L'opposition au maroc quasiment inexistente !?
Chronologie
Les Francs-Maçons au Maroc sous la IIIe République 1867 - 1940
L’implantation au Maroc : 1867 – 1922
*Les premières loges avant le protectorat de 1912
A Tanger, réside la doyenne des loges francophones dont l’allumage des feux ne fait qu’accompagner le mouvement en cours dans le Nord du Maroc, sous l’égide de l’obédience espagnole.
Dès 1867, Haïm Benchimol - drogman de la Légation de France, directeur de l’influent journal Réveil du Maroc, directeur de la banque Transat, membre fondateur de l’Alliance Israélite Universelle et de l’Alliance Française au Maroc, correspondant des Compagnies Maritimes et de l’agence Havas - devient président fondateur de la loge maçonnique de Tanger, fondée par les juifs marocains "protégés" ou naturalisés Français. La loge connaît des fluctuations sensibles au gré des circonstances ; tantôt liée aux intérêts français, elle reçoit l’élection de Crémieux comme un triomphe, tantôt elle est réputée plus proche de l’Angleterre. Quoiqu’il en soit, elle connaît un grand succès dans les milieux israélites tangérois. Elle agit comme un puissant facteur d’européanisation avec les autres loges, espagnoles, qui vont se multiplier. En 1876, elle est composée de 73 FF\ dont le premier initié Marocain, Mohamed Doukali. Si l’opinion publique et le consulat attribuent cette loge éphémère au GODF, en fait "L'Union 194" dépend de la GLDF.
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Il faur noter qu'en 1890 un Grand Orient du Maroc est créé sous l'impulsion des deux FF\espagnols : Philippe Cervera de Bavière et Philippe de Bourbon. En 1891 ce GODM disparaît et les quelques FF\ concernés rejoignent le Grand Orient Espagnol.
C’est en 1891 que "La Nouvelle Volubilis" loge du GODF apparaît, à une époque où la main mise sur le Maroc se renforce. Les loges, d'une façon générale, participent à cette pression grâce à leurs relations avec la presse en Europe. A Féraud, le consul Français en place qui défend la loyauté envers le Maghzen - c'est à dire le gouvernement marocain - les loges préfèrent la ligne du "parti colonial". Groupe de pression dont le porte-parole est le F:. Etienne député d’Oran ; sans oublier J. Siegfried au Sénat, le Comité de l’Afrique Française du Prince d’Arenberg et l’Union Coloniale Française qui se définit elle-même comme un "syndicat des principales maisons françaises ayant des intérêts aux colonies". D’ailleurs, pour cette politique au Maroc, les ressources financières ne manquent pas, "le Printemps" de Jaluzot et la Cie Transat y pourvoyant largement.
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C’est dans ce contexte, très représentatif de la République opportuniste, qu’est née "La Nouvelle Volubilis", en souvenir de Volubilis, ville romaine construite entre Fez et Meknès. Nom pour le moins évocateur d’un retour impérial, économique et culturel, dont "La Nouvelle Tamusiga", quelques années plus tard à Mogador, sera comme un écho.
Fait notable de lcet intérêt porté à la Maçonnerie comme moyen d'ouverture vers l'Europe, en janvier 1892 sous le règne de Hassan I° une "ambassade maçonnique marocaine" se rend en Espagne pour "demander d'initier le sulttan et cinq mille personnalités marocaines". Cette ambassade, en effet, s'inscrit dans une démarche globale qui fait qu'entre 1874 et 1888, ce sultan envoya huit missions marocaines d’études totalisant environ 350 personnes, dans les différents pays d ’ Europe et en Egypte.
Chronologie
Les Francs-Maçons au Maroc sous la IIIe République 1867 - 1940
L’implantation au Maroc : 1867 – 1922
*Les premières loges avant le protectorat de 1912
A Tanger, réside la doyenne des loges francophones dont l’allumage des feux ne fait qu’accompagner le mouvement en cours dans le Nord du Maroc, sous l’égide de l’obédience espagnole.
Dès 1867, Haïm Benchimol - drogman de la Légation de France, directeur de l’influent journal Réveil du Maroc, directeur de la banque Transat, membre fondateur de l’Alliance Israélite Universelle et de l’Alliance Française au Maroc, correspondant des Compagnies Maritimes et de l’agence Havas - devient président fondateur de la loge maçonnique de Tanger, fondée par les juifs marocains "protégés" ou naturalisés Français. La loge connaît des fluctuations sensibles au gré des circonstances ; tantôt liée aux intérêts français, elle reçoit l’élection de Crémieux comme un triomphe, tantôt elle est réputée plus proche de l’Angleterre. Quoiqu’il en soit, elle connaît un grand succès dans les milieux israélites tangérois. Elle agit comme un puissant facteur d’européanisation avec les autres loges, espagnoles, qui vont se multiplier. En 1876, elle est composée de 73 FF\ dont le premier initié Marocain, Mohamed Doukali. Si l’opinion publique et le consulat attribuent cette loge éphémère au GODF, en fait "L'Union 194" dépend de la GLDF.
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Il faur noter qu'en 1890 un Grand Orient du Maroc est créé sous l'impulsion des deux FF\espagnols : Philippe Cervera de Bavière et Philippe de Bourbon. En 1891 ce GODM disparaît et les quelques FF\ concernés rejoignent le Grand Orient Espagnol.
C’est en 1891 que "La Nouvelle Volubilis" loge du GODF apparaît, à une époque où la main mise sur le Maroc se renforce. Les loges, d'une façon générale, participent à cette pression grâce à leurs relations avec la presse en Europe. A Féraud, le consul Français en place qui défend la loyauté envers le Maghzen - c'est à dire le gouvernement marocain - les loges préfèrent la ligne du "parti colonial". Groupe de pression dont le porte-parole est le F:. Etienne député d’Oran ; sans oublier J. Siegfried au Sénat, le Comité de l’Afrique Française du Prince d’Arenberg et l’Union Coloniale Française qui se définit elle-même comme un "syndicat des principales maisons françaises ayant des intérêts aux colonies". D’ailleurs, pour cette politique au Maroc, les ressources financières ne manquent pas, "le Printemps" de Jaluzot et la Cie Transat y pourvoyant largement.
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C’est dans ce contexte, très représentatif de la République opportuniste, qu’est née "La Nouvelle Volubilis", en souvenir de Volubilis, ville romaine construite entre Fez et Meknès. Nom pour le moins évocateur d’un retour impérial, économique et culturel, dont "La Nouvelle Tamusiga", quelques années plus tard à Mogador, sera comme un écho.
Fait notable de lcet intérêt porté à la Maçonnerie comme moyen d'ouverture vers l'Europe, en janvier 1892 sous le règne de Hassan I° une "ambassade maçonnique marocaine" se rend en Espagne pour "demander d'initier le sulttan et cinq mille personnalités marocaines". Cette ambassade, en effet, s'inscrit dans une démarche globale qui fait qu'entre 1874 et 1888, ce sultan envoya huit missions marocaines d’études totalisant environ 350 personnes, dans les différents pays d ’ Europe et en Egypte.
Dernière édition par Syfou le Jeu 19 Aoû - 22:18, édité 1 fois



