Les gens heureux ne se corrigent guère; ils croient toujours avoir raison quand la fortune soutient leur mauvaise fortune .
Le moins que l'on puisse demander à une sculpture, c'est qu'elle ne bouge pas.
Chaque civilisation a les ordures qu'elle mérite.
« La loyauté et la jalousie font la grandeur des chiens et le malheur des saints. »

    Chine populaire

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    Sujet / Message Chine populaire

    Message par Syfou le Sam 23 Jan - 15:54

    Shi Pei Pu, premier espion de la Chine populaire en France:


    Né le 21 décembre 1938 dans la province du Shandong (est de la Chine), cet artiste chinois avait été condamné pour espionnage en mai 1986 à six ans de
    prison par la cour d'assises spéciale de Paris. Il avait été reconnu coupable, ainsi qu'un employé du Quai d'Orsay, Bernard Boursicot, également condamné à six ans de détention, d'avoir transmis une trentaine de documents diplomatiques français à la Chine populaire de 1977 à 1979. Bernard Boursicot était alors comptable et dactylographe à l'ambassade de France à Oulan Bator (Mongolie Extérieure).

    Ce dossier d'espionnage avait été présenté comme la première affaire d'espionnage de la Chine populaire visant la France. Dans son ouvrage paru en
    février 2008 sur "Les services secrets chinois de Mao au JO" (éditions du Nouveau Monde) Roger Faligot a consacré une vingtaine de pages à cette affaire
    rocambolesque sous le titre "La belle de Pékin". L'affaire avait été transposée au cinéma en 1994 par le cinéaste David Cronenberg dans le film "M. Butterfly" avec Jeremy Irons dans le rôle de Bernard Boursicot.

    La première rencontre entre Bernard Boursicot, fils d'une couturière et d'un comptable breton, avec Shi Pei Pu, artiste lyrique chinois, issu d'une famille
    aristocratique, parlant parfaitement le français, remonte à Noël 1964 à Pékin où Bernard Boursicot est comptable à l'ambassade de France. Ils ont alors
    respectivement 20 et 26 ans.

    Pendant 20 ans, l'employé du Quai d'Orsay va croire que Shi Pei Pu est une femme, va l'aimer, le rejoindre chaque fois qu'il le pourra dans ses différents
    postes. Et il le croira aussi, quand Shi Pei Pu lui annonce en 1965 qu'un garçon est né de leur relation.

    Bernard Boursicot ne découvrira la réalité qu'en 1983 après l'arrestation des deux hommes à Paris. Le Français est alors inculpé "d'intelligence avec des
    agents d'une puissance étrangère". Il comprendra aussi qu'il a été manipulé par Shi Pei Pu et les services chinois pendant de longues années.

    Au cours des années précédentes, l'employé du Quai d'Orsay avait en effet livré aux Chinois des dizaines de documents, essentiellement des dépêches
    d'agence, des articles de presse et des rapports écrits par son ambassadeur : "La politique extérieure de la Mongolie, dans le cadre de l'antagonisme
    sino-soviétique" ou "les difficultés rencontrées par les USA pour implanter une ambassade à Oulan Bator".

    Lors du procès, Bernard Boursicot, assure qu'il a trahi par amour pour Shi Pei Pu, pour pouvoir poursuivre sa relation avec lui, une relation menacée par
    les interdits qui pèsent alors en Chine sur les relations entre Chinois et étrangers, mais aussi pour préserver l'avenir de "leur" fils.

    Shi Pei Pu fut gracié en avril 1987 par le président François Mitterrand. Il vivait depuis à Paris.

    Source:aujourd'huilachine

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    Sujet / Message Re: Chine populaire

    Message par Syfou le Sam 23 Jan - 15:59

    Inculpation d'un responsable du Pentagone pour espionnage au profit de la Chine:

    Un responsable du Pentagone a vendu des informations classées à un "ami" né à Taïwan alors que ce dernier les transmettait à la République Populaire de Chine, selon la justice américaine.


    Un responsable du département de la Défense américain, ancien membre de l'armée de l'Air, a été inculpé d'espionnage au profit de la Chine, a indiqué mercredi le ministère de la Justice. La plainte diffusée à la presse par le ministère indique que le lieutenant-colonel à la retraite James Wilbur Fondren, 62 ans, ancien directeur adjoint de la représentation à Washington du Commandement américain pour le Pacifique, "a comploté de manière illégale et en connaissance de cause" afin de communiquer des informations secrètes.

    "Les allégations dans cette affaire sont troublantes. La remise d'informations classées à un agent étranger de la République populaire de Chine constitue une menace grave et réelle à notre sécurité intérieure", a indiqué Dana Boente, procureur du district est de Virginie (est). "Le gouvernement américain accorde une grande confiance à ceux qui ont accès à des informations classées et nous nous engageons à poursuivre ceux qui abusent de cette confiance", a-t-il ajouté.

    Selon la plainte, James Wilbur Fondren a commencé par dispenser des conseils financiers à un ami né à Taiwan nommé Tai Shen Kuo vers le mois de février 1998, soit environ deux ans après qu'il eut pris sa retraite de l'armée de l'Air. M. Fondren a continué de fournir des conseils à M. Kuo même après avoir intégré, en août 2001, le Commandement américain pour le Pacifique, où il disposait d'un accès spécial à des informations secrètes et d'un ordinateur contenant des données classées.

    A l'insu de M. Fondren, M. Kuo travaillait sous la direction d'un responsable non identifié du gouvernement chinois, précise la plainte. M. Kuo avait présenté M. Fondren à ce responsable chinois vers le mois de mars 1999. Le responsable chinois avait appris à M. Kuo comment tromper l'ancien lieutenant-colonel pour qu'il croit qu'il fournissait à son ami des informations destinées à des responsables de l'armée taïwanaise.

    Toutefois, M. Fondren savait que M. Kuo fournissait des informations à un agent d'un gouvernement étranger", indique la plainte, qui précise qu'entre novembre 2004 et février 2008, M. Fondren a intégré des informations classées dans huit rapports qu'il a ensuite vendus à M. Kuo pour des sommes comprises entre 350 et 800 dollars pièce.

    Parmi ces informations classées, figuraient des détails sur une visite aux Etats-Unis de responsables de l'armée chinoise ou encore sur un exercice en mer des marines américaine et chinoise.

    M. Kuo a été arrêté en février 2008 en même temps qu'un autre de ses contacts au Pentagone, Gregg William Bergersen, et un autre complice chinois, Yu Xin Kang. Lors de son arrestation, M. Kuo se trouvait dans la maison de M. Fondren en Virginie (est) où il séjournait. En mai 2008, M. Kuo a plaidé coupable de complot et a été condamné à une peine de 15 ans et demi d'emprisonnement. MM. Bergersen et Kang ont aussi été condamnés à des peines d'emprisonnement. M. Fondren, qui est en congé administratif depuis février 2008, encourt une peine maximum de cinq ans d'emprisonnement et une amende de 250.000 dollars

    Source:Espionnage USA Armée Défense

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