Géographie électorale des Régionales en france
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Géographie électorale des Régionales en france
questions à Philippe Subra
" est maître de conférence en géographie à l’université de Vincennes-Saint Denis [Paris 8]. Il est chercheur à l’Institut français de géopolitique. Il est l’auteur de: Le Grand Paris, A. Colin, 2009; Géopolitique de l’aménagement du territoire, A. Colin, 2007. Vous pourrez l’écouter sur Planète terre mercredi 14 avril 2010 en direct à 14h puis en ligne et en podcast."
1- Quel est pour vous le principal enseignement du vote de dimanche ?
Evidemment le poids de l’abstention, en progression de plus de 14% par rapport aux régionales de 2004 !
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La plupart des commentateurs y voient l’effet des circonstances. En 2004 la participation avait bénéficié du remords des électeurs de gauche deux ans après le 21 avril 2002. Cette année de nombreux électeurs de droite ont boudé les urnes pour manifester leur mécontentement sans aller jusqu’à voter pour l’opposition. La faible participation s’inscrit également dans des tendances lourdes : la méfiance vis-à-vis des hommes politiques et la perte de crédibilité du discours politique, le déclin de la démocratie représentative, etc.
On peut y voir aussi l‘effet du manque de légitimité et de substance des régions en France. Contrairement à ce qu’on peut observer dans des pays fédéraux, comme l’Allemagne ou l’Espagne, où les élections régionales voient une forte mobilisation.
Le devenir des régions n’est pas vécu en France comme un enjeu majeur par l’opinion. Non seulement les moyens d’action et les budgets des régions sont bien plus faibles que ceux de la Generalitat de Catalogne ou du Land de Bavière, mais ils sont sous-estimés par les citoyens. Et surtout ceux-ci, sauf peut-être en Corse et dans les régions d’outre-mer, ne perçoivent pas leur région comme un territoire politique au sens plein du terme, un espace du collectif, de l’identité commune, du destin partagé et donc du débat et des enjeux politiques.
2- Quels sont pour vous les trois territoires électoraux les plus singuliers dans ce vote ?
Toutes les régions ont leurs singularités et c’est ce qui fait l’intérêt, d’ailleurs, d’une analyse géopolitique régionale. Difficile donc de répondre à cette question.
Si l’on se limite à la métropole, en laissant de côté la Corse, si spécifique, je dirais : le Nord-Pas-de-Calais, le Languedoc-Roussillon et la Bretagne.
Le Nord-Pas-de-Calais en raison de la faiblesse relative du vote de gauche traditionnel dans ce qui fut une très grande région ouvrière (40% pour le PS + le Front de Gauche), de l’effacement de la Droite parlementaire (25%) et bien sûr de l’écho rencontré sur les terres de la crise industrielle par le discours anti-mondialisation du Front national qui, même lorsqu’il n’a pas de militants sur le terrain, dépasse les 17%.
Le Languedoc où le net succès de Georges Frêche montre la puissance du clientélisme le plus traditionnel lorsqu’il se combine avec un discours populiste, anti-élite (qui vise en l’occurrence les dirigeants nationaux du PS), quand bien même ce discours est tenu par un grand notable local, ancien universitaire, lui-même membre de l’élite.
Enfin la Bretagne qui est l’exemple d’une région historiquement et culturellement de droite, parce que catholique, qui progressivement est devenue une place forte de la gauche socialiste et écologiste (pas loin de 50% à eux deux).
3- Quels sont les caractères des espaces électoraux des 4 partis arrivés en tête (ps - ump - ee - fn)?
Là aussi pas de réponses simples. Chaque grand parti peut être fort dans plusieurs types de territoires, en fonction de paramètres sociologiques, économiques, de l’histoire politique locale, de la personnalité et de l’influence de telle ou telle personnalité politique.
Si le PS fait preuve d’une très forte implantation dans le grand Sud-Ouest, il le doit dans le Limousin à un héritage historique, en Poitou-Charentes largement à Ségolène Royal (39% - cliquez pour voir sa conférence de presse du 14 mars), en Midi-Pyrénées (41%) et en Aquitaine à la combinaison du même héritage historique et de la dynamique urbaine de Toulouse et Bordeaux. En Bretagne, il le doit au long travail d’une génération d’élus et de militants, et à la sécularisation de la société locale. A Paris et en Seine-Saint-Denis au changement culturel et sociologique.
L’implantation électorale de l’UMP est plus étale, avec quelques points forts qui sont un peu ce qui subsiste des anciens massifs électoraux usés par l’érosion politique : l’Est militaire et frontalier (Alsace, Champagne, Franche-Comté, mais pas la Lorraine, plus industrielle) et l’Ouest catholique (surtout les Pays de la Loire, mais ce n’est désormais plus le cas en Bretagne). Les résultats sont décevants dans les grandes agglomérations dynamiques, l’Île-de-France, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées avec Toulouse, Nantes.
Europe Ecologie a une géographie électorale assez proche de celle du PS : les territoires les plus dynamiques économiquement et démographiquement (Rhône-Alpes, l’Île-de-France, l’Alsace, l’Ouest, Midi-Pyrénées), les grandes villes.
Enfin le FN revient en force dans deux types de territoires : les anciennes régions industrielles durement touchées par la crise (visées par le discours de Marine Le Pen) et Provence-Alpes-Côte-d’Azur (23%), ses rapatriés et ses retraités, terre traditionnelle du vote d’extrême droite.
http://franceculture-blogs.com
" est maître de conférence en géographie à l’université de Vincennes-Saint Denis [Paris 8]. Il est chercheur à l’Institut français de géopolitique. Il est l’auteur de: Le Grand Paris, A. Colin, 2009; Géopolitique de l’aménagement du territoire, A. Colin, 2007. Vous pourrez l’écouter sur Planète terre mercredi 14 avril 2010 en direct à 14h puis en ligne et en podcast."
1- Quel est pour vous le principal enseignement du vote de dimanche ?
Evidemment le poids de l’abstention, en progression de plus de 14% par rapport aux régionales de 2004 !
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La plupart des commentateurs y voient l’effet des circonstances. En 2004 la participation avait bénéficié du remords des électeurs de gauche deux ans après le 21 avril 2002. Cette année de nombreux électeurs de droite ont boudé les urnes pour manifester leur mécontentement sans aller jusqu’à voter pour l’opposition. La faible participation s’inscrit également dans des tendances lourdes : la méfiance vis-à-vis des hommes politiques et la perte de crédibilité du discours politique, le déclin de la démocratie représentative, etc.
On peut y voir aussi l‘effet du manque de légitimité et de substance des régions en France. Contrairement à ce qu’on peut observer dans des pays fédéraux, comme l’Allemagne ou l’Espagne, où les élections régionales voient une forte mobilisation.
Le devenir des régions n’est pas vécu en France comme un enjeu majeur par l’opinion. Non seulement les moyens d’action et les budgets des régions sont bien plus faibles que ceux de la Generalitat de Catalogne ou du Land de Bavière, mais ils sont sous-estimés par les citoyens. Et surtout ceux-ci, sauf peut-être en Corse et dans les régions d’outre-mer, ne perçoivent pas leur région comme un territoire politique au sens plein du terme, un espace du collectif, de l’identité commune, du destin partagé et donc du débat et des enjeux politiques.
2- Quels sont pour vous les trois territoires électoraux les plus singuliers dans ce vote ?
Toutes les régions ont leurs singularités et c’est ce qui fait l’intérêt, d’ailleurs, d’une analyse géopolitique régionale. Difficile donc de répondre à cette question.
Si l’on se limite à la métropole, en laissant de côté la Corse, si spécifique, je dirais : le Nord-Pas-de-Calais, le Languedoc-Roussillon et la Bretagne.
Le Nord-Pas-de-Calais en raison de la faiblesse relative du vote de gauche traditionnel dans ce qui fut une très grande région ouvrière (40% pour le PS + le Front de Gauche), de l’effacement de la Droite parlementaire (25%) et bien sûr de l’écho rencontré sur les terres de la crise industrielle par le discours anti-mondialisation du Front national qui, même lorsqu’il n’a pas de militants sur le terrain, dépasse les 17%.
Le Languedoc où le net succès de Georges Frêche montre la puissance du clientélisme le plus traditionnel lorsqu’il se combine avec un discours populiste, anti-élite (qui vise en l’occurrence les dirigeants nationaux du PS), quand bien même ce discours est tenu par un grand notable local, ancien universitaire, lui-même membre de l’élite.
Enfin la Bretagne qui est l’exemple d’une région historiquement et culturellement de droite, parce que catholique, qui progressivement est devenue une place forte de la gauche socialiste et écologiste (pas loin de 50% à eux deux).
3- Quels sont les caractères des espaces électoraux des 4 partis arrivés en tête (ps - ump - ee - fn)?
Là aussi pas de réponses simples. Chaque grand parti peut être fort dans plusieurs types de territoires, en fonction de paramètres sociologiques, économiques, de l’histoire politique locale, de la personnalité et de l’influence de telle ou telle personnalité politique.
Si le PS fait preuve d’une très forte implantation dans le grand Sud-Ouest, il le doit dans le Limousin à un héritage historique, en Poitou-Charentes largement à Ségolène Royal (39% - cliquez pour voir sa conférence de presse du 14 mars), en Midi-Pyrénées (41%) et en Aquitaine à la combinaison du même héritage historique et de la dynamique urbaine de Toulouse et Bordeaux. En Bretagne, il le doit au long travail d’une génération d’élus et de militants, et à la sécularisation de la société locale. A Paris et en Seine-Saint-Denis au changement culturel et sociologique.
L’implantation électorale de l’UMP est plus étale, avec quelques points forts qui sont un peu ce qui subsiste des anciens massifs électoraux usés par l’érosion politique : l’Est militaire et frontalier (Alsace, Champagne, Franche-Comté, mais pas la Lorraine, plus industrielle) et l’Ouest catholique (surtout les Pays de la Loire, mais ce n’est désormais plus le cas en Bretagne). Les résultats sont décevants dans les grandes agglomérations dynamiques, l’Île-de-France, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées avec Toulouse, Nantes.
Europe Ecologie a une géographie électorale assez proche de celle du PS : les territoires les plus dynamiques économiquement et démographiquement (Rhône-Alpes, l’Île-de-France, l’Alsace, l’Ouest, Midi-Pyrénées), les grandes villes.
Enfin le FN revient en force dans deux types de territoires : les anciennes régions industrielles durement touchées par la crise (visées par le discours de Marine Le Pen) et Provence-Alpes-Côte-d’Azur (23%), ses rapatriés et ses retraités, terre traditionnelle du vote d’extrême droite.
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Re: Géographie électorale des Régionales en france
Large victoire de la gauche, mais pas de Grand Chelem
Selon les résultats partiels, la gauche récolte 54,3% des voix au niveau national contre 36,1% pour la droite, qui garde l'Alsace et s'impose à La Réunion. Le FN confirme son regain de forme en dépassant les 20% dans plusieurs régions.
Les listes de gauche arrivent très largement en tête au second tour des régionales. Selon les résultats partiels de l'institut de sondage OpinionWay pour Le Figaro, elles récoltent 54,3% des suffrages. C'est 15 points de plus que la droite qui obtient 36,1% des voix. Le parti présidentiel n'a pas su profiter du léger regain de participation : évaluée à 48,81%, le taux d'abstention s'affiche en baisse de cinq points par rapport au premier tour. Selon OpinionWay, 51% des abstentionnistes du premier tour ayant voté au second ont soutenu une liste de gauche contre 39% seulement pour la droite.
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La défaite est donc sévère pour la majorité, qui obtient environ le même score qu'en 2004 (36,9%). Les listes de gauche, elles, progressent encore, gagnant plus de deux points par rapport au dernier scrutin régional (49,9%).
En Corse, région détenue par la droite depuis 26 ans, la gauche emporte le scrutin avec 36,6% des voix contre 27,6% pour la la liste de Camille de Rocca Serra. A noter, la forte poussée des nationalistes modérés, qui égalent quasiment le score de la droite en recueillant 26% des suffrages.
Seules ombres au tableau pour la gauche : l'Alsace et La Réunion, remportées par la droite. En Alsace, la liste de droite reste en tête à l'issue de ce second tour malgré le FN. Donné ex-æquo jusqu'au dernier moment avec son adversaire de la gauche Jacques Bigot, l'UMP Philippe Richert l'emporte finalement avec 46% des voix contre 39% pour la gauche. A La Réunion, le jeune candidat UMP Didier Robert (45%) parvient à détrôner le leader du Parti communiste réunionnais Paul Vergès (35,5%), qui présidait la région depuis 12 ans.
Le Pen frôle les 25% en PACA
Belle opération pour le Front national. Le parti de Jean-Marie Le Pen, qui avait créé la surprise au premier tour en récoltant 11,7% des voix, montre qu'il est de retour sur le devant de la scène politique avec un score de 9,7%. Un score très élevé alors que le parti frontiste n'est présent que dans 12 régions métropolitaines sur 22. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, Jean-Marie Le Pen rafle ainsi près d'un quart des suffrages (23,8%), derrière l'UMP Thierry Mariani (32,6%) et le socialiste Michel Vauzelle (43,3%). Idem dans le Nord-Pas-de-Calais, où Marine Le Pen obtient un score de près de 22%, à quatre points seulement de la secrétaire d'Etat UMP Valérie Létard (25,9%). La liste de gauche de Daniel Percheron l'emporte avec 51,9% des voix.
Dans les autres régions, l'hégémonie de la gauche se confirme. Ségolène Royal l'emporte en Poitou-Charentes avec 60,6% des suffrages contre environ 39% pour le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau. La gauche l'emporte aussi largement en Ile-de-France, où Jean-Paul Huchon sort vainqueur de ce scrutin avec 55% des suffrages contre 44% pour son adversaire de droite Valérie Pécresse, qui obtient tout de même le meilleur score parmi les ministres engagés dans la course des régionales.
En Languedoc-Roussillon, Georges Frêche est moins bien réélu qu prévu avec 54% des voix, contre 26,4% pour l'UMP Raymond Couderc et 19% pour le Front national. Mais Martine Aubry l'a dit, le président de région «n'est plus un homme de gauche».
Fillon assume
Intervenant quelques minuites après l'annonce des résultats, François Fillon a reconnu «le succès des listes de gauche» qui constitue une «déception pour la majorité». Le premier ministre indique qu'il «assume sa part de responsabilité» dans la défaite de la droite. Il sera reçu lundi matin à 9h par Nicolas Sarkozy pour «faire le point sur le message des Français», indique l'Elysée. Au menu des discussions : l'ampleur du remaniement à mener. Samedi, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant avait assuré que les changements apportés à l'équipe gouvernementale seraient «modestes» et «techniques».
http://www.lefigaro.fr
Selon les résultats partiels, la gauche récolte 54,3% des voix au niveau national contre 36,1% pour la droite, qui garde l'Alsace et s'impose à La Réunion. Le FN confirme son regain de forme en dépassant les 20% dans plusieurs régions.
Les listes de gauche arrivent très largement en tête au second tour des régionales. Selon les résultats partiels de l'institut de sondage OpinionWay pour Le Figaro, elles récoltent 54,3% des suffrages. C'est 15 points de plus que la droite qui obtient 36,1% des voix. Le parti présidentiel n'a pas su profiter du léger regain de participation : évaluée à 48,81%, le taux d'abstention s'affiche en baisse de cinq points par rapport au premier tour. Selon OpinionWay, 51% des abstentionnistes du premier tour ayant voté au second ont soutenu une liste de gauche contre 39% seulement pour la droite.
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La défaite est donc sévère pour la majorité, qui obtient environ le même score qu'en 2004 (36,9%). Les listes de gauche, elles, progressent encore, gagnant plus de deux points par rapport au dernier scrutin régional (49,9%).
En Corse, région détenue par la droite depuis 26 ans, la gauche emporte le scrutin avec 36,6% des voix contre 27,6% pour la la liste de Camille de Rocca Serra. A noter, la forte poussée des nationalistes modérés, qui égalent quasiment le score de la droite en recueillant 26% des suffrages.
Seules ombres au tableau pour la gauche : l'Alsace et La Réunion, remportées par la droite. En Alsace, la liste de droite reste en tête à l'issue de ce second tour malgré le FN. Donné ex-æquo jusqu'au dernier moment avec son adversaire de la gauche Jacques Bigot, l'UMP Philippe Richert l'emporte finalement avec 46% des voix contre 39% pour la gauche. A La Réunion, le jeune candidat UMP Didier Robert (45%) parvient à détrôner le leader du Parti communiste réunionnais Paul Vergès (35,5%), qui présidait la région depuis 12 ans.
Le Pen frôle les 25% en PACA
Belle opération pour le Front national. Le parti de Jean-Marie Le Pen, qui avait créé la surprise au premier tour en récoltant 11,7% des voix, montre qu'il est de retour sur le devant de la scène politique avec un score de 9,7%. Un score très élevé alors que le parti frontiste n'est présent que dans 12 régions métropolitaines sur 22. En Provence-Alpes-Côte d'Azur, Jean-Marie Le Pen rafle ainsi près d'un quart des suffrages (23,8%), derrière l'UMP Thierry Mariani (32,6%) et le socialiste Michel Vauzelle (43,3%). Idem dans le Nord-Pas-de-Calais, où Marine Le Pen obtient un score de près de 22%, à quatre points seulement de la secrétaire d'Etat UMP Valérie Létard (25,9%). La liste de gauche de Daniel Percheron l'emporte avec 51,9% des voix.
Dans les autres régions, l'hégémonie de la gauche se confirme. Ségolène Royal l'emporte en Poitou-Charentes avec 60,6% des suffrages contre environ 39% pour le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau. La gauche l'emporte aussi largement en Ile-de-France, où Jean-Paul Huchon sort vainqueur de ce scrutin avec 55% des suffrages contre 44% pour son adversaire de droite Valérie Pécresse, qui obtient tout de même le meilleur score parmi les ministres engagés dans la course des régionales.
En Languedoc-Roussillon, Georges Frêche est moins bien réélu qu prévu avec 54% des voix, contre 26,4% pour l'UMP Raymond Couderc et 19% pour le Front national. Mais Martine Aubry l'a dit, le président de région «n'est plus un homme de gauche».
Fillon assume
Intervenant quelques minuites après l'annonce des résultats, François Fillon a reconnu «le succès des listes de gauche» qui constitue une «déception pour la majorité». Le premier ministre indique qu'il «assume sa part de responsabilité» dans la défaite de la droite. Il sera reçu lundi matin à 9h par Nicolas Sarkozy pour «faire le point sur le message des Français», indique l'Elysée. Au menu des discussions : l'ampleur du remaniement à mener. Samedi, le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant avait assuré que les changements apportés à l'équipe gouvernementale seraient «modestes» et «techniques».
http://www.lefigaro.fr
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
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sphinx- Adm

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Humeur: Peu importe.
Date d'inscription: 19/12/2008
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