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Défense anti-aérienne des États-Unis

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Sujet / Message Défense anti-aérienne des États-Unis

Message par sphinx le Mer 24 Mar - 23:19

MIM-104 Patriot

Patriot MIM-104 est un système de missile sol-air à moyenne portée construit par la firme Raytheon (États-Unis) et utilisé par l'armée des États-Unis et plusieurs pays de l'OTAN.

Il a remplacé le missile Nike-Hercule dans la défense anti-aérienne de haute et moyenne altitude dans l'arsenal de l'armée des États-Unis, et complète le système HAWK, un système de défense anti-aérien tactique mobile contre les cibles évoluant à basse altitude.

En plus, le Patriot assure le rôle de plateforme anti-missile balistique (ABM, anti-ballistic missile) dans l'armée des États-Unis, ce qui est aujourd'hui sa mission principale. L'arme est ainsi devenue bien connue dans ce domaine de lutte depuis son utilisation dans la guerre du golfe.

Le Patriot combine un système avancé de missile d'interception anti-aérienne et l'un des radars les plus performants du monde (en ce qui concerne la poursuite des cibles). Le Patriot est le seul système d'arme anti-aérienne à avoir engagé avec succès un missile balistique tactique en combat, et également le seul à avoir fourni une protection antimissile tactique en opération.

Le système SAM et le radar du Patriot ont été développés par l'armée des États-Unis à l'arsenal de Redstone à Huntsville, Alabama, qui avait précédemment conçu les systèmes antimissiles Spartan et Safeguard. Un ancien nom de code du Patriot était le "SAM-D".

Le Patriot est avec le RIM-161 SM-3 de l'US navy, le seul système tactique opérationnel pour la défense antimissile balistique des États-Unis. Le dernier Patriot PAC-3 est considéré comme performant, toutefois l'efficacité en combat des versions antérieures a été controversée.

Patriot est l'abréviation de Phased Array TRacking to Intercept Of Target, soit "Poursuite à antenne active pour l'interception de cible" bien que ce soit probablement un rétro-acronyme.

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Historique

Le Patriot MIM-104 a été conçu vers la fin des années 1960 comme un système de défense anti-missile combinant une multitude de technologies parmi les plus récentes de l'époque, comprenant :

radar à antenne réseau à commande de phase
missiles à guidage radar semi-actif
Le développement complet du système a débuté en 1976 et il a été déployé en 1984, en étant d'abord utilisé comme système anti-aérien. En 1988, il a été amélioré pour palier ses capacités préalablement limités dans le domaine antimissile à l'aide du programme PAC (Patriot Advanced Capability — capacités poussées du Patriot). La mise à niveau la plus récente, appelée PAC-3, est un système de missile totalement revu, et conçu dès le début pour détruire les missiles balistiques tactiques.
Le système Patriot a été vendu à Israël, à l'Allemagne, aux Pays-Bas, à la Belgique, au Japon et à l'Espagne.

Le système d'arme
Le missile et ses versions


Le missile PAC-2 (ou PATRIOT ADVANCED CAPABILITY 2) mesure 5,31 mètres de long et pèse 900 kilogrammes. Il est propulsé par un moteur a combustible solide de fusée lui permettant d'accélérer très rapidement jusqu'à Mach 5. Il est armé d'une ogive à souffle-fragmentation de 91 kilogrammes avec un fusible de proximité.( Cela signifie que la cible peut être détruite, aussi bien par la déflagration que par les projectiles que cette dernière dispersera à haute vitesse à proximité de l'objectif.)Cette version possède un détecteur de proximité plus efficace que la précédente. Le système d'arme possède également une capacité de traitement améliorée pour des cibles évoluant à hautes vitesses. Le GEM (guidance enhanced missile) est une amélioration additionnelle du PAC-2 qui permet d'augmenter la vitesse de communication l'ECS et le missile permettant ainsi d'augmenter la probabilité de réussite de l'interception. Il est à signaler enfin que le PAC-2 et l'intégralité de son système de combat a été rendu beaucoup plus compact pour des raisons d'économie, de rapidité de mouvement et d'installation mais aussi et surtout de discrétion.
Le missile PAC-3 possède une conception totalement différente de celles de ses prédécesseur: il est plus petit, plus véloce et à l'aide d'une nouvelle disposition de ses gouvernes sa manœuvrabilité a été augmenté. Le système de guidage du PAC-3 est également totalement différent de ceux de ses prédécesseur: il dispose pour la phase final de l'interception d'un radar actif qui lui permet de poursuivre la cible lorsque le radar de poursuite en est incapable. Ce radar actif lui permet également d'apporter beaucoup plus rapidement des corrections à sa trajectoire, augmentant ainsi son efficacité. Enfin, sa charge peut être de deux types :
Dans le cas d'une interception de missile balistique, le missile le détruit par impact et non par explosion. Il dispose en effet d'une charge cinétique : une masse solide compacte qui est destinée à percuter le missile à intercepter de plein fouet et le détruire par impact. Dans le cas d'un missile balistique une explosion de proximité serait inutile : un missile balistique se déplace à une vitesse plus élevé que le souffle d'une explosion, il faut donc percuter cette cible pour obtenir un résultat.
Pour les objectifs plus lent, de plus grande dimension, ou évoluant à basse altitude (avion de combat, missile de croisière, etc.) le PAC-3 est équipé d'une petite ogive explosive destinée à augmenter la létalité de l'ogive cinétique. Le PAC-3 est beaucoup plus précis que les Patriots précédents, et est capable de frapper-pour-tuer (hit-to-kill) les missiles balistiques dans des conditions réelle. Sa portée utile avoisine les 60 kilomètres.
A la différence de plusieurs missiles de par le monde qui déclenchent une explosion importante capable de détruire une cible sans toucher, le Patriot a été spécifiquement développé pour frapper sa cible, ce qui le rend parfaitement apte contre les missiles à trajectoires balistiques.

Le PAC-3 a été vendu en priorité à la Corée du Sud pour se protéger des hypothétiques missiles balistiques nord-coréen mais également pour renouveler leur stock vieillissant de PAC-1. Le Patriot devrait rester opérationnel dans l'US Army et l'OTAN jusqu'en 2012 où il devrait être remplacé par le système de défense anti-aérien à moyenne portée développé par Raytheon (MEADS : Medium Extended Air Defense System)


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Sujet / Message Re: Défense anti-aérienne des États-Unis

Message par sphinx le Jeu 25 Mar - 0:09

Le système de combat

Le Patriot est un système de combat complet, établi autour de 8 transporteurs-lanceurs combinés (appelés « postes de tir »), portant chacun 4 "tubes" hermétiques contenant les missiles, qui n'exigent aucun entretien extérieur. Typiquement, 8 stations de lancement sont assignées à une batterie, avec un total de 32 missiles. La dernière remise à niveau (le standard PAC-3) est en fait un missile totalement différent qui n'emploie qu'une petite partie des équipements précédents. La taille plus faible des missiles PAC-3 permet d'avoir 16 missiles par poste de tir, au lieu des 4 dans les versions précédentes. Le poste de tir est monté sur une remorque M-860, tractée par un HEMTT. Les autres composants principaux du système, appelés les « Big Four », incluent la station de commande de tir AN/MSQ-104 (ECS), montée sur un camion de 5 tonnes ou LMTV, le radar AN/MPQ-53, monté également sur une remorque M-860 et tracté par un HEMTT, et le groupe de mâts d'antenne, monté sur un camion de 5 tonnes.

Le système de Patriot originel employait pour le guidage des missiles des "conseils" émis par l'ECS en fonction de ce qui voyait le missile. Le PAC-3 a été amélioré avec un système de radar convoyeur : le radar AN/MPQ-53 est employé pour dépister des cibles et assure le guidage sur la première partie du trajet, il laisse le radar actif du missile prendre le relais en phase final d'interception.

Les radars

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Toutes les fonctions radars dans le système de Patriot sont concentrées dans l'ensemble An/mpq-53 (à la différence de la plupart des systèmes de SAM, qui utilisent des radars séparés, à divers niveaux d'organisation, pour différentes étapes de prise à partie d'objectifs).

L'AN/MPQ-53 combine les caractéristiques de rangée échelonnée, faisceaux agiles et système radar à bande G fournissant la totalité de toutes les phase de l'interception. Il peut détecter et dépister jusqu'à 100 cibles, et il peut traiter simultanément jusqu'à six cibles différentes en poursuite.

Ses caractéristiques de faisceaux agiles et bande étroite, permettent au radar AN/MPQ-53 de détecter de petites cibles à de longues portées. En outre, il est plus difficile que les systèmes de RWR (système de détection anti-radar des aéronefs) détectent le faisceau de ce genre de radar car il frappe la cible de manière aléatoire et sporadiquement.

L'ensemble AN/MPQ-53 a un sous-ensemble intégré d'IFF, il permet d'identifier les avions ou les aéronefs amis évitant ainsi les tirs sur des camarades.

Le PAC-3 emploie une amélioration de l'ensemble radar AN/MPQ-53 : l'AN/MPQ-65. Il possède une meilleure capacité de distinction des vraies cibles et des leurres et peut exécuter des engagements dans les environnements à forte concentration de contre mesure électronique ECM.


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Sujet / Message Re: Défense anti-aérienne des États-Unis

Message par sphinx le Jeu 25 Mar - 0:20

Déroulement d'une interception

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L'exploitation du système, pour un PAC-2, dans un scénario d'interception d'une unique cible avec un seul missile, se déroule comme suit :

une cible est détectée par le radar AN/MPQ-53. Il détermine sa taille, sa vitesse et son cap, en s'assurant qu'il n'y a pas d'interférences.
dans la station de commande AN/MSQ-104, un ordinateur ou des opérateurs décident de lancer un missile contre la cible.
un missile est lancé d'un des lanceurs de la batterie.
le radar AN/MPQ-53 débute la concentration de l'énergie de cheminement sur la cible, et illumine la cible.
le récepteur d'impulsion dans le nez du missile reçoit la réflexion de l'énergie d'illumination de la cible. Il envoie alors des données le concernant, par l'intermédiaire d'une liaison de données descendante dans la queue du missile, à l'ensemble AN/MPQ-53.
dans la station de commande de l'enclenchement AN/MSQ-104, les ordinateurs calculent les manœuvres que le missile doit exécuter afin de maintenir une trajectoire sur cible.
des commandes de conseils sont envoyées par l'intermédiaire des liaisons de données montante dans l'AN/MPQ-53 réglé au missile, qui corrige alors sa trajectoire en conséquence.
l'ogive du missile explose à proximité de la cible par un fusible de proximité radar.

Déploiement
Épreuve du feu

Avant la première guerre du golfe, la défense contre les missiles balistiques n'était pas la première raison d'être du Patriot mais cette guerre démontra qu'il en avait largement les capacités. Le Patriot avait été affecté à la destruction des missiles balistiques irakiens Scud, que Saddam Hussein aurait été susceptible de lancer sur les bases lointaines de la coalition en Arabie saoudite ou en Israël. La première utilisation en combat du Patriot s'est produite le 18 janvier 1991 où il a, avec succès, intercepté et détruit un missile Scud irakien destiné à frapper l'Arabie saoudite. C'était la première fois qu'un système de défense anti-aérien détruisait un missile balistique en condition réelle de combat.

Échec à Dharan


Le 25 février 1991 un Scud irakien frappait les casernes de Dharan, en Arabie saoudite, tuant 28 soldats du centre de commandement du 14e détachement de l'armée des États-Unis.

Une recherche gouvernementale a indiqué que l'interception échouée de Dharan avait été provoquée par une erreur de logiciel dans son système de coordination. La batterie de missile Patriot de Dharan se trouvait en fonction depuis plus de 100 heures, avec le temps des erreurs apparaissaient dans le système décalant la position perçue de la cible avec sa position réelle, sur ces 100 heures l'erreur était proche d'une seconde, ce qui à la vitesse très importante du missile équivalait à un décalage de près de 600 m. Le système radar détecta bel et bien le Scud mais tous les missiles lancés le ratèrent inévitablement. Au début on cru à un défaut de cette batterie et on la retira du service en moins d'une journée. La réalité était toute autre : les Israéliens avaient déjà identifié le problème et informé l'armée des États-Unis ainsi que le fabricant du logiciel de tir le 11 février 1991 mais aucune mise à niveau n'existait alors. On avait demandé à défaut d'autre chose aux commandants d'unités d'effectuer des réinitialisations régulières du système mais cette mesure avait dû se révéler insuffisante pour Dharan car les militaires n'en avaient pas compris l'utilité. Le fabricant parvint à fournir une mise à jour le 26, un jour trop tard pour les 28 militaires de Dharan.

Taux de succès : mis en doute

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Au cours de son exploitation le Patriot obtint des notes diverses pour ce qui concernait son taux de succès au cours de cette guerre. L'armée des Etats-Unis avait premièrement déclaré avoir atteint un taux de succès de 80% en Arabie saoudite. Mais il n'était que de 50% en Israël. Ces objections ont été modifiées par la suite, en prenant successivement les valeurs de 70 et 40%.

Cependant, lorsque le Président George H. W. Bush visita l'usine du Patriot de Raytheon à Andover dans le Massachusetts pendant la guerre du Golfe, il déclara que le Patriot avait connu un taux d'interception extraordinaire de 97% au cours de la guerre : Sur 42 Scuds lancés, 41 avait été arrêtés. Mais aucune information sûre n'a été fournie sur le nombre de missiles Patriot tirés pour intercepter ces 41 Scuds.

Le 7 avril 1992, Theodore Postol du Massachusetts Institute of Technology, et Reuven Pedatzur de l'université de Tel Aviv témoignèrent devant un Comité : selon leurs analyses indépendantes, le système de Patriot avait eu un taux de succès inférieur à 10%. En réponse à ce témoignage, le personnel du sous-comité d'opérations du gouvernement de la Chambre sur la législation et sécurité nationale rapporta que : « le système de missile de Patriot ne possédait pas, lors de la guerre du golfe persique, le succès spectaculaire que le public américain avait été amené à croire. Il y a peu de preuves montrant que le Patriot ait été emmené à frapper plus de quelques missiles Scud lancés par l'Irak pendant la guerre du Golfe, et il y a quelques doutes au sujet de même ces engagements. Le public et le congrès a été trompés par des rapports de succès publiés par l'administration et les représentants de Raytheon pendant et après la guerre. »

Pays utilisateur

États-Unis
Équateur
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wikipedia


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Sujet / Message Re: Défense anti-aérienne des États-Unis

Message par Syfou le Ven 11 Juin - 14:15

DÉFENSE ANTIMISSILE NATIONALE

La fin de la guerre froide allait changer beaucoup
de choses, en particulier l’intérêt des Américains pour les technologies antimissile. Alors que les
autres pays, dans leur grande majorité, ne s’intéressent pas aux systèmes de défense antimissile, aux
États-Unis la question n’est pas tant de savoir s’ils opteront pour une défense antimissile, mais plutôt
de savoir quels types de défense seront déployés et quand.


Le programme de défense antimissile nationale (NMD) des États-Unis vise à protéger l’ensemble
du territoire américain contre un petit nombre de missiles balistiques – qu’il s’agisse d’une attaque
lancée par un État « préoccupant » ou d’un tir déclenché par erreur ou par accident par une
puissance nucléaire reconnue. Même si des projets sont formulés de temps à autre pour une NMD
basée en mer, l’essentiel des initiatives américaines en matière de défense antimissile portent sur un
système basé au sol. Les projets actuels prévoient le déploiement d’un système capable de protéger
les États-Unis contre cinq ogives d’ici 2005 et contre quinze têtes d’ici 2015 (ce calendrier sera
certainement repoussé en raison de la décision du président Clinton de laisser son successeur décider
de la suite à donner à ce programme).
Le système américain de NMD est conçu comme un système de défense antimissile non
nucléaire basé au sol utilisant des intercepteurs de type « hit-to-kill » placés en silo, des systèmes
d’alerte avancée placés au sol ou en orbite et un système de gestion de la bataille. Si un missile était
lancé sur les États-Unis, le réseau des satellites d’alerte avancée serait le premier à signaler le tir. Lors
des premières phases de déploiement d’une NMD, il s’agirait des satellites du Defense Support.


Program (DSP) en place depuis 1970. Dès 2001, ce système devrait être progressivement supprimé
sur une période de onze ans pour être remplacé par le système de satellites de détection infrarouge
(SBIRS), qui est développé indépendamment d’une NMD.
Le programme SBIRS comportera des satellites en orbite à haute altitude (SBIRS High) et en
orbite basse (SBIRS Low). SBIRS High consistera en quatre satellites en orbite terrestre géosynchrone
et deux satellites sur orbite elliptique très allongée. Le nombre de plateformes pour SBIRS Low n’a
pas encore été déterminé, mais elles utiliseront deux capteurs – un détecteur d’acquisition et un
capteur de poursuite – qui détecteront les signaux dans différentes zones infrarouges, courtes,
moyennes ou longues et dans le spectre visible. Les satellites SBIRS High seront chargés de la détection
des tirs de missiles et de la poursuite transhorizon et devront fournir aux systèmes de commandement
et de contrôle les premières estimations de trajectoire.
Les satellites SBIRS Low se chargeront de la poursuite à mi-course et de la discrimination
conjointement avec les radars d’alerte avancée basés au sol utilisés actuellement par les États-Unis.
Situés à Flyingdales Moor en Angleterre, Thule Air Station au Groenland, Beale Air Force Base en
Californie, Cape Cod Air Force Station dans le Massachusetts et, lorsqu’elle sera terminée en 2001,
Clear Air Force Station en Alaska, ces radars seront améliorés pour cette nouvelle mission. Il s’agira
de remplacer les ordinateurs, l’affichage graphique, le matériel de communication et les récepteurs
radar et de récrire les logiciels pour permettre la détection, la poursuite et la classification de petits
objets proches de l’horizon. Le programme NMD ne prévoit aucun changement de puissance, de
disposition des antennes radar ou de leurs fréquences.
Une fois que les corps de rentrée sont séparés du missile, le radar dans la bande X (XBR) sera
le principal radar de tir à guider l’intercepteur pour aller frapper la cible. Il recevra les signaux des
satellites de SBIRS Low et des radars d’alerte avancée, utilisera un étroit faisceau radar qui lui
permettra de détecter une tête classique à 4 000 km et pourra certainement détecter à 2 000 km
une cible à faible signature. Il serait capable, à plus courte distance, de discriminer une tête, des
leurres et des débris. Il y a de fortes chances que le premier site XBR soit construit à Shemya en
Alaska et les projets actuels prévoient la construction de neuf sites à travers le monde d’ici 2015.
À ce stade, l’intercepteur basé au sol (GBI) serait lancé. Il s’agit d’un missile fixe basé au sol
conçu pour s’approcher d’une tête attaquante en dehors de l’atmosphère terrestre et de libérer sa
charge, le véhicule tueur, qui se dirigera vers sa cible et la frappera. Le véhicule tueur devrait savoir
discriminer les têtes, les leurres et les débris; les radars au sol et les capteurs des satellites continueront
toutefois de lui envoyer des informations à mi-course pour accroître les chances d’une interception
réussie. Les projets initiaux prévoient le déploiement de vingt intercepteurs en Alaska (mais pas sur
le site XBR). À terme, le système consistera en 250 intercepteurs répartis entre l’Alaska et Grand
Forks Air Force Base en Dakota du Nord.
Il est ressorti de la série de tests réalisés jusqu’à présent que l’intercepteur basé au sol est, du
point de vue technique, le point faible du système (avec seulement une interception sur trois essais).
Le premier échec, le 18 janvier 2000, s’explique par la défaillance d’une conduite de refroidissement
du véhicule tueur qui provoqua, à son tour, le mauvais fonctionnement du guidage terminal
infrarouge. Le deuxième échec, le 7 juillet 2000, était dû à un problème du lanceur. Le véhicule
tueur a démontré à trois reprises sa capacité à poursuivre des objets dans l’espace. Les systèmes de
gestion de la bataille, de communications et le XBR ont également bien fonctionné. Il est toutefois
paradoxal que ce soit en signalant le dysfonctionnement du leurre lors du test du 7 juillet que le
XBR ait confirmé son efficacité.


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Sujet / Message Re: Défense anti-aérienne des États-Unis

Message par Syfou le Ven 11 Juin - 14:19

DÉFENSE ANTIMISSILE DE THÉÂTRE

Les attaques contre le territoire américain ne suffisent pas à expliquer les initiatives en matière
de défense antimissile. La prolifération de missiles balistiques à courte à et moyenne portée n’a fait
qu’accroître la vulnérabilité des installations militaires et d’autres intérêts américains et conduit
Washington à s’investir sans compter (surtout du point de vue financier) dans la recherche pour la
défense antimissile de théâtre (TMD) pour contrer ces menaces régionales.
Les seuls systèmes de TMD actuellement déployés par les forces américaines, Hawk et Patriot,
ne sont en fin de compte que des versions améliorées de systèmes de missiles surface-air mobiles.
Les nouveaux concepts reposent sur une architecture à deux étages : les systèmes de défense
d’étage supérieur, qui tentent d’intercepter un missile attaquant avant qu’il n’entre dans l’atmosphère
terrestre ou juste après, et les systèmes d’étage inférieur, qui visent lorsque le missile est encore plus
près de sa cible.
Le système de défense d’étage supérieur sera le système THAAD (Theater High Altitude Area
Defense). Il devrait assurer une couverture très étendue; il permettrait d’intercepter un missile jusqu’à
200 km horizontalement et 150 km verticalement. Cet intercepteur de type « hit-to-kill »
commencerait par viser en dehors de l’atmosphère terrestre, se réservant la possibilité d’un deuxième
tir en cas d’échec, soit avec la batterie THAAD soit avec le système de défense d’étage inférieur.
Cette seconde chance pourrait s’avérer très importante – le programme de test de THAAD a connu
de nombreuses défaillances techniques et seulement deux interceptions sur huit ont réussi.
PAC-3 (Patriot Advanced Capability-3) est le système de défense d’étage inférieur qui serait
associé à THAAD; il est le résultat de plusieurs révisions majeures effectuées pour corriger les
problèmes identifiés sur PAC-2 pendant la guerre du Golfe. Depuis lors, les recherches n’ont jamais
cessé et PAC-3 n’est pas une simple amélioration du Patriot original mais un missile totalement
nouveau. Alors que PAC-2 utilise un détonateur de proximité pour faire exploser sa charge
suffisamment près de la cible pour pouvoir la détruire, PAC-3 fonctionne selon une stratégie de
destruction par impact (hit-to-kill). La charge du PAC-3 peut donc être plus petite, son lanceur aussi
(le lanceur ERINT, mis au point dans les années 80 pour l’Initiative de défense stratégique), ce qui
réduit la taille de l’arme et augmente d’autant le nombre de missiles pouvant être placés sur le
lanceur. Les tests du PAC-3 ont, dans l’ensemble, été réussis.
Les systèmes de défense d’étage supérieur et inférieur de la marine américaine, respectivement
connus comme la Navy Theater-Wide Defense (NTW) et la Navy Area Defense (NAD) seront, en fin
de compte, de simples améliorations des défenses aériennes sur les croiseurs Ticonderoga et les
destroyers Arleigh Burke qui permettent aux radars Aegis et aux intercepteurs Standard Missile-2
Block IVA de suivre et détruire les missiles balistiques. Le 25 août 2000, la NAD réussissait son
deuxième test sur deux; et la première capacité NAD devrait être opérationnelle en 2001. Les essais
en vol pour la NTW devraient commencer la même année.


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Sujet / Message Re: Défense anti-aérienne des États-Unis

Message par Syfou le Ven 11 Juin - 14:26

AUTRES SYSTÈMES

Les États-Unis étudient aussi d’autres systèmes antimissile. Le Tactical High Energy Laser, mis
au point avec la coopération d’Israël, a touché avec succès sa cible lors d’un essai le 6 juin 2000.
Ce système utilise un laser au fluorure de deutérium pour abattre des missiles à courte ou moyenne
portée dans un rayon de 5 km.

Le système Airborne Laser utilise un laser à haute énergie (oxygène et iode) installé à bord d’un
747-400F modifié qui abattra les missiles balistiques de théâtre dans leur phase de propulsion, à des
centaines de kilomètres de la base de lancement. Un avion est actuellement en construction et un
test devrait être effectué en 2003 contre un missile Scud. Si tout se déroule comme prévu, une flotte
de sept Airborne Lasers sera opérationnelle en 2008.
L’interception d’un missile dans sa phase de propulsion présente plusieurs avantages. Le missile
est alors une cible relativement vulnérable; il n’effectue pas de manœuvre et émet des gaz chauds que perçoivent très nettement les capteurs infrarouges.

L'interception d'un missile dans sa phase de propulsion présente plusieurs avantages.Le missile est alors une cible relativement
vulnérable; il n’effectue pas de manœuvre et
émet des gaz chauds que perçoivent très
nettement les capteurs infrarouges.


En outre, la destruction du missile, et la dispersion des débris
et substances dangereuses qu’elle entraîne, se produisent
au-dessus d’un territoire ennemi. En conséquence, les États-
Unis étudient d’autres systèmes pour abattre des missiles
dans leur phase de propulsion à l’aide de missiles lancés à
partir de navires, d’avions pilotés ou d’engins sans pilote.
Ces idées présentent pourtant toutes le même inconvénient : pour être efficace, l’arme doit se
trouver à portée de la base de lancement lorsque le missile est lancé. Il faudrait donc qu’une flotte
de ces armes soit constamment déployée à travers le monde ou il faudrait être informé d’une
attaque plusieurs heures voire plusieurs jours à l’avance. Il est impossible de fonder la défense d’une
nation sur une telle hypothèse.

________
source:John Pike, analyste des politiques à la Federation of American Scientists, est responsable de projets portant
notamment sur la politique spatiale, les renseignements et sur l’analyse militaire. Il est actuellement membre du
Conseil du Bulletin of the Atomic Scientists et du Conseil des relations extérieures.
Peter Voth est analyste des politiques à la Federation of American Scientists.


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Sujet / Message Re: Défense anti-aérienne des États-Unis

Message par Syfou le Ven 11 Juin - 15:24

Le système AEGIS : le véritable bouclier anti-missile américain

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De la composante navale de la Missile Defense

Le système de Défense Anti-missile (BMDS) développé par les États-Unis, héritier de l’Initiative de Défense Stratégique du président Reagan, met depuis quelques années à contribution, comme la dissuasion, les trois armées. Alors que jusqu’en 2002 ce sont la composante terrestre et l’Air Borne Laser qui monopolisaient l’attention des commentateurs, cette période a vu la composante navale compléter la triade puis, à la surprise de certains, devenir presque exemplaire par la réussite de ses projets et de ses essais.

Les raisons de toute nature qui ont provoqué ce résultat sont pour l’essentiel les suivantes :

il y a à évoquer tout d’abord – puisque nous ne reviendrons pas sur ce sujet – l’influence du très dynamique lobby « Marine », en général très proche des conservateurs voire des néo conservateurs, qui sait utiliser toutes les voies utiles pour promouvoir ses intérêts ;

il y a aussi le poids d’une expérience technique dont la mise en œuvre fut muselée par le traité ABM jusqu’en 2002 ;

il y a, bien sûr, des arguments opérationnels forts pour utiliser aux fins de la défense antimissile le vaste espace de manœuvre que constituent les océans ;

il y a, enfin, une longue tradition de coopération et d’interopérabilité entre les marines de sensibilité occidentale, ce qui facilite considérablement la mise en place de politiques d’acquisition et de mise en oeuvre coordonnées. Cet ensemble semble devoir garantir à l’US Navy une présence prolongée dans ce domaine capacitaire.

Le système de combat AEGIS

Un peu d’histoire

La « Sea Based Ballistic Missile Defense » (SBMD) s’appuie sur le système AEGIS, en service depuis maintenant un quart de siècle à bord des croiseurs et des destroyers de l’US Navy. Conçu à l’origine comme un système de combat intégrant toutes les fonctions – lutte anti-surface, anti-aérienne et anti-sous-marine, il s’est avéré au fil des ans avoir pour tâche première la défense contre la menace aérienne puis contre les missiles. Depuis son embarquement en 1983 sur le croiseur Ticonderoga, il a été modifié au fil de l’évolution des technologies disponibles et des besoins opérationnels, déclinant à ce jour six versions successives, la septième étant en cours de finalisation.

Les premières tentatives de l’US Navy en matière de défense contre les missiles balistiques sont antérieures à la naissance d’AEGIS : en 1965, des missiles de défense anti-aérienne Terrier et Tartar ont été testés contre des SRBM représentatifs de ceux qu’auraient pu utiliser les navires de combat soviétiques. Ces premiers essais ont été infructueux mais permirent de mieux cerner le problème et, en particulier, favorisèrent la conception et l’évolution du missile Standard, père de toute la série des missiles anti-aériens actuels de l’US Navy, vers une capacité anti-balistique.

Ainsi le SM 2 – deuxième version du Standard Missile – devait-il être l’arme du concept qui a précédé la SBMD, le « Navy Area Tactical Ballistic Missile Defense » ou « Navy Theater Wide ». Le SM2 dans sa première version avait donc une capacité de défense de zone en sus de celle d’auto défense de ses prédécesseurs y compris à l’égard des missiles balistiques de courte portée. Pour faire mieux, c’est-à-dire prendre en compte des missiles de catégorie supérieure, il fallait améliorer à la fois le missile (portée, accélération, vitesse finale), le radar (portée, poursuite, capacité de discrimination) ainsi que le système de combat en général en l’interfaçant avec d’autres senseurs équipant d’autres navires voire des sites terrestres ou des satellites.

Dans ce cadre, une troisième version du missile Standard, le SM 3, fut mise en chantier au début des années 1990 avec des performances cinétiques améliorées ; au-delà de celles-ci, il était prévu pour mettre en œuvre le « Light Exo Atmospheric Vehicle » (LEAP), équivalent « Navy » de l’Exoatmospheric Kill Vehicle (EKV) des intercepteurs basés à terre, et destinés à détruire la cible visée par impact direct et non par une charge explosive à fragmentation, solution mise en œuvre sur son prédécesseur. Le LEAP fut testé – sans succès – avec des missiles Terrier entre 1992 et 1995 ; une seconde chance lui fut donnée au tournant du siècle (1999/2000) avec le programme « AEGIS LEAP Intercept » (ALI) ; le LEAP était alors emporté par le prototype du SM 3 et la première interception fut enfin réussie en 2002.

Une architecture du système encore plus développée était difficilement compatible avec le traité ABM qui, entre autres, bannissait les moyens d’interception à portée stratégique – sauf sur un site fixe unique – et, surtout, les équipements d’alerte avancée (« early warning ») déportés à distance du territoire national dont, évidemment, ceux portés par des navires. La défense anti-missile à la mer et à partir de la mer butait donc sur cet obstacle pour aller plus loin encore. Sans doute faut-il voir là une des raisons pour lesquelles l’administration américaine acquit la conviction que le traité ABM n’avait plus de mérites et se décida à le dénoncer en 2002. C’est en juin de cette année là que le traité ABM fut aboli et que l’« AEGIS Weapon System/Ballistic Missile Defense » (AWS/BMD) pût enfin prétendre à la configuration souhaitée par la Missile Defense Agency (créée elle aussi en 2002) et par l’US Navy.

Ainsi, un système de combat conçu pour la défense de zone à la mer se retrouva être partie à un concept de défense stratégique à couverture globale s’adressant aux missiles de toutes portées et dans lequel on se fixait pour objectif d’avoir une capacité d’interception dans toutes les phases de vol du missile assaillant. Les travaux antérieurs à cet avènement l’auront, comme cela a pu être constaté (voir ci-dessous), bien préparé. L’extension de mission qui en découlait et la mise en place du système qui pouvait y répondre sont l’objet des développements et des réalisations aujourd’hui en cours.


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Sujet / Message Re: Défense anti-aérienne des États-Unis

Message par Syfou le Ven 11 Juin - 15:28

Aspects techniques

Moyens de l’US Navy

La MDA vient de valider l’AWS/WMD dans sa version 3.6. Ce système est fondé sur le radar SPY-1 D, les missiles SM 2 et SM 3 stockés à bord dans des lanceurs verticaux (Vertical Launch System – VLS), des calculateurs de gestion des pistes et des engagements ainsi que des moyens de transmission permettant la coopération tant entre navires qu’avec les autres composantes du BMDS1. Le SPY-1 est un radar déjà ancien et qui a été décliné en une demi douzaine de versions différentes dont certaines seulement sont adaptées à la mission « Missile Defense » et dont la plus récente, SPY- 1 D, est la seule semblant réellement en être effectivement capable.

Il semble évident que les versions ultérieures (un SPY-1 E est en développement) préserveront cette capacité. Le SPY-1 dans ses versions récentes assure la détection et la poursuite de tous les objets en portée radar, y compris les Missiles intercontinentaux (ICBM). Le missile SM 2 Extended Range (ER) a montré quelques capacités contre les missiles de courte portée, y compris en phase terminale de leur vol (lower tier) ; le missile SM 3 est dédié à l’interception de SRBM et de MRBM au cours de leur vol balistique (mid-course) et, peut être, du début de leur entrée dans l’atmosphère (upper tier). L’amélioration du SM 3, menée en coopération avec le Japon, devra lui donner une capacité contre des missiles de portée intermédiaire (IRBM) à mi-course. Sa mise en œuvre à partir de VLS permet des renouvellements de tir plus rapides, compatibles avec l’aptitude du système de combat à traiter un nombre important de pistes simultanément.

Cooperative Engagement Capability (CEC)

Dans cette phase de montée en puissance, deux types d’adaptation à la mission BMD sont réalisés à bord des navires de l’US Navy :

certains ne sauront qu’assurer la fonction de recueil et de partage d’information : Long Range Search & Tracking (LRS&T),

les autres ayant en outre l’aptitude à mettre en œuvre des intercepteurs. L’objectif que se sont fixées la MDA et l’US Navy est de disposer en 2009 de trois croiseurs et de quinze destroyers aptes à l’ensemble de la mission BMD.

Cet objectif sera très vraisemblablement tenu puisque :

les croiseurs Shiloh (CG 67), Lake Erie (CG70) et Port Royal (CG 73), qui ont déjà tous les trois participé aux essais du SM 3 sont, après quelques enrichissements de leur système AEGIS2, opérationnels ;

sept destroyers étaient déjà aptes à la mission BMD complète début 2007, sept autres n’étant encore capable que du LRS&T.

Entre janvier 2002 et avril 2007, dix tirs d’essai d’interception de cibles balistiques par missile SM 3 ont été réalisés à partir des croiseurs AEGIS/BMD. Huit ont été déclarés comme des succès, ce qui est très supérieur aux résultats que revendique, par exemple, le « Ground Based Interceptor » de la « Ground Based Missile Defense ». Le dernier tir du SM 3 (4 avril 2007) a été réalisé conjointement à un tir SM 2 sur un missile de croisière : la double interception a été réalisée.

Place actuelle de l’US Navy dans la BMDS

Le système AEGIS devient donc maintenant plus que le système de défense aérienne élargie dont l’US Navy souhaitait disposer. En premier lieu, les capacités qui ont été développées dans cette optique sont maintenant utilisables dans des configurations qui vont au-delà des stricts besoins d’une force navale à la mer : il est capable d’opérer en zone littorale pour protéger des forces projetées contre des tirs SRBM et MRBM qui les viseraient mais aussi d’assurer la défense d’infrastructures sensibles (ports, aéroports, agglomérations, installations militaires ou industrielles,…) localisés en zone côtière sur le territoire des États-Unis ou de leurs « friends and allies ».

Cette dernière mission se situe dans le droit fil des besoins exprimés par la « National Strategy for Maritime Security »(NSMS) éditée en septembre 2005 et qui est elle-même une déclinaison de la « National Strategy for Homeland Security » (NSHS).

Ces croiseurs ont été équipés à leur mise en service du SPY-1B qui a dû subir quelques modifications matérielles et logicielles. Par ailleurs, la contribution apportée par la « Sea Based MD » à la détection initiale et à la gestion de la bataille anti-balistique globale qu’organise la MDA avec son « Battle Management Command, Controland Communications » (BMC3) est vraisemblablement essentielle. En revanche, il est vrai que les capacités d’interception de missiles à longue portée (IRBM et ICBM) ne sont pas encore de nature à participer à la défense contre les missiles assaillants de cette catégorie, quelle que soit la phase de vol. C’est donc, pour l’heure, le LRS&T qui représente la contribution la plus importante et le BMDS doit à sa composante navale de pouvoir effectivement prétendre assurer une couverture globale.

De nombreux arguments opérationnels justifient l’emploi de moyens navals pour améliorer l’efficacité opérationnelle du Système BMD ; tous résultent du fait que les navires, mobiles, peuvent se déployer sans contrainte dans tout le domaine maritime afin de rallier les positions les plus favorables à l’exécution de la mission et qu’ils peuvent faire cela, si nécessaire, avec un degré de discrétion élevé.

Ainsi, en matière de participation au BMC3, il est attendu que les croiseurs et destroyers del’US Navy :

puissent occuper des positions inaccessibles aux moyens terrestres à des fins de détection initiale et d’amorce de poursuite ;

fournissent des informations complétant ou recoupant sous des angles différents celles provenant d’autres senseurs et d’ainsi améliorer la poursuite et la discrimination ;

s’adaptent en se déplaçant à des besoins émergents sans mise en œuvre d’une logistique lourde. Il n’y a pas, bien sûr, que des avantages à la mise en œuvre de la composante océanique de la Missile Defense ;

la gestion d’un nombre réduit de porteurs ayant la capacité BMD pourra obliger à un choix entre cette mission et les autres qui leur reviennent ;

les navires AEGIS sont coûteux (acquisition et fonctionnement) si on les compare aux systèmes terrestres dédiés BMD ;

le mauvais temps peut altérer la qualité d’exécution de la mission et ainsi porter tort au système global ;

un navire, enfin, a une vulnérabilité propre et son indisponibilité (avarie ou destruction) provoquerait un « trou dans la raquette » du BMC3.

Il importe d’indiquer à cet égard qu’un autre moyen naval participe à la fonction BMC3 : la MDA vient, après quelques difficultés de mise au point, de mettre en service le SBX (Sea Based X-band radar), outil de détection, de poursuite et de discrimination installé sur une ancienne plate-forme pétrolière norvégienne. La nature de son porteur rend ce système de détection moins sensible aux effets du mauvais temps que ceux des navires de combat de l’US Navy. Le SBX sera basé à Adak, dans les Iles Aléoutiennes, et pourra se déployer dans le Pacifique nord ; ce positionnement indique bien sa vocation d’emploi contre une menace asiatique.

L’ensemble des inconvénients cités ci-dessus peut également être porté au passif de la mise en œuvre d’intercepteurs à bord de porteurs maritimes. Se pose, en outre, la question des performances maximales accessibles à ces missiles, dés lors qu’il n’est pas envisageable de les dimensionner physiquement comme on peut se le permettre pour des systèmes terrestres.


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Sujet / Message Re: Défense anti-aérienne des États-Unis

Message par Syfou le Ven 11 Juin - 15:32

Il y a toutefois aussi des avantages à déployer des intercepteurs sur des navires de combat :

ils peuvent être mis en œuvre avec avantage le long de trajectoires survolant le domaine maritime ;

leur déploiement près des côtes peut permettre des défenses trèsefficaces : « One to four Navy ships operating in the Sea of Japan,for example, could attempt to defend most or all of Japan against theater-range ballistic missiles fired from North Korea » ;

leurs performances, à condition d’être significativement accrues par rapport aux réalisations actuelles, peuvent leur permettre d’intercepter des missiles en phase de propulsion assez loin dans la profondeur d’un territoire au large duquel croiserait le navireporteur ;

et bien sûr, mobilité et réactivité sont là aussi des atouts.

Des missions de type interposition entre la Corée du Nord et le Japon seront accessibles aux navires AEGIS dès la mise en service du SM 3 Block IIA (voir ci-après). Les missions du type interception d’un ICBM au-dessus du domaine maritime ou interception en phase propulsée ne pourront être réalisées sans le déploiement d’un nouveau missile beaucoup plus lourd et volumineux.

On peut, au total, penser que la vision globale qu’ont les États-Unis de la Missile Defense ne pourrait s’accomplir sans le déploiement maritime de nombreux systèmes de détection et de poursuite performants ainsi que, sans doute, de moyens d’interception élaborés. La question est bien de savoir si le dimensionnement de la Sea Based BMD – 18 navires - est suffisant pour cette tâche alors que des déploiements envisageables couvrent des zones multiples et éloignées les unes des autres : côtes occidentale et orientale des États Unis, Méditerranée, mer Rouge, golfe Persique, océan Indien, mer du Japon, Taiwan…

Une première solution pourrait être d’augmenter le nombre des navires ; elle est souhaitée par certains lobbyistes mais aurait pour conséquence d’accroître des dépenses déjà très importantes – en moyenne un milliard de dollars par an sur trois ans. [Voir CRS Report for Congress - Sea-Based Ballistic Missile Defense — Background and Issues for Congress – 27 avril 2007.] Dont deux au moins doivent continuer d’assurer les essais du système ainsi que d’aller contre la lente mais réelle réduction du nombre des navires mis en œuvre par l’US Navy. C’est sans doute là une des raisons pour lesquelles la MDA met en avant avec insistance l’intérêt des coopérations internationales.


Le Système AEGIS a déjà été assez largement exporté, des contrats supplémentaires ont été engagés et d’autres sont prévisibles :

le Japon dispose de quatre destroyers AEGIS du type Kongo. Leur radar est le SPY-1 D, adapté à la Missile Defense. Cette flotte sera complétée d’ici deux ans de deux destroyers Atago dotés du même radar ;

l’Espagne met en œuvre quatre frégates F 100 AEGIS, en attend une quatrième pour la fin de la décennie et envisage d’en acquérir une sixième ; elle planifie en outre deux frégates F 105. Les navires en service sont équipés du SPY-1 E, version allégée aux capacités de détection inférieure et qui, sans doute, ne peut contribuer de façon satisfaisante à un BMC3 étendu ;

la Norvège alignera en 2009 cinq frégates « Fridtjof Nansen » dont deux sont déjà sur la liste navale. Comme les F 100 espagnoles, dont elles sont inspirées, ces frégates auront le SPY-1 E pour radar ;

l’Australie décidera à l’été 2007 du type de navire que sera son « AirWarfare destroyer » (AWD) en sélectionnant soit un navire américain équipé du SPY-1 D, soit une frégate dérivée des F 100 espagnoles équipée du SPY-1 E. Trois navires devraient être commandés ;

la Corée du Sud mettra en service entre 2008 et 2012 trois destroyers KDX 3 emportant le SPY-1 D.Taiwan a vigoureusement manifesté au début de la décennie son souhait d’acquérir des Destroyers AEGIS auprès des Etats-Unis ; cette demande n’a toujours pas été agréée, pour des raisons diplomatiques que l’on comprend bien. L’Inde, en revanche, s’est vue proposer l’acquisition de systèmes AEGIS, aucune réponse à cette initiative n’ayant encore été formulée.


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Sujet / Message Re: Défense anti-aérienne des États-Unis

Message par Syfou le Ven 11 Juin - 15:36

A ce jour, l’US Navy ne peut donc compter sur l’appoint que des quatre Kongo japonais pour remplir la mission SBMD. Au début de la prochainedécennie, alors que les deux Atago et les trois KDX 3 seront entrés enservice, ce seront neuf navires non américains pleinement aptes à cette mission qui pourront se déployer dans l’ouest du Pacifique et l’on peut penser que ce théâtre sera ainsi convenablement dotés en termes de BMC3 sans effort important de la part de la marine américaine. A cette époque également devrait entrer en service le SM3 Block II (voir ci-dessous) ce qui devrait donner, aux navires américains et japonais au moins, une capacité d’interception couvrant un nombre accru de menaces.

Sans attendre la mise en service de ces nouveaux navires, la coopération opérationnelle entre l’US Navy et les navires japonais a d’ores et déjà été démontrée par le déploiement au Pays du Soleil Levant du Destroyer AEGIS « CurtissWilbur » en 2004 puis par celui du CG « Shiloh » à l’été 2006 et les exercices d’engagement coopératif auxquels ils ont donné lieu. Un autre aspect de la coopération entre les États-Unis et le Japon est le développement du missile SM3 Block II. Le but est ici d’accroître les performances de cet intercepteur de SRBM et de MRBM pour lui faire aussi couvrir la menace IRBM, voire certains aspects de la menace ICBM. A cette fin, il s’agit d’accroître les performances cinétiques par allègementdu missile et amélioration de son deuxième étage ainsi que d’optimiser lesperformances du « Kill Vehicle » dérivé du LEAP.

Un « Memorandum of Understanding », datant de 1999, associe le Japon aux États-Unis dans cette tâche ; il prévoit les développements suivants :

mise au point d’une nouvelle coiffe pour le missile, à charge du Japon ;

accroissement du diamètre du deuxième étage, réalisé conjointement ;

remplacement du dispositif de pilotage du « Kill Vehicle » afin de le rendre plus agile (ADACS multipulse) et de l’alléger, à charge des États-Unis ;

développement d’un détecteur infrarouge travaillant sur plusieurs plans focaux à deux ou trois fréquences différentes. La marine australienne envisage de se joindre au développement du SM3 Block IIA ; le déploiement de ce missile est prévu pour le début de la prochaine décennie (2011/13). Et peut être douze. [Voir B. Gruselle : « L’accélération du programme japonais de défense antimissile », Note de la FRS, 25 janvier 2007, sur www.frstrategie.org]

Il existe, enfin, un autre aspect de coopération dans lequel le système AEGIS BMD est impliqué, celui de la défense anti-missile israélienne. Israël a développé depuis de nombreuses années le système Arrow afin de se protéger des missiles à courte portée ou à portée intermédiaire dont se dotent ses voisins les plus hostiles.

Ce système est essentiellement de conception indigène mais il existe des axes forts de coopération avec les États-Unis :

le missile Arrow lui-même a fait l’objet d’un développement qui a été assisté par Boeing à qui, d’ailleurs, la production a maintenant été confiée, en totalité semble-t-il ;

➢ mais surtout, des efforts communs importants sont faits avec la MDA et l’US Navy pour parfaire l’interopérabilité entre le système israélien (Arrow et PAC III) et le système AEGIS ; cela comprend essentiellement l’interfaçage des équipements d’interception, de poursuite et de désignation d’objectif par des passerelles mettant en œuvre la liaison 16 de défense aérienne (par ailleurs utilisée parl’OTAN) puis, sous peu, des liaisons satellitaires.

Ce dernier type de coopération est évidemment extensible aux alliés européens des États-Unis et la MDA l’a déjà cité comme un des exemples de ce qu’elle souhaiterait faire avec ceux-ci. Le développement conjoint de capacités nouvelles pour la Missile Defense peut effectivement se faire en coopération comme le montre l’exemple japonais.

Il reste qu’il faut :

avoir une analyse identique de la menace existante ; ➢ y consacrer du financement ;

accepter une certaine dépendance à l’égard de la stratégie et des industries américaines ;

éventuellement renoncer à des développements nationaux préservant un minimum d’avenir aux industries indigènes. Pour l’une ou l’autre de ces raisons d’autres pays que le Japon, dont les principaux pays européens, ne se sont pas résolu à franchir le pas malgré des avances américaines.

Développements futurs de la SBMD

L’US Navy prépare maintenant la relève de ses navires AEGIS. Le remplacement des Destroyers DDG 51 sera conduit en deux étapes : sept DD 1000 entre 2012 et 2018 puis une soixantaine de DD (X) à partir de 2028. Ces navires auront, outre une vocation anti-sous-marine, un rôle essentiellement tourné vers la projection de force à terre. Le rôle défense anti-missiles balistiques reviendrait alors à une force de dix-huit croiseurs CG (X) – remplaçant nombre pour nombre les destroyers et croiseurs [ « Year Ballistic Missile Defense 2004 » conférence – Berlin, 19-20 juillet 2004 (Archives privées) aujourd’hui retenus pour cette mission – dérivés du concept DD (X) et programmés pour rejoindre la flotte entre 2019 et 2029.

La marine américaine s’oriente donc vers un ensemble de navires moins polyvalents ce qui devrait faciliter l’arbitrage aujourd’hui difficile entre les multiples tâches revenant à des navires bons à tout faire. Les CG (X) seront des navires d’un tonnage légèrement supérieur à 14 000 tonnes, soit 50 % plus lourds que les croiseurs Ticonderoga. Ilsbénéficieront d’un nouveau radar et d’un « Advanced Vertical LaunchSystem » (AVLS) permettant l’emport de missiles un tiers plus lourds que les VLS actuellement en service. Même s’il est probable qu’ils mettront en œuvre les variantes alors en service des SM 3, la question des intercepteursem barqués reste ouverte.

En effet un nouvel intercepteur, le « Kinetic Energy Interceptor » (KEI) est en cours de développement avec pour objectif de disposer d’un système terrestre mobile apte à un emploi dans toutes les phases de vol – phase de propulsion, exo atmosphérique et phase de rentrée – de missiles assaillants ; une capacité de destruction de toutes les catégories jusqu’au bas ICBM en est attendue. Or, la MDA souhaite que le KEI puisse être également déployé à la mer, ce que le tandem Northrop Grumann/Raytheon avance pouvoir réaliser sur les croiseurs AEGIS.

Ce missile présente pour la Navy deux inconvénients : il sera propulsé par des propergols liquides (problème de sécurité à bord) et son encombrement important, incompatible, en tout cas, avec les dimensions de l’AVLS13 ; il faudrait donc, pour résoudre ce deuxième point, renoncer à la versatilité souhaitée pour ces tubes de lancement pouvant embarquer toutes catégories de missiles. Pour mémoire, il était envisagé en 2005 d’assurer dans le programme KEI deux phases de faisabilité/développement en parallèle, l’une en national US, l’autre en coopération internationale. Seule la voie nationale est maintenant retenue faute de volontariat étranger en particulier en l’absence de réponse positive de la part des agences de défense européennes qui auraient pu participer au financement du programme.

Les industriels américains chargés du programme ont jusqu’à 2011 pourdépenser les 4 milliards de dollars que leur a attribué à cet effet la MDA et une entrée en service est prévue pour 2012/13.

Bien d’autres évolutions sont examinées dans le cadre du « spiral development » de la Sea Based MD, dont :

la mise au point, initiée en 2002 d’un nouveau processeur à archi-tecture ouverte, le BSP, destiné à accroître de façon spectaculaire la capacité de discrimination du SPY-1 et qui devra équiper tous les bâtiments AEGIS BMD à partir du début de la prochaine décennie ;

’adaptation au SM 3 d’un Multiple Kill Vehicle, charge utile remplaçant le LEAP et apte à traiter plusieurs cibles simultanément.


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Sujet / Message Re: Défense anti-aérienne des États-Unis

Message par Syfou le Ven 11 Juin - 15:38

Synthèse, conclusion

Dans l’optique d’une défense globale contre les missiles balistiques, les États-Unis ont retenu de s’adresser à tous les types de missile, quelle que soit leur provenance et en les interceptant dans toutes les phases de vol. Pour ce faire, il semble intuitif de mettre en œuvre simultanément des moyens terrestres, aériens, maritimes et spatiaux et c’est donc le choix qui a été fait. Ce faisant, les coûts s’additionnent et il est légitime de se poser laquestion de savoir quelles solutions, parmi le foisonnement de celles qui sont envisagées, ont un avenir assuré.

En termes de détection/discrimination/poursuite, la composante navale est la seule indispensable pour assurer une couverture radar de l’ensemble du globe avec des émetteurs de grande puissance et de grand volume ; elle est, à ce titre, un précieux complément de la composante spatiale, qu’elle soit elle-même radar (le futur SBR) ou optique/infrarouge (le STSS) ainsi que de la composante terrestre.

L’interfaçage de l’ensemble de ces moyens et des moyens terrestres et aériens, dans l’esprit de la« Cooperative Engagement Capability » et des « Network Centricoperations » est aujourd’hui assurément à la portée des moyens de transmission et de calcul dont disposent les forces armées américaines. Dans ce cadre global, les bâtiments AEGIS de l’US Navy disposent ou disposeront de l’ensemble des informations recueillies par une impressionnante accumulation de senseurs et ont ou auront donc tous les éléments pour procéder à une interception si leur positionnement a été judicieusement choisi.

Dans ce domaine, on ne peut pas douter que des progrès substantiels seront encore faits dans les années qui viennent. Reste la question des intercepteurs. Comme cela a été vu ci-dessus, les intercepteurs actuellement retenus pourl’US Navy ne sont pas en mesure de répondre à l’ensemble des missions opérationnelles qui pourraient être dévolues à la composante navale de la BMD. Le KEI apporte certes une réponse, au moins partielle, à cette difficulté mais il ne le fait pas sans soulever quelques nouvelles questions dont il est prématuré de pouvoir dire comment elles recevront réponse. C’est en tout cas à coup sûr ici que l’accroissement de capacité sera le plusdifficile à réaliser.

Au total, au-delà de la mission d’auto défense au niveau du théâtre d’opérations d’une Task Force, les moyens de lutte contre la menace balistique de l’US Navy seront dans peu de temps en mesure d’assurer avec quelque efficacité l’interception de missiles de courte ou moyenne portée pour la défense d’un territoire menacé (national, ami ou allié) ou dans le cadre d’opérations de projection de forces vers une puissance régionale hostile. C’est donc la réponse à une menace du type Corée du Nord ou plus généralement « rogue state » qui répond au dimensionnement de la Sea Based Missile Defense du début de la prochaine décennie.

C’est ce type de réponse qui motive des pays tels que le Japon et la Corée du Sud, qui ont d’ores et déjà adopté les systèmes AEGIS les plus récents et dont l’intérêt pour le missile SM 3 se concrétise, au moins pour le Japon, par la mise en place d’une coopération avec les Etats Unis allant de la R&Dà la production. D’autres pays ayant acquis le système AEGIS sont allés moins loin et ne pourraient dépasser le stade actuel qu’à grand prix, obligés qu’ils seraient obligés de mettre en service des navires d’un tonnage beaucoup plus important que ceux qu’ils ont programmés ; ils ne ressentent pas, non plus, la même menace à leur proximité.

Toujours est-il que l’intérêt de la « Missile Defense Agency » pour l’exportation vers des pays amis du système de combat AEGIS ne fait pas que répondre au souci de faire vivre les industriels américains ou de partager les frais. C’est aussi un moyen d’accroître la capacité d’une coalition qui se formerait autour des États-Unis à contrôler la menace balistique de façon globale par la mise en commun de réelles capacités de détection à grande distance, de discrimination et de poursuite des cibles. C’est, enfin, parce que les marines alliées entretiennent des liens opérationnels consistants depuis de nombreuses décennies, une opportunité de les entretenir sur des voies choisies par la stratégie américaine.



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Sujet / Message Re: Défense anti-aérienne des États-Unis

Message par Syfou le Mer 18 Aoû - 1:30

La sécurité du territoire national des États-Unis

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Sujet / Message Re: Défense anti-aérienne des États-Unis

Message par Droit_De_l'Homme le Ven 4 Mar - 6:33

Hilary Clinton confirme le déploiement du bouclier antimissile en Pologne

La secrétaire d'Etat américaine Hilary Clinton a confirmé que les Etats-Unis envisageaient de déployer en Pologne des éléments de leur système de défense antimissile et une unité des Forces aériennes.

"Comme l'ont déjà annoncé les présidents polonais et américain en décembre, nous envisageons de déployer une unité des Forces aériennes sur une base permanente en Pologne, de construire des éléments du système de défense antimissile et de développer un plan de protection militaire de la Pologne", a indiqué la chef de la diplomatie américaine lors d'une rencontre avec son homologue polonais, Radoslaw Sikorski.

Prétextant une menace balistique iranienne et nord-coréenne, l'administration républicaine Bush projetait de déployer des missiles intercepteurs en Pologne et un radar en République tchèque. Moscou y voyait une menace directe pour son potentiel stratégique. Le président Barack Obama a décidé de reporter la mise en œuvre de ces projets, sans les abandonner définitivement.

La Roumanie et la Bulgarie ont annoncé en février dernier qu'elles négociaient avec les Etats-Unis un éventuel déploiement sur leur territoire d'éléments du bouclier antimissile américain.

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