Les gens heureux ne se corrigent guère; ils croient toujours avoir raison quand la fortune soutient leur mauvaise fortune . Le moins que l'on puisse demander à une sculpture, c'est qu'elle ne bouge pas. Chaque civilisation a les ordures qu'elle mérite. « La loyauté et la jalousie font la grandeur des chiens et le malheur des saints. » |
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| | Commémoration du déclenchement de la Révolution Algérienne | |
| | Auteur | Message |
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Sun Tzu Colonel


 Nombre de messages: 1564 Age: 30 Date d'inscription: 06/08/2010 Localisation: Tafna
 | Sujet: Commémoration du déclenchement de la Révolution Algérienne Dim 24 Oct - 23:14 | |
| | Citation: | 1- Les préparatifs pour le déclenchement de la Révolution
C’est au cours de deux réunions tenues le 10 et 24 octobre 1954 à Alger que le Comité des Six a mis les dernières touches aux préparatifs pour le déclenchement de la guerre de libération. D’importantes questions furent débattues par les présents : - Le nom à donner à l’organisation dont la naissance était imminente et qui était destinée à se substituer au Comité Révolutionnaire pour l’Unité et l’Action. C'est ainsi que fut décidée la création du Front de Libération Nationale et de son aile militaire représentée par l’Armée de Libération Nationale. La première mission du Front consistera à entrer en contact avec l’ensemble des courants politiques composant le mouvement national afin de les inciter à rejoindre les rangs de la Révolution et à mobiliser les masses pour la bataille décisive contre l'occupant français. - Arrêter la date du déclenchement de la guerre de libération : le choix de la nuit du dimanche au lundi 1er novembre 1954 en tant que date de déclenchement de l’action armée obéissait à des données militaires tactiques, parmi lesquelles le départ d’un nombre important de soldats et officiers de l’armée d’occupation en congé de fin de semaine qui sera suivi par la célébration d’une fête chrétienne, ainsi que la nécessité d'introduire l'effet de surprise. - Définir la carte des zones, désigner leur direction de façon définitive et mettre les dernières touches à la carte du plan d’attaque de la nuit du 1er novembre (carte des principales opérations du 1er novembre 1954)
- Première zone – Les Aurès : Mustapha Benboulaïd - Deuxième zone – Le Nord Constantinois : Didouche Mourad - Troisième zone– La Kabylie : Krim Belkacem - Quatrième zone – Le Centre : Rabah Bitat - Cinquième zone - L’Ouest Oranais : Larbi Ben M’hidi
- Définir le mot de passe pour la nuit du 1er novembre 1954 : Khaled et Okba
2- Le déclenchement La Révolution a débuté avec la participation de 1200 moudjahidine (combattants) au niveau national, dotés de 400 pièces d’armement et de quelques bombes artisanales seulement. Les attaques visèrent les postes de gendarmerie, les casernes de militaires, les dépôts d’armement ainsi que d'autres intérêts stratégiques et également certaines propriétés accaparées par les colons…. Les attaques des moudjahidine ont englobé plusieurs régions du pays et visé plusieurs villes et villages à travers les cinq zones : Batna, Arris, Khenchela et Biskra pour la zone I, Constantine et Smendou pour la zone II, Azazga, Tighzirt, Bordj Ménaiel et Draâ el mizan pour la zone III. Au niveau de la zone IV, elles ont concerné Alger, Boufarik et Blida tandis que Sidi Ali, Zahana et Oran, dans la zone V étaient au rendez-vous pour le déclenchement de la Révolution (Carte du découpage politique et militaire de la Révolution 1954-1956) De l’aveu même des autorités coloniales, le nombre d’opérations armées contre les intérêts français menées à travers toutes les régions d’Algérie au cours de la nuit du 1er novembre 1954 s’est élevé à trente opérations dont le bilan s’est soldé par la mort de 10 Européens alors que 23 autres étaient blessés tandis que des dégâts matériels ont été estimés à plusieurs centaines de millions de francs français. Toutefois, la Révolution a déploré, au cours de cette première étape, la perte des meilleurs de ses fils tombés au champ d’honneur, tels que Abdelmalek Ramdane, Grine Belkacem, Badji Mokhtar, Didouche Mourad et autres. La Déclaration du 1er Novembre 1954 :
L’action armée a précédé la proclamation de la naissance du « Front de Libération Nationale » qui a rendu publique sa première déclaration officielle connue sous le nom de « Déclaration du 1er Novembre ». Cet appel, adressé au peuple algérien dans la nuit du 31 octobre 1954 et diffusé au cours de la matinée du 1er novembre, définissait les principes et les moyens de la Révolution, traçait les objectifs qui sont la liberté et l’indépendance et jetait les bases de la reconstruction de l’Etat algérien et la liquidation du système colonial. Dans la Déclaration, le FLN a précisé les conditions politiques requises pour parvenir à cela sans effusion de sang ni recours à la violence. Il y expose également les conditions dramatiques vécues par le peuple algérien qui l’ont poussé à prendre les armes afin d’atteindre ses objectifs nationalistes, faisant ressortir les dimensions politique, historique et civilisationnelle de cette décision historique. La Déclaration du 1er novembre 1954 représente en quelque sorte la constitution de la Révolution et la référence première qui a guidé les dirigeants de la lutte de libération et tracé la voie aux générations suivantes.
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http://www.1novembre54.com/Evenements-REVOLUTION_ALGERIENNE.html
------------- " Il ya deux manières d'ignorer les choses: La première, c'est de les ignorer; La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait. La seconde est pire que la première."
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|  | | Sun Tzu Colonel


 Nombre de messages: 1564 Age: 30 Date d'inscription: 06/08/2010 Localisation: Tafna
 | Sujet: Re: Commémoration du déclenchement de la Révolution Algérienne Dim 24 Oct - 23:30 | |
| Chronologie:
Début de l'insurrection en Algérie 1954 1 novembre Les indépendantistes algériens emmenés par le tout jeune parti indépendantiste le FLN (Front de Libération National), décident d'entamer la lutte armée contre l'occupant français. Une dizaine d'attentats sont perpétrés partout en Algérie. En France, l'événement à peu de retentissement, pourtant c'est le début d'une guerre de décolonisation qui durera huit années.
Alger se soulève pour rester français
1958 13 mai La formation d'un ministère Pflimlin, favorable à l'ouverture de négociations avec le Front de libération nationale (FLN), suscite la colère des partisans de l'"Algérie française". Ceux-ci en appellent au général de Gaulle pour maintenir la souveraineté de la France sur l'Algérie. La crise s'étend à la France métropolitaine. Le président de la République, René Coty, appelle alors le général de Gaulle au gouvernement. L'insurrection aura raison de la IVème République et de Gaulle instaurera rapidement la Ve République.
Approbation de l'autodétermination en Algérie
1961 8 janvier Le référendum proposé par le Général de Gaulle visant à statuer sur l'autodétermination des populations algériennes est organisé simultanément en France et en Algérie. Dans la métropole, 75,26 % des français se déclarent en faveur de la création d'un république algérienne. Dans le département français, 70 % disent "oui" à l'autodétermination.
Putsch en Algérie
1961 21 avril 4 généraux à la retraite (Challe, Zeller, Jouhaud et Salan) et quelques colonels prennent le pouvoir à Alger afin de s'opposer à l'émancipation de l'Algérie. Mais les putschistes ne parviennent pas à rallier l'armée d'Algérie et le président de Gaulle interdit à tous Français d'exécuter leurs ordres. Les généraux seront arrêtés et les partisans acharnés de l'Algérie française entreront dans l'OAS (Organisation de l'armée secrète) qui cessera d'exister avant l'indépendance algérienne en 1962.
Manifestation de musulmans à Paris
1961 17 octobre La branche française du FLN (Front de Libération National) appelle les Algériens de France à manifester contre les mesures instaurées par le préfet de Police de Paris, Maurice Papon. Le 5 octobre il a fait interdire à tous les Algériens de la capitale de circuler la nuit. La manifestation débute à 20h30 sur les Champs-Elysées. Non-violente, elle compte de nombreuses familles, des femmes et des enfants. Elle sera sévèrement réprimée par la police à qui le Général de Gaulle, chef du gouvernement, a donné carte blanche. Les manifestants sont roués de coup dans les commissariats ou jetés dans la Seine. Les estimations font état de plus de 200 disparus. Longtemps nié par les autorités, le massacre d 17 octobre 1961 sera reconnu par le France en 1997.
Tragique manifestation Métro Charonne
1962 8 février A l'appel du PSU et du PC, une manifestation pour la paix en Algérie et contre l'OAS est organisée à Paris autour de la place de la Bastille et de la place de la République. Prévue depuis une semaine, le rassemblement est interdit par le préfet de Police, Maurice Papon. La répression policière est violente. Les CRS chargent les manifestants qui s'engouffrent dans une bouche de métro fermée, station Charonne. 8 personnes meurent écrasées contre les grilles. On dénombre une centaine de blessés.
Signature des Accords d'Evian
1962 18 mars Les négociations concernant le règlement du conflit franco-algérien aboutissent à la signature des accords d'Evian. Le ministre des Affaires étrangères du gouvernement provisoire de la République algérienne, Krim Belkacem et le ministre français des Affaires algériennes Louis Joxe (assisté de Robert Buron et Jean de Broglie) reconnaissent la souveraineté de l'Etat algérien. Les accords d'Evian mettent fin à huit ans de guerre et à plus d'un siècle de présence française en Algérie. Le cessez-le-feu est programmé pour le lendemain, à midi. La France s'engage à évacuer progressivement ses troupes et à maintenir son aide économique pendant trois ans. Elle obtient des assurances sur le pétrole et bénéficie d'un "droit de préférence". Malgré la signature des accords, la guerre va continuer à faire rage jusqu'à la proclamation solennelle de l'indépendance de l’Algérie le 3 juillet 1962.
Massacre de la rue d'Isly à Alger
1962 26 mars 8 jours après la signature des accords de paix à Evian, 4 000 Européens d'Algérie se sont réunis à Bab El-Oued pour protester contre le bouclage du quartier par l'armée française. La France soupçonne cette partie de la ville d'abriter un important foyer d'activistes de l'OAS. A 15 heures, alors que la manifestation pacifique atteint la rue d'Isly, les manifestants se heurtent aux artilleurs de l'armée française. Pris de panique devant une telle foule, un des soldats du 4ème RT tire. Le cordon de militaires croient à un signal et donne l'assaut pendant 12 minutes. 46 personnes sont tuées dans la fusillade. On dénombre 200 blessés. La radio présente sur les lieux du carnage enregistrera l'appel vain d'un lieutenant criant "Halte au feu !".
Les Français approuvent les Accords d'Evian
1962 8 avril Les accords de cessez-le-feu signés le 18 mars entre la France et le gouvernement provisoire algérien sont ratifiés par le peuple français à 90,7% de "oui". Organisé par le général de Gaulle, le scrutin plébiscite largement la politique menée en Algérie. Le chef de l'Etat déclare à l'annonce des résultats : "Le référendum règle le problème algérien".
Ben Bella au pouvoir en Algérie
1962 29 septembre A la suite des accords d'Evian (18 mars 1962) qui reconnaissent l'indépendance de l'Algérie, Ahmed Ben Bella, chef du Front de libération nationale (FLN), est élu par 159 voix contre 1, premier président du Conseil par la nouvelle Assemblée nationale algérienne. Il accédera à la présidence en 1963, mais sera renversé par le coup d'Etat de Houari Boumediene en 1965 et emprisonné jusqu'en 1980.
http://www.linternaute.com
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|  | | Sun Tzu Colonel


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 | Sujet: Re: Commémoration du déclenchement de la Révolution Algérienne Dim 24 Oct - 23:33 | |
| Lancement d'un projet "un arbre pour chaque martyr" | Citation: | ALGER - Un projet "un arbre pour chaque martyr", qui prévoit la plantation de 1,5 million d'arbres à travers l'Algérie a été lancé samedi à Bechar, dans le sud-ouest, par les autorités et responsables de l'association Mechâal Echahid, principale initiatrice du projet.
L'opération sera étendue aux 48 wilayas (départements) du pays et s'inscrit dans le cadre de la commémoration des 56 ans du déclenchement de la lutte indépendantiste et de la journée nationale de l'arbre, a indiqué Mohamed Abad, président de Mechâal Echahid, cité par l'agence APS.
L'association Mechâal Echahid s'occupe de l'histoire des martyrs de la révolution (guerre d'indépendance) et organise les commémorations des événements qui l'ont marquée.
Le site de Djebel Bechar, proche de la frontière marocaine, où sont tombés notamment le 27 mars 1960 deux héros algériens, le colonel Lotfi et son adjoint le commandant Farradj, a été le premier choisi.
Une centaine de palmier-dattiers ont été plantés, donnant ainsi le coup d'envoi à cet "important projet forestier et environnemental", a précise M. Abad.
Ce projet, auquel est associé le secteur des forêts, se poursuivra par la plantation d'arbres de différentes espèces.
La guerre contre le colonialisme français qui s'est achevée par l'indépendance de l'Algérie en 1962 s'est soldée par 1,5 million de morts selon le Front de Libération national algérien (FLN).
Du côté français on établit ce bilan à 300.000 à 400.000 morts algériens et à environ 30.000 l'ensemble des pertes de Français civils et militaires.
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http://www.romandie.com/infos/news2/101023170927.s0qaqou5.asp
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|  | | Syfou Général


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 | Sujet: Re: Commémoration du déclenchement de la Révolution Algérienne Dim 31 Oct - 23:21 | |
| Ighil Imoula se souvient| Citation: | A la veille du 1er Novembre 1954, c'est aux habitants du village Ighil Ali, commune de Tizi Ntalata, que revenait la lourde tâche de rédiger et de tirer en plusieurs milliers d’exemplaires, la proclamation du 1er Novembre, synonyme du déclenchementde la guerre de Libération nationale. Les villageois avaient donc le rôle, ô combien délicat, à la demande du lion des djebels Krim Belkacem, de réussir ce pari. Ali Zammoum exécuta l'opération en appliquant à la lettre les instructions de ses chefs.
56 ans plus tard, quelques habitants, toujours en vie, de ce magnifique village perché sur une merveilleuse colline qui fait fièrement face à la chaîne montagneuse du Durdjura qui accueille déjà les premières chutes de neige sur ces cimes, se souviennent parfaitement de ce jour.
Le jour tant attendu par tout un peuple qui piaffait d'impatience de prendre son destin en main, était arrivé après plus d'un siècle d'occupation répressive de l'armée française. Une proclamation qui mettra définitivement fin aux fragments qui hantaient le mouvement national, initiée par un groupe de jeunes plus pragmatiques et fédérateurs, Boudiaf, Didouche, Belouizdad, pour ne citer que ceux-là. En se rendant à Ighil Imoula,
en ce vendredi ensoleillé, accompagné par un groupe d'anciens maquisards regroupés au sein de l'association nationale Machaâl echahid, venus des quatre coins d'Algérie, une ambiance festive régnait au village pour accueillir les hôtes et commémorer l'événement comme à la tradition. «Si notre village a été choisi par Krim pour la rédaction et le tirage de cette proclamation, c'est parce que notre village était le mieux organisé et structuré.
C'était surtout une question de confiance», nous dira bravement Na Louisa, veuve du moudajhid Ali Zammoum, à la placette du village. Une femme qui est restée zen en dépit de son âge avancé. Ben Chaba Mohamed Akli, l'une des personnes qui a participé au tirage des exemplaires de la proclamation, racontait en détail, dans un air empreint de nostalgie et d'émotion.
«Le soir du 26 octobre 1954, Ali Zammoum nous a demandé, avec un groupe de militants et d'activistes, de nous rendre à la demeure de Idir Amar. Sur place, nous étions chargés du tirage de la proclamation. Une ronéo et une machine à écrire, apportées d'Alger et acheminées vers Ighil Imoula.
Après quelques exemplaires illisibles, la machine a été réglée pour la dernière fois pour avoir des documents plus clairs. Puis, toute la nuit, à tour de rôle, nous avions tiré des milliers d'exemplaires et chargé plusieurs valises», témoigne Ami Akli. Et d'ajouter : «personne ne savait de quoi il s'agissait exactement et nous ne posions jamais de questions».
Ce que confirme la femme d'Ali Zamoum. «Ce n'est qu'après le déclenchement de la révolution que j'ai su qu'il s'agissait de cette proclamation». Maintes anecdotes ont été relatées sur cette opération, telles que l'arrestation par les soldats français du journaliste Mohamed Laïchaoui, du journal Algérie Républicain, un quotidien proche des communistes, envoyé par «l'Organisation» pour peaufiner et saisir le texte remis par Krim Belkacem.
«Il était ramené au village les yeux bandés et hébergé dans une maison qu'il ignorait sans connaître la situation dans le village. Aux militaires, il déclarait qu'il se souvenait seulement de la couleur de la pièce où il a travaillé. Une couleur que partagent toutes les maisons du village», témoigne un autre ancien maquisard du village.
Par ailleurs, si la rédaction et le tirage de la proclamation étaient achevés, il reste la périlleuse tâche de la distribution de plusieurs valises aux quatre points cardinaux du pays, sans susciter le moindre doute de l'armée française qui pressentait que quelque chose se tramait au village, notamment après l'arrestation du journaliste Mohamed Laïchaoui.
La délicate opération de distribution Le 27 octobre 1954 au petit matin, sans même donner le temps de se reposer aux militants qui ont été chargés du tirage de la proclamation, eux qui n'ont pas fermé l'œil de la nuit, ils seront chargés encore une fois de porter les valises vers des régions lointaines du pays, sans savoir toujours de quoi il s'agissait.
A Ben Chaba Mohamed Akli ont été confiées une valise et une lettre à porter jusqu'à Alger avant le 28 octobre au soir. «Je me suis déplacé jusqu'à Tizi Ouzou à pied. L'après-midi j'ai pris le bus vers Alger, la valise je l'ai cachée derrière le siège du chauffeur et la lettre sous les housses de la banquette.
Une fois à Alger, Ali Zamoum m'a conseillé de prendre un taxi et de ne pas y aller à pied jusqu'à un café du quartier Belcourt», relate Ami Akli sans n’omettre aucun détail, et d'ajouter : «Une personne m'attendait et après m'avoir déclaré le mot de passe je lui ai remis la lettre et la valise. Plus tard, j'ai appris que ce café appartenait à la famille de Mohamed Belouizdad.
C'est la valise que j'ai portée qui a été remise aux chefs de la révolution à Alger». D'autres personnes du village d'Ighil Imoula ont effectué la même tâche sans que les autorités françaises ne se rendent compte. Un miracle en ce temps, notamment au niveau des grandes villes.
«Dieu était de notre côté et n'abandonne jamais les opprimés», nous déclara Na Louisa, les larmes aux yeux. Plus d'un demi-siècle après le déclenchement de l'une des révolutions de libération les plus meurtrières au monde, des séquelles vivantes sont restées dans la société algérienne. La nouvelle génération, nourrie du suc des principes de cette glorieuse révolution et fière de la victoire de ses aïeux, ne cherchait qu'à connaître son histoire.
En Kabylie, plusieurs manifestations sont organisées pour commémorer l'évènement. Ces derniers temps, pratiquement chaque village a érigé, avec les propres moyens des villageois, des cénotaphes et des stèles à la mémoire de martyrs. Généralement ce sont les jeunes qui ne dépassent pas la trentaine qui sont derrière ces initiatives.
Par Abdennour Igoudjil
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|  | | Syfou Général


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 | Sujet: Re: Commémoration du déclenchement de la Révolution Algérienne Dim 31 Oct - 23:28 | |
| Ce rêve des martyrs qui se concrétise…
Novembre nous revient en ce Lundi automnal, mais nous a-t-il vraiment quitté ne serait-ce qu’un jour, ne serait-ce qu’un instant tant la flamme de ce mois allumée en son premier jour de l’année 1954 continue de brûler, d’illuminer de son feu la voie de l’Algérie, tant il reste cette source de ressourcement, ce phare qui n’a cessé de guider, d’orienter depuis la nuit coloniale le cheminement de l’Algérie malgré les embûches, malgré les défis.
Novembre reste cette matrice du patriotisme, ce dénominateur, cet anniversaire commun pour tous les Algériens, Novembre reste éternel, il reste ce phare qui continuera à guider les générations à venir. Novembre est venu pour briser le joug du colonialisme, pour mettre fin à 132 années de spoliation, d’exploitation, d’humiliation, d’acculturation, Novembre est venu pour redonner aux Algériens leur dignité, leur personnalité, leur liberté et l’indépendance de leur pays.
Novembre nous revient en une étape cruciale et charnière traversée par l’Algérie dans sa quête de développement, mais nous a-t-il vraiment quitté tant son esprit, sa philosophie reste présente, fortement présente, en imprégnant la démarche et les actions. Le programme de développement du Président de la République s’en inspire, lui, cet homme de Novembre qui s’était engagé solennellement devant le peuple pour construire une Algérie forte et prospère, une Algérie unie et stable, ouverte sur la modernité, une Algérie comme en ont rêvé les Martyrs de sa Glorieuse Révolution.
Novembre est venu pour un peuple armé de sa seule foi en son destin et résolument déterminé à briser les chaînes qui l’entravaient, à rompre définitivement avec son quotidien de misères, de vexations et d’exactions, pour vivre dans des conditions décentes, voir ses enfants étudier et être soignés, voir l’emblème de son pays flotter souverainement, haut dans le ciel.
Novembre nous revient alors que l’Algérie est en pleine bataille, menant une autre Révolution, ayant ouvert mille et un fronts pour traquer le sous-développement partout, dans tous les domaines. Le gourbi de sinistre mémoire, ce symbole de la nuit coloniale n’existe plus. Le rif resplendit, des dizaines de milliers de logements ont poussé, équipés de toutes les commodités. Des routes ont remplacé les sentiers de mule, des structures sanitaires, éducatives, culturelles et sportives y ont été injectées. Des structures satellitaires en aval desquelles se trouvent routes et autoroutes, polycliniques et hôpitaux, universités et écoles supérieures.
Novembre reviendra éternellement pour l’Algérie. Il retrouvera une Algérie encore plus forte, forte de sa stabilité, de la croissance de son économie, de son émergence sur tous les plans, une Algérie qui assurera la durabilité de son développement grâce au génie de ses enfants, grâce au travail de ses enfants, grâce à cet amour sans cesse renouvelé comme un passage de témoin entre les générations.
elmoudjahid
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 | Sujet: Re: Commémoration du déclenchement de la Révolution Algérienne Mar 2 Nov - 21:57 | |
| En ce jour de commémoration du soulèvement du 1er Novembre 1954, un sentiment de fierté monte en moi. Quand je vois tout le chemin parcouru avec ces bas et maintenant ces haut, je me dit que nos Chouadas ne sont pas morts pour rien et que la révolution était juste et utile pour que notre peuple e notre pays vivent dans l'indépendance et la liberté. Je ne suis pas un enfant de la révolution, de la lute pour l'indépendance, ni un enfant de l'indépendance mais je suis un enfant comme des millions d'autres né libre dans un pays indépendant et je remercie nos Chouadas, nos Moudjahidines hommes et femmes d'avoir combattue pour nous. Maintenant, c'est à nous les enfants de l'a près indépendance que tout mettre en oeuvre pour que les chouadas et Moudjahidines ne soit pas fait pour rien et que notre pays continu de prospérer et de rester libre et indépendant inchallah. |
|  | | Syfou Général


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 | Sujet: Re: Commémoration du déclenchement de la Révolution Algérienne Mer 3 Nov - 23:28 | |
| Article qui montre et démontre L'énigme de la révolution nationale | Citation: | Le déclenchement de la Révolution a surpris le pouvoir colonial
La DST, les RG et le SLNA du colonel Schoen n'ont rien vu venir
Préparé par le Comité révolutionnaire pour l'unité et l'action (CRUA) dans le secret le plus absolu, le 1er novembre 1954 a pris de court le pouvoir colonial. Qu'il s'agisse des politiques, des militaires ou des sécuritaires, les institutions à l'œuvre au gouvernement général à Alger ou en «métropole» n'ont rien vu venir.
Dès 1945, des avertissements sont lancés par des journalistes indépendants guère intoxiqués par les manipulations du «parti colonial», le puissant lobby pied-noir à l'œuvre dans les «trois départements», et des libéraux réformistes. Anticolonial avant l'heure, le professeur André Mandouze parle d'une révolte en devenir dans la foulée des évènements tragiques de mai 1945.
Etalées au grand jour, les divergences entre les partis nationalistes et, surtout, les scissions au sein du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD, indépendantiste) sont perçues par le pouvoir colonial comme l'illustration par excellence de la faiblesse du mouvement. Politiques et militaires sont convaincus de l'incapacité du courant le plus radical à enclencher l'action indépendantiste annoncée à coups de discours.
A l'heure des derniers préparatifs de la révolution à la fin de l'été 1954, les «trois départements d'Algérie» sont sous surveillance sécuritaire depuis mai 1945. La DST (contre-espionnage), les Renseignements généraux (RG), la Gendarmerie et la police urbaine ont renforcé leur présence, aidés par les caïds.
Jusqu'au sport et la culture, aucune activité n'échappe à la «curiosité» policière. Lorsque, au matin du 2 novembre, la presse parisienne et «algérienne» évoque en une la série d'attentats qui ont secoué, dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954, la «nuit coloniale», un sentiment de surprise se lit sur la plupart des mines. Y compris celles des sécuritaires. «Ils ne s'y attendaient pas», note l'ancien Claude Faure.
«Ancien» de la DGSE (ancêtre du SDECE, service d'espionnage) entre 1972 et 2002, spécialiste du monde arabe, Claude Faure est l'auteur d'un livre-synthèse, Aux services de la République (Paris, Fayard 2004), qui s'attarde longuement sur le comportement des «services» français à l'épreuve de la guerre d'Algérie.
Entre les évènements de mai 1945 et le déclenchement du 1er novembre 1954, la configuration sécuritaire française est assez prononcée. «Départements français», ils sont couverts par l'ensemble des services en vogue à l'époque à l'exception du SDECE, opérationnel par vocation en territoire étranger.
Outre les RG, la DST et la Gendarmerie, le paysage sécuritaire est complété par le Service des liaisons nord-africaines (SLNA) du colonel Schoen, un organe chargé d'avoir à l'œil les partis nationalistes, singulièrement le mouvement messaliste.
Sur le qui-vive, les «services» ne sont guère oisifs entre le printemps et le début de l'automne 1954. A l'image de l'opération au nom de code climatique («sirocco», mars 1954), plusieurs actions sont lancées durant cette période. A chaque fois, les rapports font état de démantèlement d'un «réseau activiste».
A intervalles réguliers, le gouverneur général, Roger Léonard, et le directeur de la police en Algérie, Jean Vaujour - décédé dernièrement - sont destinataires de notes sur la découverte de tracts et de stocks d'armes. Mais les «services» se gardent d'en faire une lecture prospective.
S'ils n'excluent pas la découverte d'autres actes similaires, les RG, la DTS, la Gendarmerie et les hommes du SLNA sont loin de prévoir pire. L'Algérie à la veille d'une insurrection ?
C'est une perspective à laquelle ils sont loin de songer. Même au plus fort des opérations de démantèlement du printemps-automne 1954, les «services» français «n'ont pensé» à l'hypothèse d'un «mouvement insurrectionnel d'envergure», selon Claude Faure.
Pris de court par la nuit agitée du 31 octobre au 1er novembre, le pouvoir politique s'efforce de remobiliser au pied levé forces armées et services de sécurité.
Président (socialiste) du Conseil, Pierre Mendès-France met la pression sur les deux membres sécuritaires du gouvernement : le ministre de l'Intérieur François Mitterrand et le ministre de la Défense Pierre Koenig. Dans l'immédiat, deux priorités sont fixées : neutraliser - par l'arrestation ou la liquidation - de ''tous les chefs politico-militaires du FLN'' et «démantèlement des réseaux d'armement».
Pour y parvenir, plusieurs mesures de type opérationnel sont prises. Le commandant en chef des forces en Algérie, le général Cherrière, est instruit par le gouvernement de Paris pour tisser une «toile d'araignée sécuritaire» à travers les «trois départements». Des centres de renseignements y sont implantés qui s'ajoutent au dispositif existant (RG, DST, Gendarmerie et SLNA du colonel Schoen).
Les expériences acquises en Indochine - anti-guérilla et barbouzeries - sont mises en œuvre en Algérie, selon l'auteur de «Aux services de la République». Temps fort de la guerre de l'ombre engagée par le pouvoir colonial contre la Révolution, la mise en place d'une unité du 11e choc - le bras armé du SDECE - entièrement dédiée à la guerre contre le FLN/ALN.
Par Salim Kettani
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 | Sujet: Re: Commémoration du déclenchement de la Révolution Algérienne Ven 5 Nov - 1:12 | |
| 01 NOVEMBRE 2010 : Où va L’Algérie ?
L’occasion de la fête du 01 novembre 2010, où ceux qui ont déclenché la glorieuse révolution avec pour objectif une Algérie, un État de Droit , une Algérie prospère où serait bannie l’injustice sociale où serait récompensé l’effort et l’intelligence, une Algérie démocratique tenant compte de ses valeurs ancestrales , Monsieur le Premier Ministre, vous avez répondu aux députés le 31 octobre 2010 qui perçoivent une rémunération quatre fois supérieure à celle d’un professeur d’université en fin de carrière, relative au bilan socio-économique 2004/2009 et au futur programme d’investissement 2010/2014. Vous aviez parfaitement raison de souligner lors de votre conférence en date du 12 mars 2010 que personne ne peut se prévaloir d’être plus nationaliste, ce nationalisme chauviniste, utilisé par certains pour des intérêts occultes alors que le mal est souvent en nous, devant éviter toujours pour masquer les problèmes intérieurs, d ‘invoquer ce chat noir dans un tunnel sombre qu’est l’impérialisme. N’ayant de leçons de nationalisme à ne recevoir de personne, ma famille, à l’instar d’autres familles de toutes les régions d’Algérie, ayant payé un lourd tribu durant la guerre de libération nationale, avec tout le respect que je dois à votre haute fonction, ou se cotaient une relative aisance financières du moins à court terme, non due à une bonne gouvernance mais aux recettes des hydrocarbure et une relative régression économique et sociale, risquant de marginaliser l’Algérie au sein du concert des Nations, étant inquiet quant à l’avenir de mon pays, permettez-moi de vous poser quinze questions qui engagent l’avenir du pays et la sécurité nationale.
1- L’urgence n’est-elle pas dans une plus grande cohérence et visibilité dans la démarche de la politique socio-économique globale, éviter les instabilités juridiques perpétuelles, adapter l’Algérie à la dure réalité de la mondialisation ? Pensez-vous réellement que le retour au tout état gestionnaire, à ne pas confondre avec le rôle stratégique de l’état régulateur garant de la cohésion sociale, est la solution pour un développement durable du passage d’une économie de rente à une économie hors hydrocarbures ? Aussi, sur le plan interne, ne s’agit-il pas d’engager les véritables réformes politiques, économiques et sociale pour une société de liberté plus participative et citoyenne fondée sur des entreprises compétitives dans le cadre des avantages comparatifs mondiaux, par la prise en compte de l’environnement et de la qualité de la vie pour un espace plus équilibré et solidaire Et pour cela devant pour paraphraser les militaires s’insérer les tactiques au sein de la fonction stratégique et de s’attaquer à l’essentiel et non au secondaire selon le théorème connu en sciences politiques des 20/80%, ne pensez vous pas que la réforme doit impérativement et prioritairement toucher : - le système politique rentier, centre névralgique de la résistance au changement et à l’ouverture; - la réforme de la justice par l’application et l’adaptation du Droit tant par rapport aux mutations internes que du droit international ; - le système éducatif, la mère des réformes, dont le niveau s’est totalement effrité, et non adapté, centre d’élaboration et de diffusion de la culture et de l’idéologie de la résistance au changement et à la modernisation du pays; - la démocratisation du nerf du système économique dont la gestion de Sonatrach lieu de la production de la rente, - la gestion active des réserves change : combien avons-nous placé à l’étranger et quel est leur rendement; - La réforme du système financier où les banques publiques sont dominantes avec 90% de l’octroi total du crédit octroyé; - une nouvelle gestion des stratégies sociales et la mise en place de nouveaux mécanismes de régulations sociales devant revoir la gestion des caisses de retraite et de la sécurité sociale, qui risquent l’implosion en cas de chute des recettes des hydrocarbures, les subventions ciblées devant dorénavant être budgétisées non plus au niveau des entreprises mais sur le budget de l’état ?
2- Malgré le cadre macro-économique relativement stabilisé mais éphémère sans de profondes réformes micro économiques et institutionnelles , cette situation de relative aisance financière n’a a t –elle pas été permise depuis 2000 grâce au cours élevé des hydrocarbures et non pas à la gouvernance interne et donc une politique socio-économique hors rente : pour preuve les exportations hors hydrocarbures entre 1996/2009 représentent moins de 3% du total dont plus de 70% de déchets ferreux et semi –ferreux. Certes, sous réserve de la stabilisation du dollar et de l’inflation mondiale, l’Algérie ne devrait donc pas connaître de problèmes de financement pendant au moins trois années du fait des 150 milliards de dollars de réserves de change (octobre 2010) y compris les droits de tirages spéciaux qui ne sont qu’un signe monétaire et non pas facteur de développement. Et après ?
3- Quelles sont les réserves exactes du pétrole et du gaz non seulement en termes physique de peu de signification, mais selon le couple cout/vecteur prix international du fait de la concurrence d’autres producteurs et des énergies alternatives dont la révolution dans le gaz non conventionnel et les perspectives du solaire ? 16 ans pour le pétrole (1,5% des réserves mondiales) selon la revue B.P, 20/25 pour le gaz (3% des réserves mondiales) tenant compte la forte consommation intérieure et des couts élevés ? L’Algérie aussitôt les contrats à moyen terme arrivant à expiration 2012/2014, pour le gaz dont la rentabilité du Gaz naturel liquéfié ( G.N.L) doit se faire à 13/15 dollars le million de B.T.U avec un dollar constant, les canalisations à 9/10, dollars ( Galsi, Medgaz) alors que le prix sur le marché libre est depuis plus d’une année à 4/5 dollars , la bulle gazière risquant d’aller au-delà de 2017 vendra t- elle à perte ? Confirmez vous les informations de la revue internationale Petroleum Economist, d’octobre 2010 qu’en dix ans, les exportations de G.N.L seraient passées de 12 à 6% du total des échanges mondiaux de ce gaz, alors que sur la même période le volume des échanges de gaz dans le monde s’est développé de 8,1%, et que les exportations algériennes ont baissé de 11% où l’Algérie perd de plus en plus des parts de marché ? En effet, selon Petroleum Economist, l’Algérie a perdu deux marchés de fourniture de pipeline, en Italie, principal débouché du G.N.L algérien ? La Libye ayant bénéficié au dépend de Sonatrach le pipeline Greenstream en Sicile, la Norvège qui a commencé à fournir l’Italie depuis ses terminaux continentaux en 2001, les Pays-Bas ayant vu leurs échanges avec l’Italie s’allonger et pis encore, le client traditionnel de l’Algérie, à savoir l’Espagne, du fait des différends commerciaux, le Nigeria, l’Egypte et le Qatar ont tous vu leurs positions se renforcer malgré leur situation géographique et logistique beaucoup moins favorable que celle de l’Algérie.
4- Quelles seront les recettes prévisionnelles de l’Algérie entre 2010/2014, la part accaparé Sonatrach via Sonelgaz et aller au rythme actuel de la dépense publique combien tiendra l’Algérie et ne sera t- elle pas poussée à puiser en puiser dans les réserves de change. Où nous assistons à des déclarations contradictoires des responsables, changement ou pas de changement de la politique de Sonatrach ? L’ancien Ministre de l’énergie a évalué à 63 milliards de dollars entre 2009/2014 l’investissement de Sonatrach , ramené à 40 milliards de dollars selon la déclaration récente du nouveau Ministre de l’énergie (quels projet sont-ils été abandonnés) montant auquel il faut ajouter les investissements de Sonelgaz pour environ 15 milliards pour la même période , au total 78 milliards donc une moyenne annuelle de plus de 19 milliards de dollars par an, soit plus de 35 % % des recettes de Sonatrach ( au cours de 75 dollars le baril, et une moyenne de 10 dollars le M.B.T.U pour le gaz ce taux) diminuant en cas d’augmentation du cours et augmentant en cas de diminution) sous réserves qu’il n’y aura pas de réévaluation des projets ?
5- Comment expliquez vous le colossal déficit budgétaire et n’allons nous pas vers un épuisement du fonds de régulation des recettes à ne pas confondre avec les fonds souverains (fonds d’investissement) qui est un solde budgétaire qui est passé de 4 280 milliards de D.A, à fin décembre 2008, à 4 316 milliards de D.A, à fin décembre 2009. Le F.R.R selon le Ministre des Finances est intervenu dans le financement du déficit de 2009, à hauteur de 34%, représentant un prélèvement de 364 milliards de D.A ; en cas d’un cours des hydrocarbures inférieur à 80 dollars à prix constants, et d’un cours de cession du gaz inférieur à 9/10 dollars le M.B.T.U, si l’on n’arrive pas à mobiliser d’autres fonds à travers d’autres circuits, le déficit du Trésor pourrait atteindre 3615 milliards de dinars dans un proche avenir, ce déficit ne pouvant qu’ être couvert qu’à travers le recours au Fond de régulation des recettes qui seront puisés du même fonds, ce qui réduirait ses réserves à terme 665 milliards de dinars. - Pourquoi la banque d’Algérie a dévalué durant les années 2009/2010 ces derniers simultanément le dinar par rapport au dollar et à l’euro presque dans la même proportion alors que leurs cotations évoluent en sens inverse au niveau des bourses mondiales ? N’est ce pas pour gonfler tout en contribuant à l’inflation importée, artificiellement le fonds de régulation en dinars, évitant de faire un double emploi avec les réserves en devises et part là gonfler également la fiscalité pétrolière en voilant la réalité du déficit budgétaire. Comme cette dévaluation, qui sous d’autres cieux dynamise les exportations, en Algérie n’a pas permis cette dynamisation, montrant que le blocage est d‘ordre systémique
6- Le dollar ayant évolué ainsi -26 octobre 2000 : 1 EUR = 0,8252 USD -28 décembre 2004 : 1 EUR = 1,3633 USD -2 janvier 2006 : 1 EUR = 1.18210 USD -27 avril 2007 : 1 EUR = 1,3682 USD -13 juillet 2007 : 1 EUR = 1,380 USD -28 septembre 2007 : 1 EUR = 1,4272 USD -31 octobre 2007 : 1 EUR = 1,45 USD -20 novembre 2007 : 1 EUR = 1,48 USD -23 novembre 2007 : 1 EUR = 1,4967 USD -7 mars 2008 : 1 EUR = 1,5464 USD -13 mars 2008 : 1 EUR = 1,5645 USD -17 mars 2008 : 1 EUR = 1,5905 USD -22 avril 2008 : 1 EUR = 1,6020 USD -15 juillet 2008 : 1 EUR = 1,6038 USD -24 juillet 2008 : 1 EUR = 1,5706 USD -26 septembre 2008 : 1 EUR = 1,4588 USD -24 octobre 2008 : 1EUR = 1,2530 USD -5 novembre 2008 : 1 EUR = 1,28888 USD -18 décembre 2008 : 1 EUR = 1,4659 USD -17 février 2009 : 1 EUR = 1,2634 USD-8 mai 2009 : 1 EUR = 1,3404 USD -9 juin 2009 : 1 EUR = 1,4063 USD -14 octobre 2009 : 1 EURO = 1,4950, 1 EURO 1,3988 le 28 octobre 2010 , quelle est la politique des réserves de change notamment du montant libellé en dollars face à cette dépréciation de plus de 50% depuis 2000, qui avec certainement le retour à l’inflation mondiale inéluctable ave les bulles budgétaires annoncées des principaux pays affectent également la valeur des bons de trésor déposée à l’étranger et le montant des importations algériennes libellées en euros d’environ 60% ?
7- Quel est le montant exact de nos réserve de change déposées à l’étranger( 80% selon le Ministre des Finances devant l’A.P.N en novembre 2008) entre la part en titres souverains, c’est-à-dire en bons de Trésors et le second placement (30%) s’effectuant via les dépôts de la Banque centrale sur le marché bancaire et interbancaire au sein de banques bien cotées dites A.A.A mais avant la crise comme le montre la faillite de bon nombre de banques dites A.A.A. Et dans ce cadre quelle est la durée de ces placements et leur rendement sachant avec des taux d’intérêts directeurs de l’ensemble des banques centrales occidentales et malgré la déflation mondiale (environ 1% taux d’inflation) tendant vers zéro ? Ce que l’on gagne en appréciation du pétrole, l’Algérie ne peut-elle pas le perdre en grande partie du fait de la dépréciation du dollar surtout si l’on maintient la même zone d’importation ? Qu’en sera t-il si la dépréciation du dollar devait continuer dans le temps ?
8- Comment percevez vous le gonflement du poste des services au niveau de la balance des paiements pour 11 milliards de dollars en 2008, avec une tendance similaire pour 2009, contre en 2006 de 4,7 milliards de dollars avant de passer à 7 milliard de dollars en 2007, l’Algérie étant le seul pays du pourtours méditerranéen a avoir une balance déficitaire en matière des services concernant notamment les télécommunications, la finance, le transport, le consulting et études ainsi qu’à l’informatique, la plupart des grands projets , étant confiés à des bureaux d’études étrangers pour la conception et le suivi se faisant au détriment des compétences nationales assistant donc à ce paradoxe exode de cerveaux algériens et importation des compétences étrangères(dévalorisation du savoir au profit des emplois rentes) ? Et concernant le transfert de dividendes quel est le montant exact y compris les associés de Sonatrach ?
9- Les dernières mesures gouvernementales 30% étrangers /70% nationaux pour le commerce et 49% étranger et 51% pour les nationaux pour les autres secteurs ne risquent-elles pas d’aboutir à freiner à l’avenir les capitaux étrangers avec le savoir faire, et obliger l’état à un financement à 100% des autres segments hors hydrocarbures et hors infrastructures sur les recettes Sonatrach ? Ne serait-il pas préférable pour l’Algérie de privilégier une balance devises excédentaires, l’apport technologique et managérial au lieu de ce voie juridique de peu d’efficacité car on ne peut soumette la logique tant du secteur privé national qu’international à la logique du pouvoir d’état, restreignant les libertés économiques contredisant les règles économiques élémentaires, tout cela nous renvoyant au point un (1) analysé précédemment. Dans ce cas que pensez vous de la création des fameux champions industriels prévus par le gouvernement en rappelant que l’assainissement des entreprises publiques a couté plus de 40 milliards de dollars entre 1991/2008 , plus de 70% des entreprise publiques étant revenues à la case de départ, (donc ce n’est pas uniquement une question d’argent) et ces champions s’inséreront-ils dans le cadre de la concurrence internationale ( cout/qualité ne pouvant interdire l’importation), l’Algérie étant liée à un Accord avec l’Europe pour une zone de libre échange applicable depuis le 01 septembre 2005 allant vers ,un dégrèvement tarifaire zéro ?
10- Le passage sans transition du Remdoc au crédit documentaire (Crédoc ) est-elle la solution miracle de la traçabilité c’est à dire une lutte contre les sur facturations alors qu’il faille s’attaquer aux dysfonctionnement des structures de l’état , et vous le savez , la traçabilité existe déjà au niveau du Remdoc ? Cette procédure technique normale sous d’autres cieux , appliquée sans transition sans la préparation du système bancaire se limitant à être de simples guichets administratifs, dont les réformes de fond sont souvent annoncées mais différées, enjeux énormes du pouvoir, car lieu de distribution de la rente des hydrocarbures qu’il s’agit impérativement de démocratiser la gestion, car propriété de toute la Nation, ( les différents scandales financiers touchant tous les secteurs étant là pour nous interpeller ) ne risque -elle pas de pénaliser les petites et moyennes entreprises déjà fragiles et représentant la majorité du tissu productif hors hydrocarbures, qui ne disposent pas de fonds de roulements suffisants et les orienter vers la sphère informelle déjà florissante comme en témoigne la domination du cash existant une inter-médiation financière informelle alors que les fondamentaux de l’économie moderne doivent reposer sur le respect du contrat et le crédit ?
11- Cette procédure du C.E.D.O.C, sans transition, outre les sur-stocks des grandes entreprises publiques non initiées au management stratégique, ne risque t- elle pas de produire un nouveau monopole privé beaucoup plus néfaste que le monopole public, source de sur-profits, de gaspillage et de surcouts pouvant assister à des ententes de monopole et donc à des hausses de prix supportés par le consommateur dont les couches plus défavorisées, pénalisées par un retour à l’inflation et à une concentration excessive du revenu national au profit d’une minorité de couches spéculatives qui captent une fraction croissante de la rente des hydrocarbures . Processus amplifié par la faiblesse de l’état régulateur, une économie de marché maitrisée qui ne saurait signifier anarchie, l’Algérie étant dans cette interminable transition depuis 1986, expliquant d’ailleurs les difficultés de la régulation tant politique, sociale qu’économique ?
12- Cette mesure de restriction des importations autant que la suppression des crédits à la consommation, permettra t- elle une baisse de la facture de la valeur des importations globalement et vous le savez la production locale est mineure important presque 75% de nos besoins expliquant que le F.M.I prévoit dans son rapport de fin octobre 2010 des importations entre 2011/2012 dépassant les 56 milliards de dollars. Freiner les importations, sans préparer une production locale, demandant du temps car on ne décrète pas la création d ‘entreprises productives, comme on décrète la diminution du taux de chômage fonction du taux de croissance réel, ne suppose t-il pas la fermeture de bon nombre d’activités et par là des tensions sociales du fait du dépérissement du tissus productif local ? L’essence de l’envolée de la facture des importations ne réside t- elle pas fondamentalement à la fois dans la maitrise de la dépense publique globale et la mauvaise allocation des ressources financières ? Pourquoi donc n’a t-il pas eu proportionnalité entre le montant de la dépense publique et les impacts économiques et sociaux sachant que des pays v pour deux fois moins de dépenses ont eu pour la même période des résultats deux fois voire trois fois meilleurs ?
13- Ne serait-il pas souhaitable pour toute politique salariale inexistante actuellement assistant à des redistributions passives de rente, et éviter des tensions inutiles que l’organe national de la statistique ne décode toujours pas assistant à un effritement du système d’information avec des données contradictoires de Ministère à Ministère, que vous nous précisiez, au lieu de chiffres globaux de peu de significations, sachant que tout est irrigué par les hydrocarbures, taux de croissance, taux d’emploi, réserves de change, baisse de l’endettement intérieur et extérieur, les liens entre l’accumulation, la répartition du revenu et le modèle de consommation par couches sociales. Quelle est la réalité du taux d’inflation vécue ( 5,4% en 2010 ?) , le taux d’inflation calculé autant que le taux de croissance (9% hors hydrocarbures ?), le taux de chômage (11% ) ne sont-ils pas des taux fictifs voilé par les transferts de rente, les citoyens mangeant pas les chiffres , le besoin étant historiquement daté .Et les transferts sociaux certes importants (plus de 10% du P.I.B) sont-ils bien ciblés et bien gérés ou ne sont ils pas une redistribution passive de la rente pur une paix sociale éphémère ? La cellule familiale ciment de la solidarité et la sphère in formelle ne contribuent –elles pas à une cohésion sociale aussi éphémère ? -Dans ce contexte, peut-on parler d’une économie de la connaissance, sans une véritable réforme de l’école, la mère de toutes les réformes alors que l’on privilégie les emplois rentes, le savoir qui ne se décrétant pas. Revaloriser le savoir, suppose un réaménagement profond de la nature du pouvoir qui est fondé depuis l’indépendance politique à nos jours essentiellement sur une logique rentière. Or, sans l’amélioration de la bonne gouvernance et la considération du savoir, sans ces deux indicateurs dialectiquement liés, il ne faut pas s’attendre à une dynamisation de la production et des exportations hors hydrocarbures mais de vains discours sans lendemain.
14- La corruption certes existant dans toutes les sociétés développés, mais par rapport au produit intérieur brut relativement étant relativement faible, car existant de véritables contrepouvoirs inexistants en Algérie ( problématique d’un véritable état de droit, l’opposition productive étant utile pour le pouvoir lui même) , ne prend t-elle pas des proportions alarmantes en Algérie, les derniers rapports internationaux(2004/2010) nous ramenant à la note de 2005, montrant que l’Algérie est le pays qui connait un des taux de corruption les plus élevés du monde, alors bon nombre de pays du Maghreb d’Afrique connaissant de notables améliorations de la gouvernance, s’étant socialisée , que certains veulent banaliser, car jouant comme facteur de redistribution, certes fortement inégalitaire de la rente des hydrocarbures dévalorisant par là les véritables créateurs de richesses , le travail et l’intelligence et donc les véritables entreprenants ? Ce mal profond qui ronge le corps social, conduisant à une démobilisation de la population algérienne , une névrose collective, un divorce croissant état/citoyens et dont les pratiques de certains responsables contredisent leurs discours, ne risque t-il pas de conduire à une société atomique telle que décrite par le grand sociologue maghrébin Ibn Khaldoun dans son cycle descendant, freiné transitoirement par une redistribution passive de la rente des hydrocarbures qui va inéluctablement à l’épuisement entre 15/25 ans ? Le grand problème ne réside t-il pas dans une plus grande moralité des personnes chargées de diriger la Cité , éviter les relations personnalisées certes existantes partout mais dominantes en Algérie et l’efficacité des institutions impliquant la refonte de l’état , une réelle décentralisation (pourquoi pas la régionalisation économique à ne pas confondre avec l’avatar du régionalisme néfaste), les nouveaux codes de gestion locale impliquant une participation plus active de la société à la responsabilité et à gestion et non voir une déconcentration administrative qui produirait une bureaucratie locale paralysante ? Le blocage n’est-il pas d’ordre systémique et donc ce mal ne réside t-il pas dans le système bureaucratique rentier dans la mesure où la sphère informelle dominante contrôlant plus de 40% de la masse monétaire en circulation produit de la bureaucratie paralysante favorisant donc cette corruption qu’il s‘agit de combattre par la mise en place des mécanismes transparents véritablement démocratiques et non par des mesures autoritaires qui produisent l’effet inverse ?
15- L’option stratégique n’est-il pas un consensus national qui ne saurait signifier unanimisme signe de décadence de toute société, au moyen d’un dialogue permanent, seul outil moderne de la gouvernance ? Ne serait-il pas souhaitable qu’un débat national devant conduire à des propositions concrètes, loin de ces séminaires et de ces rencontres internationales souvent inutiles et coûteuses, pouvant être assimilées à de l’activisme, car que rapportent-ils en termes de valeur ajoutée à l’Algérie ? Ce débat devrait concerner également les impacts réels économiques et sociaux (couts par rapport aux normes internationales et aux prévisions et à la qualité) des 200 milliards de dollars de dépenses monétaires entre 2004/2009 car l’important n’est pas d’étaler des réalisations physiques et les impacts futurs des 286 milliards de dollars entre 2010/2014 dont je rappelle 130 milliards de dollars des restes à réaliser du programme 2004/2009 : mauvaise gestion ou corruption ? Cela n’implique t-il pas d’organiser autour d’une table toutes les sensibilités de la société y compris notre émigration qui constitue un potentiel à valoriser, et non comme cela se passe à la télévision algérienne ( l’unique E.N.T.V) avec des intellectuels organiques aux ordres en contrepartie de la rente, pour paraphraser Antonio Gramsci), se fasse d’abord sur le futur rôle de l’état dans le développement économique et social au sein d’ ‘une économie mondialisée. Notamment de poser clairement la place pour l’Algérie au sein de l’espace euro-méditerranéen, de l’Afrique et de l’intégration maghrébine qui est une nécessité historique et économique. Et pour terminer, Monsieur le premier Ministre, Si certains, certainement une minorité envisagent de vivre ailleurs selon la devise, après moi le déluge, la majorité des Algériens plus de 99% ont décidé de vivre en Algérie. Et pour cela que tout gouvernement, privilégiant les intérêts supérieurs de son pays, peut se tromper, son grand mérite étant pas de rectifier ses erreurs. Mais l’erreur politique la plus grave n’est-elle pas de continuer dans une voie suicidaire en sacrifiant les générations futures ?
Avec ma très haute considération |
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