Armée de terre tunisienne
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Armée de terre tunisienne
L'armée de terre forte de 27 000 hommes[3] est répartie entre quatre régions militaires : Bizerte, Tunis, Béja et Gabès. Elle se compose de :
huit régiments d'infanterie mécanisée basées à Kairouan, Béja, Gabès, Kasserine et Gafsa ;
six unités de commandos parachutistes basées à Borj el-Khadra et Remada ;
six unités des forces spéciales basées à Remada ;
six brigades d'élite de la protection présidentielle ;
une unité de la police militaire ;
seize bataillons de blindés.
Wiki
huit régiments d'infanterie mécanisée basées à Kairouan, Béja, Gabès, Kasserine et Gafsa ;
six unités de commandos parachutistes basées à Borj el-Khadra et Remada ;
six unités des forces spéciales basées à Remada ;
six brigades d'élite de la protection présidentielle ;
une unité de la police militaire ;
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Re: Armée de terre tunisienne
L'armée, acteur clé du changement en cours
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Les militaires tunisiens, qui ne se sont pas mêlés aux basses besognes du régime, ont joué un rôle déterminant dans la transition
L'armée tunisienne a tenu à apparaître comme l'ultime rempart face à la violence, qui ensanglante la Tunisie depuis un mois. «Elle n'a pas voulu d'un bain de sang», commente le chercheur Vincent Geisser. Depuis le début des émeutes, les militaires avaient pris soin de ne pas trop se mêler à la répression des manifestants. Dans certaines villes, des chars s'étaient même opposés aux policiers, qui entendaient mater dans le sang la révolte.
Vendredi soir, l'état-major de l'armée n'est pas apparu aux côtés du premier ministre, Mohammed Ghannouchi, Mais nul doute qu'en coulisses, ce sont les militaires tunisiens, qui ont joué un rôle déterminant dans cette transition. L'armée a non seulement réussi à pousser Ben Ali vers la sortie. Elle aurait également neutralisé les membres de l'appareil sécuritaire, qui pouvaient être tentés par un durcissement face à la rue.
Historiquement, l'armée tunisienne s'est toujours tenue à l'écart des affaires. «Les généraux ne détiennent pas des entreprises, ils ne sont pas mêlés à l'affairisme contrairement à certains responsables du ministère de l'Intérieur», ajoute Vincent Geisser. Elle compte 35 000 hommes, dont 27 000 dans l'armée de terre.
Au pire, l'armée pouvait servir Ben Ali pour le maintien de l'ordre, mais elle n'a pas voulu. Elle pouvait également faire une sorte de «révolution des œillets», en remettant le pouvoir le plus vite possible aux civils. Les militaires n'ont pas eu besoin de recourir à un coup d'État. Finalement, l'armée a convaincu le président et son entourage honni par une large partie du peuple tunisien de quitter la scène, avant qu'il ne soit trop tard.
Une ligne rouge
Même l'opposition tunisienne ne critique guère «la grande muette», moins mêlée aux basses besognes du régime que les sbires du ministère de l'Intérieur ou des services de renseignements, qui contrôlaient les faits et gestes de tout opposant potentiel. Contrairement à l'Algérie, l'armée tunisienne n'est pas politisée. Elle est restée loyale à l'ex-président Ben Ali, jusqu'au moment où la situation lui a échappé. Sa ligne rouge était d'éviter un carnage, car hier encore, des tirs ont visé des manifestants. C'était un désaveu clair du président Ben Ali, qui avait appelé la veille à l'arrêt des tirs contre les protestataires. Dans ces conditions, la hiérarchie militaire a dû considérer que les engagements de l'ex-numéro un du pays n'avaient pas été tenus. Elle devait passer à l'action.
À court terme, il faudra voir quelle sera sa capacité à maîtriser les débordements des ultras de l'appareil sécuritaire. Car il n'est pas dit que les manifestations s'arrêtent, même si la rue a arraché le départ du président Ben Ali. Dans l'immédiat, l'armée devrait se déployer autour des bâtiments publics, afin de rassurer la population et éviter tout débordement.
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Les militaires tunisiens, qui ne se sont pas mêlés aux basses besognes du régime, ont joué un rôle déterminant dans la transition
L'armée tunisienne a tenu à apparaître comme l'ultime rempart face à la violence, qui ensanglante la Tunisie depuis un mois. «Elle n'a pas voulu d'un bain de sang», commente le chercheur Vincent Geisser. Depuis le début des émeutes, les militaires avaient pris soin de ne pas trop se mêler à la répression des manifestants. Dans certaines villes, des chars s'étaient même opposés aux policiers, qui entendaient mater dans le sang la révolte.
Vendredi soir, l'état-major de l'armée n'est pas apparu aux côtés du premier ministre, Mohammed Ghannouchi, Mais nul doute qu'en coulisses, ce sont les militaires tunisiens, qui ont joué un rôle déterminant dans cette transition. L'armée a non seulement réussi à pousser Ben Ali vers la sortie. Elle aurait également neutralisé les membres de l'appareil sécuritaire, qui pouvaient être tentés par un durcissement face à la rue.
Historiquement, l'armée tunisienne s'est toujours tenue à l'écart des affaires. «Les généraux ne détiennent pas des entreprises, ils ne sont pas mêlés à l'affairisme contrairement à certains responsables du ministère de l'Intérieur», ajoute Vincent Geisser. Elle compte 35 000 hommes, dont 27 000 dans l'armée de terre.
Au pire, l'armée pouvait servir Ben Ali pour le maintien de l'ordre, mais elle n'a pas voulu. Elle pouvait également faire une sorte de «révolution des œillets», en remettant le pouvoir le plus vite possible aux civils. Les militaires n'ont pas eu besoin de recourir à un coup d'État. Finalement, l'armée a convaincu le président et son entourage honni par une large partie du peuple tunisien de quitter la scène, avant qu'il ne soit trop tard.
Une ligne rouge
Même l'opposition tunisienne ne critique guère «la grande muette», moins mêlée aux basses besognes du régime que les sbires du ministère de l'Intérieur ou des services de renseignements, qui contrôlaient les faits et gestes de tout opposant potentiel. Contrairement à l'Algérie, l'armée tunisienne n'est pas politisée. Elle est restée loyale à l'ex-président Ben Ali, jusqu'au moment où la situation lui a échappé. Sa ligne rouge était d'éviter un carnage, car hier encore, des tirs ont visé des manifestants. C'était un désaveu clair du président Ben Ali, qui avait appelé la veille à l'arrêt des tirs contre les protestataires. Dans ces conditions, la hiérarchie militaire a dû considérer que les engagements de l'ex-numéro un du pays n'avaient pas été tenus. Elle devait passer à l'action.
À court terme, il faudra voir quelle sera sa capacité à maîtriser les débordements des ultras de l'appareil sécuritaire. Car il n'est pas dit que les manifestations s'arrêtent, même si la rue a arraché le départ du président Ben Ali. Dans l'immédiat, l'armée devrait se déployer autour des bâtiments publics, afin de rassurer la population et éviter tout débordement.
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