Tahar Zbiri, né vers 1930 près d'Annaba, est chef d'équipe aux mines de l'Ouenza lorsqu'il adhère au P.P.A-M.T.L.D. Militant de la C.G.T, il participe à la préparation de l'insurrection du 1er novembre 1954, dans la région de Guelma.
Arrêté et condamné à mort en 1955, il s'évade en novembre 1955 de la prison de Constantine avec Mostefa Ben Boulaid.
Membre de la direction des Aurès, il entre au C.N.R.A en 1959 et devient colonel commandant de la wilaya I de 1960 à 1962. Il contribue en 1962 à faire passer les maquisards de la wilaya I dans le camp du groupe de Tlemcen, puis prend le commandement de la 5e région militaire.
Chef d'état-major de l'armée en 1963, il participe au coup d'État du 19 juin 1965 qui renverse Ben Bella et se retrouve membre du Conseil de la Révolution.
Déçu de la modeste place faite aux maquisards au sein de l'A.N.P, il tente un coup d'État en décembre 1967 et échoue dans son entreprise.
Il vit en exil et rentre en Algérie après la mort de Houari Boumedienne.[1]
1967, Le Putsch raté de Tahar Zbiri
Une tentative de coup d'Etat contre le régime de Boumediène dont on ne parlera que rarement.

Dans la nuit du 14 décembre 1967, des chars font mouvement sur Alger, à partir de Chlef. Objectif : livrer bataille aux troupes de Boumediène et s'emparer du pouvoir. Le meneur est un général fidèle à Boumediène : Tahar Zbiri, chef d'état-major. Dès 1962, il a choisi de s'allier à Boumediène lors de la crise de l'été. Il fut l'un des principaux putschistes de 1965 contre Ben Bella qui venait pourtant de le désigner chef d'état-major. Tahar Zbiri, ce 14 décembre, avait choisi de renverser Boumediène qu'il accusait de « prédilection individuelle, improvisation, tentative de frapper l'unité de l'armée et monopolisation des postes ». En fait, dit-on, Boumediène s'apprêtait à le relever du commandement de l'état-major.
La tentative échoua, car mal préparée face au régime de Boumediène toujours aux abois. Les mutins furent arrêtés au niveau d'El Affroun-Chiffa, dans un bain de sang. Plusieurs cadres de l'armée furent éliminés et d'autres forcés à la démission.
Zbiri prit la fuite vers Tunis avant de passer dans l'opposition aux côtés de Kaïd Ahmed et Ahmed Mahsas. Il revint en Algérie en 1979 et refit une apparition en signant en 1979 la pétition des « 18 » en compagnie de Bentobal, demandant à Chadli de prendre des mesures pour asseoir la démocratie. Il fut désigné sous Zeroual comme membre de la CNISEL en juin 1997 puis sénateur, poste qu'il occupe toujours. [2]
Source:
[1] Wikipedia
[2] Extrait de l’ouvrage : « Regards sur le siècle 1900-1999 » Editions Le Matin, Alger 2000.
Arrêté et condamné à mort en 1955, il s'évade en novembre 1955 de la prison de Constantine avec Mostefa Ben Boulaid.
Membre de la direction des Aurès, il entre au C.N.R.A en 1959 et devient colonel commandant de la wilaya I de 1960 à 1962. Il contribue en 1962 à faire passer les maquisards de la wilaya I dans le camp du groupe de Tlemcen, puis prend le commandement de la 5e région militaire.
Chef d'état-major de l'armée en 1963, il participe au coup d'État du 19 juin 1965 qui renverse Ben Bella et se retrouve membre du Conseil de la Révolution.
Déçu de la modeste place faite aux maquisards au sein de l'A.N.P, il tente un coup d'État en décembre 1967 et échoue dans son entreprise.
Il vit en exil et rentre en Algérie après la mort de Houari Boumedienne.[1]
1967, Le Putsch raté de Tahar Zbiri
Une tentative de coup d'Etat contre le régime de Boumediène dont on ne parlera que rarement.

Dans la nuit du 14 décembre 1967, des chars font mouvement sur Alger, à partir de Chlef. Objectif : livrer bataille aux troupes de Boumediène et s'emparer du pouvoir. Le meneur est un général fidèle à Boumediène : Tahar Zbiri, chef d'état-major. Dès 1962, il a choisi de s'allier à Boumediène lors de la crise de l'été. Il fut l'un des principaux putschistes de 1965 contre Ben Bella qui venait pourtant de le désigner chef d'état-major. Tahar Zbiri, ce 14 décembre, avait choisi de renverser Boumediène qu'il accusait de « prédilection individuelle, improvisation, tentative de frapper l'unité de l'armée et monopolisation des postes ». En fait, dit-on, Boumediène s'apprêtait à le relever du commandement de l'état-major.
La tentative échoua, car mal préparée face au régime de Boumediène toujours aux abois. Les mutins furent arrêtés au niveau d'El Affroun-Chiffa, dans un bain de sang. Plusieurs cadres de l'armée furent éliminés et d'autres forcés à la démission.
Zbiri prit la fuite vers Tunis avant de passer dans l'opposition aux côtés de Kaïd Ahmed et Ahmed Mahsas. Il revint en Algérie en 1979 et refit une apparition en signant en 1979 la pétition des « 18 » en compagnie de Bentobal, demandant à Chadli de prendre des mesures pour asseoir la démocratie. Il fut désigné sous Zeroual comme membre de la CNISEL en juin 1997 puis sénateur, poste qu'il occupe toujours. [2]
Source:
[1] Wikipedia
[2] Extrait de l’ouvrage : « Regards sur le siècle 1900-1999 » Editions Le Matin, Alger 2000.





