Les gens heureux ne se corrigent guère; ils croient toujours avoir raison quand la fortune soutient leur mauvaise fortune .
Le moins que l'on puisse demander à une sculpture, c'est qu'elle ne bouge pas.
Chaque civilisation a les ordures qu'elle mérite.
« La loyauté et la jalousie font la grandeur des chiens et le malheur des saints. »

    Colonel Lotfi

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    Sujet / Message Colonel Lotfi

    Message par Syfou le Jeu 25 Fév - 16:05

    1-LE COLONEL LOTFI

    De son vrai nom Benali Boudghène, il naquit le 05 mai 1934 à Tlemcen et effectua ses études primaires dans sa ville et obtint le certificat d'études primaires en 1948. Il se rendit au Maroc pour poursuivre ses études secondaires à Oujda mais revint au bout d'une année à Tlemcen pour intégrer l'école franco-musulmane. C'est dans cette école que commença à se former sa prise de conscience politique.



    2- Son activité durant la Révolution

    Il s'engagea dans les rangs de l'Armée de Libération Nationale en octobre 1955 dans la Zone V et occupa le poste de secrétaire particulier du martyr Si Jaber .Son épouse finira par le rejoindre au même poste.
    Il fut ensuite chargé de diriger la section de Tlemcen et Sebdou et mit en place les cellules secrètes du FLN. Il adopta le surnom révolutionnaire de "Si Brahim" et parvint, grâce à son intelligence et à son sens de l'organisation, à structurer l'activité fidaï(commando) dans la wilaya V dans laquelle le début de l'année 1956 fut marqué par l'intensification de ce type d'opérations contre les objectifs français.
    Avec la découverte du pétrole dans le sud algérien en 1956 et le regain d'intérêt de la France pour le Sahara, Si Brahim se porta volontaire durant l'été 1956 pour diriger les opérations militaires dans le Sud et mena plusieurs batailles décisives qui se soldèrent par de lourdes pertes dans les rangs de l'ennemi.
    En Janvier 1957, il fut désigné comme chef de la Zone 8 de la wilaya V avec grade de capitaine puis celui de commandant de la zone d'Aflou sous le nom de LOTFI. Il devint également membre du conseil de direction de la wilaya V.
    En Mai 1958, Lotfi fut promu au grade de colonel et désigné à la tête de la wilaya V. Cette période fut marquée par une lutte française féroce surtout après l'arrivée de De Gaulle et l'édification des lignes Challe et Morice aux frontières Est et Ouest. Ceci amena le colonel Lotfi à déployer davantage d'efforts sur le plan militaire et organisationnel qui ont induit une limitation de l'effort de guerre français.
    Il accompagna Ferhat Abbès lors d’une visite que ce dernier effectua en Yougoslavie, en quête d'un appui militaire à la Révolution.
    A la fin des travaux du Conseil National de la Révolution Algérienne tenus à Tripoli au début de l'année 1960, il choisit de revenir avec une troupe réduite afin de ne pas attirer l'attention de l'ennemi qui avait encerclé la Wilaya V. Mais le destin a voulu qu'il tombe au champ d'honneur lors d'une bataille inégale au cours de laquelle les forces colonialistes employèrent l'aviation et l'artillerie lourde. C'était le 27 mars 1960 à Djebel Béchar.

    3- Son décès

    Il tomba au champ d'honneur au cours d'une bataille inégale au cours de laquelle les forces colonialistes employèrent l'aviation et l'artillerie lourde. C'était le 27 mars 1960 à Djebel Béchar.

    Source:Données extraites du CDROM Histoire d'Algérie edité par le ministère des Moudjahidines



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    Sujet / Message Re: Colonel Lotfi

    Message par Syfou le Jeu 25 Fév - 16:07

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    Sujet / Message Re: Colonel Lotfi

    Message par Syfou le Jeu 25 Fév - 16:12

    qui a tué le colonel Lotfi ?

    Dghine ou Boudghène Benali, alias colonel si Lotfi, né à Tlemcen en 1934, tombé au champ le 27 mars 1960, était l’un des plus fins politiques et des plus valeureux baroudeurs de la révolution algérienne, notamment de la wilaya 5. Aimé de son peuple et respecté par ses compagnons, très vite, il avait grimpé les échelons de la hiérarchie FLN/ALN passant de secrétaire de son secteur à capitaine puis colonel de wilaya 5 à 25 ans. Mais aussi, il était devenu la bête noire de Boumediene et de sa clique de félons par lui jugés peu combatifs voire même lâches, fort versés dans la luxure avec un penchant prononcé pour le pouvoir absolu. Il reprochait aussi aux autorités marocaines de nourrir des ambitions sur des territoires algériens. Voici un échantillon de ses craintes exposées, en 1959, pat Lotfi à Monsieur Ferhat Abbas alors président du GPRA (gouvernement provisoire de la république algérienne) :

    « Notre Algérie va échouer entre les mains des colonels, autant dire des analphabètes. J’ai observé chez un très grand nombre d’entre eux une tendance aux méthodes fascistes. Ils rêvent tous d’être sultans au pouvoir absolu. Derrière leurs querelles, j’aperçois un grave danger pour l’Algérie indépendante. Ils n’ont aucune notion de la démocratie, de la liberté, de l’égalité entre les citoyens. Ils conserveront du commandement qu’ils exercent le goût du pouvoir et de l’autoritarisme. Que de viendra l’Algérie entre les mains de pareils individus ? Il faut que tu (F. Abbas) fasses quelques chose pendant qu’il est encore temps… », a-t-il prédit. Feraht Abbas, Autopsie d’une guerre, Garnier, 1981, P. 263-264.

    En 1955, Monsieur Bachir el Ibrahimi, président de l’association des oulémas, avait qualifié les assassins : de femmes, de vieillards et d’enfants : « …d’une Bande de vauriens, d’assassins, à manier avec des pincettes. Aussi avait-il rappelé que l’Islam interdit l’incendie des récoltes et l’abattage des animaux domestiques. Gilbert Meynier, Histoire intérieure du FLN, 1954-1962, Fayard, P.188.

    Et, voici encore l’appréciation de ces mêmes « vauriens » par Monsieur Lakhdar Bouchemaa, alias commandant si Lakhdar, de la wilaya 4 : « L’organisme suprême de la révolution est devenu un ramassis d’aventuriers, d’ambitieux ignares, qui profitent de notre combat, qui n’hésitent pas devant l’assassinat, l’enlèvement, la corruption le chantage pour assouvir leur désir de domination, pour se fabriquer une personnalité », op. Cit. P. 246.



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    Sujet / Message Re: Colonel Lotfi

    Message par Syfou le Jeu 25 Fév - 16:13

    La révolution algérienne, dès ses origines, eu égard au déséquilibre astronomique des rapports de forces entre, d’une part, l’une des puissances mondiales, moderne, poste industrielle, électronique, membre de l’OTAN, de l’autre, des tribus algériennes traditionnelles, dont la notion de la nation se limite à l’orée de leur tribu ou de leur région, particulièrement vulnérables : aux infiltrations, à l’instrumentalisation et aux manipulations des puissants services coloniaux et de leurs alliés de l’OTAN, du Mossad israélien et de certains services arabes.

    Après avoir dirigé les BCRA (services secrets) durant le second conflit mondial (1939-1945), Roger Weybot avait a fondé, en 1946, la DST (Directions de surveillance du territoire) qu’il a dirigée jusqu à 1958. Comment a-t-il traité le conflit algérien ? Je lis : « …En développant mon système d’infiltration des réseaux du FLN par des agents à nous. Les hommes que nous glissons dans le dispositif adverse, souvent dans des postes subalternes, nous les aidons à conquérir progressivement de l’importance au sein de la rébellion. Nous leur permettons par exemple de passer des armes, de l’argent pour le FLN. Leurs convois clandestins sont protégés par la DST., alors que les transports d’armement d’autres chefs fellaghas sont bloqués, saisis. Avec notre accord et la complicité de l’armée française, nous agents FLN montent également des opérations bidon de manière à se couvrir de gloire aux yeux de l’état major du Caire et de Tunis. Chaque fois nous montons tout nous-mêmes pour rendre le coup de main rebelle totalement crédible.

    Au fur et à mesure, nous déblayons le terrain devant eux. Leurs camarades se font prendre, leurs chefs jouent également de malchance. Ce qui leur permet de grimper dans la hiérarchie clandestine, de remplacer ceux que nous choisissons d’éliminer. Certains de ces agents vont atteindre les plus hauts échelons dans l’état major du FLN. Il nous est arrivé de manipuler des chefs et des chefs adjoint de wilaya…. Philippe Bernert, Roger Weybot et la bataille de la DST, presse de la Cité, 1975, P. 449. Infos ou intox ?

    Entre 1954 et 1962, les services français avaient-ils les moyens de recourir à ce type d’opérations ? Si oui pourquoi s’en seraient-ils privés de l’arme la plus dévastatrice dans un conflit atypique où la ruse et surprise constituent les armes les plus dévastatrices ? Les nationalistes algériens étaient-ils totalement imperméables à ce type de manipulations ? Evidemment que non !



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    Sujet / Message Re: Colonel Lotfi

    Message par Syfou le Jeu 25 Fév - 16:14

    Nous tenons pour sûr que Mohamed Boukharouba, alias Houari Boumediene comme étant l’un des principaux agents colonialistes infiltrés dans les rangs des nationalistes algériens au Maroc, à partir d’Egypte, au Maroc. Par ailleurs, contrairement à une généreuse propagande colonialiste en faveur d’Ahmed Ben Chérif, ce Monsieur est issu d’une famille tout acquise au régime colonial, il n’avait aucun fait d’arme notable à son actif. Procureur de Boumediene, il a liquidé tous les valeureux combattants nationalistes qui pouvaient constituer un obstacle devant la marche forcée de son protecteur vers le pouvoir. Parmi les cadres civils et militaires de l’Algérie poste coloniale, tous où presque sont issus de familles qui ont très étroitement collaboré avec l’ordre colonial. Certains déserteurs de l’armée coloniale, ont changé de camp suite aux conseils, que dis-je, aux ordres de leur hiérarchie.

    Pendant la guerre d’Algérie, ces cadres civils et militaires ont éliminé plus de valeureux nationalistes algériens que 12 généraux salopards de la trempe d’Aussaresses.

    Parmi les combattants nationalistes lâchement éliminés, le colonel si Lotfi, l’un des principaux obstacles à la marche forcée de Boumediene et de ses félons vers le pouvoir.

    Suite au congrès de Tripoli (1959-1960), le colonel Lotfi déclarait : «… Je préfère mourir dans un maquis que de vivre avec des loups. Il décide de rentrer au pays tout en invitant ses compagnons à l’imiter pour partager la misère du peuple et découdre avec l’ennemi. Et l’armée de lâches campées en Tunisie et au Maroc, commandée par Boumediene, devait multiplier les attaques aux frontières pour desserrer l’étau sur le maquis internes. Les services français qui avaient infiltré : CCE, CNRA, le GPRA, le MALG à l’extérieur et les maquis internes, étaient informés par le menu, en temps réel, de l’ambiance et des décisions prises à Tripoli.

    Il faut rappeler qu’en 1960, les maquis de toutes les wilayas internes étaient en état de quasi-anarchie. Le congrès de tripoli avait décidé de faire rentrer 3 colonels : Hadj Lakhdar à la wilaya 1, Ali Kafi à la 2 et Si Lotfi à la 5. Seul si Lotfi était demandeur volontaire pour un voyage qu’il savait à très hauts risques. Les services coloniaux du BEL (bureau d’étude et de liaisons) dirigés par le colonels Henri Jacquin, décide d’intercepter et d’éliminer Lotfi et ses compagnons pour libérer la voie du pouvoir à leurs agents, à Boumediene et à ses complices.

    A noter qu’en 1960, les barrages Morrice à l’Est et Challe à l’Ouest, étaient hermétiquement fermés, minés, électrifié et très étroitement surveillés. Autant dire infranchissables. Dès informer du retour et de l’itinéraire de Si Lotfi, le colonel Jacquin montait son dispositif de la mort du côté de Colomb-béchar.

    Le 5 mars 1960, au clair de lune, Si Lotfi et ses compagnons entame leur voyage vers la mort. Les services du BEL sont informés de leur départ et suivent leur avancement pas à pas. Le 26 mars au soir, par message radio chiffré, Lotfi rend compte au P.C. d’Oujda de sa position et de son intention de prendre une journée de repos. Les services du BEL avaient intercepté et décodé, en temps réel, le message radio du colonel.



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    Sujet / Message Re: Colonel Lotfi

    Message par Syfou le Jeu 25 Fév - 16:16

    Le colonel Jacquin, alias : « IKS », pour ne pas attirer l’attention de ses légionnaires sur l’importance de l’opération, arbore des insignes de capitaine. Après avoir sélectionné l’endroit, le plus discret possible, nous verrons plus loin le pourquoi du grand secret de l’affaire Lotfi. Des T26, avions jaunes, armés d’automitrailleuses, calibre 12/7 et de bidons de napalm, se tenaient prêts à prendre les airs. Pour ne pas être confondus par le T28 avec les nationalistes algériens, les légionnaires coloniaux sont vêtus d’une chasuble blanche frappée d’une immense croix rouge.

    L’ordre était donné par Jacquin à ses légionnaires et aux aviateurs d’épargner le chameau transportant le poste radio émetteur/récepteur et le bureau du colonel. Dans une zone rocheuse, dès que Lotfi et ses compagnons tombent dans la nasse, les légionnaires, au sol, embusqués derrière les rochers, font feu de toute la puissance de leurs armes automatique et du ciel, des avions de combats dirigés par radios par le colonel Jacquin mitraillent les cibles à l’exception du chameau porteur de la documentation du colonel Lotfi. Jacquin achève les blessés, récupère le bureau et le poste radio de Lotfi. Désormais, la wilaya 4 et 5 passent, pendant environ 4 mois, sous le control du BEL.

    A l’aide du poste radio émetteur/récepteur et des cachets du colonel Lotfi, IKS se substitue au Chahid Lotfi et commande les wilayas 4 et 5 pendant 6 mois. A l’aide du poste ANGRC de Lotfi, l’imposteur demande des renforts au P.C d’Oujda. Boumediene rassemble les éléments qu’ils jugeaient gênant, les envoie en Algérie pour se faire massacrer dès qu’ils tentent la traversée du barrage Morrice. Ceux qui refusaient d’obéir, Boussouf, Boumediene, Slimane… et leurs mercenaires les exécutaient en prétextant une désobéissance aux ordres en période de guerre. Pourquoi eux-mêmes : Boumediene, Boussouf, Slimane, Oueld el Kablia, Bouteflika…, pendant toute la durée de la guerre d’Algérie, n’ont-ils jamais approché l’un de leur orteil de l’Algérie ?

    Comment les services du BEL ont-ils pu suivre Lotfi et ses compagnons, pas à pas, intercepté et décodé, en temps réel, ses messages échangés avec son P. C. d’Oujda ? Y avait-il eu des informateurs au P. C. ? Des mouchards parmi ses compagnons ? Que nenni ! Que nenni !



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    Sujet / Message Re: Colonel Lotfi

    Message par Syfou le Jeu 25 Fév - 17:38

    La réalité est que les félons et les assassins, les voyous…Boussouf et sa clique d’Oujda , au nom du MALG, avaientt commandé, une multinationale Ouest allemande une centaine de postes émetteurs/récepteur ANGRC9. Les services français informés par leurs collègues allemands de la demande, autorisent la société sollicitée à livrer les appareils aux rebelles algériens. Pour leur utilisation, ces mêmes services font déserter deux légionnaires, à partir de Colomb-Béchar, vers le Maroc. Il s’agit de deux légionnaires allemands et agents des services français, experts en ANGRC9. Eléments a priori douteux, après avoir été auditionnés, pour la forme, par des bergers, les pseudo déserteurs ont été jugés sûrs et promus, par Boumediene, au grade d’aspirant et formateurs des algériens sur les postes allemands. D’un part, ces engins de la mort étaient probablement conçus pour être localisés dans le temps et dans l’espace. Par ailleurs, les codes étaient transmis aux services français avant d’être assimilés par les maladroits apprentis et futurs opérateurs algériens.

    A noter que les postes ANGRC9 ont longtemps constitués, pour l’état major colonial, l’une de leurs principales sources d’informations sur l’état des maquis internes et de la lutte des opportunistes, pour le pouvoir, réfugiés et vautrés dans la luxure au Maroc et en Tunisie. Je lis :

    « … En 1960 il ne restait que 3 postes épargnés par les forces de l’ordre afin de conserver sur l’état de la rébellion une source irremplaçable de renseignement sûrs et frais . Henri Jacquin, la guerre secrète en Algérie, Olivier Orban, 1977, P. 240.

    Parmi les détenteurs des postes épargnés par les services ennemis, les responsables des wilayas 4 et 5. Le premier deviendra, sous Boumediene, colonel de l’ALN, membre du conseil de la révolution, ministre de la gendarmerie nationale, pendant 14 années, entre autres hautes fonctions et le deuxième, également colonel de l’ALN, membre du conseil de la révolution et Premier ministre. Qui a dit que la révolution algérienne ne fait pas de miracle ?


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