Les gens heureux ne se corrigent guère; ils croient toujours avoir raison quand la fortune soutient leur mauvaise fortune . Le moins que l'on puisse demander à une sculpture, c'est qu'elle ne bouge pas. Chaque civilisation a les ordures qu'elle mérite. « La loyauté et la jalousie font la grandeur des chiens et le malheur des saints. » |
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Syfou Général


 Nombre de messages: 4880 Age: 29 Emploi/loisirs: Les souvenirs s'envolent aussitot la la porte ouverte . Humeur: Bien / H.M.D / Toujours. Date d'inscription: 11/01/2010 Localisation: Danse le coin
 | Sujet: Alliance Géostratégique Jeu 19 Aoû - 2:38 | |
| La guerre low cost : une nouvelle approche de la géographie des combatsLe thème AGS du mois sur la « guerre low cost » a lancé un débat de fond qui met en exergue les différentes façons d’interpréter ce concept : la question des coûts a été discutée dans les billets proposés par EGEA, Pour Convaincre et Nihil novi sub sole. Petite focale sur un autre aspect de la question « low cost », à l’image des réflexions sur les nouvelles formes de transports aériens qui ont inspiré ce concept : réduire les coûts nécessite une parfaite connaissance de la géographie. Si l’on regarde le transport aérien, la proposition des compagnies « low cost » met en scène une perception différente de la géographie des flux : il ne s’agit plus, contrairement aux compagnies aériennes traditionnelles, de relier le monde en réseau (depuis un aéroport dans la capitale du pays dans lequel est positionnée la compagnie), mais de penser l’offre aérienne par lignes. La question de la rentabilité met en perspective cette nouvelle façon d’aborder les flux aériens : il ne s’agit plus de permettre aux usagers de se déplacer depuis un point A vers le plus de destinations possibles (réseau), mais de fractionner l’offre et de n’entrer en concurrence que sur des lignes où le potentiel d’usagers est très important : ce n’est plus la densification du réseau qui est recherchée, mais sa réduction aux lignes « à forte valeur ajoutée ». La logique correspond également à une baisse des coûts par la standardisation de l’offre (une seule classe à bord, un même modèle d’avions pour toutes les lignes), par l’absence de certains types de services (vente des billets en ligne uniquement), et par la mise en vente de services offerts par les autres compagnies (repas à bord payant). Néanmoins, cette seule stratégie qui vise à limiter le prix du billet d’avion en réduisant les coûts de fonctionnement ne pourrait être réellement attractive pour les usagers si le « low cost » ne procédait pas d’une nouvelle perception de la géographie des flux, par une logique de point à point.   Cette brève présentation de la logique « low cost » dans les transports aériens permet d’appréhender une nouvelle perspective en termes d’économie des coûts dans la guerre : la guerre « low cost » est elle aussi une question de réduction des coûts pour une plus grande efficacité sur les actions entreprises, et met en scène une nouvelle perception de la géographie des combats. En confrontant, dans la même optique que la géographie des transports, le triptyque points/lignes/réseaux, on peut percevoir un des aspects de la guerre « low cost » au prisme de la localisation des combats (entre avantages stratégiques et/ou symboliques) et de la distance parcourue par les belligérants (entre zones de combats et zones de refuge) confrontée à la pénibilité des déplacements nécessaires pour la mise en œuvre d’une telle pratique de guerre, pour interroger l’efficacité de cette réduction des coûts dans la guerre. La guerre low cost : de la réduction de l’étendue dans la guerreDans cette perspective, il est possible d’analyser la guerre « low cost » comme une stratégie visant à la réduction de l’étendue dans la guerre, en ne visant plus le contrôle du territoire, mais l’action sur des lieux. Cette approche de la géographie des combats – si on la place du point de vue tactique – n’est pas nouvelle : on peut la retrouver, pour ne citer qu’un exemple, dans la théorie de la guerre aérienne de Warden (voir la note de lecture proposée dans Lignes stratégiques), qui propose un modèle d’action aérienne reposant sur cinq cercles concentriques qui divisent le territoire à contrôler/pacifier/conquérir en fonction de ses fonctions (direction / fonctions organiques essentielles / infrastructures / population / forces déployées). Penser le territoire par points ou zones relève davantage de l’utilisation de moyens, qui n’empêchent pas de penser le territoire comme une étendue dont on ne peut se soustraire pour obtenir son objectif. Ce qui est davantage novateur est de considérer une telle approche non comme un moyen pour obtenir un contrôle territorial, mais comme une stratégie, c’est-à-dire de considérer l’action sur des lieux-cibles comme une fin, non comme un outil mis à disposition d’autres buts. Cette approche procède d’une nouvelle appréhension de la géographie des combats, puisque le territoire n’entre plus en compte : par l’action sur des lieux-cibles, on ne recherche plus à « soumettre » l’ensemble du territoire, mais à destabiliser les autres acteurs qui ont cette ambition. La guerre « low cost » repose davantage sur le principe de densité (c’est-à-dire sur l’action sur des lieux stratégiques et/ou symboliques, qui sont choisis au vu de l’impact des destructions et du rapport coût/rentabilité) que sur le principe de surface (qui permet d’intégrer des actions ponctuelles dans une stratégie de contrôle territorial). La guerre « low cost » relève d’une parfaite connaissance des points « sensibles » dans l’espace en guerre (ces points peuvent être des infrastructures considérées pour leurs (dés)avantages militaires telles que les ponts, des pôles de décision, ou des « lieux discursifs » choisis pour leur impact psychologique, tels que l’urbicide dans les villes ex-yougoslaves dont la destruction de la bibliothèque de Sarajevo est un exemple emblématique) et vise la déstabilisation de l’ennemi dans ce territoire, et non le contrôle territorial (qui est très demandeur en coûts humains, technologiques, matériels, mais également en termes de communication pour faire accepter le contrôle territorial par la population locale). Ces quelques réflexions pour une autre approche de la guerre « low cost » montrent combien les belligérants pensent et territorialisent leurs actions en fonction de leurs intentionnalités. La parfaite connaissance du terrain est également une « arme ». Bénédicte Tratnjek, Géographie de la ville en guerre
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|  | | Syfou Général


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 | Sujet: Re: Alliance Géostratégique Mer 1 Fév - 14:12 | |
| La Géorgie, base arrière américaine pour une attaque contre l'Iran ? Le président georgien Mikheil Saakashvili reçu par Barack Obama à la maison Blanche, Washington, le 30 janvier.Le président géorgien Mikheïl Saakachvili a effectué le 30 janvier sa première visite officielle à Washington. Du fait de sa situation géographique et grâce à l'orientation fortement pro-Otan du régime actuel – qui rêve d'intégrer l'organisation occidentale –, la Géorgie pourrait aider Washington contre Téhéran.Le 30 janvier, le président géorgien Mikheïl Saakachvili a été reçu par son homologue américain Barack Obama dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche, à Washington. Une première, car "en dehors des rencontres de travail dans les couloirs de différents sommets internationaux, c'est la première visite officielle de Saakachvili aux Etats-Unis", observe le site caucasien Vesti Kavkaza. A l'ordre du jour officiel se trouvait le prochain sommet de l'OTAN à Chicago, où la Géorgie espère enfin obtenir la "feuille de route" pour entrer dans l'Alliance atlantique, et la participation très active de Tbilissi dans la coalition internationale en Afghanistan (où 1600 - et bientôt 1700 - soldats géorgiens sont présents sur le terrain, le plus gros contingent parmi les pays non membres de l'OTAN). Cependant, selon des experts, les discussions ont vraisemblablement aussi - et surtout - porté sur la participation de Tbilissi à une possible opération militaire contre l'Iran. Le site d'informations en ligne russe Vzgliad soupçonne Saakachvili de vouloir "proposer le territoire géorgien en cas d'escalade avec Téhéran, justifiant ce pas par le souci de protéger la Géorgie contre 'la menace militaire' russe". L'expert indépendant géorgien Guiorgui Nodia tempère : "Le voyage du président géorgien est en lien avec le renforcement de la coopération américano-géorgienne dans le domaine sécuritaire, notamment à cause de ce qui se passe autour de l'Iran. On peut supposer qu'en cas d'un affrontement avec l'Iran, la Géorgie soutiendrait les Etats-Unis plus activement que la Turquie ou les autres voisins de Téhéran", explique un autre expert de renom, Paata Zakaréïchvili. Alors, Saakachvili a-t-il "trouvé une utilité à la Géorgie ?", selon l'expression ironique du quotidien moscovite Kommersant. "D'aucuns pensent que [le 30 janvier] les deux présidents allaient s'accorder sur l'utilisation de l'espace aérien de la Géorgie", analyse l'hebdomadaire de Tbilissi Kviris Palitra. Aux dires de certains observateurs et opposants géorgiens, c'est pour faire de la Géorgie une base arrière en cas d'attaque contre l'Iran que Washington a financé la reconstruction des anciens aérodromes militaires de Vaziani et Marnéouli, et du port de Batoumi, en mer Noire, et sponsorisé la construction de plusieurs hôpitaux dans différentes villes de Géorgie. De quoi en inquiéter plus d'un. D'autant que frapper des cibles stratégiques situées dans le nord de l'Iran depuis le Caucase du sud est "confortable, car envoyer les chasseurs américains Super Hornet depuis un porte-avion américain situé dans le Golfe persique, à deux heures de vol de l'Iran, c'est une chose, mais le faire depuis, par exemple, l'Azerbaïdjan, à 3-5 minutes de vol, c'en est une autre", poursuit le journal. Oui, mais si Téhéran ripostait sur Tbilissi? "Du nord de l'Iran à la frontière géorgienne [en passant par l'Arménie ou par l'Azerbaïdjan qui partagent chacun une frontière terrestre avec l'Iran] il y a 160 km, et 215 km jusqu'à notre capitale. Une longue distance qui exclut l'utilisation par Téhéran de l'artillerie", tente de rassurer Kviris Palitra, avant de rappeler que le vrai danger serait "un nuage radioactif qui s'abattrait sur la région en cas de destruction de cibles nucléaires iraniennes". Paradoxalement, c'est l'actuel ennemi numéro un de Tbilissi, la Russie qui, en cas de déclenchement d'hostilités jouerait les boucliers protecteurs pour la Géorgie et l'ensemble de la région. En effet, Moscou dispose de bases militaires à Gyoumri (en Arménie), en Abkhazie et en Ossétie du Sud (républiques séparatistes géorgiennes reconnues par Moscou en 2008), et de la station radar de Gabala en Azerbaïdjan, permettant une détection rapide de tirs de missiles. Ainsi, Moscou peut "verrouiller l'espace aérien du Caucase du Sud. Comme quoi, à quelque chose malheur est bon : grâce à cela [la force de frappe de la Russie], la Géorgie n'entrera pas dans l'Histoire comme base d'opérations contre l'Iran", espère le journal. http://courrierinternational.com
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