Police militaire canadienne
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Police militaire canadienne
La police militaire plus touchée que les corps policiers
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La police militaire reçoit en moyenne annuellement près de 160 plaintes de nature sexuelle. Toute proportion gardée, les corps policiers du Québec reçoivent en moyenne deux fois moins de plaintes de même nature, selon des rapports d'enquête de la police militaire obtenus par Radio-Canada.
Ces derniers montrent que la police militaire a mené une centaine d'enquêtes entre septembre 2009 et juin 2010 relativement à des crimes de toute nature. Les crimes sexuels rapportés sur les bases militaires vont du simple contact jusqu'à des agressions sexuelles complètes.
La police militaire dit mener une enquête pour chacune des plaintes. « Les Forces canadiennes s'attendent à des normes très élevées de conduite de la part de leurs membres », dit la majore Paule Poulin, porte-parole de la police militaire.
Entre septembre 2009 et juin 2010, ce sont les policiers de la base militaire de Petawawa, en Ontario, qui ont reçu le plus de plaintes, soit un total de 12. Du côté de la base militaire de Valcartier, près de Québec, les policiers en ont reçu deux fois moins, soit un total de cinq.
Stress post-traumatique
Le brigadier général à la retraite, Gaston Côté, estime que le déploiement de l'armée canadienne en Afghanistan expliquerait, en partie, le nombre de plaintes plus élevé que dans la population en général. « Plusieurs personnes reviennent d'opérations, et puis à ce moment-là, ça créé le stress post-traumatique dans bien des cas et certaines personnes ont de la difficulté à réagir face à ce stress-là », dit-il.
« À Valcartier, il y a un soutien familial beaucoup plus intense. En fait, je crois que Valcartier a été probablement la base pionnière dans ce domaine-là », ajoute M. Côté.
Les Forces canadiennes ont effacé plusieurs informations dans les documents dont Radio-Canada a obtenu copie. On peut voir que dans au moins six dossiers, les victimes alléguées sont des enfants. Il y a aussi eu trois enquêtes pour des événements survenus en Afghanistan.
Pour prévenir ces agressions, l'armée compte sur un important programme de prévention qui incite les victimes à porter plainte. Le major Paule Poulin rappelle qu'il y a un programme très robuste de prévention pour le harcèlement sexuel dans les Forces canadiennes.
L'enquête la plus étonnante a eu lieu à Saskatoon. Un militaire offrait ses services comme escorte dans un site Internet où il posait en lingerie fine. Se décrivant comme un transsexuel, il se disait disponible pour des rencontres sensuelles. Dans ce cas-ci, la police militaire n'a pris aucune mesure en concluant qu'il s'agissait de la vie privée de ce soldat.
Par contre, dans la centaine de rapports que Radio-Canada a pu consulter, les enquêteurs ont estimé que 80 % des plaintes étaient bel et bien fondées.
D'après un reportage de Yannick Bergeron.
http://www.radio-canada.ca
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La police militaire reçoit en moyenne annuellement près de 160 plaintes de nature sexuelle. Toute proportion gardée, les corps policiers du Québec reçoivent en moyenne deux fois moins de plaintes de même nature, selon des rapports d'enquête de la police militaire obtenus par Radio-Canada.
Ces derniers montrent que la police militaire a mené une centaine d'enquêtes entre septembre 2009 et juin 2010 relativement à des crimes de toute nature. Les crimes sexuels rapportés sur les bases militaires vont du simple contact jusqu'à des agressions sexuelles complètes.
Dans les rapports d'enquête dont Radio-Canada a obtenu copie, on remarque que les agressions touchent particulièrement les conjointes de militaires et les femmes qui travaillent dans l'armée.
La police militaire dit mener une enquête pour chacune des plaintes. « Les Forces canadiennes s'attendent à des normes très élevées de conduite de la part de leurs membres », dit la majore Paule Poulin, porte-parole de la police militaire.
Entre septembre 2009 et juin 2010, ce sont les policiers de la base militaire de Petawawa, en Ontario, qui ont reçu le plus de plaintes, soit un total de 12. Du côté de la base militaire de Valcartier, près de Québec, les policiers en ont reçu deux fois moins, soit un total de cinq.
Stress post-traumatique
Le brigadier général à la retraite, Gaston Côté, estime que le déploiement de l'armée canadienne en Afghanistan expliquerait, en partie, le nombre de plaintes plus élevé que dans la population en général. « Plusieurs personnes reviennent d'opérations, et puis à ce moment-là, ça créé le stress post-traumatique dans bien des cas et certaines personnes ont de la difficulté à réagir face à ce stress-là », dit-il.
« À Valcartier, il y a un soutien familial beaucoup plus intense. En fait, je crois que Valcartier a été probablement la base pionnière dans ce domaine-là », ajoute M. Côté.
Les Forces canadiennes ont effacé plusieurs informations dans les documents dont Radio-Canada a obtenu copie. On peut voir que dans au moins six dossiers, les victimes alléguées sont des enfants. Il y a aussi eu trois enquêtes pour des événements survenus en Afghanistan.
Pour prévenir ces agressions, l'armée compte sur un important programme de prévention qui incite les victimes à porter plainte. Le major Paule Poulin rappelle qu'il y a un programme très robuste de prévention pour le harcèlement sexuel dans les Forces canadiennes.
L'enquête la plus étonnante a eu lieu à Saskatoon. Un militaire offrait ses services comme escorte dans un site Internet où il posait en lingerie fine. Se décrivant comme un transsexuel, il se disait disponible pour des rencontres sensuelles. Dans ce cas-ci, la police militaire n'a pris aucune mesure en concluant qu'il s'agissait de la vie privée de ce soldat.
Par contre, dans la centaine de rapports que Radio-Canada a pu consulter, les enquêteurs ont estimé que 80 % des plaintes étaient bel et bien fondées.
D'après un reportage de Yannick Bergeron.
http://www.radio-canada.ca
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" Il ya deux manières d'ignorer les choses:
La première, c'est de les ignorer;
La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
La seconde est pire que la première."
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Lotfi- Adm

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