant !
L’affaire du 11 septembre 2001 serait-elle un remake de la provocation du Maine ? À en juger par l’invasion du Moyen-Orient par les Etats-Unis qui s’ensuivit, on serait porté à se poser la question. Dans quelques dizaines d’années, on sera sans doute fixé.
L’actualité récente nous a permis d’assister à la naissance d’une nouvelle sorte de fuite en avant. Celle de ceux que l’on appelle, selon les dispositions d’esprit de celui qui parle, des terroristes ou des islamistes, et qui répandent tant de violence par les temps qui courent.
Si je reste cohérent avec les prémisses des fuites en avant que j’avançais tout à l’heure, il me reste à découvrir les raisons émotionnelles de celle-ci. De quelles frustrations, terroristes ou islamistes cherchent-ils donc la compensation ?
Mon hypothèse de recherche est simple, mais me semble logique : on ne peut trouver les raisons émotionnelles de cette violence que dans l’histoire de ces gens-là. C’est pour moi une évidence. Et il n’est pas nécessaire de fouiller très loin pour les mettre à jour !
- « Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. ». .
http://algerie-institution.blog4ever.com
Re: Rapports de forces
Pourquoi je ne signerai pas « l’Appel à la raison »
Source: Par :Gérard Huber
Un certain nombre d’intellectuels parmi lesquels Benard-Henri Lévy, Alain Finkielkraut et Boris Cyrulnik ont signé un « Appel à la raison » qui sera prochainement publié dans « Le Monde ». Dans cet article, j’explique pourquoi je ne le signerai pas. Le texte est découpé par paragraphes. Chaque paragraphe est suivi de mon commentaire personnel.
1. Citoyens de pays européens, juifs, nous sommes impliqués dans la vie politique et sociale de nos pays respectifs. Quels que soient nos itinéraires personnels, le lien à l’Etat d’Israël fait partie de notre identité. L’avenir et la sécurité de cet Etat auquel nous sommes indéfectiblement attachés nous préoccupent.
Commentaire personnel : l’insertion d’Israël dans l’identité de chacun, son avenir et sa sécurité concernent tous les citoyens du monde, et pas seulement les citoyens juifs de pays européens. L’appel doit être universaliste et non particulariste.
2. Or, nous voyons que l’existence d’Israël est à nouveau en danger. Loin de sous-estimer la menace de ses ennemis extérieurs, nous savons que ce danger se trouve aussi dans l’occupation et la poursuite ininterrompue des implantations en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem Est, qui sont une erreur politique et une faute morale. Et qui alimentent, en outre, un processus de délégitimation inacceptable d’Israël en tant qu’État.
Commentaire personnel : l’appel confond erreur politique, faute morale et délégitimation, comme si ces implantations et l’occupation en Cisjordanie et dans les quartiers arabes de Jérusalem-Est que personnellement je désapprouve avaient pour but de légitimer Israël en tant qu’État illégitime. Même critiquable, la politique palestinienne de l’État d’Israël n’entame pas sa légitimité. Israël demeure légitime, même avec ses erreurs qu’il lui faut corriger. Sans quoi, cet appel n’a plus de sens. Par ailleurs, l’appel ne fait aucune mention de la mobilisation nécessaire pour évaluer, à sa juste mesure, la menace des ennemis extérieurs d’Israël et pour expliquer en quoi elle vise à délégitimer Israël. En réalité, cet appel se veut politique, mais il ne l’est pas. Il est incapable de rendre compte des causes réelles de l’impasse actuelle dans laquelle les relations entre Israéliens et Palestiniens s’engouffrent.
3. C’est pourquoi nous avons décidé de nous mobiliser autour des principes suivants :
∑ L’avenir d’Israël passe nécessairement par l’établissement d’une paix avec le peuple palestinien selon le principe « deux Peuples, deux États ». Nous le savons tous, il y a urgence. Bientôt Israël sera confronté à une alternative désastreuse : soit devenir un État où les Juifs seraient minoritaires dans leur propre pays ; soit mettre en place un régime qui déshonorerait Israël et le transformerait en une arène de guerre civile.
∑ Il importe donc que l’Union Européenne, comme les États-Unis, fasse pression sur les deux parties et les aide à parvenir à un règlement raisonnable et rapide du conflit Israélo-palestinien. L’Europe, par son histoire, a des responsabilités dans cette région du monde.
Commentaire personnel : les Palestiniens ont droit à leur État. Mais le principe « deux peuples, deux États » n’a de l’avenir (et donc il n’existe) qu’à l’intérieur d’un principe plus vaste : le principe d’une Union d’États chargée de résoudre tous les problèmes posés par la coexistence pacifique des deux peuples et des deux États. Tant que le principe de l’union d’États ne sera pas au menu des discussions et des constructions (sur tous les plans) entre Israéliens et Palestiniens, il n’y aura, malheureusement, ni État palestinien ni paix entre les peuples. Le monde doit donc agir pour faire advenir cette Union d’États.
4. Si la décision ultime appartient au peuple souverain d’Israël, la solidarité des Juifs de la Diaspora leur impose d’œuvrer pour que cette décision soit la bonne. L’alignement systématique sur la politique du gouvernement israélien est dangereux car il va à l’encontre des intérêts véritables de l’État d’Israël.
Commentaire personnel : On ne comprend pas de quelle décision il s’agit. La décision du retrait de Cisjordanie et de Jérusalem-Est ? Elle revient aux Israéliens. Mais la décision de régler le conflit dépend des deux peuples et des deux États. Enfin, s’agissant de la décision des Juifs de la diaspora d’œuvrer pour que le retrait se fasse, je renvoie à mon premier commentaire : ce n’est pas la tâche des seuls citoyens juifs du monde, c’est la tâche de tout citoyen du monde, étant entendu que ce retrait doit être une partie de la négociation des deux peuples en vue ou à l’intérieur de l’Union d’États.
5. Nous voulons créer un mouvement européen capable de faire entendre la voix de la raison à tous. Ce mouvement se veut au-dessus des clivages partisans. Il a pour ambition d’œuvrer à la survie d’Israël en tant qu’État juif et démocratique, laquelle est conditionnée par la création d’un Etat palestinien souverain et viable. C’est dans cet esprit que nous appelons à signer et à faire signer cet appel.
Commentaire personnel : cet article est contradictoire avec le premier. Ou l’on est d’emblée universaliste, ou l’on n’est que particulariste et l’universalisme est un alibi.
Source: Par :Gérard Huber
- « Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. ». .
http://algerie-institution.blog4ever.com
Re: Rapports de forces
Conflit israélo-palestinien
Barack Obama, un médiateur (enfin) honnête dans le conflit israélo-palestinien ?
Barack Obama nous surprendra-t-il sur le terrain miné du conflit israélo-palestinien ? Parmi les présidents étatsuniens, sera-t-il le premier honest broker entre les deux parties ? Reconnaîtra-t-il l’infini déséquilibre des forces en présence ? : d’un côté, Israël est une puissance nucléaire et coloniale (le « flic des États-Unis au Proche-Orient », comme le souligne Noam Chomsky) ; de l’autre l’« Autorité » palestinienne de Mahmoud Abbas est une entité sans pouvoir, dont la ligne de compromis mou avec Israël n’a amené que revers et déboires à un peuple déjà meurtri par les interventions militaires israéliennes et le blocus de Gaza.
Pourtant, rien ne devrait inciter à l’optimisme. Depuis la présidence Clinton, les États-Unis n’ont rien fait pour contrarier le fait colonial des Israéliens, se contentant de le condamner de manière purement formelle. George W. Bush donna même son appui à l’entreprise coloniale peu avant son départ de la Maison blanche sans que cela ne suscite d’émotion particulière.
Depuis le refus par Yasser Arafat du « deal en or » concocté par Bill Clinton à Camp David en juillet 2000, les Etats-Unis n’essayent même plus de maquiller leur parti-pris pro-israélien. Ce « deal en or » prévoyait de reconnaître l’annexion d’une partie des terres occupées par Israël depuis 1967 ; il entérinait la mainmise israélienne sur la partie arabe de Jérusalem ou encore il apportait une fin de non recevoir au droit au retour des Palestiniens expulsés en 1948 et en 1967. Qu’Arafat ait dû porter seul la responsabilité de l’échec de Camp David qui « ruina » la présidence Clinton (avant que Monica Lewinsky ne vienne définitivement l’achever), montre bien de quel côté penche la machine médiatico-diplomatique aux États-Unis.
Lors de la première année de sa présidence, Obama n’a rien fait pour dissiper l’image très partisane de son pays sur ce dossier. Aux prises avec Benyamin Nétanyahou, un homme de la droite extrême et hostile à l’arrêt de la colonisation, Obama a peiné à se démarquer de ses prédécesseurs. Il a quand même bien compris que l’arrêt inconditionnel de la colonisation est le préalable à toute reprise des négociations.
Pourtant, Barack Obama est allé d’échecs en échecs, humilié par la politique jusqu’au-boutiste du premier ministre israélien jusqu’à la semaine passée. A cette occasion, Nétanyahou a essuyé un premier refus : Obama a demandé l’arrêt de la construction de logements dans la partie arabe de Jérusalem. Le premier ministre israélien a estimé qu’il s’agissait d’une exigence « irraisonnable » et « illogique ».
L’administration étatsunienne a, fait inhabituel, rendu public son désaccord. Un porte-parole de la Maison blanche n’a pas hésité à parler de « profondes divergences de vue » entre les deux hommes. Quand Nétanyahou a déclaré que c’était à ses yeux la même chose de construire des maisons à Tel Aviv et à Jérusalem, Obama lui a répondu qu’il n’était pas d’accord. La teneur de cet entretien privé a filtré en direction des médias étatsuniens (caricaturalement favorables aux positions israéliennes), ce qui marque un changement de stratégie au sein de l’administration Obama.
Ce contrepied médiatique a plongé Israël dans l’embarras et a paru suffisamment sérieux pour que le lobby pro-Israël mène une contre-offensive de grande ampleur par l’entremise de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC). Il s’agit en la matière d’une institution de masse dont l’objectif est de faire adopter au Congrès les « politiques et décisions les plus favorables à Israël ». Une majorité d’élus au Sénat et à la Chambre des représentants est membre de cette organisation. Les universitaires John Mearsheimer et Stephen Walt ont souligné le rôle influent d’AIPAC dans l’élaboration de choix politico-militaires des États-Unis, le présentant comme le « bras armé » du gouvernement israélien au Congrès (The Israel Lobby and US Foreign Policy, 2007). AIPAC a déclaré que les « trois quarts » des membres du Congrès avait signé sa lettre ouverte exigeant la « fin des critiques » à l’égard d’Israël, car ce type de querelles doit être réglé en « tête-à-tête en non sur la place publique ». AIPAC a préconisé un resserrement des liens entre l’administration étatsunienne et le gouvernement israélien.
Les campagnes d’intimidation contre les critiques de la politique israélienne sont redoutables et redoutées. La vigueur des attaques fait très souvent rentrer dans le rang les rares éléments récalcitrants. Ici, la contre-offensive n’a pas semblé perturber l’administration Obama. Robert Malley, l’ex-bras droit du président Clinton pour les affaires israélo-arabes, a confié que cette confrontation était « délibérée » du côté du gouvernement fédéral. Davantage, elle serait la preuve de la « détermination » d’Obama sur la question.
L’avenir nous dira si l’infime espoir suscité par l’opposition obamesque était illusoire ou pas. Il apparaît pourtant difficile à Obama de rebrousser chemin car il perdrait la face et toute crédibilité pour le plus grand malheur des Palestiniens. Le président étatsunien aurait d’autant plus tort de relâcher son effort que le fait colonial israélien est en passe de devenir impopulaire au Capitole. On y estime que l’extrémisme de Nétanyahou met en danger la vie des soldats étatsuniens en Irak et en Afghanistan.
Si l’administration Obama parvient à convaincre l’opinion publique que l’arrêt de la colonisation israélienne est dans l’intérêt des États-Unis, alors peut-être sera-t-il possible d’envisager à moyen terme le retour à une vraie solution négociée. Mais nous n’en sommes pas encore là.
Philippe Marlière
Barack Obama, un médiateur (enfin) honnête dans le conflit israélo-palestinien ? Barack Obama nous surprendra-t-il sur le terrain miné du conflit israélo-palestinien ? Parmi les présidents étatsuniens, sera-t-il le premier honest broker entre les deux parties ? Reconnaîtra-t-il l’infini déséquilibre des forces en présence ? : d’un côté, Israël est une puissance nucléaire et coloniale (le « flic des États-Unis au Proche-Orient », comme le souligne Noam Chomsky) ; de l’autre l’« Autorité » palestinienne de Mahmoud Abbas est une entité sans pouvoir, dont la ligne de compromis mou avec Israël n’a amené que revers et déboires à un peuple déjà meurtri par les interventions militaires israéliennes et le blocus de Gaza.
Pourtant, rien ne devrait inciter à l’optimisme. Depuis la présidence Clinton, les États-Unis n’ont rien fait pour contrarier le fait colonial des Israéliens, se contentant de le condamner de manière purement formelle. George W. Bush donna même son appui à l’entreprise coloniale peu avant son départ de la Maison blanche sans que cela ne suscite d’émotion particulière.
Depuis le refus par Yasser Arafat du « deal en or » concocté par Bill Clinton à Camp David en juillet 2000, les Etats-Unis n’essayent même plus de maquiller leur parti-pris pro-israélien. Ce « deal en or » prévoyait de reconnaître l’annexion d’une partie des terres occupées par Israël depuis 1967 ; il entérinait la mainmise israélienne sur la partie arabe de Jérusalem ou encore il apportait une fin de non recevoir au droit au retour des Palestiniens expulsés en 1948 et en 1967. Qu’Arafat ait dû porter seul la responsabilité de l’échec de Camp David qui « ruina » la présidence Clinton (avant que Monica Lewinsky ne vienne définitivement l’achever), montre bien de quel côté penche la machine médiatico-diplomatique aux États-Unis.
Lors de la première année de sa présidence, Obama n’a rien fait pour dissiper l’image très partisane de son pays sur ce dossier. Aux prises avec Benyamin Nétanyahou, un homme de la droite extrême et hostile à l’arrêt de la colonisation, Obama a peiné à se démarquer de ses prédécesseurs. Il a quand même bien compris que l’arrêt inconditionnel de la colonisation est le préalable à toute reprise des négociations.
Pourtant, Barack Obama est allé d’échecs en échecs, humilié par la politique jusqu’au-boutiste du premier ministre israélien jusqu’à la semaine passée. A cette occasion, Nétanyahou a essuyé un premier refus : Obama a demandé l’arrêt de la construction de logements dans la partie arabe de Jérusalem. Le premier ministre israélien a estimé qu’il s’agissait d’une exigence « irraisonnable » et « illogique ».
L’administration étatsunienne a, fait inhabituel, rendu public son désaccord. Un porte-parole de la Maison blanche n’a pas hésité à parler de « profondes divergences de vue » entre les deux hommes. Quand Nétanyahou a déclaré que c’était à ses yeux la même chose de construire des maisons à Tel Aviv et à Jérusalem, Obama lui a répondu qu’il n’était pas d’accord. La teneur de cet entretien privé a filtré en direction des médias étatsuniens (caricaturalement favorables aux positions israéliennes), ce qui marque un changement de stratégie au sein de l’administration Obama.
Ce contrepied médiatique a plongé Israël dans l’embarras et a paru suffisamment sérieux pour que le lobby pro-Israël mène une contre-offensive de grande ampleur par l’entremise de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC). Il s’agit en la matière d’une institution de masse dont l’objectif est de faire adopter au Congrès les « politiques et décisions les plus favorables à Israël ». Une majorité d’élus au Sénat et à la Chambre des représentants est membre de cette organisation. Les universitaires John Mearsheimer et Stephen Walt ont souligné le rôle influent d’AIPAC dans l’élaboration de choix politico-militaires des États-Unis, le présentant comme le « bras armé » du gouvernement israélien au Congrès (The Israel Lobby and US Foreign Policy, 2007). AIPAC a déclaré que les « trois quarts » des membres du Congrès avait signé sa lettre ouverte exigeant la « fin des critiques » à l’égard d’Israël, car ce type de querelles doit être réglé en « tête-à-tête en non sur la place publique ». AIPAC a préconisé un resserrement des liens entre l’administration étatsunienne et le gouvernement israélien.
Les campagnes d’intimidation contre les critiques de la politique israélienne sont redoutables et redoutées. La vigueur des attaques fait très souvent rentrer dans le rang les rares éléments récalcitrants. Ici, la contre-offensive n’a pas semblé perturber l’administration Obama. Robert Malley, l’ex-bras droit du président Clinton pour les affaires israélo-arabes, a confié que cette confrontation était « délibérée » du côté du gouvernement fédéral. Davantage, elle serait la preuve de la « détermination » d’Obama sur la question.
L’avenir nous dira si l’infime espoir suscité par l’opposition obamesque était illusoire ou pas. Il apparaît pourtant difficile à Obama de rebrousser chemin car il perdrait la face et toute crédibilité pour le plus grand malheur des Palestiniens. Le président étatsunien aurait d’autant plus tort de relâcher son effort que le fait colonial israélien est en passe de devenir impopulaire au Capitole. On y estime que l’extrémisme de Nétanyahou met en danger la vie des soldats étatsuniens en Irak et en Afghanistan.
Si l’administration Obama parvient à convaincre l’opinion publique que l’arrêt de la colonisation israélienne est dans l’intérêt des États-Unis, alors peut-être sera-t-il possible d’envisager à moyen terme le retour à une vraie solution négociée. Mais nous n’en sommes pas encore là.
Philippe Marlière
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Les relations Algéro-britanniques sous les travaillistes
Un dynamisme sans précédent
Les attentats du 7 juillet 2005 à Londres ont rapproché le Royaume-Uni de l’Algérie. Il la considère depuis comme un partenaire stratégique dans la lutte contre le terrorisme.
Jamais sans doute les relations algéro-britanniques ont connu autant de dynamisme, comme aujourd’hui. Faisant preuve d’un forcing diplomatique sans précédent, le Royaume-Uni ne cache plus son intention de rivaliser avec la France, en avançant ses propres pions. Les Anglais se plaignent d’ailleurs que notre pays continue à être considéré comme une chasse gardée hexagonale. Ce qui n’est pas le cas à leurs yeux.
Le décrivant comme un partenaire majeur, ils multiplient les initiatives de rapprochement avec lui. Cette proximité inédite est à mettre sur le compte de la formation travailliste au pouvoir. Après plusieurs années de défiance, d’incompréhension et d’hostilité parfois, le parti de Tony Blair et Gordon Brown a découvert que l’Algérie pouvait être l’amie du Royaume-Uni, son allié. Les attentats dans les transports londoniens en juillet 2005 ont contribué à la transformation de l’attitude des dirigeants britanniques.
Le pays venait de découvrir le terrorisme, une tragédie dont l’Algérie a longuement souffert mais que les Anglais n’avaient jamais admis auparavant. Totalement acquis à la thèse du “Qui tu qui ?”, la Grande-Bretagne fermait les yeux face au drame qui se déroulait chez nous. La capitale britannique avait été baptisée le Londonistan, pour avoir servi de refuge aux islamistes algériens et à leurs mentors du Moyen-Orient. Malgré les protestations de l’Algérie, les Anglais continuaient à tendre le micro aux commanditaires des massacres contre les civils. Mais tout a changé après la mort d’une cinquantaine de leurs compatriotes, au cours des attaques kamikazes à Londres. Pour avoir combattu le terrorisme, l’Algérie est hissée au rang de partenaire. La coopération sécuritaire entre les deux pays s’accroît. Elle constitue l’un des principaux volets de la visite d’État effectuée par le président de la République au Royaume-Uni, en juillet 2006.
Au cours de son séjour, Abdelaziz Bouteflika est reçu par la reine Elizabeth II. Il a eu également des entretiens avec Tony Blair, Premier ministre de l’époque. Les deux hommes mettent sur les rails un partenariat stratégique et multiforme. En matière d’entraide judiciaire, les responsables algériens et britanniques procèdent à la signature d’une convention d’extradition. D’aucuns y voient un prélude au transfèrement du milliardaire déchu, Abdelmoumen Rafik Khelifa. Mais l’accord permet avant tout au Royaume Uni de se débarrasser d’activistes islamistes algériens qui constituent une menace pour sa sécurité. Au plan politique, le Royaume-Uni et l’Algérie mettent en place un haut comité mixte pour encadrer la coopération bilatérale et la promouvoir. Quatre sessions se sont tenues jusque-là. La dernière a eu lieu à Londres en mars dernier, sous la direction de Abdelkader Messahel, ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines, et Ivan Lewis, ministre d’État au Foreign Office. La création d’un groupe d’experts des questions sécuritaires couronne les travaux. Entre les deux pays, existe une entente parfaite sur la manière d’appréhender la menace d’Al-Qaïda. Contrairement à la France et aux États-Unis, la Grande-Bretagne s’abstient d’inscrire l’Algérie sur une liste noire de pays dont les ressortissants représentent une menace pour sa sécurité aérienne. “Pour les Britanniques, l’Algérie est un pays qui est à l’avant-garde de la lutte antiterroriste et pas un pourvoyeur du terrorisme. Sur cette question, nous nous sommes bien compris et bien entendus”, observe M. Messahel.
Sa visite à Londres est suivie par celle de son collègue de l’Énergie et des Mines. Chakib Khelil qui s’est entretenu avec ses homologues sur la possibilité d’augmenter le volume des approvisionnements en gaz. Actuellement, notre pays est à la troisième place, parmi les plus grands fournisseurs de gaz au Royaume-Uni. De son côté, la Grande-Bretagne est le premier investisseur étranger dans notre pays, à travers British Petroleum. D’autres secteurs d’affaires captent l’attention des Britanniques. La HSBC s’est installée en Algérie depuis deux ans. Des perspectives de partenariat existent dans les domaines pharmaceutique, de la construction, de l’aérospatial… mais aussi de la défense.
Des informations persistantes évoquent la signature d’un contrat de vente d’équipements militaires à l’ANP. En 2008, le gouvernement de Gordon Brown nommait un attaché militaire au sein de son ambassade à Alger. Une première. Depuis, des officiels britanniques se sont rendus en Algérie, dont le prince Andrew, Duc d’York et deuxième fils de la reine. Au moment où la France multiplie les provocations à l’égard de l’Algérie, la Grande-Bretagne la caresse dans le sens du poil. Le 28 avril dernier, le Home Office acceptait l’extradition de Khelifa, une semaine plus tôt, le département de la Justice acceptait d’indemniser Lotfi Raïssi, un pilote algérien injustement accusé de terrorisme.
liberté
Un dynamisme sans précédent
Les attentats du 7 juillet 2005 à Londres ont rapproché le Royaume-Uni de l’Algérie. Il la considère depuis comme un partenaire stratégique dans la lutte contre le terrorisme.
Jamais sans doute les relations algéro-britanniques ont connu autant de dynamisme, comme aujourd’hui. Faisant preuve d’un forcing diplomatique sans précédent, le Royaume-Uni ne cache plus son intention de rivaliser avec la France, en avançant ses propres pions. Les Anglais se plaignent d’ailleurs que notre pays continue à être considéré comme une chasse gardée hexagonale. Ce qui n’est pas le cas à leurs yeux.
Le décrivant comme un partenaire majeur, ils multiplient les initiatives de rapprochement avec lui. Cette proximité inédite est à mettre sur le compte de la formation travailliste au pouvoir. Après plusieurs années de défiance, d’incompréhension et d’hostilité parfois, le parti de Tony Blair et Gordon Brown a découvert que l’Algérie pouvait être l’amie du Royaume-Uni, son allié. Les attentats dans les transports londoniens en juillet 2005 ont contribué à la transformation de l’attitude des dirigeants britanniques.
Le pays venait de découvrir le terrorisme, une tragédie dont l’Algérie a longuement souffert mais que les Anglais n’avaient jamais admis auparavant. Totalement acquis à la thèse du “Qui tu qui ?”, la Grande-Bretagne fermait les yeux face au drame qui se déroulait chez nous. La capitale britannique avait été baptisée le Londonistan, pour avoir servi de refuge aux islamistes algériens et à leurs mentors du Moyen-Orient. Malgré les protestations de l’Algérie, les Anglais continuaient à tendre le micro aux commanditaires des massacres contre les civils. Mais tout a changé après la mort d’une cinquantaine de leurs compatriotes, au cours des attaques kamikazes à Londres. Pour avoir combattu le terrorisme, l’Algérie est hissée au rang de partenaire. La coopération sécuritaire entre les deux pays s’accroît. Elle constitue l’un des principaux volets de la visite d’État effectuée par le président de la République au Royaume-Uni, en juillet 2006.
Au cours de son séjour, Abdelaziz Bouteflika est reçu par la reine Elizabeth II. Il a eu également des entretiens avec Tony Blair, Premier ministre de l’époque. Les deux hommes mettent sur les rails un partenariat stratégique et multiforme. En matière d’entraide judiciaire, les responsables algériens et britanniques procèdent à la signature d’une convention d’extradition. D’aucuns y voient un prélude au transfèrement du milliardaire déchu, Abdelmoumen Rafik Khelifa. Mais l’accord permet avant tout au Royaume Uni de se débarrasser d’activistes islamistes algériens qui constituent une menace pour sa sécurité. Au plan politique, le Royaume-Uni et l’Algérie mettent en place un haut comité mixte pour encadrer la coopération bilatérale et la promouvoir. Quatre sessions se sont tenues jusque-là. La dernière a eu lieu à Londres en mars dernier, sous la direction de Abdelkader Messahel, ministre délégué aux Affaires maghrébines et africaines, et Ivan Lewis, ministre d’État au Foreign Office. La création d’un groupe d’experts des questions sécuritaires couronne les travaux. Entre les deux pays, existe une entente parfaite sur la manière d’appréhender la menace d’Al-Qaïda. Contrairement à la France et aux États-Unis, la Grande-Bretagne s’abstient d’inscrire l’Algérie sur une liste noire de pays dont les ressortissants représentent une menace pour sa sécurité aérienne. “Pour les Britanniques, l’Algérie est un pays qui est à l’avant-garde de la lutte antiterroriste et pas un pourvoyeur du terrorisme. Sur cette question, nous nous sommes bien compris et bien entendus”, observe M. Messahel.
Sa visite à Londres est suivie par celle de son collègue de l’Énergie et des Mines. Chakib Khelil qui s’est entretenu avec ses homologues sur la possibilité d’augmenter le volume des approvisionnements en gaz. Actuellement, notre pays est à la troisième place, parmi les plus grands fournisseurs de gaz au Royaume-Uni. De son côté, la Grande-Bretagne est le premier investisseur étranger dans notre pays, à travers British Petroleum. D’autres secteurs d’affaires captent l’attention des Britanniques. La HSBC s’est installée en Algérie depuis deux ans. Des perspectives de partenariat existent dans les domaines pharmaceutique, de la construction, de l’aérospatial… mais aussi de la défense.
Des informations persistantes évoquent la signature d’un contrat de vente d’équipements militaires à l’ANP. En 2008, le gouvernement de Gordon Brown nommait un attaché militaire au sein de son ambassade à Alger. Une première. Depuis, des officiels britanniques se sont rendus en Algérie, dont le prince Andrew, Duc d’York et deuxième fils de la reine. Au moment où la France multiplie les provocations à l’égard de l’Algérie, la Grande-Bretagne la caresse dans le sens du poil. Le 28 avril dernier, le Home Office acceptait l’extradition de Khelifa, une semaine plus tôt, le département de la Justice acceptait d’indemniser Lotfi Raïssi, un pilote algérien injustement accusé de terrorisme.
liberté
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
La Crise Financière : La Fin Du Capitalisme ?
Le capitalisme ne parvient plus à "faire système", au sens où l'entend le physicien et chimiste Ilya Prigogine (1917-2003) : quand un système, biologique, chimique ou social, dévie trop et trop souvent de sa situation de stabilité, il ne parvient plus à retrouver l'équilibre, et l'on assiste alors à une bifurcation.
La situation devient chaotique, incontrôlable pour les forces qui la dominaient jusqu'alors, et l'on voit émerger une lutte, non plus entre les tenants et les adversaires du système, mais entre tous les acteurs pour déterminer ce qui va le remplacer. Je réserve l'usage du mot "crise" à ce type de période. Eh bien, nous sommes en crise. Le capitalisme touche à sa fin.
Il s’agit d'une nouvelle mutation du capitalisme, qui a déjà connu, après tout, le passage du capitalisme marchand au capitalisme industriel, puis du capitalisme industriel au capitalisme financier
Le capitalisme, depuis sa naissance dans la seconde moitié du XVIe siècle
Nous sommes aujourd'hui clairement dans une phase B d'un cycle de Kondratieff qui a commencé il y a trente à trente-cinq ans, après une phase A qui a été la plus longue (de 1945 à 1975) des cinq cents ans d'histoire du système capitaliste.
Le capitalisme est omnivore, il capte le profit là où il est le plus important à un moment donné ; il ne se contente pas de petits profits marginaux ; au contraire, il les maximise en constituant des monopoles - il a encore essayé de le faire dernièrement dans les biotechnologies et les technologies de l'information. Mais je pense que les possibilités d'accumulation réelle du système ont atteint leurs limites. Le capitalisme, depuis sa naissance dans la seconde moitié du XVIe siècle, se nourrit du différentiel de richesse entre un centre, où convergent les profits, et des périphéries (pas forcément géographiques) de plus en plus appauvries.
A cet égard, le rattrapage économique de l'Asie de l'Est, de l'Inde, de l'Amérique...
www.dissertationsgratuites.fr
Le capitalisme ne parvient plus à "faire système", au sens où l'entend le physicien et chimiste Ilya Prigogine (1917-2003) : quand un système, biologique, chimique ou social, dévie trop et trop souvent de sa situation de stabilité, il ne parvient plus à retrouver l'équilibre, et l'on assiste alors à une bifurcation.
La situation devient chaotique, incontrôlable pour les forces qui la dominaient jusqu'alors, et l'on voit émerger une lutte, non plus entre les tenants et les adversaires du système, mais entre tous les acteurs pour déterminer ce qui va le remplacer. Je réserve l'usage du mot "crise" à ce type de période. Eh bien, nous sommes en crise. Le capitalisme touche à sa fin.
Il s’agit d'une nouvelle mutation du capitalisme, qui a déjà connu, après tout, le passage du capitalisme marchand au capitalisme industriel, puis du capitalisme industriel au capitalisme financier
Le capitalisme, depuis sa naissance dans la seconde moitié du XVIe siècle
Nous sommes aujourd'hui clairement dans une phase B d'un cycle de Kondratieff qui a commencé il y a trente à trente-cinq ans, après une phase A qui a été la plus longue (de 1945 à 1975) des cinq cents ans d'histoire du système capitaliste.
Le capitalisme est omnivore, il capte le profit là où il est le plus important à un moment donné ; il ne se contente pas de petits profits marginaux ; au contraire, il les maximise en constituant des monopoles - il a encore essayé de le faire dernièrement dans les biotechnologies et les technologies de l'information. Mais je pense que les possibilités d'accumulation réelle du système ont atteint leurs limites. Le capitalisme, depuis sa naissance dans la seconde moitié du XVIe siècle, se nourrit du différentiel de richesse entre un centre, où convergent les profits, et des périphéries (pas forcément géographiques) de plus en plus appauvries.
A cet égard, le rattrapage économique de l'Asie de l'Est, de l'Inde, de l'Amérique...
www.dissertationsgratuites.fr
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
GALSI. Risque de veto algérien pour punir Sarkozy
Selon certaines sources, pour pénaliser Sarkozy, les dirigeants algériens ne souhaitent pas que le GALSI dérive vers la France, donc la Corse…
En mars 2010, Corsica avait titré, en couverture : « Galsi : le grand bluff ». En évoquant, au regard des promesses faites, à Ajaccio, par Nicolas Sarkozy, le retard pris par le projet algéro-italien, les éventuelles réticences algériennes, les problèmes posés par l’acheminement du gazoduc tant en Sardaigne qu’en Corse et un manque de financement, nous affirmions que le gaz naturel algérien ne serait sûrement pas en Corse en 2015 (date à laquelle les actuelles centrales au fioul devraient passer au gaz). Mais, sans doute beaucoup plus tard, contrairement à ce que feignaient de croire, à cette époque, aussi bien les élus que leurs opposants nationalistes ou les associations de défense de l’environnement.
Nous étions sans doute en dessous de la vérité puisque selon certaines informations, non officielles, auxquelles nous avons eu accès, au moins une partie des dirigeants algériens sont opposés à ce que la France dispose, actuellement, du pétrole algérien devant être transporté par le GALSI. Et refuseraient, en réalité, toute dérivation du gazoduc algéro-italien vers la Corse. Évidemment, cette attitude ne sera pas assumée publiquement par les dirigeants algériens. D’ailleurs, lorsqu’en juin, l’ambassadeur d’Algérie, Missoum Sbih, a été reçu à l’Assemblée de Corse, il a botté en touche. Tout en affirmant que l’Algérie serait « très heureuse que le gaz algérien puisse contribuer au développement de la Corse », il a affirmé que c’était « une affaire franco-italienne » qui ne concernait pas son pays.
Reste à savoir si les Algériens ne vont pas ou n’ont pas déjà fait savoir aux Italiens qu’ils devaient respecter les termes du contrat qui les liaient à l’Algérie, contrat qui ne prévoyait aucune dérivation du GALSI vers la Corse. Une manière, pour eux, de sanctionner le gouvernement Sarkozy avec qui ils ont actuellement de très mauvais rapports.
Tout a commencé en 2007, lorsque le Président français s’est rendu à Alger. Nicolas Sarkozy n’a pas eu, et c’est le moins qu’on puisse dire, de très bonnes relations avec le Président Bouteflika, notamment parce qu’il a refusé que la France s’engage sur la voie d’une quelconque repentance à propos de la guerre qui avait opposé les deux pays. Une voie sur laquelle s’était engagé son prédécesseur Jacques Chirac et que Sarkozy a refusé de suivre. Pire, Nicolas Sarkozy a fait sentir qu’il se refusait à consolider les rapports politiques entre la France et l’Algérie, pour se contenter d’un simple rapport économique. Et, là encore, il n’a fait aucune annonce importante puisqu’il les a réservées au Maroc, où il s’est rendu ensuite. Ce qui a profondément énervé les Algériens. À la suite de cela, Bouteflika a annulé la visite officielle qu’il devait faire en France et les choses ont été de mal en pis. Dernier épisode qui a scandalisé les Algériens : la manière dont la France a négocié la libération, en février 2010, de Pierre Camatte, un humanitaire français qui avait été enlevé par un groupe d’islamistes. Paris, derrière le dos des Algériens qui les combattaient depuis longtemps, avait négocié avec les ravisseurs, quelques centaines d’islamistes algériens se revendiquant d’Al Qaïda et effectuant des raids entre l’Algérie, le Mali et le Niger. Le Mali avait libéré quatre prisonniers, dont deux Algériens appartenant au groupe terroriste, et les services algériens pensent, peut être à tort, que la France a payé une rançon, voire fourni des armes…
Une formule qui n’a pu être reprise pour libérer un autre otage, Michel Germaneau, qui aurait été abattu par les mêmes ravisseurs.
Tout cela faisant suite à la « timidité » dont ont fait preuve les Français lorsque l’armée algérienne combattait, sur son sol, les groupes terroristes islamistes. Des histoires qui prouvent que la France laisse l’Algérie bien seule face à leur ennemi commun : les terroristes islamistes. Toute chose, en tout cas, qui n’invite pas à l’optimisme en ce qui concerne les relations entre les deux pays.
Et qui risque fort, par contrecoup, de pénaliser la Corse, laquelle risque d’attendre encore longtemps son cher GALSI. Non pas parce que l’Algérie manquerait de pétrole, comme on a pu le lire ici ou là, mais parce qu’elle refuserait, pour le moment, de servir la France.
Par:Gilles Millet
Selon certaines sources, pour pénaliser Sarkozy, les dirigeants algériens ne souhaitent pas que le GALSI dérive vers la France, donc la Corse…
En mars 2010, Corsica avait titré, en couverture : « Galsi : le grand bluff ». En évoquant, au regard des promesses faites, à Ajaccio, par Nicolas Sarkozy, le retard pris par le projet algéro-italien, les éventuelles réticences algériennes, les problèmes posés par l’acheminement du gazoduc tant en Sardaigne qu’en Corse et un manque de financement, nous affirmions que le gaz naturel algérien ne serait sûrement pas en Corse en 2015 (date à laquelle les actuelles centrales au fioul devraient passer au gaz). Mais, sans doute beaucoup plus tard, contrairement à ce que feignaient de croire, à cette époque, aussi bien les élus que leurs opposants nationalistes ou les associations de défense de l’environnement.
Nous étions sans doute en dessous de la vérité puisque selon certaines informations, non officielles, auxquelles nous avons eu accès, au moins une partie des dirigeants algériens sont opposés à ce que la France dispose, actuellement, du pétrole algérien devant être transporté par le GALSI. Et refuseraient, en réalité, toute dérivation du gazoduc algéro-italien vers la Corse. Évidemment, cette attitude ne sera pas assumée publiquement par les dirigeants algériens. D’ailleurs, lorsqu’en juin, l’ambassadeur d’Algérie, Missoum Sbih, a été reçu à l’Assemblée de Corse, il a botté en touche. Tout en affirmant que l’Algérie serait « très heureuse que le gaz algérien puisse contribuer au développement de la Corse », il a affirmé que c’était « une affaire franco-italienne » qui ne concernait pas son pays.
Reste à savoir si les Algériens ne vont pas ou n’ont pas déjà fait savoir aux Italiens qu’ils devaient respecter les termes du contrat qui les liaient à l’Algérie, contrat qui ne prévoyait aucune dérivation du GALSI vers la Corse. Une manière, pour eux, de sanctionner le gouvernement Sarkozy avec qui ils ont actuellement de très mauvais rapports.
Tout a commencé en 2007, lorsque le Président français s’est rendu à Alger. Nicolas Sarkozy n’a pas eu, et c’est le moins qu’on puisse dire, de très bonnes relations avec le Président Bouteflika, notamment parce qu’il a refusé que la France s’engage sur la voie d’une quelconque repentance à propos de la guerre qui avait opposé les deux pays. Une voie sur laquelle s’était engagé son prédécesseur Jacques Chirac et que Sarkozy a refusé de suivre. Pire, Nicolas Sarkozy a fait sentir qu’il se refusait à consolider les rapports politiques entre la France et l’Algérie, pour se contenter d’un simple rapport économique. Et, là encore, il n’a fait aucune annonce importante puisqu’il les a réservées au Maroc, où il s’est rendu ensuite. Ce qui a profondément énervé les Algériens. À la suite de cela, Bouteflika a annulé la visite officielle qu’il devait faire en France et les choses ont été de mal en pis. Dernier épisode qui a scandalisé les Algériens : la manière dont la France a négocié la libération, en février 2010, de Pierre Camatte, un humanitaire français qui avait été enlevé par un groupe d’islamistes. Paris, derrière le dos des Algériens qui les combattaient depuis longtemps, avait négocié avec les ravisseurs, quelques centaines d’islamistes algériens se revendiquant d’Al Qaïda et effectuant des raids entre l’Algérie, le Mali et le Niger. Le Mali avait libéré quatre prisonniers, dont deux Algériens appartenant au groupe terroriste, et les services algériens pensent, peut être à tort, que la France a payé une rançon, voire fourni des armes…
Une formule qui n’a pu être reprise pour libérer un autre otage, Michel Germaneau, qui aurait été abattu par les mêmes ravisseurs.
Tout cela faisant suite à la « timidité » dont ont fait preuve les Français lorsque l’armée algérienne combattait, sur son sol, les groupes terroristes islamistes. Des histoires qui prouvent que la France laisse l’Algérie bien seule face à leur ennemi commun : les terroristes islamistes. Toute chose, en tout cas, qui n’invite pas à l’optimisme en ce qui concerne les relations entre les deux pays.
Et qui risque fort, par contrecoup, de pénaliser la Corse, laquelle risque d’attendre encore longtemps son cher GALSI. Non pas parce que l’Algérie manquerait de pétrole, comme on a pu le lire ici ou là, mais parce qu’elle refuserait, pour le moment, de servir la France.
Par:Gilles Millet
- « Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. ». .
http://algerie-institution.blog4ever.com
Re: Rapports de forces
Des clés pour comprendre les négociations israélo-palestiniennes
Source:Le blogue de
Jean-Frédéric Légaré-Tremblay
Pour l’observateur distant, les négociations israélo-palestiniennes ont des allures du mythe de Sisyphe : elles vont et viennent dans un mouvement qui semble sans fin. Sans fin, donc insolubles. Voilà qui explique en partie pourquoi les attentes sont si basses aujourd’hui, alors que reprennent à Washington les pourparlers directs entre Israéliens et Palestiniens, après 20 mois d’interruption.
Mais a-t-on raison d’être aussi pessimiste ? Pour y réfléchir, voici quelques faits incontournables qui balisent le contexte dans lequel prend place le sommet sous les auspices de Barack Obama.
Côté israélien
- Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou arrive optimiste et bien disposé à Washington. Celui qui refusait d’envisager publiquement la solution des « deux États » (l’un pour les Palestiniens et l’autre pour les Israéliens, bien sûr) il y a un an, s’est maintenant rallié à cette idée. C’est donc dire qu’il reconnaît aux Palestiniens le droit de se doter d’un État souverain, même si selon lui, celui-ci doit être démilitarisé et accepter d’avoir une présence militaire israélienne sur son flanc Est.
- Le ministre de la Défense israélien et leader du parti Travailliste, Ehoud Barak, va plus loin et propose un plan de paix qui inclurait la partition de Jérusalem entre Israël, l’éventuel État palestinien et un quelconque régime internationalement administré; plusieurs colonies en Cisjordanie seraient démantelées; il y aurait aussi un arrangement pour les réfugiés palestiniens, chassés des territoires devenus israéliens et qui demandent le droit au retour.
- Toutefois, même si Netanyahou arrive bien disposé à Washington, les chances qu’il souscrive au plan d’Ehoud Barak sont faibles. Netanyahou, son parti (le Likoud) et les autres partis de droite regroupés dans la fragile coalition gouvernementale qu’il dirige, s’opposent à tant de concessions.
Côté palestinien
- Les Palestiniens maintiennent leurs demandes habituelles, même si l’Autorité palestinienne montre un peu de souplesse sur certaines d’entre elles. Sur la question des frontières de leur éventuel État, les Palestiniens veulent se réapproprier le territoire gagné par les Israéliens après la guerre de 1967. Des parcelles pourraient cependant être concédées aux Israéliens contre une quelconque compensation. Les Palestiniens veulent que les colonies juives soient abandonnées à Gaza, mais sont prêts à en laisser quelques-unes en échange de territoire. Le droit au retour des « réfiugiés » palestiniens en Israël est exigé, mais pourrait être compensé d’une autre manière. Enfin, Jérusalem-Est doit être la capitale de l’État palestinien.
- Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas souffre de deux handicaps dans les négociations. Le premier est qu’il lui manque de la légitimité démocratique : son mandat présidentiel est échu, mais les élections ne peuvent être tenues en raison du conflit avec le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. Ce qui nous amène au second handicap : L’Autorité palestinienne et son président, Abbas, sont confinés à la Cisjordanie et coupés des 1,7 million de Palestiniens qui vivent à Gaza.
- Le Hamas, lui, n’est pas une partie représentée à Washington, pour une raison évidente : il veut la destruction pure et simple de l’État d’Israël et l’établissement d’un État palestinien sur tout l’ancien territoire de la Palestine (territoire sur lequel se trouve Israël). Qui plus est, le mouvement tient absolument à faire dérailler les négociations de paix. Voilà comment s’explique les attaques menées mardi contre les colons juifs par la branche armée du Hamas et l’annonce, aujourd’hui, de la poursuite des attaques contre Israël.
Un test dans trois semaines…
- Le moratoire de 10 mois imposé par Israël sur la construction dans les colonies juives arrivera à échéance le 26 septembre. Mahmoud Abbas a déjà dit qu’il se retirerait des négociations de paix si le moratoire n’était pas renouvelé. Or, tout porte à croire qu’Israël ne veut pas le rallonger, arguant entre autres qu’il revient désormais aux Palestiniens de faire leur bout de chemin. Les Américains seront alors peut-être les seuls à pouvoir convaincre au moins l’une des parties (Netanyahou ?) de changer d’idée.
Source:Le blogue de
Jean-Frédéric Légaré-Tremblay
- « Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. ». .
http://algerie-institution.blog4ever.com
Re: Rapports de forces
Belarus : une main de fer
L’élection du 19 décembre 2010 a montré que même si les résultats ont été faussés, le président bélarusse Alexandre Loukachenko bénéficie encore du soutien de la majorité du peuple. Les ménages craignent de perdre leurs avantages sociaux, principalement les agriculteurs et les retraités tandis que les entreprises souhaitent conserver leurs subventions.
Ce qui prend à contrepied les calculs d’une poignée de pays membres de l’UE et de la Géorgie. Combien de temps le Belarus peut-il encore rester un "conservatoire du soviétisme" ?
LE 19 décembre 2010, le président Alexandre Loukachenko a été réélu pour un quatrième mandat présidentiel consécutif en Belarus. La communauté internationale devra traiter pendant encore cinq ans avec le dernier « dictateur » d’Europe, qualifié ainsi par les Etats-Unis pour son régime liberticide.
Le président sortant, à la tête de son pays depuis 1994, a remporté une victoire écrasante avec 79,7 % des votes laissant loin derrière son principal « adversaire », l’opposant Andreï Sannikov avec seulement 2,56 %. Aucun des huit autres candidats n’a atteint 2%.
Répression de l’opposition
Ce résultat, largement anticipé par les analystes politiques, a provoqué le rassemblement d’au moins 10 000 manifestants sur la place de l’Indépendance et la dénonciation des fraudes alors que certains tentaient de donner l’assaut au Parlement.
Ils ont immédiatement dû faire face à une dure riposte des troupes du Ministère de l’intérieur : 639 manifestants, dont les 7 candidats de l’opposition ont été brutalement interpellés.
Loukachenko a personnellement ordonné à la police de réprimer les émeutes qui ont suivi les élections .
Les Etats-Unis et l’Union européenne ont critiqué les manquements démocratiques du processus électoral et ont vigoureusement condamné les violences de l’après-scrutin. En conséquence, ils ont demandé la libération immédiate des personnes emprisonnées. De son côté, la Russie a conservé un silence embarrassant durant toute une journée.
Au lendemain du scrutin, le président russe Dmitri Medvedev a considéré le vote et la répression des opposants comme une affaire intérieure de son voisin.
En dépit des critiques occidentales, trois candidats de l’opposition et vingt-cinq manifestants sont toujours privés de liberté et risquent jusqu’à quinze ans de prison ferme.
La timide réaction russe face aux événements et les félicitations tardives du Kremlin pour la réélection de Loukachenko n’ont pas empêché Minsk de condamner 11 citoyens russes à des peines de prison de 10 à 15 jours , ce qui à son tour a provoqué la colère de Moscou.
Loukachenko entend assurément maintenir une poigne de fer sur son pays durant les cinq prochaines années d’exercice de son pouvoir. Cependant, s’il veut survivre politiquement et éviter un total isolement, nous considérons qu’il ne dispose que de deux options réalistes : la coopération avec l’Union européenne ou l’intégration avec la Russie et le Kazakhstan dans l’espace économique commun (EEC).
Belarus-UE : la coopération est-elle encore possible ?
Avant les élections, Bruxelles restait optimiste quant à la possibilité d’éloigner Minsk de Moscou. L’UE avait mis sur la table une offre d’aide économique de 3 milliards d’euros à répartir sur les trois prochaines années, à la condition que le scrutin présidentiel respecte les normes démocratiques de l’OSCE.
Cette proposition s’est inscrite dans la continuité du fragile rapprochement opéré depuis 2008 lorsque Bruxelles a suspendu l’interdiction de séjour dans l’Union européenne pour les officiels bélarusses, Loukachenko compris, et a invité Minsk à rejoindre le partenariat oriental, un nouveau programme européen pour développer les relations avec les voisins d’Europe de l’Est. C’était l’époque où le président Bélarusse jouait la carte de l’Europe contre la Russie et promettait une certaine libéralisation, ce qui avait irrité Moscou.
Après la suspension de l’interdiction de séjour, l’Union européenne (UE) a rédigé une liste de cinq critères constituant une base de travail pour décider de l’abandon ou de la poursuite des sanctions contre le régime de Loukachenko . En octobre 2010, Bruxelles a réintroduit une interdiction de séjour de 12 mois, les autorités bélarusses n’ayant pas satisfait à ces critères, comme cela devait être encore le cas lors de l’élection du 19 décembre 2010. La promesse d’une aide de 3 milliards d’euros n’a, semble-t-il pas, impressionné Loukachenko.
Ainsi, pour les cinq ans à venir, l’UE n’a d’autres choix que de renforcer les sanctions prises à l’encontre du Belarus.
Le 31 janvier 2011, les ministres des Affaires étrangères réunis à Bruxelles ont décidé de l’interdiction de séjour sur le territoire de l’Union et du gel des avoirs de 158 officiels bélarusses (dont Loukachenko) impliqués dans la violente répression post-électorale. Il n’a pas été question de suspendre le partenariat oriental avec le Belarus, comme l’avaient demandé au lendemain du scrutin la chancelière allemande Angela Merkel et des membres du Parlement européen.
La présente interdiction rappelle celle déjà instituée après l’élection de 2006 lorsque Loukachenko et quarante autres officiels avaient été interdits de séjour sur le territoire de l’Union européenne.
Les relations entre Minsk et Bruxelles devraient atteindre leur plus bas niveau si l’UE reste ferme sur l’observation de ses principes démocratiques. Loukachenko pourra cependant continuer de rêver au besoin de coopération dans les domaines de la sécurité frontalière, du crime organisé international ou de l’immigration illégale, lesquels pourraient lui donner une certaine marge de manœuvre, bien que très limitée, vis-à-vis de Bruxelles. Dans la mesure où les relations entre le Belarus et l’Union européenne vont inévitablement se détériorer et qu’il n’y a pas de révolution en vue à Minsk dans un futur proche, Loukachenko pourrait se trouver le dos au mur …du Kremlin.
L’intégration dans le EEC
Au lendemain de l’élection, Loukachenko a déclaré : « j’aurai de la patience et je supporterai toutes les souffrances pour m’assurer que nous ne nous éloignerons pas de la Russie. » Par ailleurs, il a promis à Moscou que son pays serait le premier à ratifier tous les accords nécessaires à la création d’un espace économique unifié (EEC) entre son pays, la Russie et le Kazakhstan. Dans les faits, le 21 décembre 2010, les dix-huit accords signés entre Moscou et Astana au début du mois ont été votés par la chambre basse du Parlement.
En agissant aussi rapidement, Minsk s’attendait à ce que Moscou, comme promis dix jours avant le scrutin par la Ministre du Développement économique russe, Elvira Nabiullina, supprime les taxes sur le pétrole, ce qui aurait fait économiser au Belarus environ 4 milliards de dollars. Depuis lors, le Belarus s’est engagé à rétrocéder à la Russie toutes les taxes collectées sur la réexportation des produits raffinés vers l’Europe .
La création d’un espace économique commun permettra la libre circulation des biens, des services, des capitaux et du travail entre le Belarus, la Russie et le Kazakhstan. Une politique macroéconomique commune sera mise en place pour réguler la nouvelle union. L’ultime étape d’intégration de l’espace économique commun consistera, comme cela a été fait au sein de l’Union européenne au 1er janvier 1999, à mettre en place une monnaie unique.
Malgré des échanges rhétoriques durs, des disputes autour des prix du gaz ou le refus de Minsk d’honorer la promesse de reconnaître les anciennes républiques autonomes de Géorgie, d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, il semblerait que le Belarus n’ait d’autre choix que d’intensifier l’intégration avec la Russie dans l’espace économique commun. En novembre 2010, le Fonds monétaire international (FMI) a souligné : « Le Belarus récupère de la crise économique globale mais il y existe encore de sérieuses vulnérabilités. »
Nous devons nous rappeler que l’économie bélarusse demeure non réformée depuis l’époque soviétique. Si une timide libéralisation a bien eu lieu au début des années 1990, la situation s’est inversée à partir de 1996 et l’arrivée au pouvoir de Loukachenko. Depuis le milieu des années 1990, le Belarus continue de vivre grâce à des subventions massives accordées par la Russie en échange d’une fraternité éternelle et d’une vague intégration économique et politique avec Moscou.
La majeure partie de cette aide financière consiste en des importations énergétiques bon marché et en l’exportation de biens bélarusses à prix surévalués vers son voisin oriental. En 2007, les subventions énergétiques ont atteint 5,8 milliards de dollars, soit 41 % du budget bélarusse. C’est pourquoi l’économie bélarusse de type soviétique (le secteur public couvre 70% du PIB, l’écrasante majorité des entreprises est non rentable et les ménages reçoivent des avantages de l’Etat) est profondément dépendante de la bonne volonté russe. Ces subventions expliquent plutôt bien les raisons pour lesquelles Loukachenko jouit encore d’un soutien important parmi les bélarusses.
Le Kremlin perd patience
Cependant, depuis le début de 2010, le Kremlin a très clairement perdu patience face aux excentricités et aux volte-face de Loukachenko. La Russie cherche à acquérir les trois plus grandes raffineries, qui sont utilisées depuis plusieurs années pour réaliser des profits importants en réexportant le pétrole brut russe subventionné sur le marché européen. Dans le même temps, Moscou exerce une énorme pression sur Loukachenko pour le contraindre à ouvrir le marché bélarusse aux entreprises russes, étape obligatoire du processus d’intégration. Dans l’éventualité où le président bélarusse continuerait d’user de ses vieilles méthodes, son pays pourrait se trouver isolé d’autant que le kremlin a une autre carte en main : l’oléoduc Droujba (amitié).
En 2014-2015 quand le gazoduc Nord Stream qui relie la Russie à l’Allemagne via la mer baltique sera pleinement opérationnel, Moscou pourra fermer l’oléoduc Droujba qui alimente le Belarus (et l’Europe) en pétrole et en droits de passage. Ceci pourrait certainement donner le coup de grâce à l’économie non reformée de Minsk, à moins que Loukachenko ne s’enferme dans son pays au dépend du bien-être de son peuple et ne parte mendier énergie et assistance auprès de pays tels que l’Iran et le Venezuela .
http://www.diploweb.com
L’élection du 19 décembre 2010 a montré que même si les résultats ont été faussés, le président bélarusse Alexandre Loukachenko bénéficie encore du soutien de la majorité du peuple. Les ménages craignent de perdre leurs avantages sociaux, principalement les agriculteurs et les retraités tandis que les entreprises souhaitent conserver leurs subventions.
Ce qui prend à contrepied les calculs d’une poignée de pays membres de l’UE et de la Géorgie. Combien de temps le Belarus peut-il encore rester un "conservatoire du soviétisme" ?
LE 19 décembre 2010, le président Alexandre Loukachenko a été réélu pour un quatrième mandat présidentiel consécutif en Belarus. La communauté internationale devra traiter pendant encore cinq ans avec le dernier « dictateur » d’Europe, qualifié ainsi par les Etats-Unis pour son régime liberticide.
Le président sortant, à la tête de son pays depuis 1994, a remporté une victoire écrasante avec 79,7 % des votes laissant loin derrière son principal « adversaire », l’opposant Andreï Sannikov avec seulement 2,56 %. Aucun des huit autres candidats n’a atteint 2%.
Répression de l’opposition
Ce résultat, largement anticipé par les analystes politiques, a provoqué le rassemblement d’au moins 10 000 manifestants sur la place de l’Indépendance et la dénonciation des fraudes alors que certains tentaient de donner l’assaut au Parlement.
Ils ont immédiatement dû faire face à une dure riposte des troupes du Ministère de l’intérieur : 639 manifestants, dont les 7 candidats de l’opposition ont été brutalement interpellés.
Loukachenko a personnellement ordonné à la police de réprimer les émeutes qui ont suivi les élections .
Les Etats-Unis et l’Union européenne ont critiqué les manquements démocratiques du processus électoral et ont vigoureusement condamné les violences de l’après-scrutin. En conséquence, ils ont demandé la libération immédiate des personnes emprisonnées. De son côté, la Russie a conservé un silence embarrassant durant toute une journée.
Au lendemain du scrutin, le président russe Dmitri Medvedev a considéré le vote et la répression des opposants comme une affaire intérieure de son voisin.
En dépit des critiques occidentales, trois candidats de l’opposition et vingt-cinq manifestants sont toujours privés de liberté et risquent jusqu’à quinze ans de prison ferme.
La timide réaction russe face aux événements et les félicitations tardives du Kremlin pour la réélection de Loukachenko n’ont pas empêché Minsk de condamner 11 citoyens russes à des peines de prison de 10 à 15 jours , ce qui à son tour a provoqué la colère de Moscou.
Loukachenko entend assurément maintenir une poigne de fer sur son pays durant les cinq prochaines années d’exercice de son pouvoir. Cependant, s’il veut survivre politiquement et éviter un total isolement, nous considérons qu’il ne dispose que de deux options réalistes : la coopération avec l’Union européenne ou l’intégration avec la Russie et le Kazakhstan dans l’espace économique commun (EEC).
Belarus-UE : la coopération est-elle encore possible ?
Avant les élections, Bruxelles restait optimiste quant à la possibilité d’éloigner Minsk de Moscou. L’UE avait mis sur la table une offre d’aide économique de 3 milliards d’euros à répartir sur les trois prochaines années, à la condition que le scrutin présidentiel respecte les normes démocratiques de l’OSCE.
Cette proposition s’est inscrite dans la continuité du fragile rapprochement opéré depuis 2008 lorsque Bruxelles a suspendu l’interdiction de séjour dans l’Union européenne pour les officiels bélarusses, Loukachenko compris, et a invité Minsk à rejoindre le partenariat oriental, un nouveau programme européen pour développer les relations avec les voisins d’Europe de l’Est. C’était l’époque où le président Bélarusse jouait la carte de l’Europe contre la Russie et promettait une certaine libéralisation, ce qui avait irrité Moscou.
Après la suspension de l’interdiction de séjour, l’Union européenne (UE) a rédigé une liste de cinq critères constituant une base de travail pour décider de l’abandon ou de la poursuite des sanctions contre le régime de Loukachenko . En octobre 2010, Bruxelles a réintroduit une interdiction de séjour de 12 mois, les autorités bélarusses n’ayant pas satisfait à ces critères, comme cela devait être encore le cas lors de l’élection du 19 décembre 2010. La promesse d’une aide de 3 milliards d’euros n’a, semble-t-il pas, impressionné Loukachenko.
Ainsi, pour les cinq ans à venir, l’UE n’a d’autres choix que de renforcer les sanctions prises à l’encontre du Belarus.
Le 31 janvier 2011, les ministres des Affaires étrangères réunis à Bruxelles ont décidé de l’interdiction de séjour sur le territoire de l’Union et du gel des avoirs de 158 officiels bélarusses (dont Loukachenko) impliqués dans la violente répression post-électorale. Il n’a pas été question de suspendre le partenariat oriental avec le Belarus, comme l’avaient demandé au lendemain du scrutin la chancelière allemande Angela Merkel et des membres du Parlement européen.
La présente interdiction rappelle celle déjà instituée après l’élection de 2006 lorsque Loukachenko et quarante autres officiels avaient été interdits de séjour sur le territoire de l’Union européenne.
Les relations entre Minsk et Bruxelles devraient atteindre leur plus bas niveau si l’UE reste ferme sur l’observation de ses principes démocratiques. Loukachenko pourra cependant continuer de rêver au besoin de coopération dans les domaines de la sécurité frontalière, du crime organisé international ou de l’immigration illégale, lesquels pourraient lui donner une certaine marge de manœuvre, bien que très limitée, vis-à-vis de Bruxelles. Dans la mesure où les relations entre le Belarus et l’Union européenne vont inévitablement se détériorer et qu’il n’y a pas de révolution en vue à Minsk dans un futur proche, Loukachenko pourrait se trouver le dos au mur …du Kremlin.
L’intégration dans le EEC
Au lendemain de l’élection, Loukachenko a déclaré : « j’aurai de la patience et je supporterai toutes les souffrances pour m’assurer que nous ne nous éloignerons pas de la Russie. » Par ailleurs, il a promis à Moscou que son pays serait le premier à ratifier tous les accords nécessaires à la création d’un espace économique unifié (EEC) entre son pays, la Russie et le Kazakhstan. Dans les faits, le 21 décembre 2010, les dix-huit accords signés entre Moscou et Astana au début du mois ont été votés par la chambre basse du Parlement.
En agissant aussi rapidement, Minsk s’attendait à ce que Moscou, comme promis dix jours avant le scrutin par la Ministre du Développement économique russe, Elvira Nabiullina, supprime les taxes sur le pétrole, ce qui aurait fait économiser au Belarus environ 4 milliards de dollars. Depuis lors, le Belarus s’est engagé à rétrocéder à la Russie toutes les taxes collectées sur la réexportation des produits raffinés vers l’Europe .
La création d’un espace économique commun permettra la libre circulation des biens, des services, des capitaux et du travail entre le Belarus, la Russie et le Kazakhstan. Une politique macroéconomique commune sera mise en place pour réguler la nouvelle union. L’ultime étape d’intégration de l’espace économique commun consistera, comme cela a été fait au sein de l’Union européenne au 1er janvier 1999, à mettre en place une monnaie unique.
Malgré des échanges rhétoriques durs, des disputes autour des prix du gaz ou le refus de Minsk d’honorer la promesse de reconnaître les anciennes républiques autonomes de Géorgie, d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, il semblerait que le Belarus n’ait d’autre choix que d’intensifier l’intégration avec la Russie dans l’espace économique commun. En novembre 2010, le Fonds monétaire international (FMI) a souligné : « Le Belarus récupère de la crise économique globale mais il y existe encore de sérieuses vulnérabilités. »
Nous devons nous rappeler que l’économie bélarusse demeure non réformée depuis l’époque soviétique. Si une timide libéralisation a bien eu lieu au début des années 1990, la situation s’est inversée à partir de 1996 et l’arrivée au pouvoir de Loukachenko. Depuis le milieu des années 1990, le Belarus continue de vivre grâce à des subventions massives accordées par la Russie en échange d’une fraternité éternelle et d’une vague intégration économique et politique avec Moscou.
La majeure partie de cette aide financière consiste en des importations énergétiques bon marché et en l’exportation de biens bélarusses à prix surévalués vers son voisin oriental. En 2007, les subventions énergétiques ont atteint 5,8 milliards de dollars, soit 41 % du budget bélarusse. C’est pourquoi l’économie bélarusse de type soviétique (le secteur public couvre 70% du PIB, l’écrasante majorité des entreprises est non rentable et les ménages reçoivent des avantages de l’Etat) est profondément dépendante de la bonne volonté russe. Ces subventions expliquent plutôt bien les raisons pour lesquelles Loukachenko jouit encore d’un soutien important parmi les bélarusses.
Le Kremlin perd patience
Cependant, depuis le début de 2010, le Kremlin a très clairement perdu patience face aux excentricités et aux volte-face de Loukachenko. La Russie cherche à acquérir les trois plus grandes raffineries, qui sont utilisées depuis plusieurs années pour réaliser des profits importants en réexportant le pétrole brut russe subventionné sur le marché européen. Dans le même temps, Moscou exerce une énorme pression sur Loukachenko pour le contraindre à ouvrir le marché bélarusse aux entreprises russes, étape obligatoire du processus d’intégration. Dans l’éventualité où le président bélarusse continuerait d’user de ses vieilles méthodes, son pays pourrait se trouver isolé d’autant que le kremlin a une autre carte en main : l’oléoduc Droujba (amitié).
En 2014-2015 quand le gazoduc Nord Stream qui relie la Russie à l’Allemagne via la mer baltique sera pleinement opérationnel, Moscou pourra fermer l’oléoduc Droujba qui alimente le Belarus (et l’Europe) en pétrole et en droits de passage. Ceci pourrait certainement donner le coup de grâce à l’économie non reformée de Minsk, à moins que Loukachenko ne s’enferme dans son pays au dépend du bien-être de son peuple et ne parte mendier énergie et assistance auprès de pays tels que l’Iran et le Venezuela .
http://www.diploweb.com
-------------
" Il ya deux manières d'ignorer les choses:
La première, c'est de les ignorer;
La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
La seconde est pire que la première."
http://www.google.co.il/cse?cx=partner-pub-0946450289611309%3A3705380348&ie=UTF-8&q=&sa=Rechercher#gsc.tab=0


Lotfi- Adm

-

Nombre de messages: 1831
Age: 30
Date d'inscription: 06/08/2010
Localisation: Tafna
Re: Rapports de forces
L’Amérique se passionne pour le soulèvement arabe
Cette semaine, Marianne laisse carte blanche à Jean-Pierre Filiu*. Pour lui, une grande partie des États-Unis, qui ne voyait jusque-là dans le monde arabe qu’une pépinière de terroristes, est amenée à revoir son analyse de l’islamisme. Loin du fantasme Ben Laden mis en exergue par les néoconservateurs, Barack Obama évoque une communauté de destin entre États-Unis et monde musulman

Marianne : Quel premier bilan tirez-vous des révolutions tunisienne et égyptienne ?
Jean-Pierre Filiu : Il faudrait être capable d’analyser ce qui arrive dans certains pays arabes, en se libérant de la grille fixiste qui enserre trop souvent nos raisonnements. N’en déplaise à tout ce qu’on est fondé à craindre, ce ne sont pas les islamistes qui tiennent l’agenda des révolutions en cours – et pas davantage leurs objectifs à long terme ne le déterminent. Que les islamistes soient un parti puissant et organisé (Égypte) ou un courant affaibli par l’exil forcé de son chef et le haut degré de laïcité de la société (Tunisie), n’a que peu d’influence sur les réflexes conditionnés d’une grande partie des Occidentaux… L’alternative « dictature ou islamisme », ici, n’est plus opérante, car le chaos, dans plus d’un cas, a été le fait du parti au pouvoir plutôt que celui des contestataires politiques. En outre, le contexte créé par les soulèvements égyptien et tunisien a suscité une dynamique qui n’est plus analysable avec les seules lunettes du passé. Les batagliya égyptiens ont mené, avec les voyous tunisiens encouragés par le régime de Ben Ali, des pillages, pour déstabiliser les révolutions. Par contraste, les islamistes sont désormais intégrés à des plates-formes où leurs revendications ne donnent pas forcément le ton.
M : Nous allons y revenir. Mais ce dégel arabe est-il une bonne nouvelle pour Al-Qaida ?
J.-P.F. : Non, tout au contraire, c’est une catastrophe. D’où le mutisme persistant de l’internationale terroriste. En moins d’un mois, tout leur arsenal idéologique s’est brutalement effondré. Les masses ne les suivent pas, elles réclament la démocratie, les élections libres et une fonction publique honnête – toutes notions qui, pour Al-Qaida, relèvent de l’hérésie ! L’autre pilier qui s’effondre pour l’organisation de Ben Laden, c’est l’idée que seule la violence pouvait venir à bout des dictatures soutenues par l’« ennemi lointain » américano-occidental. Cette débâcle stratégique n’empêche pas la centrale terroriste de rester aux aguets. On ne peut pas exclure d’ailleurs, de la part d’Al-Qaida, des provocations délibérées pour perturber et paralyser le mouvement démocratique. Pour l’heure, la Tunisie, qui est à la portée des maquis de Kabylie d’Al-Qaida, n’a été frappée d’aucune provocation, preuve de la désintégration des réseaux jihadistes.
M : Le monde né des décombres des attentats du 11 septembre 2001 s’achève-t-il ?
J.-P.F. : Oui, et rien ne l’illustre avec plus d’éloquence que le tour du débat aux États-Unis.
M. : Pour parler en termes géopolitiques, sort-on de la rumination chère à Samuel Huntington du « choc des civilisations » ?
J.-P.F. : En fait, le mouvement qui s’opère est plus vaste : Fukuyama et sa « fin de l’histoire » comme Huntington et son « choc des civilisations » sont deux modèles idéologiques également frappés de caducité. Tout se passe comme si les derniers événements en Tunisie et en Égypte marquaient l’actualisation du discours du Caire, en mai 2009, sur les valeurs partagées de l’Amérique et de l’islam. Au paradigme, un temps dominant en Amérique, de l’affrontement entre blocs civilisationnels, le 44e président américain a opposé l’idée d’une communauté de destin morale entre les États-Unis et le monde musulman, par rapport à l’extrémisme ravageur d’Al-Qaida. L’environnement médiatique quotidien des Américains a changé. Au lieu que passent en boucle des images de Ben Laden et de ses lieutenants dans leurs grottes, ce sont les jeunes internautes en pleine insurrection qui leur sont montrés, déclenchant chez eux une identification inédite.
M. : Il reste, malgré tout, une droite américaine nostalgique des anciens régimes…
J.-P.F. : Disons plutôt qu’une partie de la droite américaine, la plus proche des positions classiques des républicains, désapprouve le mouvement en cours. Mais l’Amérique dans son ensemble se passionne pour les révolutions arabes. L’éditorialiste Thomas Friedman donne largement le ton, dans les colonnes du New York Times, où il fait montre d’une empathie communicative envers la « do-it-yourself revolution ».
L’administration Obama, du fait de la dimension intérieure, a communiqué jour après jour abondamment, ce qui a pu donner une impression de « pilotage à vue » vis-à-vis du régime finissant de Moubarak. Reste ceci : la profonde division de la droite américaine, hésitante sur sa réponse idéologique, car écartelée entre deux postulats contradictoires. Aux néoconservateurs entonnant l’air du « on vous l’avait bien dit », et pour lesquels les changements de régime en cours doivent être interprétés comme une validation de leurs thèses, s’oppose une droite classique, moins idéologique, et pour laquelle Obama rentrera dans l’histoire comme le président qui, sans aucune contrepartie, a « perdu » Moubarak et a fragilisé la position des États-Unis au Moyen-Orient, à l’instar de Carter avec l’Iran du chah. Ces conservateurs classiques insistent volontiers sur le « lâchage » corollaire d’Israël, qui apparaît paradoxalement moins problématique à de nombreux néoconservateurs, tributaires d’un seul agenda : celui de la « démocratisation » universelle, « kantienne » en son principe et en son action.
M. : Quel vous paraît devoir être l’avenir de cette vague démocratique ?
J.-P.F. : En Egypte comme en Tunisie, le mouvement s’émancipe du déterminisme patriarcal. On n’est pas dans le « meurtre du père » mais dans son expulsion : on lui dit : « Dégage ! » C’est pour cela que la disgrâce de Ben Ali, célébré en 1987 par l’opposition comme par la population pour avoir renversé Bourguiba, est particulièrement éclairante. Nous assistons là à un tournant historique majeur : ni les Tunisiens ni les Égyptiens ne veulent substituer un lider maximo à un autre. Tout ce qui ira vers davantage de parlementarisme (une notion qui n’est pas étrangère à l'Égypte) et moins de présidentialisme apparaît porteur d’avenir.
M. : Est-il raisonnable de suspendre toute méfiance envers les Frères musulmans ?
J.-P.F. : On est en plein basculement d’une matrice vers l’autre. Les Frères musulmans, après tout, ont accompagné plus que suscité le mouvement. Subissant la nouvelle donne, ils ont été les premiers à chercher à négocier avec Omar Souleiman. En embuscade, ils ont un rival, le modèle turc d’un islamisme modéré, à l’aise dans la mondialisation capitaliste. Or, le modèle turc continue à profiter du repoussoir de l’armée. Comme il n’existe pas de réponse islamique sérieuse à quelque défi qui se pose à l'Égypte, les Frères musulmans peuvent y être tentés par une évolution « à la turque ».
* Professeur à Sciences-Po et professeur invité à l’université Columbia, à New York. A publié Apocalypse dans l’Islam, Fayard. A paraître : La Véritable Histoire d’Al-Qaida, Hachette Pluriel, mars 2011.
http://www.marianne2.fr
P.s:Les arabes et le musulmans ont consciences de l'impérialisme américain et occidental en général et Je crois que les soulevements certainement sont contre les régimes mise en place . l'arbe n'est pas dupe pour k'il avale certaines idées vehiculés de par certains faux culs qui pretendent etres du coté de la population et à leur tete l'Amérique du nord

Cette semaine, Marianne laisse carte blanche à Jean-Pierre Filiu*. Pour lui, une grande partie des États-Unis, qui ne voyait jusque-là dans le monde arabe qu’une pépinière de terroristes, est amenée à revoir son analyse de l’islamisme. Loin du fantasme Ben Laden mis en exergue par les néoconservateurs, Barack Obama évoque une communauté de destin entre États-Unis et monde musulman

Marianne : Quel premier bilan tirez-vous des révolutions tunisienne et égyptienne ?
Jean-Pierre Filiu : Il faudrait être capable d’analyser ce qui arrive dans certains pays arabes, en se libérant de la grille fixiste qui enserre trop souvent nos raisonnements. N’en déplaise à tout ce qu’on est fondé à craindre, ce ne sont pas les islamistes qui tiennent l’agenda des révolutions en cours – et pas davantage leurs objectifs à long terme ne le déterminent. Que les islamistes soient un parti puissant et organisé (Égypte) ou un courant affaibli par l’exil forcé de son chef et le haut degré de laïcité de la société (Tunisie), n’a que peu d’influence sur les réflexes conditionnés d’une grande partie des Occidentaux… L’alternative « dictature ou islamisme », ici, n’est plus opérante, car le chaos, dans plus d’un cas, a été le fait du parti au pouvoir plutôt que celui des contestataires politiques. En outre, le contexte créé par les soulèvements égyptien et tunisien a suscité une dynamique qui n’est plus analysable avec les seules lunettes du passé. Les batagliya égyptiens ont mené, avec les voyous tunisiens encouragés par le régime de Ben Ali, des pillages, pour déstabiliser les révolutions. Par contraste, les islamistes sont désormais intégrés à des plates-formes où leurs revendications ne donnent pas forcément le ton.
M : Nous allons y revenir. Mais ce dégel arabe est-il une bonne nouvelle pour Al-Qaida ?
J.-P.F. : Non, tout au contraire, c’est une catastrophe. D’où le mutisme persistant de l’internationale terroriste. En moins d’un mois, tout leur arsenal idéologique s’est brutalement effondré. Les masses ne les suivent pas, elles réclament la démocratie, les élections libres et une fonction publique honnête – toutes notions qui, pour Al-Qaida, relèvent de l’hérésie ! L’autre pilier qui s’effondre pour l’organisation de Ben Laden, c’est l’idée que seule la violence pouvait venir à bout des dictatures soutenues par l’« ennemi lointain » américano-occidental. Cette débâcle stratégique n’empêche pas la centrale terroriste de rester aux aguets. On ne peut pas exclure d’ailleurs, de la part d’Al-Qaida, des provocations délibérées pour perturber et paralyser le mouvement démocratique. Pour l’heure, la Tunisie, qui est à la portée des maquis de Kabylie d’Al-Qaida, n’a été frappée d’aucune provocation, preuve de la désintégration des réseaux jihadistes.
M : Le monde né des décombres des attentats du 11 septembre 2001 s’achève-t-il ?
J.-P.F. : Oui, et rien ne l’illustre avec plus d’éloquence que le tour du débat aux États-Unis.
M. : Pour parler en termes géopolitiques, sort-on de la rumination chère à Samuel Huntington du « choc des civilisations » ?
J.-P.F. : En fait, le mouvement qui s’opère est plus vaste : Fukuyama et sa « fin de l’histoire » comme Huntington et son « choc des civilisations » sont deux modèles idéologiques également frappés de caducité. Tout se passe comme si les derniers événements en Tunisie et en Égypte marquaient l’actualisation du discours du Caire, en mai 2009, sur les valeurs partagées de l’Amérique et de l’islam. Au paradigme, un temps dominant en Amérique, de l’affrontement entre blocs civilisationnels, le 44e président américain a opposé l’idée d’une communauté de destin morale entre les États-Unis et le monde musulman, par rapport à l’extrémisme ravageur d’Al-Qaida. L’environnement médiatique quotidien des Américains a changé. Au lieu que passent en boucle des images de Ben Laden et de ses lieutenants dans leurs grottes, ce sont les jeunes internautes en pleine insurrection qui leur sont montrés, déclenchant chez eux une identification inédite.
M. : Il reste, malgré tout, une droite américaine nostalgique des anciens régimes…
J.-P.F. : Disons plutôt qu’une partie de la droite américaine, la plus proche des positions classiques des républicains, désapprouve le mouvement en cours. Mais l’Amérique dans son ensemble se passionne pour les révolutions arabes. L’éditorialiste Thomas Friedman donne largement le ton, dans les colonnes du New York Times, où il fait montre d’une empathie communicative envers la « do-it-yourself revolution ».
L’administration Obama, du fait de la dimension intérieure, a communiqué jour après jour abondamment, ce qui a pu donner une impression de « pilotage à vue » vis-à-vis du régime finissant de Moubarak. Reste ceci : la profonde division de la droite américaine, hésitante sur sa réponse idéologique, car écartelée entre deux postulats contradictoires. Aux néoconservateurs entonnant l’air du « on vous l’avait bien dit », et pour lesquels les changements de régime en cours doivent être interprétés comme une validation de leurs thèses, s’oppose une droite classique, moins idéologique, et pour laquelle Obama rentrera dans l’histoire comme le président qui, sans aucune contrepartie, a « perdu » Moubarak et a fragilisé la position des États-Unis au Moyen-Orient, à l’instar de Carter avec l’Iran du chah. Ces conservateurs classiques insistent volontiers sur le « lâchage » corollaire d’Israël, qui apparaît paradoxalement moins problématique à de nombreux néoconservateurs, tributaires d’un seul agenda : celui de la « démocratisation » universelle, « kantienne » en son principe et en son action.
M. : Quel vous paraît devoir être l’avenir de cette vague démocratique ?
J.-P.F. : En Egypte comme en Tunisie, le mouvement s’émancipe du déterminisme patriarcal. On n’est pas dans le « meurtre du père » mais dans son expulsion : on lui dit : « Dégage ! » C’est pour cela que la disgrâce de Ben Ali, célébré en 1987 par l’opposition comme par la population pour avoir renversé Bourguiba, est particulièrement éclairante. Nous assistons là à un tournant historique majeur : ni les Tunisiens ni les Égyptiens ne veulent substituer un lider maximo à un autre. Tout ce qui ira vers davantage de parlementarisme (une notion qui n’est pas étrangère à l'Égypte) et moins de présidentialisme apparaît porteur d’avenir.
M. : Est-il raisonnable de suspendre toute méfiance envers les Frères musulmans ?
J.-P.F. : On est en plein basculement d’une matrice vers l’autre. Les Frères musulmans, après tout, ont accompagné plus que suscité le mouvement. Subissant la nouvelle donne, ils ont été les premiers à chercher à négocier avec Omar Souleiman. En embuscade, ils ont un rival, le modèle turc d’un islamisme modéré, à l’aise dans la mondialisation capitaliste. Or, le modèle turc continue à profiter du repoussoir de l’armée. Comme il n’existe pas de réponse islamique sérieuse à quelque défi qui se pose à l'Égypte, les Frères musulmans peuvent y être tentés par une évolution « à la turque ».
* Professeur à Sciences-Po et professeur invité à l’université Columbia, à New York. A publié Apocalypse dans l’Islam, Fayard. A paraître : La Véritable Histoire d’Al-Qaida, Hachette Pluriel, mars 2011.
http://www.marianne2.fr
P.s:Les arabes et le musulmans ont consciences de l'impérialisme américain et occidental en général et Je crois que les soulevements certainement sont contre les régimes mise en place . l'arbe n'est pas dupe pour k'il avale certaines idées vehiculés de par certains faux culs qui pretendent etres du coté de la population et à leur tete l'Amérique du nord

-------------
" Il ya deux manières d'ignorer les choses:
La première, c'est de les ignorer;
La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
La seconde est pire que la première."
http://www.google.co.il/cse?cx=partner-pub-0946450289611309%3A3705380348&ie=UTF-8&q=&sa=Rechercher#gsc.tab=0


Lotfi- Adm

-

Nombre de messages: 1831
Age: 30
Date d'inscription: 06/08/2010
Localisation: Tafna
Re: Rapports de forces
Révolution : quand les pauvres bouleversent l’ordre mondial…
Le meilleur gage contre la révolution politique, réside dans la protection sanitaire, alimentaire et économique de la population
En cette période de démocratie militaire et de philanthropie à géométrie variable, on a fini par perdre de vue qu'ailleurs dans le monde, loin des caméras et du pétrole, des millions de gens sont confrontés à une guerre atypique, l'insécurité alimentaire, qui entraîne forcement l’insécurité politique.
Au nom du désordre mondial
D'après la FAO, 815 millions d'individus sur la planète sont menacés par la famine. Il s'agit de 122 pays du tiers-monde sur les 191 que compte l'ONU. Et pourtant, selon les mêmes indicateurs de l’ONU, les pays du tiers-monde, surtout d’Afrique plus de 70% de ressources minières et de matières premières sont fournies par ce continent. Ces ressources, participent à 37% du PIB des pays industrialisés. Pour ce qui est de l'Afrique subsaharienne et une partie du Sahel, le PAM a dénombré 38 millions de victimes réparties de l’Afrique australe à l’Afrique centrale, sans oublier l’Afrique du nord –Egypte-
On peut se voiler la face en qualifiant la pauvreté — tout comme la famine qui la sous-tend — de turbulence ou de catastrophe naturelle propre aux pays pauvres. N'empêche que se transformant en « nécessités impérieuses », les deux phénomènes ne reflètent pas moins un état des lieux permanent et par conséquent appellent à des mesures susceptibles d'avoir une portée plus significative, que les opérations humanitaires dont la forte médiatisation, contribue davantage à soigner l'image des donateurs qu'à démanteler les fondements de la pauvreté.
Les causes de la pauvreté étant plus politiques, qu’économiques, à cause d’une mauvaise distribution des richesses. Disproportions notées entre les tenants du pouvoir, toujours plus riches, tandis que le reste de la population croupit dans la misère, l’inanition et le dénuement.
On est en droit de se demander si la manière dont l'enjeu de la pauvreté mondiale est posé n'a pas comme objectif d'entraîner les intervenants à épouser une vision de la solidarité apparentée à ce qu'il convient d'appeler « l'ingérence humanitaire » ou « la colonisation des temps modernes ». L'assistance incorporée, si nécessaire soit-elle, ne contribue qu'à éteindre le feu et non à doter les populations concernées d'une réelle capacité d'autonomie. Du moins, c’est de cette manière que s’est toujours conduite la « communauté internationale », avec les conséquences qu’on observe partout dans le tiers- monde. Ces peuples venus de toutes les strates sociales, qui grognent dans rues, au Caire, à Tunis, à Alger, au Yémen qu’on dénommerait : « les affamés de démocratie », veulent avoir voix au chapitre.
La pauvreté et son appendice qu’on appelle mauvaise gouvernance, est une question organisationnelle et politico économique. De ce fait, la solution pour y venir à bout devrait l'être aussi. Or, en guise de réponses aux nombreuses entraves à la vie résultant de la pauvreté, nous assistons, impassibles, à un procès d’intentions, à une mascarade diplomatique, et le plus souvent lors des grands foras internationaux, à de vœux pieux. De sommet en sommet, de conférence internationale en conférence internationale, la « communauté internationale », n'a de cesse de se contredire, tout en récupérant le discours de la responsabilisation qu'ils réduisent à des préjugés, visant à faire des pays pauvres, à la fois les seuls artisans de leur succès ou de leur échec en développement. Comme le discours pathétique de Nicolas Sarkozy, sur l’homme africain.
Prenons le cas de l’aide au développement, qui au lieu d’aider les populations, alimente les comptes offshores, des dirigeants africains.
D'une part, faut-il remarquer, les institutions des Nations Unies mettent l'accent sur la justice sociale et les droits de l’homme. D'autre part, les institutions de Bretton Woods, avec le gouvernement des USA et de l'OMC imposent un modèle axé sur la libéralisation, la déréglementation, la privatisation et la compression des dépenses publiques, modèle en soi porteur des plus grandes inégalités.
Une question organisationnelle
La pauvreté n'est pas une réalité instantanée. Elle est la conséquence d'un processus qui a vu s'épuiser et s'effondrer toutes les possibilités et tout le potentiel dont une population dispose pour parer à une pénurie alimentaire ou sanitaire, voire aux besoins quotidiens. La pauvreté repose sur plusieurs facteurs : Le sous-financement de projets de développement, l'absence d'une bonne politique de gouvernance, l’incapacité de production, l’absence de pouvoir d'achat, etc. sont autant de causes factuelles qu'on pourrait énumérer.
Faut-il rappeler que les crédits destinés à l'agriculture des pays en développement sont passés de 39 % du portefeuille de la Banque mondiale en 1978 à 7 % en 2000 ! Dans la même vision, James Morris, directeur du PAM reconnaissait qu'en 1990, les trois quarts du budget du PAM étaient consacrés au développement agricole et seulement le quart aux urgences, alors qu'aujourd'hui seulement les 12 % du budget vont au développement agricole. Tandis que la coopération militaire et l’aide à l’armement ont augmenté de 27%. Dans pareilles circonstances, et tenant compte que l'agriculture des pays industrialisés reçoit 48 fois plus de subventions que celle des pays africains dont dépend pourtant 70 % des pauvres, comment s'étonner du retour en force de la pauvreté et les soulèvements populaires, dans cette partie du monde ?
Si plusieurs observateurs ont dénoncé la responsabilité et l'exploitation politicienne de la famine, en guise de sanction contre certaines populations hostiles au pouvoir politique en place, cette explication ne constitue qu'une facette du problème. Elle n'explique pas le caractère congénital de la pauvreté dans cette partie du monde. Elle n'explique pas non plus pourquoi il suffit d'une endémie, pour que la misère ou une catastrophe sanitaire y sévisse, alors qu'il n'en est rien dans les pays industrialisés.
Qu'on se le dise une fois pour toutes, le meilleur gage contre la pauvreté réside dans la protection sanitaire, économique et politique de la population. La santé, la bonne gouvernance, le pouvoir d'achat et la paix sont des conditions sans lesquelles une population ne peut assurer son développement.
Le même raisonnement s'applique aux nombreux et graves conflits armés qui dominent l'Afrique subsaharienne. Bon nombre de ces conflits sont de longue durée. Il s'agit de plusieurs années durant lesquelles les belligérants s'évertuent à tuer et à détruire, dépouillant ainsi la population de sa capacité de se prendre en charge. Les conséquences sont terribles sur le tissu social et sur la capacité organisationnelle. La réalité des millions de populations déplacées et réfugiées, naguère autonomes mais dont la survie, en contexte de guerre, dépend de l'aide humanitaire, en est une malheureuse illustration.
Une question politico économique
Il n'est pas superflu de mettre également en balance l'épineuse question de la persistance de la pauvreté dans un monde super développé où la révolution scientifique et technique est à son apogée. Et c'est ici que la question revêt un caractère politique. En effet, dans un contexte mondial marqué par la surabondance, c'est l'inaccessibilité au développement qui pose davantage problème que les facteurs de production dans les pays pauvres d’Afrique.
La persistance de la pauvreté soulève donc plusieurs questions morales et éthiques. Elle appelle à repenser le modèle de développement axé sur une logique de marché. Elle appelle à une réorientation de la recherche agroalimentaire, qui, pour le moment, est foncièrement tournée vers les besoins des consommateurs du Nord. Elle appelle à l'urgence de saisir la complexité des causes de la pauvreté et donc à ne pas se limiter à des mesures de courte vue.
Un engagement ferme dans la résolution des conflits armés, l’instauration de la démocratie, le respect du suffrage universel, la non-ingérence. Au lieu de se cantonner à de simples déclarations d’intentions, il faudrait formaliser l'éradication de la pauvreté. Un nouveau financement de l'agriculture de subsistance pratiquée par les paysans africains s’impose. Une réelle volonté de juguler les grandes et petites endémies, est un gage de la sécurité sanitaire, principal socle du développement. Les femmes longtemps mises au ban de la politique, doivent reprendre une place centrale dans le processus démocratique. Si ces préalables ne sont pas mis en musique par la « communauté internationale », l’aide au développement ne serait qu’une simple vue de l’esprit. Mais ces mesures doivent reposer sur une volonté politique, qui, avouons-le, n’est pas encore sortie de ses langes.
Aimé Mathurin Moussy
Le meilleur gage contre la révolution politique, réside dans la protection sanitaire, alimentaire et économique de la population
En cette période de démocratie militaire et de philanthropie à géométrie variable, on a fini par perdre de vue qu'ailleurs dans le monde, loin des caméras et du pétrole, des millions de gens sont confrontés à une guerre atypique, l'insécurité alimentaire, qui entraîne forcement l’insécurité politique.
Au nom du désordre mondial
D'après la FAO, 815 millions d'individus sur la planète sont menacés par la famine. Il s'agit de 122 pays du tiers-monde sur les 191 que compte l'ONU. Et pourtant, selon les mêmes indicateurs de l’ONU, les pays du tiers-monde, surtout d’Afrique plus de 70% de ressources minières et de matières premières sont fournies par ce continent. Ces ressources, participent à 37% du PIB des pays industrialisés. Pour ce qui est de l'Afrique subsaharienne et une partie du Sahel, le PAM a dénombré 38 millions de victimes réparties de l’Afrique australe à l’Afrique centrale, sans oublier l’Afrique du nord –Egypte-
On peut se voiler la face en qualifiant la pauvreté — tout comme la famine qui la sous-tend — de turbulence ou de catastrophe naturelle propre aux pays pauvres. N'empêche que se transformant en « nécessités impérieuses », les deux phénomènes ne reflètent pas moins un état des lieux permanent et par conséquent appellent à des mesures susceptibles d'avoir une portée plus significative, que les opérations humanitaires dont la forte médiatisation, contribue davantage à soigner l'image des donateurs qu'à démanteler les fondements de la pauvreté.
Les causes de la pauvreté étant plus politiques, qu’économiques, à cause d’une mauvaise distribution des richesses. Disproportions notées entre les tenants du pouvoir, toujours plus riches, tandis que le reste de la population croupit dans la misère, l’inanition et le dénuement.
On est en droit de se demander si la manière dont l'enjeu de la pauvreté mondiale est posé n'a pas comme objectif d'entraîner les intervenants à épouser une vision de la solidarité apparentée à ce qu'il convient d'appeler « l'ingérence humanitaire » ou « la colonisation des temps modernes ». L'assistance incorporée, si nécessaire soit-elle, ne contribue qu'à éteindre le feu et non à doter les populations concernées d'une réelle capacité d'autonomie. Du moins, c’est de cette manière que s’est toujours conduite la « communauté internationale », avec les conséquences qu’on observe partout dans le tiers- monde. Ces peuples venus de toutes les strates sociales, qui grognent dans rues, au Caire, à Tunis, à Alger, au Yémen qu’on dénommerait : « les affamés de démocratie », veulent avoir voix au chapitre.
La pauvreté et son appendice qu’on appelle mauvaise gouvernance, est une question organisationnelle et politico économique. De ce fait, la solution pour y venir à bout devrait l'être aussi. Or, en guise de réponses aux nombreuses entraves à la vie résultant de la pauvreté, nous assistons, impassibles, à un procès d’intentions, à une mascarade diplomatique, et le plus souvent lors des grands foras internationaux, à de vœux pieux. De sommet en sommet, de conférence internationale en conférence internationale, la « communauté internationale », n'a de cesse de se contredire, tout en récupérant le discours de la responsabilisation qu'ils réduisent à des préjugés, visant à faire des pays pauvres, à la fois les seuls artisans de leur succès ou de leur échec en développement. Comme le discours pathétique de Nicolas Sarkozy, sur l’homme africain.
Prenons le cas de l’aide au développement, qui au lieu d’aider les populations, alimente les comptes offshores, des dirigeants africains.
D'une part, faut-il remarquer, les institutions des Nations Unies mettent l'accent sur la justice sociale et les droits de l’homme. D'autre part, les institutions de Bretton Woods, avec le gouvernement des USA et de l'OMC imposent un modèle axé sur la libéralisation, la déréglementation, la privatisation et la compression des dépenses publiques, modèle en soi porteur des plus grandes inégalités.
Une question organisationnelle
La pauvreté n'est pas une réalité instantanée. Elle est la conséquence d'un processus qui a vu s'épuiser et s'effondrer toutes les possibilités et tout le potentiel dont une population dispose pour parer à une pénurie alimentaire ou sanitaire, voire aux besoins quotidiens. La pauvreté repose sur plusieurs facteurs : Le sous-financement de projets de développement, l'absence d'une bonne politique de gouvernance, l’incapacité de production, l’absence de pouvoir d'achat, etc. sont autant de causes factuelles qu'on pourrait énumérer.
Faut-il rappeler que les crédits destinés à l'agriculture des pays en développement sont passés de 39 % du portefeuille de la Banque mondiale en 1978 à 7 % en 2000 ! Dans la même vision, James Morris, directeur du PAM reconnaissait qu'en 1990, les trois quarts du budget du PAM étaient consacrés au développement agricole et seulement le quart aux urgences, alors qu'aujourd'hui seulement les 12 % du budget vont au développement agricole. Tandis que la coopération militaire et l’aide à l’armement ont augmenté de 27%. Dans pareilles circonstances, et tenant compte que l'agriculture des pays industrialisés reçoit 48 fois plus de subventions que celle des pays africains dont dépend pourtant 70 % des pauvres, comment s'étonner du retour en force de la pauvreté et les soulèvements populaires, dans cette partie du monde ?
Si plusieurs observateurs ont dénoncé la responsabilité et l'exploitation politicienne de la famine, en guise de sanction contre certaines populations hostiles au pouvoir politique en place, cette explication ne constitue qu'une facette du problème. Elle n'explique pas le caractère congénital de la pauvreté dans cette partie du monde. Elle n'explique pas non plus pourquoi il suffit d'une endémie, pour que la misère ou une catastrophe sanitaire y sévisse, alors qu'il n'en est rien dans les pays industrialisés.
Qu'on se le dise une fois pour toutes, le meilleur gage contre la pauvreté réside dans la protection sanitaire, économique et politique de la population. La santé, la bonne gouvernance, le pouvoir d'achat et la paix sont des conditions sans lesquelles une population ne peut assurer son développement.
Le même raisonnement s'applique aux nombreux et graves conflits armés qui dominent l'Afrique subsaharienne. Bon nombre de ces conflits sont de longue durée. Il s'agit de plusieurs années durant lesquelles les belligérants s'évertuent à tuer et à détruire, dépouillant ainsi la population de sa capacité de se prendre en charge. Les conséquences sont terribles sur le tissu social et sur la capacité organisationnelle. La réalité des millions de populations déplacées et réfugiées, naguère autonomes mais dont la survie, en contexte de guerre, dépend de l'aide humanitaire, en est une malheureuse illustration.
Une question politico économique
Il n'est pas superflu de mettre également en balance l'épineuse question de la persistance de la pauvreté dans un monde super développé où la révolution scientifique et technique est à son apogée. Et c'est ici que la question revêt un caractère politique. En effet, dans un contexte mondial marqué par la surabondance, c'est l'inaccessibilité au développement qui pose davantage problème que les facteurs de production dans les pays pauvres d’Afrique.
La persistance de la pauvreté soulève donc plusieurs questions morales et éthiques. Elle appelle à repenser le modèle de développement axé sur une logique de marché. Elle appelle à une réorientation de la recherche agroalimentaire, qui, pour le moment, est foncièrement tournée vers les besoins des consommateurs du Nord. Elle appelle à l'urgence de saisir la complexité des causes de la pauvreté et donc à ne pas se limiter à des mesures de courte vue.
Un engagement ferme dans la résolution des conflits armés, l’instauration de la démocratie, le respect du suffrage universel, la non-ingérence. Au lieu de se cantonner à de simples déclarations d’intentions, il faudrait formaliser l'éradication de la pauvreté. Un nouveau financement de l'agriculture de subsistance pratiquée par les paysans africains s’impose. Une réelle volonté de juguler les grandes et petites endémies, est un gage de la sécurité sanitaire, principal socle du développement. Les femmes longtemps mises au ban de la politique, doivent reprendre une place centrale dans le processus démocratique. Si ces préalables ne sont pas mis en musique par la « communauté internationale », l’aide au développement ne serait qu’une simple vue de l’esprit. Mais ces mesures doivent reposer sur une volonté politique, qui, avouons-le, n’est pas encore sortie de ses langes.
Aimé Mathurin Moussy
- « Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. ». .
http://algerie-institution.blog4ever.com
Re: Rapports de forces
Révolution post-islamiste
L'opinion européenne interprète les soulèvements populaires en Afrique du Nord et en Egypte à travers une grille vieille de plus de trente ans : la révolution islamique d'Iran. Elle s'attend donc à voir les mouvements islamistes, en l'occurrence les Frères musulmans et leurs équivalents locaux, être soit à la tête du mouvement, soit en embuscade, prêt à prendre le pouvoir. Mais la discrétion et le pragmatisme des Frères musulmans étonnent et inquiètent : où sont passés les islamistes ?
Mais si l'on regarde ceux qui ont lancé le mouvement, il est évident qu'il s'agit d'une génération post-islamiste. Les grands mouvements révolutionnaires des années 1970 et 1980, pour eux c'est de l'histoire ancienne, celles de leurs parents. Cette nouvelle génération ne s'intéresse pas à l'idéologie : les slogans sont tous pragmatiques et concrets ("dégage", "erhal") ; il ne font pas appel à l'islam comme leurs prédécesseurs le faisaient en Algérie à la fin des années 1980. Ils expriment avant tout un rejet des dictatures corrompues et une demande de démocratie. Cela ne veut évidemment pas dire que les manifestants sont laïcs, mais simplement qu'ils ne voient pas dans l'islam une idéologie politique à même de créer un ordre meilleur : ils sont bien dans un espace politique séculier. Et il en va de même pour les autres idéologies : ils sont nationalistes (voir les drapeaux agités) mais ne prônent pas le nationalisme. Plus originale est la mise en sourdine des théories du complot : les Etats-Unis et Israël (ou la France en Tunisie, qui a pourtant soutenu Ben Ali jusqu'au bout) ne sont pas désignés comme la cause des malheur du monde arabe. Même le pan-arabisme a disparu comme slogan, alors même que l'effet de mimétisme qui jette les Egyptiens et les Yéménites dans la rue à la suite des événements de Tunis montre qu'il y a bien une réalité politique du monde arabe.
Cette génération est pluraliste, sans doute parce qu'elle est aussi plus individualiste. Les études sociologiques montrent que cette génération est plus éduquée que la précédente, vit plus dans le cadre de familles nucléaires, a moins d'enfants, mais en même temps, elle est au chômage ou bien vit dans le déclassement social. Elle est plus informée, et a souvent accès aux moyens de communications modernes qui permettent de se connecter en réseau d'individu à individu sans passer par la médiation de partis politiques (de toute façon interdits). Les jeunes savent que les régimes islamistes sont devenus des dictatures : ils ne sont fascinés ni par l'Iran ni par l'Arabie saoudite. Ceux qui manifestent en Egypte sont précisément ceux qui manifestaient en Iran contre Ahmedinejad (pour des raisons de propagande le régime de Téhéran fait semblant de soutenir le mouvement en Egypte, mais c'est un règlement de comptes avec Moubarak). Ils sont peut-être croyants, mais séparent cela de leur revendications politiques : en ce sens le mouvement est "séculier", car il sépare religion et politique. La pratique religieuse s'est individualisée.
On manifeste avant tout pour la dignité, pour le "respect" : ce slogan est parti de l'Algérie à la fin des années 1990. Les valeurs dont on se réclame sont universelles. Mais la démocratie qu'on demande aujourd'hui n'est plus un produit d'importation : c'est toute la différence avec la promotion de la démocratie faite par l'administration Bush en 2003, qui n'était pas recevable car elle n'avait aucune légitimité politique et était associée à une intervention militaire. Paradoxalement l'affaiblissement des Etats-unis au Moyen-Orient, et le pragmatisme de l'administration Obama, aujourd'hui permettent à une demande autochtone de démocratie de s'exprimer en toute légitimité.
Ceci dit une révolte ne fait pas une révolution. Le mouvement n'a pas de leaders, pas de partis politiques et pas d'encadrement, ce qui est cohérent avec sa nature mais pose le problème de l'institutionnalisation de la démocratie. Il est peu probable que la disparition d'une dictature entraîne automatiquement la mise en place d'une démocratie libérale, comme Washington l'espérait pour l'Irak. Il y a dans chaque pays arabe, comme ailleurs, un paysage politique d'autant plus complexe qu'il a été occulté par la dictature. Or en fait, à part les Islamistes et, très souvent, les syndicats (même affaiblis), il n'y a pas grand chose.
LES ISLAMISTES N'ONT PAS DISPARU MAIS ONT CHANGÉ
Nous appelons islamistes ceux qui voient dans l'islam une idéologie politique à même de résoudre tous les problèmes de la société. Les plus radicaux ont quitté la scène pour le jihad international et ne sont plus là : ils sont dans le désert avec Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), au Pakistan ou dans la banlieue de Londres. Ils n'ont pas de base sociale ou politique. Le jihad global est complètement déconnecté des mouvements sociaux et des luttes nationales. Bien sûr la propagande d'Al-Qaida essaie de présenter le mouvement comme l'avant-garde de toute la communauté musulmane contre l'oppression occidentale, mais cela ne marche pas. Al-Qaida recrute de jeunes jihadistes dé-territorialisés, sans base sociale, qui ont tous coupé avec leur voisinage et leur famille. Al-Qaida reste enfermé dans sa logique de "propagande par le fait" et ne s'est jamais préoccupé de construire une structure politique au sein des sociétés musulmanes. Comme de plus l'action d'Al-Qaida se déroule surtout en Occident ou vise des cibles définies comme occidentales, son impact dans les sociétés réelles est nul.
Une autre illusion d'optique est de lier la réislamisation massive qu'ont semblé connaître les sociétés du monde arabe au cours des trente dernières années avec une radicalisation politique. Si les sociétés arabes sont plus visiblement islamiques qu'il y a trente ou quarante ans, comment expliquer l'absence de slogans islamiques dans les manifestations actuelles ? C'est le paradoxe de l'islamisation : elle a largement dépolitisé l'islam. La réislamisation sociale et culturelle (le port du voile, le nombre de mosquées, la multiplication des prêcheurs, des chaînes de télévision religieuses) s'est faite en dehors des militants islamistes, elle a aussi ouvert un "marché religieux" dont plus personne n'a le monopole ; elle est aussi en phase avec la nouvelle quête du religieux chez les jeunes, qui est individualiste mais aussi changeante. Bref les islamistes ont perdu le monopole de la parole religieuse dans l'espace public, qu'ils avaient dans les années 1980.
D'une part les dictatures ont souvent (mais pas en Tunisie) favorisé un islam conservateur, visible mais peu politique, obsédé par le contrôle des moeurs. Le port du voile s'est banalisé. Ce conservatisme de l'Etat s'est trouvé en phase avec la mouvance dite "salafiste" qui met l'accent sur la réislamisation des individus et non sur les mouvements sociaux. Bref, aussi paradoxal que cela puisse paraître, la réislamisation a entraîné une banalisation et une dépolitisation du marqueur religieux : quand tout est religieux, plus rien n'est religieux. Ce qui, vu de l'Occident, a été perçu comme une grande vague verte de réislamisation ne correspond finalement qu'à une banalisation : tout devient islamique, du fast-food à la mode féminine. Mais les formes de piété se sont aussi individualisées : on se construit sa foi, on cherche le prêcheur qui parle de la réalisation de soi, comme l'Egyptien Amr Khaled, et on ne s'intéresse plus à l'utopie de l'Etat islamique. Les "salafis" se concentrent sur la défense des signes et valeurs religieuses mais n'ont pas de programme politique : ils sont absents de la contestation où l'on ne voit pas de femmes en burqa (alors qu'il y a beaucoup de femmes parmi les manifestants, même en Egypte). Et puis d'autres courants religieux qu'on croyait en retrait, comme le soufisme, fleurissent à nouveau. Cette diversification du religieux sort aussi du cadre de l'islam, comme on le voit en Algérie ou en Iran, avec une vague de conversions au christianisme.
Une autre erreur est de concevoir les dictatures comme défendant le sécularisme contre le fanatisme religieux. Les régimes autoritaires n'ont pas sécularisé les sociétés, au contraire, sauf en Tunisie, ils se sont accommodés d'une réislamisation de type néo fondamentaliste, où l'on parle de mettre en œuvre la charia sans se poser la question de la nature de l'Etat. Partout les oulamas et les institutions religieuses officielles ont été domestiqués par l'Etat, tout en se repliant sur un conservatisme théologique frileux. Si bien que les clercs traditionnels, formés à Al-Azhar, ne sont plus dans le coup, ni sur la question politique, ni même sur les grands enjeux de la société. Ils n'ont rien à offrir aux nouvelles générations qui cherchent de nouveaux modèles pour vivre leur foi dans un monde plus ouvert. Mais du coup les conservateurs religieux ne sont plus du côté de la contestation populaire.
Cette évolution touche aussi les mouvements politiques islamistes, qui s'incarnent dans la mouvance des Frères musulmans et de leurs épigones, comme le parti Nahda en Tunisie. Les Frères musulmans ont bien changé. Le premier point c'est bien sûr l'expérience de l'échec, aussi bien dans l'apparent succès (la révolution islamique d'Iran), que dans la défaite (la répression partout menée contre eux). La nouvelle génération militante en a tiré les leçons, ainsi que des anciens comme Rachid Ghannouchi en Tunisie. Ils ont compris que vouloir prendre le pouvoir à la suite d'une révolution conduisait soit à la guerre civile, soit à la dictature ; dans leur lutte contre la répression ils se sont rapprochés des autres forces politiques. Bons connaisseurs de leur propre société, ils savent aussi le peu de poids de l'idéologie. Ils ont aussi tiré les leçons du modèle turc : Erdogan et le parti AK ont pu concilier démocratie, victoire électorale, développement économique, indépendance nationale et promotion de valeurs sinon islamiques, du moins "d'authenticité".
Mais surtout les Frères musulmans ne sont plus porteurs d'un autre modèle économique ou social. Ils sont devenus conservateurs quant aux mœurs, et libéraux quant à l'économie. Et c'est sans doute l'évolution la plus notable : dans les années 1980, les islamistes (mais surtout les chi'ites) prétendaient défendre les intérêts des classes opprimées et prônaient une étatisation de l'économie, et une redistribution de la richesse. Aujourd'hui les Frères musulmans égyptiens ont approuvé la contre-réforme agraire menée par Moubarak, laquelle consiste à redonner aux propriétaires terriens le droit d'augmenter les baux et de renvoyer leurs fermiers. Si bien que les islamistes ne sont plus présents dans les mouvements sociaux qui agitent le delta du Nil, où l'on observe désormais un retour de la "gauche", c'est dire de militants syndicalistes.
Mais l'embourgeoisement des islamistes est aussi un atout pour la démocratie : faute de jouer sur la carte de la révolution islamique, il les pousse à la conciliation, au compromis et à l'alliance avec d'autres forces politiques. La question aujourd'hui n'est plus de savoir si les dictatures sont le meilleur rempart contre l'islamisme ou non. Les islamistes sont devenus des acteurs du jeu démocratique. Ils vont bien sûr peser dans le sens d'un plus grand contrôle des mœurs, mais faute de s'appuyer sur un appareil de répression comme en Iran, ou sur une police religieuse comme en Arabie saoudite, ils vont devoir composer avec une demande de liberté qui ne s'arrête pas seulement au droit d'élire un parlement. Bref ou bien les islamistes vont s'identifier au courant salafiste et conservateur traditionnels, perdant ainsi leur prétention de penser l'islam dans la modernité, ou bien ils vont devoir faire un effort de repenser leur conception des rapports entre la religion et la politique.
Les Frères musulmans seront d'autant plus une clé du changement que la génération en révolte ne cherche guère à se structurer politiquement. On reste dans la révolte de protestation, pas dans l'annonce d'un nouveau type de régime. D'autre part, les sociétés arabes restent plutôt conservatrices ; les classes moyennes qui se sont développées à la suite des libéralisations économiques veulent de la stabilité politique : elles protestent avant tout contre la nature prédatrice des dictatures, qui confine à la kleptomanie dans le régime tunisien. La comparaison entre la Tunisie et l'Egypte est éclairante. En Tunisie le clan Ben Ali avait affaibli tous ses alliés potentiels, par refus de partager non seulement le pouvoir mais surtout la richesse : la classe des hommes d'affaires a été littéralement escroquée en permanente par la famille, et l'armée a été laissée non seulement hors-jeu sur le plan politique, mais surtout en dehors de la distribution des richesses : l'armée tunisienne était pauvre ; elle a même un intérêt corporatiste à avoir un régime démocratique qui lui assurera sans doute un budget plus élevé.
Par contre en Egypte le régime avait une base sociale plus large, l'armée est associée non seulement au pouvoir mais aussi à la gestion de l'économie et à ses bénéfices. La demande démocratique butera donc partout dans le monde arabe sur l'enracinement social des réseaux de clientélisme de chaque régime. Il y a ici une dimension anthropologique intéressante : la demande de démocratie est-elle capable de dépasser les réseaux complexes d'allégeances et d'appartenances à des corps sociaux intermédiaires (qu'il s'agisse de l'armée, de tribus, de clientèles politiques, etc.). Quelle est la capacité des régimes à jouer sur les allégeances traditionnelles (les Bédouins en Jordanie, les tribus au Yémen) ? Comment ces groupes sociaux peuvent-ils ou non se brancher sur cette demande de démocratie et en devenir des acteurs ? Comment la référence religieuse va se diversifier et s'adapter à des nouvelles situations ? Le processus va être long et chaotique, mais une chose est certaine : nous ne sommes plus dans l'exceptionnalisme arabo-musulman. Les événements actuels reflètent un changement en profondeur des sociétés du monde arabe. Ces changements sont en cours depuis longtemps, mais ils étaient occultés par les clichés tenaces que l'Occident accrochaient sur le Moyen-Orient.
Il y a vingt ans, je publiais L'Echec de l'islam politique. Qu'il ait été lu ou non n'a pas d'importance, mais ce qui se passe aujourd'hui montre que les acteurs locaux ont tiré eux-mêmes les leçons de leur propre histoire. Nous n'en avons pas fini avec l'islam, certes, et la démocratie libérale n'est pas la "fin de l'histoire", mais il faut désormais penser l'islam dans le cadre de son autonomisation par rapport à une culture dite "arabo-musulmane" qui pas plus aujourd'hui qu'hier n'a été fermée sur elle-même.
Olivier Roy, professeur et directeur du programme méditerranéen de l'Institut universitaire européen de Florence (Italie)
L'opinion européenne interprète les soulèvements populaires en Afrique du Nord et en Egypte à travers une grille vieille de plus de trente ans : la révolution islamique d'Iran. Elle s'attend donc à voir les mouvements islamistes, en l'occurrence les Frères musulmans et leurs équivalents locaux, être soit à la tête du mouvement, soit en embuscade, prêt à prendre le pouvoir. Mais la discrétion et le pragmatisme des Frères musulmans étonnent et inquiètent : où sont passés les islamistes ?
Mais si l'on regarde ceux qui ont lancé le mouvement, il est évident qu'il s'agit d'une génération post-islamiste. Les grands mouvements révolutionnaires des années 1970 et 1980, pour eux c'est de l'histoire ancienne, celles de leurs parents. Cette nouvelle génération ne s'intéresse pas à l'idéologie : les slogans sont tous pragmatiques et concrets ("dégage", "erhal") ; il ne font pas appel à l'islam comme leurs prédécesseurs le faisaient en Algérie à la fin des années 1980. Ils expriment avant tout un rejet des dictatures corrompues et une demande de démocratie. Cela ne veut évidemment pas dire que les manifestants sont laïcs, mais simplement qu'ils ne voient pas dans l'islam une idéologie politique à même de créer un ordre meilleur : ils sont bien dans un espace politique séculier. Et il en va de même pour les autres idéologies : ils sont nationalistes (voir les drapeaux agités) mais ne prônent pas le nationalisme. Plus originale est la mise en sourdine des théories du complot : les Etats-Unis et Israël (ou la France en Tunisie, qui a pourtant soutenu Ben Ali jusqu'au bout) ne sont pas désignés comme la cause des malheur du monde arabe. Même le pan-arabisme a disparu comme slogan, alors même que l'effet de mimétisme qui jette les Egyptiens et les Yéménites dans la rue à la suite des événements de Tunis montre qu'il y a bien une réalité politique du monde arabe.
Cette génération est pluraliste, sans doute parce qu'elle est aussi plus individualiste. Les études sociologiques montrent que cette génération est plus éduquée que la précédente, vit plus dans le cadre de familles nucléaires, a moins d'enfants, mais en même temps, elle est au chômage ou bien vit dans le déclassement social. Elle est plus informée, et a souvent accès aux moyens de communications modernes qui permettent de se connecter en réseau d'individu à individu sans passer par la médiation de partis politiques (de toute façon interdits). Les jeunes savent que les régimes islamistes sont devenus des dictatures : ils ne sont fascinés ni par l'Iran ni par l'Arabie saoudite. Ceux qui manifestent en Egypte sont précisément ceux qui manifestaient en Iran contre Ahmedinejad (pour des raisons de propagande le régime de Téhéran fait semblant de soutenir le mouvement en Egypte, mais c'est un règlement de comptes avec Moubarak). Ils sont peut-être croyants, mais séparent cela de leur revendications politiques : en ce sens le mouvement est "séculier", car il sépare religion et politique. La pratique religieuse s'est individualisée.
On manifeste avant tout pour la dignité, pour le "respect" : ce slogan est parti de l'Algérie à la fin des années 1990. Les valeurs dont on se réclame sont universelles. Mais la démocratie qu'on demande aujourd'hui n'est plus un produit d'importation : c'est toute la différence avec la promotion de la démocratie faite par l'administration Bush en 2003, qui n'était pas recevable car elle n'avait aucune légitimité politique et était associée à une intervention militaire. Paradoxalement l'affaiblissement des Etats-unis au Moyen-Orient, et le pragmatisme de l'administration Obama, aujourd'hui permettent à une demande autochtone de démocratie de s'exprimer en toute légitimité.
Ceci dit une révolte ne fait pas une révolution. Le mouvement n'a pas de leaders, pas de partis politiques et pas d'encadrement, ce qui est cohérent avec sa nature mais pose le problème de l'institutionnalisation de la démocratie. Il est peu probable que la disparition d'une dictature entraîne automatiquement la mise en place d'une démocratie libérale, comme Washington l'espérait pour l'Irak. Il y a dans chaque pays arabe, comme ailleurs, un paysage politique d'autant plus complexe qu'il a été occulté par la dictature. Or en fait, à part les Islamistes et, très souvent, les syndicats (même affaiblis), il n'y a pas grand chose.
LES ISLAMISTES N'ONT PAS DISPARU MAIS ONT CHANGÉ
Nous appelons islamistes ceux qui voient dans l'islam une idéologie politique à même de résoudre tous les problèmes de la société. Les plus radicaux ont quitté la scène pour le jihad international et ne sont plus là : ils sont dans le désert avec Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), au Pakistan ou dans la banlieue de Londres. Ils n'ont pas de base sociale ou politique. Le jihad global est complètement déconnecté des mouvements sociaux et des luttes nationales. Bien sûr la propagande d'Al-Qaida essaie de présenter le mouvement comme l'avant-garde de toute la communauté musulmane contre l'oppression occidentale, mais cela ne marche pas. Al-Qaida recrute de jeunes jihadistes dé-territorialisés, sans base sociale, qui ont tous coupé avec leur voisinage et leur famille. Al-Qaida reste enfermé dans sa logique de "propagande par le fait" et ne s'est jamais préoccupé de construire une structure politique au sein des sociétés musulmanes. Comme de plus l'action d'Al-Qaida se déroule surtout en Occident ou vise des cibles définies comme occidentales, son impact dans les sociétés réelles est nul.
Une autre illusion d'optique est de lier la réislamisation massive qu'ont semblé connaître les sociétés du monde arabe au cours des trente dernières années avec une radicalisation politique. Si les sociétés arabes sont plus visiblement islamiques qu'il y a trente ou quarante ans, comment expliquer l'absence de slogans islamiques dans les manifestations actuelles ? C'est le paradoxe de l'islamisation : elle a largement dépolitisé l'islam. La réislamisation sociale et culturelle (le port du voile, le nombre de mosquées, la multiplication des prêcheurs, des chaînes de télévision religieuses) s'est faite en dehors des militants islamistes, elle a aussi ouvert un "marché religieux" dont plus personne n'a le monopole ; elle est aussi en phase avec la nouvelle quête du religieux chez les jeunes, qui est individualiste mais aussi changeante. Bref les islamistes ont perdu le monopole de la parole religieuse dans l'espace public, qu'ils avaient dans les années 1980.
D'une part les dictatures ont souvent (mais pas en Tunisie) favorisé un islam conservateur, visible mais peu politique, obsédé par le contrôle des moeurs. Le port du voile s'est banalisé. Ce conservatisme de l'Etat s'est trouvé en phase avec la mouvance dite "salafiste" qui met l'accent sur la réislamisation des individus et non sur les mouvements sociaux. Bref, aussi paradoxal que cela puisse paraître, la réislamisation a entraîné une banalisation et une dépolitisation du marqueur religieux : quand tout est religieux, plus rien n'est religieux. Ce qui, vu de l'Occident, a été perçu comme une grande vague verte de réislamisation ne correspond finalement qu'à une banalisation : tout devient islamique, du fast-food à la mode féminine. Mais les formes de piété se sont aussi individualisées : on se construit sa foi, on cherche le prêcheur qui parle de la réalisation de soi, comme l'Egyptien Amr Khaled, et on ne s'intéresse plus à l'utopie de l'Etat islamique. Les "salafis" se concentrent sur la défense des signes et valeurs religieuses mais n'ont pas de programme politique : ils sont absents de la contestation où l'on ne voit pas de femmes en burqa (alors qu'il y a beaucoup de femmes parmi les manifestants, même en Egypte). Et puis d'autres courants religieux qu'on croyait en retrait, comme le soufisme, fleurissent à nouveau. Cette diversification du religieux sort aussi du cadre de l'islam, comme on le voit en Algérie ou en Iran, avec une vague de conversions au christianisme.
Une autre erreur est de concevoir les dictatures comme défendant le sécularisme contre le fanatisme religieux. Les régimes autoritaires n'ont pas sécularisé les sociétés, au contraire, sauf en Tunisie, ils se sont accommodés d'une réislamisation de type néo fondamentaliste, où l'on parle de mettre en œuvre la charia sans se poser la question de la nature de l'Etat. Partout les oulamas et les institutions religieuses officielles ont été domestiqués par l'Etat, tout en se repliant sur un conservatisme théologique frileux. Si bien que les clercs traditionnels, formés à Al-Azhar, ne sont plus dans le coup, ni sur la question politique, ni même sur les grands enjeux de la société. Ils n'ont rien à offrir aux nouvelles générations qui cherchent de nouveaux modèles pour vivre leur foi dans un monde plus ouvert. Mais du coup les conservateurs religieux ne sont plus du côté de la contestation populaire.
Cette évolution touche aussi les mouvements politiques islamistes, qui s'incarnent dans la mouvance des Frères musulmans et de leurs épigones, comme le parti Nahda en Tunisie. Les Frères musulmans ont bien changé. Le premier point c'est bien sûr l'expérience de l'échec, aussi bien dans l'apparent succès (la révolution islamique d'Iran), que dans la défaite (la répression partout menée contre eux). La nouvelle génération militante en a tiré les leçons, ainsi que des anciens comme Rachid Ghannouchi en Tunisie. Ils ont compris que vouloir prendre le pouvoir à la suite d'une révolution conduisait soit à la guerre civile, soit à la dictature ; dans leur lutte contre la répression ils se sont rapprochés des autres forces politiques. Bons connaisseurs de leur propre société, ils savent aussi le peu de poids de l'idéologie. Ils ont aussi tiré les leçons du modèle turc : Erdogan et le parti AK ont pu concilier démocratie, victoire électorale, développement économique, indépendance nationale et promotion de valeurs sinon islamiques, du moins "d'authenticité".
Mais surtout les Frères musulmans ne sont plus porteurs d'un autre modèle économique ou social. Ils sont devenus conservateurs quant aux mœurs, et libéraux quant à l'économie. Et c'est sans doute l'évolution la plus notable : dans les années 1980, les islamistes (mais surtout les chi'ites) prétendaient défendre les intérêts des classes opprimées et prônaient une étatisation de l'économie, et une redistribution de la richesse. Aujourd'hui les Frères musulmans égyptiens ont approuvé la contre-réforme agraire menée par Moubarak, laquelle consiste à redonner aux propriétaires terriens le droit d'augmenter les baux et de renvoyer leurs fermiers. Si bien que les islamistes ne sont plus présents dans les mouvements sociaux qui agitent le delta du Nil, où l'on observe désormais un retour de la "gauche", c'est dire de militants syndicalistes.
Mais l'embourgeoisement des islamistes est aussi un atout pour la démocratie : faute de jouer sur la carte de la révolution islamique, il les pousse à la conciliation, au compromis et à l'alliance avec d'autres forces politiques. La question aujourd'hui n'est plus de savoir si les dictatures sont le meilleur rempart contre l'islamisme ou non. Les islamistes sont devenus des acteurs du jeu démocratique. Ils vont bien sûr peser dans le sens d'un plus grand contrôle des mœurs, mais faute de s'appuyer sur un appareil de répression comme en Iran, ou sur une police religieuse comme en Arabie saoudite, ils vont devoir composer avec une demande de liberté qui ne s'arrête pas seulement au droit d'élire un parlement. Bref ou bien les islamistes vont s'identifier au courant salafiste et conservateur traditionnels, perdant ainsi leur prétention de penser l'islam dans la modernité, ou bien ils vont devoir faire un effort de repenser leur conception des rapports entre la religion et la politique.
Les Frères musulmans seront d'autant plus une clé du changement que la génération en révolte ne cherche guère à se structurer politiquement. On reste dans la révolte de protestation, pas dans l'annonce d'un nouveau type de régime. D'autre part, les sociétés arabes restent plutôt conservatrices ; les classes moyennes qui se sont développées à la suite des libéralisations économiques veulent de la stabilité politique : elles protestent avant tout contre la nature prédatrice des dictatures, qui confine à la kleptomanie dans le régime tunisien. La comparaison entre la Tunisie et l'Egypte est éclairante. En Tunisie le clan Ben Ali avait affaibli tous ses alliés potentiels, par refus de partager non seulement le pouvoir mais surtout la richesse : la classe des hommes d'affaires a été littéralement escroquée en permanente par la famille, et l'armée a été laissée non seulement hors-jeu sur le plan politique, mais surtout en dehors de la distribution des richesses : l'armée tunisienne était pauvre ; elle a même un intérêt corporatiste à avoir un régime démocratique qui lui assurera sans doute un budget plus élevé.
Par contre en Egypte le régime avait une base sociale plus large, l'armée est associée non seulement au pouvoir mais aussi à la gestion de l'économie et à ses bénéfices. La demande démocratique butera donc partout dans le monde arabe sur l'enracinement social des réseaux de clientélisme de chaque régime. Il y a ici une dimension anthropologique intéressante : la demande de démocratie est-elle capable de dépasser les réseaux complexes d'allégeances et d'appartenances à des corps sociaux intermédiaires (qu'il s'agisse de l'armée, de tribus, de clientèles politiques, etc.). Quelle est la capacité des régimes à jouer sur les allégeances traditionnelles (les Bédouins en Jordanie, les tribus au Yémen) ? Comment ces groupes sociaux peuvent-ils ou non se brancher sur cette demande de démocratie et en devenir des acteurs ? Comment la référence religieuse va se diversifier et s'adapter à des nouvelles situations ? Le processus va être long et chaotique, mais une chose est certaine : nous ne sommes plus dans l'exceptionnalisme arabo-musulman. Les événements actuels reflètent un changement en profondeur des sociétés du monde arabe. Ces changements sont en cours depuis longtemps, mais ils étaient occultés par les clichés tenaces que l'Occident accrochaient sur le Moyen-Orient.
Il y a vingt ans, je publiais L'Echec de l'islam politique. Qu'il ait été lu ou non n'a pas d'importance, mais ce qui se passe aujourd'hui montre que les acteurs locaux ont tiré eux-mêmes les leçons de leur propre histoire. Nous n'en avons pas fini avec l'islam, certes, et la démocratie libérale n'est pas la "fin de l'histoire", mais il faut désormais penser l'islam dans le cadre de son autonomisation par rapport à une culture dite "arabo-musulmane" qui pas plus aujourd'hui qu'hier n'a été fermée sur elle-même.
Olivier Roy, professeur et directeur du programme méditerranéen de l'Institut universitaire européen de Florence (Italie)
- « Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. ». .
http://algerie-institution.blog4ever.com
Re: Rapports de forces
LES ISLAMISTES N'ONT PAS DISPARU MAIS ONT CHANGÉ
- « Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. ». .
http://algerie-institution.blog4ever.com
Re: Rapports de forces
Côte D'Ivoire : Laurent Gbagbo et Julian Assange de wikileaks, complot et persécution internationale.

Pour comprendre le centre de la crise en Côte D'Ivoire, il faut retourner au 2 décembre et se rappeler que la Commission électorale indépendante (CEI) en Côte D'Ivoire était incapable de déclarer un vainqueur à l'élection du 2 novembre 2010 puisqu'il y avait eu beaucoup trop d'irrégularité d'un côté comme de l'autre des deux camps. "Le 2 décembre 2010, le Conseil Constitutionnel ivoirien, essentiellement favorable à Laurent Gbagbo, constate l’expiration du délai imparti à la CEI pour annoncer les résultats provisoires. En effet, la CEI a échoué à trouver un consensus sur l’ampleur d’irrégularités dans le scrutin. Le président de la CEI Youssouf Bakayoko se rend alors au Golf Hôtel, où se trouvent déjà Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Guillaume Soro, le représentant du secrétaire général de l’ONU et les ambassadeurs français et américain. Ces derniers lui promettent protection jusqu’à l’aéroport, en échange de la proclamation de résultats. Bakayoko annonce la victoire de Alassane Ouattara [avec 54% de l'électorat] devant les caméras occidentales. Le lendemain, le Conseil Constitutionnel annonce l’invalidation du scrutin dans sept départements de la zone contrôlée par les rebelles et la victoire de Laurent Gbagbo.
Les preuves de fraudes sont accablantes, particulièrement dans le camp d'Alassane Ouattara que la communauté internationale et l'ONU soutiennent. Le cas de la ville de Bakoué, où 94 000 votes frauduleux ont étés enregistrés dans cette seule ville en faveur de Ouattara est particulièrement révélateur. Vous trouverez ici : http://www.flickr.com/photos/56694410@N08/5228953532/ le document officiel du CEI qui démontre l'ampleur des irrégularités.
Afrik.com nous informe également que "Le Président sortant [Laurent Gbagbo] et déclaré vainqueur de l’élection par le Conseil constitutionnel s’est dit conscient du risque d’embrasement de la Côte d’Ivoire auquel pourrait mener son bras de fer avec Alassane Ouattara : « Il y aura peut-être un désordre intérieur, une guerre civile en Côte d’Ivoire, parce que nous n’allons pas nous laisser piétiner notre droit et nos institutions [...] Aujourd’hui, moi je m’appuie sur les institutions ivoiriennes, sur les lois »
Même si la communauté internationale appuis massivement Alassane Ouattara, sur le terrain, les ivoiriens semblent d'emblée favorables à Laurent Gbagbo. Afrik.com nous démontre que l’appel à la grève générale lancé par le camp Ouattara semble ne pas avoir été suivi, mis à part dans le seul quartier de Bouaké, fief de l’ex-rébellion alliée à Alassane Ouattara. Dans ce fief de l'opposition amplement médiatisé par les médias internationaux, même les marchés et les banques étaient fermées. Pourtant, les ports d’Abidjan et de San Pédro, par lesquels transitent l’essentiel des exportations fonctionnaient normalement dans la matinée, suite à l'appel en faveur de la grève générale lancée par Alassane Ouattara.
Sources : http://www.afrik.com/article21587.html
Un autre site d'information, Abidjan.net nous informait que "L`Union européenne a approuvé vendredi [en catimini pendant les célébrations du nouveau an] des sanctions contre 59 proches du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo". Ils font maintenant parti d'une liste où ils sont désormais interdites de visas pour l`UE. Abidjan.net va dans ce sens : "La quasi totalité des membres du "prétendu" gouvernement de M. Gbagbo sont sur la liste qui compte également des membres du Conseil constitutionnel ainsi que des responsables économiques et des médias. [...] L`UE avait envisagé dans un premier temps de porter à 61 le nombre de personnes, proches de M. Gbagbo, interdites de visas dans l`UE mais, a-t-on précisé de source diplomatique à l`AFP, deux de ces personnes ont finalement reconnu l`autorité d`Alassane Ouattara. [...] L`UE prépare également le gel des avoirs du clan Gbagbo".
Sources : http://news.abidjan.net/h/385583.html
Cela ne vous fait-il pas penser à Julian Assange, fondateur de WikiLeaks qui fut persécuté par les autorités financières mondiales (VISA, MasterCard, Paypal, etc.) et par les polices supra-nationales et nationales (INTERPOL) supposément pour un cas d'agression sexuelle? Si tous les prédateurs sexuels étaient traités ainsi, j'en connais une coupe qui se tiendrait tranquille, hen monsieur le président Silvio Berlusconi?
Alassane Ouattara a donné à Laurent Gbagbo jusqu`à vendredi [31 décembre] minuit pour quitter le pouvoir, lui promettant qu`"il n`aurait pas d`ennuis" s`il se retirait dans ce délai. Certains prétendent qu'il devrait quitter puisque l'Union Africaine et le CEDEAO, des organisations africaines le lui impose. La vérité est que ces institutions internationales sont à 75% composées d'Homme blancs. C'est quand même étrange que les seuls Homme noirs de ces institutions se retrouvent comme des pantins devant les caméras pour serrer des poignées de mains, non? Nous n'appuyons pas particulièrement les positions politiques et économiques de Laurent Gbagbo en Côte D'Ivoire, mais une chose est certaine, c'est que les élections et l'expression du peuple ivoirien n'ont aucune importance pour la communauté internationale et l'ONU. En Côte D'Ivoire, à Gaza, à Haiti, au Chilli ou au Vénezuelle, lorsque des élections légitimes ne font pas leur affaire, ils ne se gênent pas pour brimer l'expression du peuple. Ces gens, ce qu'ils veulent, c'est s'enrichir tranquille, mais surtout, maintenir leurs droits historiquement acquis sur les ressources naturelles et le travail humain. Charest, Harper ou Ouattara, tous des traîtres de l'humanisme et spoliateurs du travail humain!
unionrevolte.blogspot.com

Pour comprendre le centre de la crise en Côte D'Ivoire, il faut retourner au 2 décembre et se rappeler que la Commission électorale indépendante (CEI) en Côte D'Ivoire était incapable de déclarer un vainqueur à l'élection du 2 novembre 2010 puisqu'il y avait eu beaucoup trop d'irrégularité d'un côté comme de l'autre des deux camps. "Le 2 décembre 2010, le Conseil Constitutionnel ivoirien, essentiellement favorable à Laurent Gbagbo, constate l’expiration du délai imparti à la CEI pour annoncer les résultats provisoires. En effet, la CEI a échoué à trouver un consensus sur l’ampleur d’irrégularités dans le scrutin. Le président de la CEI Youssouf Bakayoko se rend alors au Golf Hôtel, où se trouvent déjà Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara, Guillaume Soro, le représentant du secrétaire général de l’ONU et les ambassadeurs français et américain. Ces derniers lui promettent protection jusqu’à l’aéroport, en échange de la proclamation de résultats. Bakayoko annonce la victoire de Alassane Ouattara [avec 54% de l'électorat] devant les caméras occidentales. Le lendemain, le Conseil Constitutionnel annonce l’invalidation du scrutin dans sept départements de la zone contrôlée par les rebelles et la victoire de Laurent Gbagbo.
Les preuves de fraudes sont accablantes, particulièrement dans le camp d'Alassane Ouattara que la communauté internationale et l'ONU soutiennent. Le cas de la ville de Bakoué, où 94 000 votes frauduleux ont étés enregistrés dans cette seule ville en faveur de Ouattara est particulièrement révélateur. Vous trouverez ici : http://www.flickr.com/photos/56694410@N08/5228953532/ le document officiel du CEI qui démontre l'ampleur des irrégularités.
Afrik.com nous informe également que "Le Président sortant [Laurent Gbagbo] et déclaré vainqueur de l’élection par le Conseil constitutionnel s’est dit conscient du risque d’embrasement de la Côte d’Ivoire auquel pourrait mener son bras de fer avec Alassane Ouattara : « Il y aura peut-être un désordre intérieur, une guerre civile en Côte d’Ivoire, parce que nous n’allons pas nous laisser piétiner notre droit et nos institutions [...] Aujourd’hui, moi je m’appuie sur les institutions ivoiriennes, sur les lois »
Même si la communauté internationale appuis massivement Alassane Ouattara, sur le terrain, les ivoiriens semblent d'emblée favorables à Laurent Gbagbo. Afrik.com nous démontre que l’appel à la grève générale lancé par le camp Ouattara semble ne pas avoir été suivi, mis à part dans le seul quartier de Bouaké, fief de l’ex-rébellion alliée à Alassane Ouattara. Dans ce fief de l'opposition amplement médiatisé par les médias internationaux, même les marchés et les banques étaient fermées. Pourtant, les ports d’Abidjan et de San Pédro, par lesquels transitent l’essentiel des exportations fonctionnaient normalement dans la matinée, suite à l'appel en faveur de la grève générale lancée par Alassane Ouattara.
Sources : http://www.afrik.com/article21587.html
Un autre site d'information, Abidjan.net nous informait que "L`Union européenne a approuvé vendredi [en catimini pendant les célébrations du nouveau an] des sanctions contre 59 proches du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo". Ils font maintenant parti d'une liste où ils sont désormais interdites de visas pour l`UE. Abidjan.net va dans ce sens : "La quasi totalité des membres du "prétendu" gouvernement de M. Gbagbo sont sur la liste qui compte également des membres du Conseil constitutionnel ainsi que des responsables économiques et des médias. [...] L`UE avait envisagé dans un premier temps de porter à 61 le nombre de personnes, proches de M. Gbagbo, interdites de visas dans l`UE mais, a-t-on précisé de source diplomatique à l`AFP, deux de ces personnes ont finalement reconnu l`autorité d`Alassane Ouattara. [...] L`UE prépare également le gel des avoirs du clan Gbagbo".
Sources : http://news.abidjan.net/h/385583.html
Cela ne vous fait-il pas penser à Julian Assange, fondateur de WikiLeaks qui fut persécuté par les autorités financières mondiales (VISA, MasterCard, Paypal, etc.) et par les polices supra-nationales et nationales (INTERPOL) supposément pour un cas d'agression sexuelle? Si tous les prédateurs sexuels étaient traités ainsi, j'en connais une coupe qui se tiendrait tranquille, hen monsieur le président Silvio Berlusconi?
Alassane Ouattara a donné à Laurent Gbagbo jusqu`à vendredi [31 décembre] minuit pour quitter le pouvoir, lui promettant qu`"il n`aurait pas d`ennuis" s`il se retirait dans ce délai. Certains prétendent qu'il devrait quitter puisque l'Union Africaine et le CEDEAO, des organisations africaines le lui impose. La vérité est que ces institutions internationales sont à 75% composées d'Homme blancs. C'est quand même étrange que les seuls Homme noirs de ces institutions se retrouvent comme des pantins devant les caméras pour serrer des poignées de mains, non? Nous n'appuyons pas particulièrement les positions politiques et économiques de Laurent Gbagbo en Côte D'Ivoire, mais une chose est certaine, c'est que les élections et l'expression du peuple ivoirien n'ont aucune importance pour la communauté internationale et l'ONU. En Côte D'Ivoire, à Gaza, à Haiti, au Chilli ou au Vénezuelle, lorsque des élections légitimes ne font pas leur affaire, ils ne se gênent pas pour brimer l'expression du peuple. Ces gens, ce qu'ils veulent, c'est s'enrichir tranquille, mais surtout, maintenir leurs droits historiquement acquis sur les ressources naturelles et le travail humain. Charest, Harper ou Ouattara, tous des traîtres de l'humanisme et spoliateurs du travail humain!
unionrevolte.blogspot.com
- « Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. ». .
http://algerie-institution.blog4ever.com
Re: Rapports de forces
Nos guerres prochaines
Colonel Nicolas Le Nen, membre de l'état-major des arméesMême si les révolutions arabes font naître aujourd'hui le formidable espoir d'un monde plus juste et plus libre, il serait naïf de croire que le monde qui vient sera exempt de rapports de puissance et d'épreuves de force. N'en déplaise à quiconque, la guerre ne désertera probablement pas le XXIe siècle car l'affrontement sous toutes ses formes et la volonté de domination sont consubstantiels des rapports entre les hommes.
Depuis la fin de la guerre froide, nous vivons dans l'ère de la pax occidentalis. Or, celle-ci devrait s'achever dans une dizaine d'années, lorsque la puissance militaire de certains pays émergents égalera celle des Etats-Unis et de leurs alliés.
La guerre pourrait alors refaire son apparition avec un degré de violence que nous n'avons pas connu depuis plus de soixante ans. La prolifération nucléaire et les immanquables poussées de fièvre nationaliste qui accompagnent tout pays s'affirmant comme puissance majeure, risquent de sonner le glas des guerres limitées.
Les armées françaises doivent donc se préparer à de nouveaux engagements opérationnels qui seront probablement au moins aussi exigeants et difficiles que ceux qu'elles conduisent aujourd'hui en Afghanistan. Pour nos soldats, il s'agira de mettre hors de combat les forces adverses. L'Histoire, en effet, est avare de paix durables qui n'aient été obtenues sans la destruction préalable d'une partie ou de la totalité des moyens de combat ennemis.
La stratégie militaire se nourrit autant des enseignements tirés des conflits récents que des évolutions futures dans l'emploi de la force.
Au titre des premiers, on retiendra que la puissance d'une armée dépend toujours de quatre facteurs : la qualité de ses soldats et des matériels qu'ils servent, leur volume et leur niveau d'entraînement. L'impasse dans l'un de ces paramètres entraîne un déficit opérationnel irrémédiable.
Si le niveau technologique des équipements ne constitue pas en soi une panacée, il reste néanmoins un démultiplicateur des effets opérationnels produits sur le terrain. La technologie est ce qui permet, aujourd'hui comme hier, de détecter et de localiser plus rapidement l'ennemi, de tirer plus vite, plus loin et plus précisément que lui, et de lui imposer un rythme de manœuvre qu'il n'est pas capable de suivre.
L'histoire militaire ainsi que les engagements actuels montrent qu'il n'existe pas de guerre courte. Il en sera de même pour les guerres de demain. Nos armées devront être endurantes et avoir un volume suffisant de soldats et d'équipements pour inscrire leur action dans la durée. Les dividendes politiques de nos engagements militaires se payeront autant au prix du sang qu'au prix du temps.
La guerre en Afghanistan et son cortège de morts et de blessés au combat ont rappelé toute la vacuité du concept de "guerre zéro mort". La dureté croissante de nos opérations exige que nos soldats possèdent en permanence un haut niveau de compétences techniques et tactiques. Face à des adversaires déterminés et de mieux en mieux équipés, il est indispensable de disposer de soldats aguerris et très entraînés. L'entraînement ne peut pas être une variable d'ajustement des budgets militaires.
GUERRE TOTALE
Au titre des évolutions futures dans l'emploi de la force, trois impératifs devront être pris en compte. Il s'agira, en premier lieu, de contourner la stratégie asymétrique que nos adversaires étatiques et non étatiques ont décidé d'appliquer depuis la fin de la première guerre du Golfe. Les actions de coercition devront s'inscrire dans une stratégie globale visant à saper tous les fondements de la puissance adverse. La guerre sortira du seul champ des opérations militaires pour redevenir totale.
Dans cette stratégie globale, gagner la bataille des perceptions revêtira une importance particulière car la puissance des images ne cessera de se renforcer. Il ne s'agira pas de manipuler l'information mais de conquérir les opinions publiques en sachant mettre en valeur nos succès et les progrès accomplis au détriment de ceux de nos adversaires. Le but sera d'inscrire la légitimité de nos opérations militaires dans le temps long des prochains conflits.
L'objectif initial de nos armées sera de désorganiser l'appareil militaire adverse pour faciliter et accélérer sa destruction. Il faudra donc s'attaquer en priorité à ses moyens de commandement, de contrôle, d'acquisition du renseignement et de ciblage. Dans ce cadre, le cyberespace et l'espace extra-atmosphérique deviendront des espaces de manœuvre à part entière dont le contrôle sera déterminant.
Le XXIe siècle sera peut-être à nouveau un siècle de feu et de sang. Nos succès politiques et diplomatiques dépendront très directement de la qualité de nos armées. Pour conserver à la France et à l'Europe leur rang et leur influence dans le monde, nous devrons avoir le courage de regarder la guerre en face. Nous devrons être prêts à la faire, sans haine ni passion, mais avec la même détermination que ceux qui, avant nous, ont accepté de donner leur vie pour notre liberté et notre prospérité.
- « Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. ». .
http://algerie-institution.blog4ever.com
Re: Rapports de forces
Libye: Sarkozy et la prudence de l'Europe

Il fallait que les Européens se réunissent au plus haut niveau pour évoquer les événements historiques qui se déroulent juste en face de nos côtes. Ils l'ont fait à la demande de la France, sans se montrer capables d'apporter une réponse convaincante sur la Libye.
Face au volontarisme de Nicolas Sarkozy, soutenu par David Cameron, une Angela Merkel «fondamentalement sceptique » à l'égard d'une intervention militaire a imposé sa prudence habituelle. La précaution l'a également emporté vis-à-vis de l'opposition libyenne. La France n'a pu obtenir que le Conseil national de transition soit reconnu en tant que représentant de la nouvelle Libye. Il s'agissait, pour Paris, de combler le vide laissé grand ouvert par la mise au ban des nations de Kadhafi, un vide politique et juridique qui risque d'attiser les rivalités et d'aggraver la confusion sur le terrain.
En se prononçant pour des « frappes ciblées », qui seraient menées en dehors de l'Otan, Nicolas Sarkozy a inquiété plus qu'il n'a convaincu. La discussion va désormais se poursuivre dans d'autres enceintes que celles de l'Europe, décidément très craintive dès qu'il s'agit d'envisager des opérations militaires, même limitées et dans son environnement immédiat.
http://blog.lefigaro.fr/geopolitique/2011/03/libye-sarkozy-et-la-prudence-d.html

Il fallait que les Européens se réunissent au plus haut niveau pour évoquer les événements historiques qui se déroulent juste en face de nos côtes. Ils l'ont fait à la demande de la France, sans se montrer capables d'apporter une réponse convaincante sur la Libye.
Face au volontarisme de Nicolas Sarkozy, soutenu par David Cameron, une Angela Merkel «fondamentalement sceptique » à l'égard d'une intervention militaire a imposé sa prudence habituelle. La précaution l'a également emporté vis-à-vis de l'opposition libyenne. La France n'a pu obtenir que le Conseil national de transition soit reconnu en tant que représentant de la nouvelle Libye. Il s'agissait, pour Paris, de combler le vide laissé grand ouvert par la mise au ban des nations de Kadhafi, un vide politique et juridique qui risque d'attiser les rivalités et d'aggraver la confusion sur le terrain.
En se prononçant pour des « frappes ciblées », qui seraient menées en dehors de l'Otan, Nicolas Sarkozy a inquiété plus qu'il n'a convaincu. La discussion va désormais se poursuivre dans d'autres enceintes que celles de l'Europe, décidément très craintive dès qu'il s'agit d'envisager des opérations militaires, même limitées et dans son environnement immédiat.
http://blog.lefigaro.fr/geopolitique/2011/03/libye-sarkozy-et-la-prudence-d.html
- « Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. ». .
http://algerie-institution.blog4ever.com
Re: Rapports de forces
La crise iranienne proche de son apogée ?
TEL AVIV - Alors que l'impasse entre l'Iran, les Etats-Unis et leurs alliés s'intensifie, le nombre de possibilités restantes se réduit progressivement. En fin de compte, une sorte de compromis semble inévitable, mais la violence qui lui précèdera, et qui exactement restera pour négocier, restent un mystère.
Un conflit armé peut aussi revêtir plusieurs formes et celles-ci ne s'excluent pas mutuellement. La solution préférée des Occidentaux est que le régime iranien soit renversé de l'intérieur ; toutefois, la menace de la guerre constitue également une épée de Damoclès, tandis que la République Islamique manouvre de façon experte et cherche des crosses en vue d'une redistribution régionale des cartes conformément à ses souhaits.
Ces derniers jours et dernières semaines, les deux camps ont cherché à en imposer sur le plan militaire et ont lancé des menaces voilées. La semaine dernière, l'Iran a démarré un exercice militaire massif de 10 jours, dont le nom de code est Grand Prophète 6. Ont été testés un nouveau système de radar, de nouveaux silos sous-terrains fortifiés pour missiles et des missiles sol-sol qui pourraient atteindre toutes les parties du Moyen-orient, de même que diverses autres avancées technologiques.
Les diplomates occidentaux ont réagi avec inquiétude. Le ministre britannique des Affaires Etrangères, William Hague, a dit a la BBC : « L'Iran a également mené des essais secrets de tirs de missiles balistiques sur des lance-fusées, y compris des essais pour tester des missiles capables d'envoyer des charges nucléaires, en contravention avec la résolution 1929 de l'ONU ». [1]
L'Iran a immédiatement réfuté cette accusation, mais l'annonce de Hague est importante, en particulier parce qu'elle a été faite juste après l'annonce iranienne de tripler, d'ici à la fin de l'année, ses provisions d'uranium 235 enrichi à 20%.
« Bien que l'uranium enrichi à ce taux soit essentiellement destiné à alimenter le petit réacteur de recherche de Téhéran, qui produit des isotopes médicaux », explique l'expert israélien Yossi Melman, « il renforce les connaissances des experts nucléaires iraniens et leur capacité à contrôler toutes les étapes de l'enrichissement - y compris jusqu'à un taux de 93%, qui permet la production de matière fissile utilisée dans la fabrication des armes nucléaires. »
Selon Melman, le plus grand danger est que le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad et quelques autres responsables clés iraniens attribuent aux croyances messianiques que la condition du retour du Mahdi (le Messie dans l'Islam chiite) repose sur « une énorme proportion de la population mondiale qui serait annihilée dans une guerre de grande envergure ».[2] Il semble que les armes nucléaires seraient effroyablement bien adaptées pour servir de dispositif en vue de sauver le monde dans un tel scénario.
Toutefois, cet argument semble plutôt extrême, même alarmiste, et une majorité d'analystes occidentaux ont la conviction que le régime iranien est en fin de compte rationnel. Certains ont même fait remarquer que la politique iranienne au Moyen-Orient a été plus cohérente au cours de ces dix dernières années que celle des Etats-Unis. Ainsi qu'un rapport de Chatham House l'a rappelé à merveille en 2006 : « Tandis que les Etats-Unis ont joué au poker dans la région, l'Iran, lui, jouait aux échecs ».
Sur le terrain de la Realpolitik, aussi, comme aux échecs, les tensions montent progressivement, et l'Iran pose une menace stratégique majeure à la politique des Etats-Unis et de leurs alliés. La première circonstance a été mise en lumière, le mois dernier, par l'annonce des Iraniens qu'ils avaient partagé des informations avec la Russie sur deux drones américains avancés, qu'ils soutiennent avoir descendu au début de l'année. Alors qu'il n'y a rien de surprenant dans cette action en elle-même, une telle coopération est exceptionnellement maintenue sous silence et cette annonce est arrivée à un moment sensible, visiblement comme un message de défi.
Certains spéculent que l'Iran pourrait se préparer à réagir militairement à toute intervention militaire dans les troubles intérieurs de la Syrie, son alliée. Si une telle intervention se matérialisait, elle se produirait probablement dans les prochaines semaines ou prochains mois.
D'autres, comme M.K. Bhadrakumar, de l'Asia Times Online, mettent en avant les récentes ouvertures de l'Iran avec le Pakistan et l'Afghanistan. Bhadrakumar a écrit à propos d'une récente « conférence sur le terrorisme » qui a eu lieu au plus haut niveau entre les chefs des trois Etats :
En ce moment même, les divers degrés d'antipathie ressentie envers les Etats-Unis de la part du Pakistan et de l'Afghanistan, d'un côté, et de l'impasse invétérée de l'Iran avec les Etats-Unis, de l'autre, donnent l'impulsion à ces trois pays voisins pour se rapprocher [.] Le Pakistan est un pays sunnite majeur et les intérêts de l'Iran reposent sur l'assurance qu'il ne rejoindra pas l'alliance contre l'Iran menée par les Saoudiens au Moyen-Orient. L'Iran peut faire étalage de son amitié avec le Pakistan pour exposer la campagne saoudienne, en vue de stimuler, aujourd'hui, la phobie d'un schisme entre les Chiites et les Sunnites au Moyen-Orient, en désignant l'Iran comme le leader du camp chiite et en se ralliant l'opinion arabe sunnite.[3]
Pourtant, l'Irak est sans doute en tête de liste des préoccupations américaines. Alors que la date limite du retrait des troupes américaines approche à grand pas, l'influence iranienne grandit. Un certain nombre d'analystes, dont Stratfor, ont prévenu que sur le long terme cela pourrait déstabiliser l'allié clé des Etats-Unis, l'Arabie Saoudite.[4]
D'un autre côté, l'Iran s'inquiète de ce que les Etats-Unis pourraient étendre leur présence en Irak et il fait de son mieux pour accélérer le départ américain. Selon certains rapports, une montée récente de la violence dans ce pays serait orchestrée par l'Iran, avec le message suivant pour les Américains : « Ne Restez pas ! Révisez votre position ! »[5]
Cette situation pourrait aisément devenir incontrôlable et dégénérer en une guerre à grande échelle, considérant en particulier que tous les autres fronts entre les deux camps sont également échauffés. Les attaques par procuration contre les forces américaines, si elles sont prouvées, pourraient aisément servir de casus belli contre l'Iran.
En attendant, les rapports le disent, les Etats-Unis et leurs alliés accumulent discrètement des forces dans cette région. Il semble n'y avoir aucune masse critique pour l'instant (de ce que l'on sait, il y a deux porte-avions américains proches des côtes iraniennes ; et il est communément admis que les Etats-Unis n'attaquent habituellement des cibles aussi grosses qu'avec au moins trois porte-avions), mais la tendance est inquiétante.
Dekba, un site israélien d'analyse du renseignement, qui est connu pour publier à la fois des rumeurs et des fuites valides des services de renseignements, propose l'évaluation suivante :
La semaine dernière, des navires de guerre et des sous-marins iraniens déployés dans la Mer Rouge ont suivi les mouvements de deux gros porte-avions américains, l'USS Enterprise et l'USS George H.W. Bush, qui se sont croisés dans le Détroit de Bab el-Mandeb, le 21 juin dernier, se dirigeant chacun dans des directions opposées à travers ce goulot d'étranglement stratégique, entre la Méditerranée et l'Océan Indien [.] Les stratégistes à Téhéran voient du danger dans ces mouvements de va-et-vient effectués par la flotte de guerre des Etats-Unis.
Selon nos sources militaires, l'Enterprise, qui est plus vieux, plus lent et qui dispose de moins de puissance de feu que le Bush, a été déplacé vers la Méditerranée parce que, là, il y est soutenu par les bases aériennes américaines éparpillées en Europe occidentale et centrale, tandis que le Bush a été consigné dans les eaux qui font face aux côtes iraniennes, parce qu'il est pratiquement une machine de combat autonome, capable d'opérer sans soutien.
Il devrait être noté que la présence en Méditerranée pourrait être orientée à la fois contre la Libye et contre la Syrie, tandis que les Etats-Unis pourraient avoir plus tendance à utiliser un porte-avions plus petit, plus rapide et plus moderne contre l'Iran, puisque les capacités anti-navales bien développées de ce pays pourraient poser un danger aux porte-avions américains si ce pays était attaqué.
A ce stade, cette accumulation de forces semble plutôt destinée à envoyer le message suivant : nous nous préparons pour une attaque imminente. Le scénario préféré des Américains est que le régime iranien (en compagnie de ses alliés en Syrie et au Liban) se fracture de l'intérieur, effondrant dans le processus sa position de politique étrangère et stoppant son expansion extérieure.
Il y a des signes que ceci pourrait arriver. Ces derniers mois, la lutte de pouvoir interne entre Ahmadinejad et le dirigeant suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei, s'est intensifiée. Aussi, la position iranienne en Syrie s'est-elle quelque peu détériorée, en même temps que la légitimité du Président syrien Bachar el-Assad.
Il y a environ deux mois, une crise a éclaté entre Ahmadinejad et Khanenei, et beaucoup ont spéculé que le président [iranien] pourrait être forcé à démissionner.[6] Plusieurs collaborateurs de haut niveau d'Ahmadinejad ont été arrêtés. Par la suite, les tensions sont quelque peu retombées et les hommes du président ont été libérés, mais une semaine plus tard, des rapports sont sortis selon lesquels un autre de ses proches confidents, l'ancien ministre adjoint des affaires étrangères, Mohammad Sharif Malekzadeh, avait été arrêté.[7] Donc, apparemment, la crise se poursuit.
Il est possible, même probable, que l'influence occidentale s'affaire secrètement à aggraver ces fissures ; pourtant, le problème avec cette stratégie est que le régime iranien en est parfaitement conscient et qu'il pourrait accentuer les comportements outranciers afin de garder le contrôle sur ses opposants. Il est vrai, tant sur le plan international qu'à l'intérieur, où le « Mouvement Vert » (l'opposition démocratique auto-proclamée) est divisé sur ses moyens d'action.[8]
Le sort du régime syrien est également loin d'être clair pour l'instant. Si Assad survit, il y parviendra avec une aide importante des Iraniens et il pourrait bien être obligé à s'engager un peu plus aux côtés de l'Iran. Par conséquent, tandis qu'il serait lui-même affaibli, au moins à court terme, il conduirait très probablement des politiques iraniennes (dans le passé, il a souvent essayé de suivre son propre cap).
Autrement dit, le régime iranien pourrait s'avérer être un joueur d'échec supérieur aux dirigeants occidentaux, avec toujours un coup d'avance, alors qu'il se dirige à grands pas vers ses objectifs. Ceci crée le danger très réel que les Etats-Unis et leurs alliés soient amenés à faire des choix difficiles dans le futur proche, quant à l'utilisation de la force militaire qu'ils ont accumulée.
En Israël, le ton du débat se déplace progressivement de l'attaque préventive à la dissuasion. Un certain nombre d'analystes israéliens ont récemment avancé l'argument selon lequel l'Etat juif avait besoin d'accroître sa dissuasion et de garder l'option d'une attaque préventive, pour le moment hypothétique, juste avant que l'Iran ne choisisse d'utiliser (plutôt que d'acquérir) des armes nucléaires. Accroître la dissuasion revient généralement à acquérir de nouveaux sous-marins (augmentant la capacité d'une présumée deuxième frappe), une défense antimissile et des avions perfectionnés.
Pourtant, les dirigeants israéliens, de même que quelques observateurs clés, refusent d'écarter la possibilité d'une frappe imminente israélienne contre le programme nucléaire iranien, et continuent de soutenir que l'Iran pose une menace existentielle à l'Etat juif. Israël est connu pour avoir projeté dans le passé des intentions contradictoires, avant de frapper par surprise ; et le fait que le gouvernement israélien soit beaucoup plus flegmatique qu'il y a un an peut être interprété comme un signe annonciateur.
L'Arabie Saoudite est restée également relativement silencieuse ces dernières semaines, alors qu'elle essaye discrètement de manouvrer dans les crises au Yémen et en Syrie. D'une certaine façon, cela ressemble également à un calme avant la tempête : la Syrie, en particulier, servira aussi probablement que l'Irak de déclenchement pour une confrontation potentielle entre les Etats-Unis et l'Iran.
Si le régime d'Assad tombe (peut-être en partie avec une aide étrangère), l'ensemble de l'axe de la dissuasion iranienne, représenté par la Syrie, le Hezbollah et le Hamas, serait gravement menacé. Donc, il se pourrait bien que l'Iran soit provoqué pour passer à l'action et, même si cette action est limitée (par exemple en Irak), cela pourrait aisément dégénérer en une guerre.
Dans l'ensemble, la confrontation semble approcher de son point culminant et une forme d'action pour changer le statu quo semble inévitable. Cette action pourrait être secrète (un mélange de sabotage, de manouvre diplomatique et de changement de régime de l'intérieur dans des pays clés) ou pourrait être (une guerre) ouverte.
Ses conséquences pourraient être ressenties immédiatement ou au fil du temps. Aux deux extrêmes de l'analyse théorique, il y a, d'un côté, la possibilité d'un effondrement total du régime iranien et de ses alliés et, de l'autre, la possibilité d'une déroute de l'alliance menée par les Américains et l'émergence de l'Iran comme hégémon régional.
Ces deux options sont cependant relativement improbables : une victoire militaire décisive, en particulier dans la forme moderne hautement codifiée de la guerre, reste largement hors d'atteinte, et sa poursuite ressemble un peu à la logique messianique.
Ce qui peut le plus probablement se produire est un bouleversement significatif de l'équilibre géostratégique, qui amènerait une sorte d'arrangement temporaire, qu'il soit à court ou à long-terme. Actuellement, ses conditions précises sont pratiquement impossibles à prévoir, alors que le débat sur qui a gagné commencera seulement après l'émergence de ces conditions.
Victor Kotsev est journaliste et analyste politique. Il est basé à Tel Aviv.
http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Victor_Kotsev/Iran_Etats-Unis_Israel_conflit_020711.htm
TEL AVIV - Alors que l'impasse entre l'Iran, les Etats-Unis et leurs alliés s'intensifie, le nombre de possibilités restantes se réduit progressivement. En fin de compte, une sorte de compromis semble inévitable, mais la violence qui lui précèdera, et qui exactement restera pour négocier, restent un mystère.
Un conflit armé peut aussi revêtir plusieurs formes et celles-ci ne s'excluent pas mutuellement. La solution préférée des Occidentaux est que le régime iranien soit renversé de l'intérieur ; toutefois, la menace de la guerre constitue également une épée de Damoclès, tandis que la République Islamique manouvre de façon experte et cherche des crosses en vue d'une redistribution régionale des cartes conformément à ses souhaits.
Ces derniers jours et dernières semaines, les deux camps ont cherché à en imposer sur le plan militaire et ont lancé des menaces voilées. La semaine dernière, l'Iran a démarré un exercice militaire massif de 10 jours, dont le nom de code est Grand Prophète 6. Ont été testés un nouveau système de radar, de nouveaux silos sous-terrains fortifiés pour missiles et des missiles sol-sol qui pourraient atteindre toutes les parties du Moyen-orient, de même que diverses autres avancées technologiques.
Les diplomates occidentaux ont réagi avec inquiétude. Le ministre britannique des Affaires Etrangères, William Hague, a dit a la BBC : « L'Iran a également mené des essais secrets de tirs de missiles balistiques sur des lance-fusées, y compris des essais pour tester des missiles capables d'envoyer des charges nucléaires, en contravention avec la résolution 1929 de l'ONU ». [1]
L'Iran a immédiatement réfuté cette accusation, mais l'annonce de Hague est importante, en particulier parce qu'elle a été faite juste après l'annonce iranienne de tripler, d'ici à la fin de l'année, ses provisions d'uranium 235 enrichi à 20%.
« Bien que l'uranium enrichi à ce taux soit essentiellement destiné à alimenter le petit réacteur de recherche de Téhéran, qui produit des isotopes médicaux », explique l'expert israélien Yossi Melman, « il renforce les connaissances des experts nucléaires iraniens et leur capacité à contrôler toutes les étapes de l'enrichissement - y compris jusqu'à un taux de 93%, qui permet la production de matière fissile utilisée dans la fabrication des armes nucléaires. »
Selon Melman, le plus grand danger est que le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad et quelques autres responsables clés iraniens attribuent aux croyances messianiques que la condition du retour du Mahdi (le Messie dans l'Islam chiite) repose sur « une énorme proportion de la population mondiale qui serait annihilée dans une guerre de grande envergure ».[2] Il semble que les armes nucléaires seraient effroyablement bien adaptées pour servir de dispositif en vue de sauver le monde dans un tel scénario.
Toutefois, cet argument semble plutôt extrême, même alarmiste, et une majorité d'analystes occidentaux ont la conviction que le régime iranien est en fin de compte rationnel. Certains ont même fait remarquer que la politique iranienne au Moyen-Orient a été plus cohérente au cours de ces dix dernières années que celle des Etats-Unis. Ainsi qu'un rapport de Chatham House l'a rappelé à merveille en 2006 : « Tandis que les Etats-Unis ont joué au poker dans la région, l'Iran, lui, jouait aux échecs ».
Sur le terrain de la Realpolitik, aussi, comme aux échecs, les tensions montent progressivement, et l'Iran pose une menace stratégique majeure à la politique des Etats-Unis et de leurs alliés. La première circonstance a été mise en lumière, le mois dernier, par l'annonce des Iraniens qu'ils avaient partagé des informations avec la Russie sur deux drones américains avancés, qu'ils soutiennent avoir descendu au début de l'année. Alors qu'il n'y a rien de surprenant dans cette action en elle-même, une telle coopération est exceptionnellement maintenue sous silence et cette annonce est arrivée à un moment sensible, visiblement comme un message de défi.
Certains spéculent que l'Iran pourrait se préparer à réagir militairement à toute intervention militaire dans les troubles intérieurs de la Syrie, son alliée. Si une telle intervention se matérialisait, elle se produirait probablement dans les prochaines semaines ou prochains mois.
D'autres, comme M.K. Bhadrakumar, de l'Asia Times Online, mettent en avant les récentes ouvertures de l'Iran avec le Pakistan et l'Afghanistan. Bhadrakumar a écrit à propos d'une récente « conférence sur le terrorisme » qui a eu lieu au plus haut niveau entre les chefs des trois Etats :
En ce moment même, les divers degrés d'antipathie ressentie envers les Etats-Unis de la part du Pakistan et de l'Afghanistan, d'un côté, et de l'impasse invétérée de l'Iran avec les Etats-Unis, de l'autre, donnent l'impulsion à ces trois pays voisins pour se rapprocher [.] Le Pakistan est un pays sunnite majeur et les intérêts de l'Iran reposent sur l'assurance qu'il ne rejoindra pas l'alliance contre l'Iran menée par les Saoudiens au Moyen-Orient. L'Iran peut faire étalage de son amitié avec le Pakistan pour exposer la campagne saoudienne, en vue de stimuler, aujourd'hui, la phobie d'un schisme entre les Chiites et les Sunnites au Moyen-Orient, en désignant l'Iran comme le leader du camp chiite et en se ralliant l'opinion arabe sunnite.[3]
Pourtant, l'Irak est sans doute en tête de liste des préoccupations américaines. Alors que la date limite du retrait des troupes américaines approche à grand pas, l'influence iranienne grandit. Un certain nombre d'analystes, dont Stratfor, ont prévenu que sur le long terme cela pourrait déstabiliser l'allié clé des Etats-Unis, l'Arabie Saoudite.[4]
D'un autre côté, l'Iran s'inquiète de ce que les Etats-Unis pourraient étendre leur présence en Irak et il fait de son mieux pour accélérer le départ américain. Selon certains rapports, une montée récente de la violence dans ce pays serait orchestrée par l'Iran, avec le message suivant pour les Américains : « Ne Restez pas ! Révisez votre position ! »[5]
Cette situation pourrait aisément devenir incontrôlable et dégénérer en une guerre à grande échelle, considérant en particulier que tous les autres fronts entre les deux camps sont également échauffés. Les attaques par procuration contre les forces américaines, si elles sont prouvées, pourraient aisément servir de casus belli contre l'Iran.
En attendant, les rapports le disent, les Etats-Unis et leurs alliés accumulent discrètement des forces dans cette région. Il semble n'y avoir aucune masse critique pour l'instant (de ce que l'on sait, il y a deux porte-avions américains proches des côtes iraniennes ; et il est communément admis que les Etats-Unis n'attaquent habituellement des cibles aussi grosses qu'avec au moins trois porte-avions), mais la tendance est inquiétante.
Dekba, un site israélien d'analyse du renseignement, qui est connu pour publier à la fois des rumeurs et des fuites valides des services de renseignements, propose l'évaluation suivante :
La semaine dernière, des navires de guerre et des sous-marins iraniens déployés dans la Mer Rouge ont suivi les mouvements de deux gros porte-avions américains, l'USS Enterprise et l'USS George H.W. Bush, qui se sont croisés dans le Détroit de Bab el-Mandeb, le 21 juin dernier, se dirigeant chacun dans des directions opposées à travers ce goulot d'étranglement stratégique, entre la Méditerranée et l'Océan Indien [.] Les stratégistes à Téhéran voient du danger dans ces mouvements de va-et-vient effectués par la flotte de guerre des Etats-Unis.
Selon nos sources militaires, l'Enterprise, qui est plus vieux, plus lent et qui dispose de moins de puissance de feu que le Bush, a été déplacé vers la Méditerranée parce que, là, il y est soutenu par les bases aériennes américaines éparpillées en Europe occidentale et centrale, tandis que le Bush a été consigné dans les eaux qui font face aux côtes iraniennes, parce qu'il est pratiquement une machine de combat autonome, capable d'opérer sans soutien.
Il devrait être noté que la présence en Méditerranée pourrait être orientée à la fois contre la Libye et contre la Syrie, tandis que les Etats-Unis pourraient avoir plus tendance à utiliser un porte-avions plus petit, plus rapide et plus moderne contre l'Iran, puisque les capacités anti-navales bien développées de ce pays pourraient poser un danger aux porte-avions américains si ce pays était attaqué.
A ce stade, cette accumulation de forces semble plutôt destinée à envoyer le message suivant : nous nous préparons pour une attaque imminente. Le scénario préféré des Américains est que le régime iranien (en compagnie de ses alliés en Syrie et au Liban) se fracture de l'intérieur, effondrant dans le processus sa position de politique étrangère et stoppant son expansion extérieure.
Il y a des signes que ceci pourrait arriver. Ces derniers mois, la lutte de pouvoir interne entre Ahmadinejad et le dirigeant suprême iranien, l'Ayatollah Ali Khamenei, s'est intensifiée. Aussi, la position iranienne en Syrie s'est-elle quelque peu détériorée, en même temps que la légitimité du Président syrien Bachar el-Assad.
Il y a environ deux mois, une crise a éclaté entre Ahmadinejad et Khanenei, et beaucoup ont spéculé que le président [iranien] pourrait être forcé à démissionner.[6] Plusieurs collaborateurs de haut niveau d'Ahmadinejad ont été arrêtés. Par la suite, les tensions sont quelque peu retombées et les hommes du président ont été libérés, mais une semaine plus tard, des rapports sont sortis selon lesquels un autre de ses proches confidents, l'ancien ministre adjoint des affaires étrangères, Mohammad Sharif Malekzadeh, avait été arrêté.[7] Donc, apparemment, la crise se poursuit.
Il est possible, même probable, que l'influence occidentale s'affaire secrètement à aggraver ces fissures ; pourtant, le problème avec cette stratégie est que le régime iranien en est parfaitement conscient et qu'il pourrait accentuer les comportements outranciers afin de garder le contrôle sur ses opposants. Il est vrai, tant sur le plan international qu'à l'intérieur, où le « Mouvement Vert » (l'opposition démocratique auto-proclamée) est divisé sur ses moyens d'action.[8]
Le sort du régime syrien est également loin d'être clair pour l'instant. Si Assad survit, il y parviendra avec une aide importante des Iraniens et il pourrait bien être obligé à s'engager un peu plus aux côtés de l'Iran. Par conséquent, tandis qu'il serait lui-même affaibli, au moins à court terme, il conduirait très probablement des politiques iraniennes (dans le passé, il a souvent essayé de suivre son propre cap).
Autrement dit, le régime iranien pourrait s'avérer être un joueur d'échec supérieur aux dirigeants occidentaux, avec toujours un coup d'avance, alors qu'il se dirige à grands pas vers ses objectifs. Ceci crée le danger très réel que les Etats-Unis et leurs alliés soient amenés à faire des choix difficiles dans le futur proche, quant à l'utilisation de la force militaire qu'ils ont accumulée.
En Israël, le ton du débat se déplace progressivement de l'attaque préventive à la dissuasion. Un certain nombre d'analystes israéliens ont récemment avancé l'argument selon lequel l'Etat juif avait besoin d'accroître sa dissuasion et de garder l'option d'une attaque préventive, pour le moment hypothétique, juste avant que l'Iran ne choisisse d'utiliser (plutôt que d'acquérir) des armes nucléaires. Accroître la dissuasion revient généralement à acquérir de nouveaux sous-marins (augmentant la capacité d'une présumée deuxième frappe), une défense antimissile et des avions perfectionnés.
Pourtant, les dirigeants israéliens, de même que quelques observateurs clés, refusent d'écarter la possibilité d'une frappe imminente israélienne contre le programme nucléaire iranien, et continuent de soutenir que l'Iran pose une menace existentielle à l'Etat juif. Israël est connu pour avoir projeté dans le passé des intentions contradictoires, avant de frapper par surprise ; et le fait que le gouvernement israélien soit beaucoup plus flegmatique qu'il y a un an peut être interprété comme un signe annonciateur.
L'Arabie Saoudite est restée également relativement silencieuse ces dernières semaines, alors qu'elle essaye discrètement de manouvrer dans les crises au Yémen et en Syrie. D'une certaine façon, cela ressemble également à un calme avant la tempête : la Syrie, en particulier, servira aussi probablement que l'Irak de déclenchement pour une confrontation potentielle entre les Etats-Unis et l'Iran.
Si le régime d'Assad tombe (peut-être en partie avec une aide étrangère), l'ensemble de l'axe de la dissuasion iranienne, représenté par la Syrie, le Hezbollah et le Hamas, serait gravement menacé. Donc, il se pourrait bien que l'Iran soit provoqué pour passer à l'action et, même si cette action est limitée (par exemple en Irak), cela pourrait aisément dégénérer en une guerre.
Dans l'ensemble, la confrontation semble approcher de son point culminant et une forme d'action pour changer le statu quo semble inévitable. Cette action pourrait être secrète (un mélange de sabotage, de manouvre diplomatique et de changement de régime de l'intérieur dans des pays clés) ou pourrait être (une guerre) ouverte.
Ses conséquences pourraient être ressenties immédiatement ou au fil du temps. Aux deux extrêmes de l'analyse théorique, il y a, d'un côté, la possibilité d'un effondrement total du régime iranien et de ses alliés et, de l'autre, la possibilité d'une déroute de l'alliance menée par les Américains et l'émergence de l'Iran comme hégémon régional.
Ces deux options sont cependant relativement improbables : une victoire militaire décisive, en particulier dans la forme moderne hautement codifiée de la guerre, reste largement hors d'atteinte, et sa poursuite ressemble un peu à la logique messianique.
Ce qui peut le plus probablement se produire est un bouleversement significatif de l'équilibre géostratégique, qui amènerait une sorte d'arrangement temporaire, qu'il soit à court ou à long-terme. Actuellement, ses conditions précises sont pratiquement impossibles à prévoir, alors que le débat sur qui a gagné commencera seulement après l'émergence de ces conditions.
Victor Kotsev est journaliste et analyste politique. Il est basé à Tel Aviv.
- Spoiler:
- (Copyright 2011 Asia Times Online (Holdings) Ltd - traduction [JFG-QuestionsCritiques]. All rights reserved
Notes :
________________________
[1] "William Hague concerned over Iranian missile tests », BBC, le 29 juin 2011.
[2] "All signs say Iran is racing toward a nuclear bomb", Ha'aretz, 23 juin 2011.
[NdT] C'est aussi la thèse des Evangélistes et des Pentecôtistes aux Etats-Unis.
[3] "L'Iran se construit un « hub » AfPak", Asia Times Online, 27 juin 2011.
[4] "Iraq, Iran and the Next Move", Stratfor, 26 avril 2011.
[5] "Is Iran killing U.S. soldiers in Iraq?", Foreign Policy, 28 juin 2011.
[6] "Is Mahmoud Ahmadinejad about to resign?", The Guardian, 27 avril 2011.
[7] "Ahmadinejad's ally 'arrested' in Iran", al-Jazeera, 23 juin 2011.
[8] "Iran's marchers question direction", Asia Times Online (via Inter Press Service) 14 juin 2011.
http://questionscritiques.free.fr/edito/AsiaTimesOnline/Victor_Kotsev/Iran_Etats-Unis_Israel_conflit_020711.htm

Lotfi- Adm

-

Nombre de messages: 1831
Age: 30
Date d'inscription: 06/08/2010
Localisation: Tafna
Re: Rapports de forces
Israël a-t-il les moyens de s'attaquer à l'Iran ?

DECRYPTAGE La remise du rapport de l'AEIA sur l'usage à des fins militaires des capacités nucléaires iranienne met le feu aux poudres. Tsahal est sur le pied de guerre. Que se passerait-il si le gouvernement israélien ordonnait une attaque ? Challenges a évalué l'arsenal militaire des deux pays.
Coup de bluff ou coup de semonce ? A quelques heures de la remise par l'Agence internationale de l'energie atomique (AIEA) d’un rapport qui devrait confirmer les ambitions militaires du programme nucléaire iranien, Israël ne cache plus réfléchir à une frappe militaire préventive sur les sites d’enrichissement d’uranium de l’Iran. "La possibilité d'une attaque militaire contre l’Iran est plus proche que l'option diplomatique", affirmait même dimanche le président Shimon Peres.
Quelques jours plus tôt, 14 chasseurs F-16 israéliens s’entraînaient en Sardaigne à des missions "à longue distance", tandis que le ministère de la Défense testait avec succès un missile balistique doté d’un nouveau système de propulsion – très probablement le Jericho 3, dont la portée de 4500 à 7000 km permettrait largement de frapper l’Iran. Israël a-t-il les moyens de se lancer dans une opération d’envergure ? L’Iran a-t-il les moyens d’y résister ? Revue de détail des forces en présence.
Les forces aériennes
Côté forces aériennes, le combat apparaît singulièrement déséquilibré. Quand Israël peut s’appuyer sur une flotte récente estimée à 243 F-15 et F-16, en attendant les F-35 commandés à Lockheed Martin, l’Iran jongle péniblement entre des vieux chasseurs américains livrés du temps du Shah (F-14 Tomcat), des appareils de conception soviétique (MiG-29 Fulcrum), quelques vieilleries récupérées en Irak (une poignée de Mirage F1 et Sukhoi Su-24 et Su-25) et des avions chinois totalement obsolètes (F-6 et F-7). Quant au chasseur développé par les Iraniens, le Saeqeh, censé être meilleur que le F-18, ses performances ne semblent guère le faire apparaître comme une menace.
L’embargo a empêché l’Iran de "retrofiter" ses avions, et le manque d’appareils de soutien (ravitailleurs, AWACS etc) condamne probablement leur usage à des missions purement défensives. A l’inverse, la flotte israélienne est jeune et dotée d’armements performants, comme les missiles israéliens Popeye, Delilah, ou américains Hellfire ou AMRAAM.
Les missiles balistiques
C’est la grande crainte d’Israël. L’Iran continue de développer et de tester des missiles balistiques aux portées toujours plus longues, qui peuvent théoriquement frapper le territoire israélien en quelques minutes. Principale menace : le Shahab 3 (Météore 3, en persan), un dérivé du missile Nodong nord-coréen, qui affiche une portée de 2000 km dans sa version la plus récente. Ces performances lui permettent de toucher, outre Israël, la partie orientale de l’Union Européenne, notamment la Grèce, la Bulgarie ou la Roumanie. Le régime iranien teste également un missile à propulsion solide, le Sejil 2, doté d’une portée comparable au Shahb 3, mais de conception plus récente et 100% iranienne.
Côté israélien, le missile balistique Jericho III (4500 à 7000 km de portée), développé par l’industriel IAI et dont l’existence n’a jamais été confirmée par le ministère de la défense, est encore en test. Les experts assurent qu’il pourra être équipé d’une tête nucléaire. En attendant, son prédécesseur Jericho II, qui a servi de base au lanceur spatial israélien Shavit, est toujours en service. La première génération de ces missiles avait été développée dans les années 60 en collaboration avec le groupe français Dassault. Le premier tir du MD 620, ancêtre du Jericho, avait été effectué en février 1965, à partir de l'île du Levant. Le programme avait été arrêté en janvier 1969 à la suite de l'embargo total des armes à destination d'Israël.
La défense aérienne
Israël pourrait-il contrer des missiles balistiques iraniens lancés en représailles d’un raid ? C’est la grande question. L’Etat hébreu dispose, sur le papier, d’une impressionnante panoplie de missiles de défense aérienne : le système Iron Dome, développé par l’industriel Rafael, est conçu pour détruire les missiles de courte portée ; le futur David’s Sling " la fronde de David"), développé par Rafael et l’américain Raytheon, est conçu pour détruire les missiles de moyenne portée ; la partie supérieure de la protection anti-missile est confiée au système de missiles intercepteurs Arrow 2, en attendant le successeur Arrow 3. Israël bénéficie également de missiles américains Patriot. Suffisant pour stopper des missiles iraniens ? Ces systèmes ne l’assurent pas à 100%.
Côté iranien, les sites d’enrichissement d’uranium, profondément enterrés sous terre, sont protégés par des missiles russes S-200 que l’Iran affirme avoir modernisés après le refus de Moscou de lui livrer des S-300 plus récents en raison des sanctions internationales contre le programme nucléaire iranien. Ces équipements sont réputés efficaces, mais leurs systèmes de détection peuvent être brouillés par des équipements de guerre électronique. L’Iran dispose également de systèmes anti-aériens Tor-M1, également de conception russe, mais de très courte portée.
Vincent Lamigeon (08-11-11)

DECRYPTAGE La remise du rapport de l'AEIA sur l'usage à des fins militaires des capacités nucléaires iranienne met le feu aux poudres. Tsahal est sur le pied de guerre. Que se passerait-il si le gouvernement israélien ordonnait une attaque ? Challenges a évalué l'arsenal militaire des deux pays.
Coup de bluff ou coup de semonce ? A quelques heures de la remise par l'Agence internationale de l'energie atomique (AIEA) d’un rapport qui devrait confirmer les ambitions militaires du programme nucléaire iranien, Israël ne cache plus réfléchir à une frappe militaire préventive sur les sites d’enrichissement d’uranium de l’Iran. "La possibilité d'une attaque militaire contre l’Iran est plus proche que l'option diplomatique", affirmait même dimanche le président Shimon Peres.
Quelques jours plus tôt, 14 chasseurs F-16 israéliens s’entraînaient en Sardaigne à des missions "à longue distance", tandis que le ministère de la Défense testait avec succès un missile balistique doté d’un nouveau système de propulsion – très probablement le Jericho 3, dont la portée de 4500 à 7000 km permettrait largement de frapper l’Iran. Israël a-t-il les moyens de se lancer dans une opération d’envergure ? L’Iran a-t-il les moyens d’y résister ? Revue de détail des forces en présence.
Les forces aériennes
Côté forces aériennes, le combat apparaît singulièrement déséquilibré. Quand Israël peut s’appuyer sur une flotte récente estimée à 243 F-15 et F-16, en attendant les F-35 commandés à Lockheed Martin, l’Iran jongle péniblement entre des vieux chasseurs américains livrés du temps du Shah (F-14 Tomcat), des appareils de conception soviétique (MiG-29 Fulcrum), quelques vieilleries récupérées en Irak (une poignée de Mirage F1 et Sukhoi Su-24 et Su-25) et des avions chinois totalement obsolètes (F-6 et F-7). Quant au chasseur développé par les Iraniens, le Saeqeh, censé être meilleur que le F-18, ses performances ne semblent guère le faire apparaître comme une menace.
L’embargo a empêché l’Iran de "retrofiter" ses avions, et le manque d’appareils de soutien (ravitailleurs, AWACS etc) condamne probablement leur usage à des missions purement défensives. A l’inverse, la flotte israélienne est jeune et dotée d’armements performants, comme les missiles israéliens Popeye, Delilah, ou américains Hellfire ou AMRAAM.
Les missiles balistiques
C’est la grande crainte d’Israël. L’Iran continue de développer et de tester des missiles balistiques aux portées toujours plus longues, qui peuvent théoriquement frapper le territoire israélien en quelques minutes. Principale menace : le Shahab 3 (Météore 3, en persan), un dérivé du missile Nodong nord-coréen, qui affiche une portée de 2000 km dans sa version la plus récente. Ces performances lui permettent de toucher, outre Israël, la partie orientale de l’Union Européenne, notamment la Grèce, la Bulgarie ou la Roumanie. Le régime iranien teste également un missile à propulsion solide, le Sejil 2, doté d’une portée comparable au Shahb 3, mais de conception plus récente et 100% iranienne.
Côté israélien, le missile balistique Jericho III (4500 à 7000 km de portée), développé par l’industriel IAI et dont l’existence n’a jamais été confirmée par le ministère de la défense, est encore en test. Les experts assurent qu’il pourra être équipé d’une tête nucléaire. En attendant, son prédécesseur Jericho II, qui a servi de base au lanceur spatial israélien Shavit, est toujours en service. La première génération de ces missiles avait été développée dans les années 60 en collaboration avec le groupe français Dassault. Le premier tir du MD 620, ancêtre du Jericho, avait été effectué en février 1965, à partir de l'île du Levant. Le programme avait été arrêté en janvier 1969 à la suite de l'embargo total des armes à destination d'Israël.
La défense aérienne
Israël pourrait-il contrer des missiles balistiques iraniens lancés en représailles d’un raid ? C’est la grande question. L’Etat hébreu dispose, sur le papier, d’une impressionnante panoplie de missiles de défense aérienne : le système Iron Dome, développé par l’industriel Rafael, est conçu pour détruire les missiles de courte portée ; le futur David’s Sling " la fronde de David"), développé par Rafael et l’américain Raytheon, est conçu pour détruire les missiles de moyenne portée ; la partie supérieure de la protection anti-missile est confiée au système de missiles intercepteurs Arrow 2, en attendant le successeur Arrow 3. Israël bénéficie également de missiles américains Patriot. Suffisant pour stopper des missiles iraniens ? Ces systèmes ne l’assurent pas à 100%.
Côté iranien, les sites d’enrichissement d’uranium, profondément enterrés sous terre, sont protégés par des missiles russes S-200 que l’Iran affirme avoir modernisés après le refus de Moscou de lui livrer des S-300 plus récents en raison des sanctions internationales contre le programme nucléaire iranien. Ces équipements sont réputés efficaces, mais leurs systèmes de détection peuvent être brouillés par des équipements de guerre électronique. L’Iran dispose également de systèmes anti-aériens Tor-M1, également de conception russe, mais de très courte portée.
Vincent Lamigeon (08-11-11)
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
- 3

http://www.intervalle-dz.com/f97-grandes-figures-de-la-nation-algerienne

sphinx- Adm

-

Nombre de messages: 7597
Age: 26
Emploi/loisirs: Mat
Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
Localisation: S.B.A
Re: Rapports de forces
Des Balkans à la Chine de 2011...
Des Balkans tourmentés de la fin des années 90, à la nouvelle Chine de 2011.
La marche de Pékin vers son chasseur furtif de nouvelle génération J-20 serait passée par la Serbie, lors des bombardements de l'Otan de 1999. A l'époque, un chasseur furtif américain F-117 « Nighthawk » - le premier du genre au monde et rendu célèbre dans le Golfe - avait été abattu par un missile anti-aérien serbe, en fait un SA-3 soviétique. A la surprise générale, puisque l'appareil était censé être indétectable aux radars et la DCA de Belgrade un peu datée. C'était la première fois qu'un de ces avions « invisibles » était détruit, et le Pentagone avait attribué le coup au but à un mélange d'astucieuses tactiques anti-aériennes et de chance.
Le pilote avait pu s'éjecter et être récupéré, mais son avion n'avait apparemment pas été perdu pour tout le monde. Les paysans du crû étaient allés à la pêche aux débris. Et des sources militaires balkaniques ont confié à l'Associated Press (AP) que certaines de ses pièces avaient terminé dans des mains chinoises. L'Amiral Davor Domazet-Loso, chef d'état-major de l'armée croate à l'époque, affirme ainsi que « des agents chinois ont alors quadrillé la région où le F-117 s'était désintégré, en achetant des morceaux aux fermiers ». Les secrets du revêtement de l'avion, capable d'absorber les ondes radars, auraient été tout particulièrement visés. Un militaire serbe de haut rang a confirmé à AP que des débris avaient atterri « dans les mains d'attachés militaires étrangers ». Et Milovan Azdejkovic, alors cadre de l'Institut militaire de Belgrade, cité par le journal serbe Blic, estime que « les Chinois ne sont pas les seuls à avoir récupéré des débris, les Russes étant partis avec une aile entière »...
La Chine a démenti mardi ces allégations « sans aucun sens », par la voix du Global Times, journal dépendant du Quotidien du Peuple, porte-voix du Parti. Le J-20 est devenu le symbole des nouvelles ambitions militaires chinoises, après un premier essai en vol intervenu au moment même où le patron du Pentagone Robert Gates visitait la Chine. Il y a une semaine, le président républicain de la commission de la Défense de la Chambre des représentants, Buck McKeon, avait affirmé que les Chinois avaient construit leur J-20 en bénéficiant de technologies russes. Si le futur chasseur chinois a su tirer le meilleur des armes de Washington et de Moscou, son développement sera intéressant à suivre...
Le rêve américain de l'armée chinoise
Au rythme où vont les choses, l'armée chinoise pourrait un jour être accusée de contrefaçon par Washington.
Voilà en effet que des stratèges officiels chinois suggèrent que, pour se réformer, l'Armée populaire de Libération (APL) s'inspire du modèle de l'armée américaine, pourtant si souvent diabolisée. Un récent article du Quotidien de l'Armée Populaire de Libération a du surprendre bien des lecteurs en rase campagne. Il fait d'abord le compte des boulets «culturels» que doit traîner derrière elle l'APL. À l'aune de la «forte influence de la pensée conservatrice dans la culture traditionnelle chinoise, la tâche de renouveler la culture et la pensée de l'armée s'annonce extrêmement ardue», écrit le quotidien. Il avertit ensuite qu'un pays et une armée qui n'ont pas une «vision globale» sont condamnés au déclassement.
Après cette explication de contexte, guère dans la ligne des caciques du régime faisant l'éloge du confucianisme, le journal va plus loin en regardant outre-Pacifique. Selon lui, la Chine «doit avec audace tirer des leçons de l'expérience des armées étrangères», en faisant preuve d'ouverture d'esprit et de créativité. Il donne deux exemples à suivre. À l'heure où l'APL a pour priorité d'élever la qualité de ses hommes, l'US Army doit être «admirée» pour ses méthodes de «formation et entraînement». L'armée américaine fait aussi de belles économies en achetant des équipements sur le marché dès qu'elle le peut, comme les GPS utilisés pendant la guerre du Golfe. Personne ne devra donc s'étonner de retrouver des officiers chinois fureter dans les rayons du Vieux Campeur.
Lire la suite :
http://blog.lefigaro.fr/chine/defense/
-------------
" Il ya deux manières d'ignorer les choses:
La première, c'est de les ignorer;
La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
La seconde est pire que la première."
http://www.google.co.il/cse?cx=partner-pub-0946450289611309%3A3705380348&ie=UTF-8&q=&sa=Rechercher#gsc.tab=0


Lotfi- Adm

-

Nombre de messages: 1831
Age: 30
Date d'inscription: 06/08/2010
Localisation: Tafna
Page 1 sur 2 • 1, 2 
Sujets similaires» Les forces françaises en OPEX
» L’ASMP-A arrive dans les forces aériennes stratégiques
» French Special Forces (Commando marine, GCP,...)
» Saignements pendant les rapports !
» Nouvel insigne du Commandement des Forces Aériennes
» L’ASMP-A arrive dans les forces aériennes stratégiques
» French Special Forces (Commando marine, GCP,...)
» Saignements pendant les rapports !
» Nouvel insigne du Commandement des Forces Aériennes
L'Etoile Nord-Africaine :: Géostratégie, géo-économie, géolocalisation, géopolitique, géosociétologie ... :: Géopolitique, géostratégie , géolocalisation,géosociétologie ... :: Changement global et l'équilibre des pouvoirs...
Page 2 sur 2
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum


