Saïd Boualam, dit le Bachaga Boualam (1906-1982) était un officier de l'armée française ("Harki") et un homme politique français.
Né le 2 octobre 1906 à Souk Ahras, ancien enfant de troupe, il sera lui même capitaine dans l'Armée française (1er régiment de tirailleurs algériens) et obtiendra la médaille de commandeur de la légion d'honneur à titre militaire. Bachagha de l'Ouarsenis, il devient responsable de la harka de la région en juillet 1956.
Il est élu député et devient vice-président de l'Assemblée nationale de 1958 à 1962. Il est victime d'une tentative de meurtre le 26 septembre 1959, à Orléansville. Le 16 Juin 1960, il préside à la création du Front Algérie Française (FAF), qui recueille 420 000 inscriptions en quelques jours pour finir à 1 million avant sa dissolution par ordre des autorités au mois de décembre.
Durant les combats contre le FLN, il perdra dix-sept membres de sa famille, dont Abdelkader, un de ses fils. Rapatrié d'Algérie le 18 mai 1962, il se retire en Camargue. Il décède le 8 février 1982, à Mas-Thibert à 18 km d'Arles.
Il fut Commandeur de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre (1939/1945), Croix de la Valeur Militaire, Croix du Combattant.
La municipalité FN de Vitrolles a rebaptisé une esplanade Bachaga Boualam, alors que celle de Longjumeau débaptisa en 1990 une rue qui portait son nom.
Issy-les-Moulineaux lui a donné une place; Salon de Provence et Cannes un avenue ("Saïd Bachaga Boualam"); Giens un square (avec une vue splendide sur la presqu'île); Sartrouville, Marguerittes, Sète, Caen une rue Capitaine Boualam; Toulouse une impasse[1]; Une plaque pour le Bachaga BOUALEM...

A Arles sur le rond-point de la route de Mas-Thibert, la plaque en hommage au Bachaga Saïd BOUALEM a retrouvé sa place.
La famille et la ville vont voulu la sceller sur un monument surmonté de trois colombes.
Comme d'évidents signes d'espérances que les discours hier, ont confirmés.
Sur ce chemin que le Bachaga a emprunté bien des fois, souvent pour faire entendre les besoins des Harkis, le maire d'Arles, Hervé SHIAVETTI, le président de la Région PACA Michel VAUZELLE, le Sous-Préfet M. FABRE, se sont en particulier adressés à Lahcène son fils pour rappeler le grand homme qu'était le Bachaga…
L'évocation a été facilitée par la diffusion d'un message du Bachaga, rappel émouvant de son arrivée avec son épouse, ses enfants et ses 60 petits orphelins en pleine Crau…qu'est Mas-Thibert. Sur une terre inconnue où a été planté un mât comme un symbole de notre espérance.
L'assistance était recueillie Lahcène BOUALEM le fils, rappelant que cent trente lieux portent en France le nom de son papa, a insisté sur la symbolique de celui de la ville d'ARLES.
Sur ce chemin où mon père est passé un jour, 1 020 F lourds en poche, pour faire reconnaître plusieurs des siens.
Là où les enfants de Mas-Thibert se rendent aujourd'hui à l'école.
Chaque autorité a soutenu la quête de reconnaissance et de considération de la communauté.
Le Sous-Préfet resituant le bachaga comme figure emblématique, voire charismatique, a rappelé les récentes lois et a conclu par un éclairage local.
Une subvention va être accordé par la commission interministérielle pour réhabiliter le lieu de prières et de réunion de la commune de Mas-Thibert, et tout devrait être fait pour que la demande de monument, à la mémoire du Bachaga, à Mas-Thibert puisse aboutir[2]…
Source:
[ 1] wikipedia
[2] La Provence du mardi 15 novembre 2005