La Somalie, située dans la Corne de l’Afrique, est de nouveau en proie à la guerre. Sa capitale Mogadiscio est le théâtre d’affrontements sanglants entre bandes armées rivales. Les forces armées gouvernementales somaliennes - appuyées par l’armée éthiopienne - affrontent les milices de l’Union des Tribunaux islamiques, alliées aux bandes armées des seigneurs de la guerre. À la fin de l’année 2006, l’armée éthiopienne avait envahi la Somalie afin de chasser les milices des Tribunaux islamiques. Soutenue par les États-Unis, l’armée éthiopienne avait alors installé un Gouvernement fédéral de transition, dont le Premier ministre vient de démissionner.
Ce gouvernement fantoche ne devait sa survie qu’à la bienveillance de ses puissants protecteurs éthiopiens et américains. Sur fond de combats permanents, la conférence de réconciliation nationale - orchestrée par les États-Unis - s’est soldée par un échec, à Mogadiscio, cet été. En marge même de cette conférence, un puissant chef de clan a été assassiné. Quelques mois plus tôt, c’était le Premier ministre du gouvernement somalien, Ali Mohammed Gedi, qui échappait de justesse à un attentat. C’est dire le chaos qui règne aujourd’hui dans la capitale somalienne et dans tout le pays.
Bien qu’elles aient été chassées du pouvoir depuis neuf mois, les milices armées islamistes font toujours peser une menace permanente sur le gouvernement somalien et opposent une résistance farouche à l’armée d’occupation éthiopienne. Accueillie en libératrice hier, celle-ci s’enlise, chaque jour un peu plus, dans le bourbier somalien. La population est prise au piège de ces affrontements sanglants entre une armée d’occupation étrangère et les différentes bandes armées des clans partisans ou adversaires du gouvernement de transition. Aussi les morts se comptent-ils par centaines. Des dizaines de milliers de civils fuient les combats meurtriers, tandis que Mogadiscio, la capitale, se vide de sa population et que le pays s’enfonce lentement dans la guerre civile.
Source : http://www.union-communiste.org
Ce gouvernement fantoche ne devait sa survie qu’à la bienveillance de ses puissants protecteurs éthiopiens et américains. Sur fond de combats permanents, la conférence de réconciliation nationale - orchestrée par les États-Unis - s’est soldée par un échec, à Mogadiscio, cet été. En marge même de cette conférence, un puissant chef de clan a été assassiné. Quelques mois plus tôt, c’était le Premier ministre du gouvernement somalien, Ali Mohammed Gedi, qui échappait de justesse à un attentat. C’est dire le chaos qui règne aujourd’hui dans la capitale somalienne et dans tout le pays.
Bien qu’elles aient été chassées du pouvoir depuis neuf mois, les milices armées islamistes font toujours peser une menace permanente sur le gouvernement somalien et opposent une résistance farouche à l’armée d’occupation éthiopienne. Accueillie en libératrice hier, celle-ci s’enlise, chaque jour un peu plus, dans le bourbier somalien. La population est prise au piège de ces affrontements sanglants entre une armée d’occupation étrangère et les différentes bandes armées des clans partisans ou adversaires du gouvernement de transition. Aussi les morts se comptent-ils par centaines. Des dizaines de milliers de civils fuient les combats meurtriers, tandis que Mogadiscio, la capitale, se vide de sa population et que le pays s’enfonce lentement dans la guerre civile.
Source : http://www.union-communiste.org


