Oussama Ben Laden
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Oussama Ben Laden
Oussama ben Laden


Oussama ben Laden (arabe : أسامة بن محمد بن عوض بن لادن, Usāma ben Moḥammed ben °Awaḍ ben Lāden), né le 10 mars 1957 à Riyad en Arabie saoudite, ***est un islamiste apatride, dirigeant principal du réseau jihadiste al-Qaida.
Il est présenté comme le commanditaire présumé des attentats du 11 septembre 2001 par les États-Unis. Le Federal Bureau of Investigation, qui l'a placé depuis juin 1999 sur sa liste des dix criminels les plus recherchés suite aux attentats des ambassades américaines en Afrique, offre 25 millions de dollars américains pour tout renseignement permettant sa capture. L'ONU a établi une liste, diffusée par Interpol en 2006, recensant les organisations et les personnes proches d'al-Qaida, d'Oussama ben Laden ou des talibans.
S'il a pu être considéré comme un « héros » par certaines populations et à certains moments, il est loin de faire l'unanimité parmi les musulmans. Al-Qaida ne fait pas non plus l'unanimité parmi les mouvements islamistes, militarisés ou non : par exemple, il est accusé par le Hezbollah de faire le jeu de l'administration américaine et par ses actions de porter préjudice à l'islam. L'ex-secrétaire général de la commission islamique d'Espagne a édicté une fatwa à son encontre.
Ben Laden est issu d'une riche famille d'Arabie saoudite, originaire du Yémen. Son père Mohammed a bâti un empire dont le fleuron est la Bin Laden Construction group, une importante entreprise de bâtiment et travaux publics détentrice de nombreux contrats d'exclusivité avec le gouvernement saoudien. La proximité avec la famille princière Ibn Saoud participe à la fortune de l'entreprise qui, devenue une des premières entreprises de construction au monde, se diversifie et devient le Saudi Binladen Group aux nombreuses ramifications. Parmi elles, la Bin Laden Telecommunications, devenue depuis 1999 la Baud Telecom Company (BTC Networks).
Oussama ben Laden a 53 demi-frères et demi-sœurs, son père polygame s'étant marié avec 22 femmes différentes. Lui-même a une vingtaine d'enfants dont Omar marié à une Britannique, Jane Felix-Browne, devenue Zaina Karkar ben Laden.
Le jeune homme fait des études commerciales et techniques à l'université de Djeddah en Arabie saoudite, puis il intègre le groupe familial vers le milieu des années 1970.
Il étudie à cette période les textes principaux du salafisme, principale école de droit musulman en Arabie saoudite, comme le font la plupart des étudiants saoudiens.


Oussama ben Laden (arabe : أسامة بن محمد بن عوض بن لادن, Usāma ben Moḥammed ben °Awaḍ ben Lāden), né le 10 mars 1957 à Riyad en Arabie saoudite, ***est un islamiste apatride, dirigeant principal du réseau jihadiste al-Qaida.
Il est présenté comme le commanditaire présumé des attentats du 11 septembre 2001 par les États-Unis. Le Federal Bureau of Investigation, qui l'a placé depuis juin 1999 sur sa liste des dix criminels les plus recherchés suite aux attentats des ambassades américaines en Afrique, offre 25 millions de dollars américains pour tout renseignement permettant sa capture. L'ONU a établi une liste, diffusée par Interpol en 2006, recensant les organisations et les personnes proches d'al-Qaida, d'Oussama ben Laden ou des talibans.
S'il a pu être considéré comme un « héros » par certaines populations et à certains moments, il est loin de faire l'unanimité parmi les musulmans. Al-Qaida ne fait pas non plus l'unanimité parmi les mouvements islamistes, militarisés ou non : par exemple, il est accusé par le Hezbollah de faire le jeu de l'administration américaine et par ses actions de porter préjudice à l'islam. L'ex-secrétaire général de la commission islamique d'Espagne a édicté une fatwa à son encontre.
*** islamiste![]()
Origine
1:
http://www.intervalle-dz.com/t2579-mohammed-qssl#12778
2:
Le terme « islamisme » est de création française et l'usage de ce mot est attesté en français depuis le XVIIIe siècle, où Voltaire utilise le terme pour remplacer « mahométisme » pour signifier « religion des musulmans ». On trouvera le mot dans cet usage - synonyme de l'actuel mot « islam » - jusqu'à l'époque de la Première Guerre mondiale. Cet usage, qui se développa au cours du XIXe siècle, commença à être concurrencé par le terme « islam » au tout début du XXe siècle, alors que le développement des études occidentales de l'islam fit la promotion du terme que les musulmans utilisaient eux-mêmes. Le terme « islamisme » avait ainsi complètement disparu de l' Encyclopædia of Islam entamée en 1913 et finalisée en 1938.
Le terme est réapparu en France dans la fin des années 1970 pour répondre à la nécessité de définir les nouveaux courants posant une interprétation politique et idéologique de l'Islam et répondre à celle de les différencier de l'Islam en tant que foi.
Ben Laden est issu d'une riche famille d'Arabie saoudite, originaire du Yémen. Son père Mohammed a bâti un empire dont le fleuron est la Bin Laden Construction group, une importante entreprise de bâtiment et travaux publics détentrice de nombreux contrats d'exclusivité avec le gouvernement saoudien. La proximité avec la famille princière Ibn Saoud participe à la fortune de l'entreprise qui, devenue une des premières entreprises de construction au monde, se diversifie et devient le Saudi Binladen Group aux nombreuses ramifications. Parmi elles, la Bin Laden Telecommunications, devenue depuis 1999 la Baud Telecom Company (BTC Networks).
Oussama ben Laden a 53 demi-frères et demi-sœurs, son père polygame s'étant marié avec 22 femmes différentes. Lui-même a une vingtaine d'enfants dont Omar marié à une Britannique, Jane Felix-Browne, devenue Zaina Karkar ben Laden.
Le jeune homme fait des études commerciales et techniques à l'université de Djeddah en Arabie saoudite, puis il intègre le groupe familial vers le milieu des années 1970.
Il étudie à cette période les textes principaux du salafisme, principale école de droit musulman en Arabie saoudite, comme le font la plupart des étudiants saoudiens.
Dernière édition par Syfou le Sam 22 Jan - 22:21, édité 1 fois
- « Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. ». .
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Re: Oussama Ben Laden
1979 - 1989 : contre l'ennemi commun
En 1979, alors que des membres de sa famille sont impliqués dans la prise de la Grande Mosquée de la Mecque, il est approché par le prince Turki Al Fayçal, alors chef des services secrets de l'Arabie saoudite (de 1977 à 2001), ambassadeur d'Arabie saoudite à Londres, et fils de l'ancien roi saoudien Fayçal ben Abdel Aziz Al-Saoud (de 1964 à 1975). À l'époque, le régime du shah d'Iran vient d'être renversé par une révolution qui porte à sa tête l'ayatollah Khomeini, tandis que l'URSS envahit l'Afghanistan quelques mois plus tard. L'islamisme commence à devenir une force géopolitique importante, remplaçant peu à peu le marxisme et le panarabisme comme principale idéologie populaire au Moyen-Orient. De nombreux moudjahidins viennent combattre en Afghanistan contre l'URSS, soutenus par l'Arabie saoudite qui y voit une possibilité de diffusion du wahhabisme, le Pakistan via son Inter-Services Intelligence qui se verrait à terme à la tête d'une future internationale islamique.
Officiellement, la CIA a commencé à soutenir les moudjahidins en 1980, mais selon Robert Gates, les services secrets américains ont commencé à les aider 6 mois plus tôt. Selon Zbigniew Brzezinski, le président Carter aurait signé la première directive sur leur assistance clandestine le 3 juillet 1979, avec pour but d'entraîner une intervention militaire des soviétiques, ce qui fut le cas. Le 24 décembre 1979, l'armée soviétique a envahi l'Afghanistan.
Le prince saoudien Turki demande à Ben Laden d'organiser le départ des volontaires pour l'Afghanistan et leur installation à la frontière pakistanaise. En arrivant sur place, le jeune homme découvre des militants motivés, mais très peu organisés. L'amateurisme règne. Ben Laden aurait coordonné l'arrivée des militants à Peshawar via une organisation appelée « Bureau des services ». Il aurait mis en place une véritable organisation et assuré la formation militaire et idéologique des combattants (camps d'entraînement, mosquées, écoles, etc.) ainsi que l'approvisionnement en armes. Peu à peu, il aurait pris en charge les familles. Il se serait occupé de veuves et de l'éducation religieuse d'enfants. D'après Noam Chomsky, les moudjahidins aurait en fait été entraînés, armés et organisés par la CIA, les services de renseignement français, l'Egypte, le Pakistan, etc. pour livrer une guerre sainte aux soviétiques.
C'est ainsi que le jeune homme timide prend de l'assurance, tandis que son prestige grandit. On dit que sa rencontre avec un ressortissant indien extrémiste au pseudonyme de M. Fantome aurait été en partie déterminante dans l'évolution de sa personnalité et de sa détermination. Il aurait lui-même participé à quelques combats. En 1989, son mentor et ami, le palestinien Abdallah Youcef Azzam, est assassiné. Oussama ben Laden se retrouve alors à la tête de l'organisation. Elle est la base d'Al-Qaida, qui se transforme bientôt en logistique du djihadisme international, certains vétérans d'Afghanistan partant ensuite combattre sur d'autres fronts (en Tchétchénie, en Yougoslavie, etc.) Durant toute cette décennie, Ben Laden rend régulièrement compte au prince Turki, effectuant de nombreux voyages en Arabie saoudite.
L'organisation de Ben Laden ne reste néanmoins, à l'époque, que l'une des nombreuses factions existant en Afghanistan, pays obéissant davantage à des logiques tribales qu'idéologiques. Alors que dans beaucoup de régions afghanes, une version modérée de l'islam est respectée, beaucoup de moudjahidines se méfient de la venue d'étrangers véhiculant le salafisme. Le commandant Massoud, notamment, refuse toute alliance. Oussama ben Laden se rapproche alors de Gulbuddin Hekmatyar, un chef fondamentaliste local et « principal bénéficiaire, selon Noam Chomsky, des 3,3 milliards de dollars d'aide (officielle) des États-Unis aux rebelles afghans (un montant à peu près équivalent étant, dit-on, fourni par l'Arabie saoudite) ». Hekmatyar est aussi, à l'époque, soutenu par le Pakistan qui voudrait le voir à la tête du pays après le départ des Soviétiques.
En février 1989 les Soviétiques annoncent leur retrait d'Afghanistan. Les djihadistes veulent poursuivre le combat jusqu'à la prise du pouvoir à Kaboul. Cependant, les États-Unis qui ont atteint leur objectif, et l'Arabie saoudite, stoppent le financement et le soutien logistique massif en 1990.
En 1979, alors que des membres de sa famille sont impliqués dans la prise de la Grande Mosquée de la Mecque, il est approché par le prince Turki Al Fayçal, alors chef des services secrets de l'Arabie saoudite (de 1977 à 2001), ambassadeur d'Arabie saoudite à Londres, et fils de l'ancien roi saoudien Fayçal ben Abdel Aziz Al-Saoud (de 1964 à 1975). À l'époque, le régime du shah d'Iran vient d'être renversé par une révolution qui porte à sa tête l'ayatollah Khomeini, tandis que l'URSS envahit l'Afghanistan quelques mois plus tard. L'islamisme commence à devenir une force géopolitique importante, remplaçant peu à peu le marxisme et le panarabisme comme principale idéologie populaire au Moyen-Orient. De nombreux moudjahidins viennent combattre en Afghanistan contre l'URSS, soutenus par l'Arabie saoudite qui y voit une possibilité de diffusion du wahhabisme, le Pakistan via son Inter-Services Intelligence qui se verrait à terme à la tête d'une future internationale islamique.
Officiellement, la CIA a commencé à soutenir les moudjahidins en 1980, mais selon Robert Gates, les services secrets américains ont commencé à les aider 6 mois plus tôt. Selon Zbigniew Brzezinski, le président Carter aurait signé la première directive sur leur assistance clandestine le 3 juillet 1979, avec pour but d'entraîner une intervention militaire des soviétiques, ce qui fut le cas. Le 24 décembre 1979, l'armée soviétique a envahi l'Afghanistan.
Le prince saoudien Turki demande à Ben Laden d'organiser le départ des volontaires pour l'Afghanistan et leur installation à la frontière pakistanaise. En arrivant sur place, le jeune homme découvre des militants motivés, mais très peu organisés. L'amateurisme règne. Ben Laden aurait coordonné l'arrivée des militants à Peshawar via une organisation appelée « Bureau des services ». Il aurait mis en place une véritable organisation et assuré la formation militaire et idéologique des combattants (camps d'entraînement, mosquées, écoles, etc.) ainsi que l'approvisionnement en armes. Peu à peu, il aurait pris en charge les familles. Il se serait occupé de veuves et de l'éducation religieuse d'enfants. D'après Noam Chomsky, les moudjahidins aurait en fait été entraînés, armés et organisés par la CIA, les services de renseignement français, l'Egypte, le Pakistan, etc. pour livrer une guerre sainte aux soviétiques.
C'est ainsi que le jeune homme timide prend de l'assurance, tandis que son prestige grandit. On dit que sa rencontre avec un ressortissant indien extrémiste au pseudonyme de M. Fantome aurait été en partie déterminante dans l'évolution de sa personnalité et de sa détermination. Il aurait lui-même participé à quelques combats. En 1989, son mentor et ami, le palestinien Abdallah Youcef Azzam, est assassiné. Oussama ben Laden se retrouve alors à la tête de l'organisation. Elle est la base d'Al-Qaida, qui se transforme bientôt en logistique du djihadisme international, certains vétérans d'Afghanistan partant ensuite combattre sur d'autres fronts (en Tchétchénie, en Yougoslavie, etc.) Durant toute cette décennie, Ben Laden rend régulièrement compte au prince Turki, effectuant de nombreux voyages en Arabie saoudite.
L'organisation de Ben Laden ne reste néanmoins, à l'époque, que l'une des nombreuses factions existant en Afghanistan, pays obéissant davantage à des logiques tribales qu'idéologiques. Alors que dans beaucoup de régions afghanes, une version modérée de l'islam est respectée, beaucoup de moudjahidines se méfient de la venue d'étrangers véhiculant le salafisme. Le commandant Massoud, notamment, refuse toute alliance. Oussama ben Laden se rapproche alors de Gulbuddin Hekmatyar, un chef fondamentaliste local et « principal bénéficiaire, selon Noam Chomsky, des 3,3 milliards de dollars d'aide (officielle) des États-Unis aux rebelles afghans (un montant à peu près équivalent étant, dit-on, fourni par l'Arabie saoudite) ». Hekmatyar est aussi, à l'époque, soutenu par le Pakistan qui voudrait le voir à la tête du pays après le départ des Soviétiques.
En février 1989 les Soviétiques annoncent leur retrait d'Afghanistan. Les djihadistes veulent poursuivre le combat jusqu'à la prise du pouvoir à Kaboul. Cependant, les États-Unis qui ont atteint leur objectif, et l'Arabie saoudite, stoppent le financement et le soutien logistique massif en 1990.
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Re: Oussama Ben Laden
1989 - 1993 : la rupture
Oussama ben Laden se sent trahi, mais à son retour en Arabie saoudite, il est considéré comme un héros. Il organise des conférences dans les mosquées, dans les écoles, à l'université sur son « djihad » contre l'armée soviétique.
Lors de la guerre du Golfe (1990-1991), Oussama ben Laden propose au roi Fahd d'utiliser sa milice pour défendre le pays contre une éventuelle invasion des troupes irakiennes. Ce dernier refuse et préfère ouvrir son territoire à l'armée américaine, prêtant ainsi le flanc à l'accusation selon laquelle il aurait autorisé les « infidèles » à « souiller le sol sacré » de l'Arabie saoudite. Ben Laden se fait alors de plus en plus critique vis-à-vis de la famille royale, et va jusqu'à accuser les princes de corruption.
Il choisit de s'allier à des opposants au régime wahabite installés en Iran et en Syrie. Riyad lui attribua notamment la responsabilité d'un attentat contre son ambassadeur au Pakistan ainsi qu'une tentative avortée de détournement d'un avion saoudien effectuant la liaison Karachi-Djeddah. Au début d'avril 1994, l'Arabie saoudite le prive de sa nationalité.
Pressé de quitter le pays, il se rend alors à Khartoum, au Soudan, où il est accueilli par Hassan al-Tourabi, qui dirige le Front national islamique soudanais (FNI). Il s'installe dans le pays, y investit et fait quelques affaires (routes, exportations agricoles, acquisitions foncières, activités bancaires en accord avec les principes de la banque islamique).
Il reste cependant en relations discrètes avec certains membres du régime saoudien (la famille royale est en effet peu unie). De même, il aurait gardé des relations avec la CIA ; son nom de code aurait été « Tim Osman ».
Cet article à vérifier et est de source Wikipedia
Oussama ben Laden se sent trahi, mais à son retour en Arabie saoudite, il est considéré comme un héros. Il organise des conférences dans les mosquées, dans les écoles, à l'université sur son « djihad » contre l'armée soviétique.
Lors de la guerre du Golfe (1990-1991), Oussama ben Laden propose au roi Fahd d'utiliser sa milice pour défendre le pays contre une éventuelle invasion des troupes irakiennes. Ce dernier refuse et préfère ouvrir son territoire à l'armée américaine, prêtant ainsi le flanc à l'accusation selon laquelle il aurait autorisé les « infidèles » à « souiller le sol sacré » de l'Arabie saoudite. Ben Laden se fait alors de plus en plus critique vis-à-vis de la famille royale, et va jusqu'à accuser les princes de corruption.
Il choisit de s'allier à des opposants au régime wahabite installés en Iran et en Syrie. Riyad lui attribua notamment la responsabilité d'un attentat contre son ambassadeur au Pakistan ainsi qu'une tentative avortée de détournement d'un avion saoudien effectuant la liaison Karachi-Djeddah. Au début d'avril 1994, l'Arabie saoudite le prive de sa nationalité.
Pressé de quitter le pays, il se rend alors à Khartoum, au Soudan, où il est accueilli par Hassan al-Tourabi, qui dirige le Front national islamique soudanais (FNI). Il s'installe dans le pays, y investit et fait quelques affaires (routes, exportations agricoles, acquisitions foncières, activités bancaires en accord avec les principes de la banque islamique).
Il reste cependant en relations discrètes avec certains membres du régime saoudien (la famille royale est en effet peu unie). De même, il aurait gardé des relations avec la CIA ; son nom de code aurait été « Tim Osman ».
Cet article à vérifier et est de source Wikipedia
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Re: Oussama Ben Laden
Dans un nouvel enregistrement, Ben Laden menace l’Hexagone : « la France paiera très cher son refus de quitter l'Afghanistan »

Le chef d’Al Qaïda, Oussama Ben Laden, a exigé le retrait des forces françaises des pays islamiques contre la libération des otages français détenus par son organisation. Et pour cause, Ben Laden a déclaré : « La sortie de vos compatriotes des mains de nos frères est tributaire de la sortie de vos militaires de notre pays. »
echoroukonline

Le chef d’Al Qaïda, Oussama Ben Laden, a exigé le retrait des forces françaises des pays islamiques contre la libération des otages français détenus par son organisation. Et pour cause, Ben Laden a déclaré : « La sortie de vos compatriotes des mains de nos frères est tributaire de la sortie de vos militaires de notre pays. »
echoroukonline
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Re: Oussama Ben Laden
Obama va annoncer que Ben Laden est mort
WASHINGTON - Le président des Etats-Unis Barack Obama va annoncer dimanche soir que le chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, est mort, a déclaré un haut responsable américain à l'AFP.
Ce responsable, qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat, n'a pas donné de détails sur les circonstances ou la date de la mort de Ben Laden.
La Maison Blanche avait auparavant annoncé que M. Obama devait s'adresser à la nation dans la soirée.
(©AFP / 02 mai 2011 04h58)
WASHINGTON - Le président des Etats-Unis Barack Obama va annoncer dimanche soir que le chef d'Al-Qaïda, Oussama Ben Laden, est mort, a déclaré un haut responsable américain à l'AFP.
Ce responsable, qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat, n'a pas donné de détails sur les circonstances ou la date de la mort de Ben Laden.
La Maison Blanche avait auparavant annoncé que M. Obama devait s'adresser à la nation dans la soirée.
(©AFP / 02 mai 2011 04h58)
Les condoléances ne ressuscitent pas le défunt;;mais elles entretiennent la confiance entre ceux qui restent 
人間の権利

Droit_De_l'Homme- Adm

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Localisation: Sur Terre.!.(Lune prévue)
Re: Oussama Ben Laden
une poupée ,on s'amuse et on la jette.

abdelmalek- Adm

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Re: Oussama Ben Laden
Oussama Ben Laden tué au Pakistan par les forces spéciales américaines
http://www.leparisien.fr/international/oussama-ben-laden-tue-au-pakistan-par-les-forces-speciales-americaines-02-05-2011-1431509.php
Explosion de joie autour de la Maison-Blanche
Au moment où le président s'exprimait, des centaines de personnes se sont rassemblées devant les grilles de la Maison Blanche au centre de Washington, pour exprimer leur joie. Aux cris de «USA! USA!», certains agitant des drapeaux américains, des habitants de Washington se sont réunis spontanément devant le siège de la présidence pour fêter la mort du chef d'Al-Qaïda.
Toutefois, les Etats-Unis ont appelé lundi leurs ressortissants à la prudence à l'étranger, disant redouter «des violences anti-américaines». «Le département d'Etat (ndlr. ministère des Affaires Etrangères) met en garde les ressortissants américains voyageant et résidant à l'étranger contre le potentiel accru de violences anti-américaines, compte tenu des récentes activités anti-terroristes au Pakistan», a indiqué le ministère dans un communiqué.
«Etant donné l'incertitude et la volatilité de la situation présente, les citoyens américains présents dans des zones où les récents événements pourraient provoquer des violences anti-américaines sont fermement appelés à réduire leurs déplacements en dehors de leur résidence ou de leur hôtel et à éviter les rassemblements et les manifestations», a ajouté le département d'Etat.
http://www.leparisien.fr/international/oussama-ben-laden-tue-au-pakistan-par-les-forces-speciales-americaines-02-05-2011-1431509.php
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Re: Oussama Ben Laden
abdelmalek a écrit:une poupée ,on s'amuse et on la jette.
Bonjour docteur ,
Comme beaucoup d'autres guignols
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Re: Oussama Ben Laden
La mort de Ben Laden: un scénario très médiore qui n'aurait même pas été retenu par le dernier des producteurs d'Hollywood !
Voici les clés du mystère de la mort de Ben Laden:
En réalité Ben Laden était déjà mort voilà des semaines, voir des mois (probablement juste après sa dernière apparition sur la chaîne Al Djazeera).
Comment?
- La thèse la plus plausible est qu'il aurait été tué par ses frères d'armes les plus proches, sûrement sur ordre d'El Zaouahri, puis enterré quelque part dans les zônes tribales du Pakistan, à la frontière de l'Afghanistan où il a tout le temps vécu d'après la plupart des sources y compris américaines!
- L'autre thèse qui est qu'il soit tué dans un des bombardements réguliers de l'armée américaine ou pakistanaise lors des attaques contre le talibans et que son corps n'ai jamais été retrouvé.
- Enfin, la troisième thèse est que suite à une grande attaque des talibans (qui leur a permis de se rapprocher d'une intallation nucléaire, juste à 70 km), l'Inde a donné un ultimatum à l'armée pakistanaise de s'en charger rapidement sinon l'armée indienne interviendra pour faire le bouleau à sa place et à partir de ce moment les pakistanais était obligés de négocier une sortie honorable avec les talibans et de sacrifier Ben Laden qui est considéré par l'Inde comme l'instigateur des attaques de Monbay: il est devenu un risque pour eux (car hebergés et entretenu dans cette version par l'ISI, les services screts pakistanais) et faire disparaitre son corps est une évidence (aucune trace).
Donc dans les cas de figure Ben Laden est donc mort bien avant et son corps est imposssible ou rendu impossible à retrouver.
L'Amérique quant à elle trouver une issue de sortie de l'Afghanistan et celà ne peut se faire que si au moins l'un des objectifs de la guerre soit concrétisé: sur le terrain c'est l'enlisement, il fallait donc exploiter cette vacance de Ben laden et fabrquer ce médicre scénario avec les services pakistanais qui ont offert cette batisse pour tirer leur dernier baroud d'honneur et dire qu'il ont réalisé l'objectif majeur pour lequel ils sont venu: décpiter El-Qaïda, voilà que c'est fait (sinon pourquoi ils ont à la va vite jeter le corps à la mer ? parceque en réalité il n'ont ni corps ni queue !
Voilà à travers cette carte et les images qui l'accompagnent le "studio" où a été tourné cette séquence feuiilleton US/AQ !
Remarquer qu'il y aune grande parabole qui peut être utilsée pour la TV le telephone et l'internet, et pourtant les américains disaient que cette maison est totalemnt isolée (ni tel, ni internet ni....)
Pour les ordures que la habitants de cette maison ne jettent jamais et les brulent, c'est la preuve qu'elle était occupée par les services de renseignements: tout le monde sait que dans n'importe quel service de renseignement, il y a un incinérateur et il y a même un agent spécial appelé officier incinérateur pour éviter les fuites)
Quant on vous dira que l'Amérique a tué Ben Laden, répondez mon oeil à ces incapables, ce n'est pas digne d'un western spaghetti de Sergio Leone !
[url=http://maps.google.fr/maps/place?cid=9294138184493326603&q=Ben+Ladden+Abbottabad,+District+d'Abbottabad,+Khyber+Pakhtunkhwa,+Pakistan&hl=fr&ved=0CFoQhgUwAQ&sa=X&ei=uTrATbq9DofBjgfykcnTCg]http://maps.google.fr/maps/place?cid=9294138184493326603&q=Ben+Ladden+Abbottabad,+District+d'Abbottabad,+Khyber+Pakhtunkhwa,+Pakistan&hl=fr&ved=0CFoQhgUwAQ&sa=X&ei=uTrATbq9DofBjgfykcnTCg[/url]
Voici les clés du mystère de la mort de Ben Laden:
En réalité Ben Laden était déjà mort voilà des semaines, voir des mois (probablement juste après sa dernière apparition sur la chaîne Al Djazeera).
Comment?
- La thèse la plus plausible est qu'il aurait été tué par ses frères d'armes les plus proches, sûrement sur ordre d'El Zaouahri, puis enterré quelque part dans les zônes tribales du Pakistan, à la frontière de l'Afghanistan où il a tout le temps vécu d'après la plupart des sources y compris américaines!
- L'autre thèse qui est qu'il soit tué dans un des bombardements réguliers de l'armée américaine ou pakistanaise lors des attaques contre le talibans et que son corps n'ai jamais été retrouvé.
- Enfin, la troisième thèse est que suite à une grande attaque des talibans (qui leur a permis de se rapprocher d'une intallation nucléaire, juste à 70 km), l'Inde a donné un ultimatum à l'armée pakistanaise de s'en charger rapidement sinon l'armée indienne interviendra pour faire le bouleau à sa place et à partir de ce moment les pakistanais était obligés de négocier une sortie honorable avec les talibans et de sacrifier Ben Laden qui est considéré par l'Inde comme l'instigateur des attaques de Monbay: il est devenu un risque pour eux (car hebergés et entretenu dans cette version par l'ISI, les services screts pakistanais) et faire disparaitre son corps est une évidence (aucune trace).
Donc dans les cas de figure Ben Laden est donc mort bien avant et son corps est imposssible ou rendu impossible à retrouver.
L'Amérique quant à elle trouver une issue de sortie de l'Afghanistan et celà ne peut se faire que si au moins l'un des objectifs de la guerre soit concrétisé: sur le terrain c'est l'enlisement, il fallait donc exploiter cette vacance de Ben laden et fabrquer ce médicre scénario avec les services pakistanais qui ont offert cette batisse pour tirer leur dernier baroud d'honneur et dire qu'il ont réalisé l'objectif majeur pour lequel ils sont venu: décpiter El-Qaïda, voilà que c'est fait (sinon pourquoi ils ont à la va vite jeter le corps à la mer ? parceque en réalité il n'ont ni corps ni queue !
Voilà à travers cette carte et les images qui l'accompagnent le "studio" où a été tourné cette séquence feuiilleton US/AQ !
Remarquer qu'il y aune grande parabole qui peut être utilsée pour la TV le telephone et l'internet, et pourtant les américains disaient que cette maison est totalemnt isolée (ni tel, ni internet ni....)
Pour les ordures que la habitants de cette maison ne jettent jamais et les brulent, c'est la preuve qu'elle était occupée par les services de renseignements: tout le monde sait que dans n'importe quel service de renseignement, il y a un incinérateur et il y a même un agent spécial appelé officier incinérateur pour éviter les fuites)
Quant on vous dira que l'Amérique a tué Ben Laden, répondez mon oeil à ces incapables, ce n'est pas digne d'un western spaghetti de Sergio Leone !
[url=http://maps.google.fr/maps/place?cid=9294138184493326603&q=Ben+Ladden+Abbottabad,+District+d'Abbottabad,+Khyber+Pakhtunkhwa,+Pakistan&hl=fr&ved=0CFoQhgUwAQ&sa=X&ei=uTrATbq9DofBjgfykcnTCg]http://maps.google.fr/maps/place?cid=9294138184493326603&q=Ben+Ladden+Abbottabad,+District+d'Abbottabad,+Khyber+Pakhtunkhwa,+Pakistan&hl=fr&ved=0CFoQhgUwAQ&sa=X&ei=uTrATbq9DofBjgfykcnTCg[/url]

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Re: Oussama Ben Laden
enfin ils avouent que benladen est mort: hier ou sa fait plus de quatre ans sa ne change aucune donne :a part pour le scénario de cow boy spaghetti.

abdelmalek- Adm

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Re: Oussama Ben Laden
Obama refuse de publier les photos de Ben Laden mort

Le président américain s'est opposé à la publication de photos de la dépouille d'Oussama ben Laden car elles constitueraient, selon lui un risque pour la sécurité nationale et pourraient être utilisées à des fins de propagande.
La question faisait débat au sein de l'administration américaine depuis la mort de Ben Laden, tué par un commando des forces spéciales américaines dans la nuit de dimanche à lundi au Pakistan.
Le président Barack Obama a tranché : les photos de la dépouille du chef d'Al-Qaïda ne seront pas publiées. Raison avancée : sa publicatiion créerait un risque pour la sécurité nationale.
Le président Obama a fait savoir sa décision lors d'une interview à la chaîne de télévision américaine CBS.
"Il est très important d'empêcher de laisser des preuves photographiques dans la nature comme un outil d'incitation (à la violence) ou de propagande. Ce n'est pas dans notre genre. Nous n'arborons pas ce genre de choses comme des trophées", a déclaré Barack Obama, selon la chaîne qui diffusera l'entretien en intégralité dimanche dans l'émission 60 minutes.
Contradiction
La déclaration de Barack Obama contredit celle du directeur de la CIA, Leon Panetta qui avait déclaré un peu plus tôt que les photos seraient publiées à un moment donné.
Jay Carney, porte-parole de la présidence, avait expliqué pour sa part que la photo prise peu après la mort de Ben Laden était "atroce" et qu'il fallait ménager les "susceptibilités en ce qui concerne sa publication".
Plusieurs élus américains au Congrès ont affirmé, mercredi, avoir vu une photo de la dépouille d'Oussama ben Laden après l'assaut américain qui a coûté la vie dimanche au chef d'Al-Qaïda.
Le chef de la commission du renseignement à la Chambre des représentants, le républicain Mike Rogers, a indiqué avoir vu la photo et dit ne pas souhaiter qu'elle soit publiée, affirmant nourrir des inquiétudes pour la sécurité des soldats américains stationnés à l'étranger.
bbc.co.uk

Le président américain s'est opposé à la publication de photos de la dépouille d'Oussama ben Laden car elles constitueraient, selon lui un risque pour la sécurité nationale et pourraient être utilisées à des fins de propagande.
La question faisait débat au sein de l'administration américaine depuis la mort de Ben Laden, tué par un commando des forces spéciales américaines dans la nuit de dimanche à lundi au Pakistan.
Le président Barack Obama a tranché : les photos de la dépouille du chef d'Al-Qaïda ne seront pas publiées. Raison avancée : sa publicatiion créerait un risque pour la sécurité nationale.
Le président Obama a fait savoir sa décision lors d'une interview à la chaîne de télévision américaine CBS.
"Il est très important d'empêcher de laisser des preuves photographiques dans la nature comme un outil d'incitation (à la violence) ou de propagande. Ce n'est pas dans notre genre. Nous n'arborons pas ce genre de choses comme des trophées", a déclaré Barack Obama, selon la chaîne qui diffusera l'entretien en intégralité dimanche dans l'émission 60 minutes.
Contradiction
La déclaration de Barack Obama contredit celle du directeur de la CIA, Leon Panetta qui avait déclaré un peu plus tôt que les photos seraient publiées à un moment donné.
Jay Carney, porte-parole de la présidence, avait expliqué pour sa part que la photo prise peu après la mort de Ben Laden était "atroce" et qu'il fallait ménager les "susceptibilités en ce qui concerne sa publication".
Plusieurs élus américains au Congrès ont affirmé, mercredi, avoir vu une photo de la dépouille d'Oussama ben Laden après l'assaut américain qui a coûté la vie dimanche au chef d'Al-Qaïda.
Le chef de la commission du renseignement à la Chambre des représentants, le républicain Mike Rogers, a indiqué avoir vu la photo et dit ne pas souhaiter qu'elle soit publiée, affirmant nourrir des inquiétudes pour la sécurité des soldats américains stationnés à l'étranger.
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Les condoléances ne ressuscitent pas le défunt;;mais elles entretiennent la confiance entre ceux qui restent 
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Localisation: Sur Terre.!.(Lune prévue)
Re: Oussama Ben Laden
The End
!
le premier film vient tout juste de finir, donc on attend le second
!
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Re: Oussama Ben Laden
Bah! le second film çà concerne zenga zenga
- « Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. ». .
http://algerie-institution.blog4ever.com
Re: Oussama Ben Laden
Chaque jour apporte ses nouvelles:
Encore une nouvelle qui vient de compliquer le scenario de l'assassinat de Ben Laden
Sur un blog écrit en perse et en anglais, un article vient de révèler que d'humbles pêcheurs, qui ne suivaient même pas l'actualité, ont du prendre dans leur filet de pèche un mort dans un linceul qu'il ont remis immédiatement aux autorités du port d'attache sans même ouvrir le linceul!
Une fois ouvert quelle surprise ! le corps criblé de balles dans la tête et la partie supérieur du corps ressemble étrangement à celui de Ben Laden. le blogeur at-il eu la nouvelle grâce à une de ses connaissances parmi les policiers?
Le comble c'est que ce blog très lu par un public perse, a été complétement supprimé, et nul trace de ses archives même sur google !
Est-ce un canular de plus? Personne ne le sait !
Si cette version se vérifie, et j'en doute, alors le soit disant corps de Ben Laden est entre les mains des services iraniens .
Encore une nouvelle qui vient de compliquer le scenario de l'assassinat de Ben Laden
Sur un blog écrit en perse et en anglais, un article vient de révèler que d'humbles pêcheurs, qui ne suivaient même pas l'actualité, ont du prendre dans leur filet de pèche un mort dans un linceul qu'il ont remis immédiatement aux autorités du port d'attache sans même ouvrir le linceul!
Une fois ouvert quelle surprise ! le corps criblé de balles dans la tête et la partie supérieur du corps ressemble étrangement à celui de Ben Laden. le blogeur at-il eu la nouvelle grâce à une de ses connaissances parmi les policiers?
Le comble c'est que ce blog très lu par un public perse, a été complétement supprimé, et nul trace de ses archives même sur google !
Est-ce un canular de plus? Personne ne le sait !
Si cette version se vérifie, et j'en doute, alors le soit disant corps de Ben Laden est entre les mains des services iraniens .

angelo- Membre

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Re: Oussama Ben Laden
Opération Ben Laden: le point de vue de l'ancien patron du renseignement militaire français
Pour le général Michel Masson, c'est grâce au travail patient des services américains, à l'entrainement des forces spéciales et à la décision risquée mais mesurée d'Obama que l'opération Abbottabad a été un succès. "Obama est un sage" conclut-il. Sur le site du Centre Français de Recherche sur le Renseignement, CF2R, Michel Masson reconstruit la phase préparatoire et la phase opérationnelle de la mort de Ben Laden.
L’opération de liquidation – à défaut d’arrestation – d’Oussama Ben Laden au Pakistan le dimanche 1er mai est avant tout incontestablement une réussite du renseignement. On ne parlera pas ici de victoire : laissons ce symbole à la lutte contre la haine et l’obscurantisme. L’élaboration du renseignement s’inscrit dans le long terme. C’est une grande leçon pour tous ses contempteurs, ou plus simplement contre ceux qui causent et ne savent pas. Et pour les impatients : le renseignement s’élabore dans le temps, la sérénité et le professionnalisme. Malgré toutes les pressions dont il est l’objet en permanence. Il peut y avoir des « boucles courtes » dans le fameux cycle du renseignement, en particulier lorsque celui-ci s’applique aux actions militaires. Mais dans le cas de la traque de terroristes d’envergure, plus généralement de « nuisibles » internationaux, ou plus spécifiquement ici d’Oussama Ben Laden (OBL), la recherche d’informations est beaucoup plus longue, difficile, sans compter qu’il faut être prudent car tous ces efforts peuvent être rapidement ruinés si la cible et son entourage deviennent par trop méfiants. Ben Laden et ses affidés ont largement démontré par le passé qu’ils l’étaient naturellement…
Le renseignement.
Il est vraisemblable, à la lumière des informations très sporadiques dont on dispose à ce stade, que les services américains s’intéressaient à la cache d’OBL depuis un certain temps. C’est d’ailleurs ce qu’a déclaré le Président Obama dans son intervention du 1er mai. Il avait fait de la neutralisation du leader spirituel d’Al Qaïda un objectif prioritaire : voilà pour l’orientation des services. Le refuge d’OBL était observé, analysé depuis des mois sans doute, sans savoir vraisemblablement qu’il s’agissait bien de lui. Les premières informations ouvertes évoquent l’étrangeté de cet important complexe de bâtiments (compound), construit récemment (depuis cinq années peut-être) dans une zone très résidentielle de la ville d’Abbottabad (grande ville pakistanaise de garnison et de tourisme, créée par les Britanniques au temps de l’empire dans une région touristique dotée d’un climat agréable en altitude, et riche d’environ 150 000 habitants aujourd’hui) ; cet ensemble de qualité n’était semble-t-il connecté ni au téléphone ni à Internet. Un messager-courrier d’OBL, identifié par les services, y aurait été « logé » après utilisation du fruit des interrogatoires de prisonniers de Guantanamo. On a dit aussi que les poubelles de cette habitation n’étaient pas relevées comme les autres. Tous indices qui ont attiré l’attention des analystes. C’est un travail de « bureaucrates» (pour reprendre la qualification, dans sa bouche péjorative, d’un officier de ma connaissance) de ce type, accumulant indices après indices, souvent ténus et parfois insignifiants qui a pu conduire (ce patient travail de collationnement, d’analyse et d’interprétation) les services à s’intéresser de très près à cette étrange infrastructure fortifiée et sévèrement filtrée dans cette grande ville plutôt tranquille pas très éloignée (un peu moins de 100 km) de la capitale du Pakistan. Au-delà, l’accumulation d’images satellitaires, sans doute aussi celles de drones stratégiques, plus sûrement d’analyses plus affinées des écoutes dans cette région (les responsables d’Al Qaïda et les leaders Taliban au Pakistan continuent à échanger entre eux autrement que par le téléphone arabe) ont attisé l’intérêt des spécialistes. Sans compter vraisemblablement la mise en œuvre des mesures de MASINT, pour surveiller l’activité à l’intérieur. Voilà pour les phases de recherche et d’exploitation du cycle.
Sans oublier bien sûr la recherche opérationnelle. Car ce n’est qu’alors que le renseignement humain a vraisemblablement été déclenché. Directement ou indirectement.
Directement, c’est-à-dire par les permanents de la C.I.A. au Pakistan qui ont actionné leurs sources. Difficile. Abbottabad n’était pas la cité qui monopolisait jusque là l’attention des services. Loin de là.
Et en tous cas beaucoup moins que des villes comme Peshawar, Lahore, Karachi ou Quetta par exemple. Peut-être ont-ils bénéficié également d’un informateur privilégié ? L’avenir le dira peut-être. Pas sûr.
Ou indirectement, c’est-à-dire en utilisant les services des nombreux contractuels dont dispose le renseignement américain au Pakistan. L’affaire Davis, du nom de cet « agent consulaire » américain, arrêté à Lahore (150 km au sud-sud-est d’Abbottabad), le 27 janvier dernier, après avoir tué deux jeunes pakistanais dans un quartier pauvre est révélatrice en ce sens. On observera que ce citoyen américain, qui séjournait dans ce pays sous une couverture consulaire, travaillait vraisemblablement en sous-traitance pour la C.I.A. Il fut acquitté de ce double meurtre le 16 mars par la Haute Cour de Lahore.
Mais auparavant, le 23 février, dans une station balnéaire pakistanaise, le Genéral Ashfaq Kiyani, le chef d’état-major pakistanais assisté d’un général deux étoiles (en France, un général de division : avec ce rang, peut-être un officier des services de renseignement militaires?) rencontra l’Amiral Mike Mullen, chef d’état-major interarmées américain, assisté de son côté par le Général David Petraeus, commandant en chef en Afghanistan (mais aussi le futur directeur de la C.I.A. désigné par le Président Obama le 28 avril dernier) ainsi que de trois autres hauts responsables. Officiellement pour trouver une solution au « cas Davis » : il est certain que cette affaire à elle seule empoisonnait un peu plus la difficile relation entre les USA et le Pakistan, alors que les frappes de drones armés se multipliaient sans l’assentiment des responsables dans ce pays contre des responsables présumés Taliban et/ou d’Al Qaïda, et que les Américains pour leur part reprochaient à leurs partenaires d’Islamabad de jouer un jeu pas franchement clair dans la lutte contre le terrorisme. On peut toutefois s’interroger sur une rencontre à un tel niveau pour cette affaire, et entre militaires, alors qu’elle aurait dû logiquement être traitée entre diplomates. Rien n’a filtré de cette réunion, mais il est probable aujourd’hui que Ben Laden fut au centre des discussions entre les militaires, et le cas Davis en marge. Ce dernier fut d’ailleurs ensuite libéré contre le « prix du sang » : une compensation financière de 2,4 millions de dollars (1,7 millions d'euros) versée aux familles en vertu de la loi islamique, la « Diyat » (principe de compensation), alors que pour le tribunal son sort relevait de la « Fazad-fil-Arz » (principe de tort irréparable), en statuant que le crime de Davis était digne de la peine de mort. Il a aussitôt quitté le pays et s'est envolé pour Londres, avant même que les médias soient mis au courant.
Il semblerait que les dates-clefs de cette étrange affaire coïncident avec le diagnostic par les services américains selon lequel OBL était bien localisé à Abbottabad. Alors, y aurait-il eu marchandage entre les militaires ce jour-là ? Lequel ? Une attitude plus coopérative de la part du Pakistan et en particulier s’agissant d’une opération contre OBL d’une part, et l’effacement, contre espèces sonnantes et trébuchantes, de l’affaire Davis, conjointement avec le départ du Pakistan d’une cinquantaine « d’autres Davis » d’autre part ? Le Genéral Ashfaq Kiyani, qui a la confiance des américains, était-il au courant et/ou s’est-il affranchi de l’ISI ?
Au plan du renseignement, les services pakistanais ont-ils participé ? On a de la peine à croire que dans un pays aussi policé et quadrillé par les services de sécurité qu’est le Pakistan, la cache d’OBL n’était pas connue des services pakistanais. Plus encore dans une grande ville - laquelle est le siège en outre d’une présence militaire significative et permanente - plutôt que dans une grotte, une grange, une bergerie ou un quelconque campement incertain dans ces zones tribales incontrôlées et incontrôlables par les militaires à la frontière de l’Afghanistan. Les Américains ont-ils bénéficié de l’aide directe ou tout au moins d’une complicité tacite de la part des services pakistanais ? Peut-être pas de la part de ces derniers dont la partition, au moins de la part de certaines de leurs composantes (certaines branches de l’ISI) reste et demeurera dissonante, eu égard aux intérêts
stratégiques du Pakistan et au jeu des pouvoirs internes à ce pays. Mais de la part des militaires, qui sait ? Ne serait-ce qu’après l’affaire Davis visée supra. Et le dialogue entre militaires des deux pays n’a jamais été coupé, même au plus bas des relations diplomatiques bilatérales.
Pour le renseignement, le cycle est bouclé avec la diffusion aux politiques et aux militaires du dossier « Geronimo ». Comme chacun sait, le cycle ne s’arrête pas pour autant. Il continuera à fonctionner au profit des clients jusqu’à la fin de l’opération.
Au plan politique, il n’est pas interdit de penser que le Président Obama n’a prévenu son homologue pakistanais de la réalité de l’opération qu’au dernier moment, ne serait-ce que pour garantir sa confidentialité.
L’opération militaire.
Au plan militaire, les Américains n’ont pas réédité une opération coup de poing interarmées du type de celle, désastreuse, d’Eagle Claw (serre d'aigle) - plus connue en France sous l’appellation « Desert one » - menée en Iran les 24 et 25 avril 1980, destinée à secourir les 53 otages retenus prisonniers dans l’ambassade américaine à Téhéran, même si un hélicoptère américain aurait quand même été abattu à Abbottabad (conditions à confirmer). De nombreux problèmes interarmées de planification et d’exécution, sans compter des conditions météorologiques défavorables non prévues firent de l’opération dans le désert iranien une déroute peu glorieuse pour les forces américaines.
Cette fois-ci, les forces choisies appartenaient à une seule armée : cohérence de culture opérationnelle et de procédures oblige. Elles ont sans doute minutieusement répété leur action. Plusieurs fois. Auparavant, les services de renseignement militaire leur ont fourni une modélisation informatique « 3 D » du bâtiment et de son environnement. Une telle modélisation est possible grâce aux prises de vues stéréoscopiques que permettent les satellites d’observation modernes (pour la France, HELIOS 2 en est capable), complétées par des prises de vues faites parallèlement par des agents au sol, tels Davis.
Les membres du commando désigné pour l’action apprennent par cœur le site et se répartissent par équipes les actions élémentaires. Puis l’action est répétée méthodiquement dans un centre d’entraînement au combat urbain, quelque part dans un désert américain, sans et avec plastron : c’est ce qu’on appelle la « mécanisation ». Les équipages des aéronefs sont ceux qui opèreront sur le terrain et eux aussi se « mécanisent » en symbiose avec les commandos. La manœuvre va si possible être à nouveau répétée en Afghanistan, dans des conditions environnementales similaires, pour s’« acclimater ». Abbottabad est à 200 km à l’est de la frontière afghane : une distance aisément franchissable par les hélicoptères lourds de transport de troupes américains. Et alors, intervient la longue attente pour les protagonistes : celle des feux verts.
Feu vert du renseignement : oui, la « cible » a été clairement identifiée, et elle est bien présente sur l’objectif.
Feu vert des politiques : oui, le moment est opportun.
Il faut avoir les nerfs solides : l’attente peut durer plusieurs jours ; l’opération peut-être reportée au tout dernier moment (ne serait-ce que pour des raisons météorologiques défavorables par exemple), même les commandos déjà à bord.
D’autres forces sont en alerte, en cas de problème majeur, prêtes à leur tour à intervenir. Des aéronefs de surveillance et d’attaque survolent la zone à haute altitude. Rappelons que cent mille militaires américains sont présents de l’autre côté de la frontière. Bien entendu, tous ceux-là ne sont pas en alerte. Ceux qui le sont ne savent pas quelle est la cible. Il y a vraisemblablement par ailleurs des agents clandestins aux abords de l’objectif à Abbottabad. Sont-ils en contact avec le commando d’assaut ? Vraisemblable.
Les autorités politiques sont en contact permanent avec le commandement militaire sur le théâtre grâce au vaste réseau de transmissions satellitaires cryptées. L’opération aurait même été
commandée directement depuis la Maison Blanche, eu égard à sa sensibilité. Ce ne serait pas une première.
Le Président Obama était en tout état de cause personnellement aux commandes depuis Washington (à part se faire trouer la peau, il est bien connu que « la guerre [comprendre son commandement] est trop sérieuse pour... »). Il a remercié les acteurs de l’opération, mais aussi et surtout les hommes du renseignement. Il sait le long travail de préparation anonyme qu’une action aussi sensible a nécessité de leur part. Il a de ce fait sans doute réussi là où les autorités américaines avaient failli avant le 11 septembre 2001 : faire travailler ensemble les agences. La C.I.A. pour l’aspect clandestin, long, patient mais ingrat de la chasse aux terroristes ; la N.S.A., ce « big brother » capable de toute entendre et tout lire dans ce qui s’échange sur tous les réseaux de par le monde ; la N.G.A. qui photographie à très haute résolution la moindre parcelle de terrain de la planète ; la D.I.A. qui alimente les militaires en renseignements indispensables à toutes leurs opérations ; … sans compter d’autres agences, peut-être …
Cette action rappelle, entre autres, une autre particulièrement réussie, coordonnée et parfaitement commandée: l’assassinat à Tunis d’Abou Jihad, le leader palestinien, par un commando combiné israélien le 15 avril 1988, spécialement dépêché pour cette mission. Le Mossad et le Shin Bet, tout comme Aman, le service militaire, le recherchaient depuis des années. Une fois le dossier renseignement ficelé, le feu vert politique obtenu du conseil de sécurité à Tel Aviv, un commando marine (de l’unité de recherche dans la profondeur « Sayeret Matkal ») de 30 hommes, mis à l’eau au large de la côte tunisienne, fit jonction avec des agents du Mossad déjà présents sous couverture clandestine à proximité de l’objectif. Abou Jihad, bien que prévenu de l’imminence d’une telle action, ainsi que deux de ses gardes du corps, furent abattus sous un déluge de projectiles.
En conclusion.
La coordination du renseignement est donc possible aux Etats-Unis aussi... avec ou sans coordinateur (le Director of National Intelligence, le poste et la nouvelle administration associée créés sur les enseignements du 11 septembre en application de l’« Intelligence Reform and Terrorism Prevention Act » de 2004 pour une meilleure coordination des services). Mais ceci est un autre débat.
Le Prix Nobel de la Paix a indéniablement marqué des points. Vis-à-vis du peuple américain, qui gardait en mémoire l’humiliant souvenir de « Desert One » mais surtout vit encore les affres de « Nine Eleven » ; vis-à-vis de la crédibilité des forces américaines dont on dit qu’elles s’enlisent en Afghanistan après un rétablissement long et sanglant en Iraq ; vis-à-vis de l’opinion publique mondiale pour laquelle la suprématie américaine doit être confirmée. Le Président américain a pris des risques … mesurés. Grâce à son outil de renseignement. C’est un sage.
Source:*http://international.blogs.ouest-france.fr
Pour le général Michel Masson, c'est grâce au travail patient des services américains, à l'entrainement des forces spéciales et à la décision risquée mais mesurée d'Obama que l'opération Abbottabad a été un succès. "Obama est un sage" conclut-il. Sur le site du Centre Français de Recherche sur le Renseignement, CF2R, Michel Masson reconstruit la phase préparatoire et la phase opérationnelle de la mort de Ben Laden.
L’opération de liquidation – à défaut d’arrestation – d’Oussama Ben Laden au Pakistan le dimanche 1er mai est avant tout incontestablement une réussite du renseignement. On ne parlera pas ici de victoire : laissons ce symbole à la lutte contre la haine et l’obscurantisme. L’élaboration du renseignement s’inscrit dans le long terme. C’est une grande leçon pour tous ses contempteurs, ou plus simplement contre ceux qui causent et ne savent pas. Et pour les impatients : le renseignement s’élabore dans le temps, la sérénité et le professionnalisme. Malgré toutes les pressions dont il est l’objet en permanence. Il peut y avoir des « boucles courtes » dans le fameux cycle du renseignement, en particulier lorsque celui-ci s’applique aux actions militaires. Mais dans le cas de la traque de terroristes d’envergure, plus généralement de « nuisibles » internationaux, ou plus spécifiquement ici d’Oussama Ben Laden (OBL), la recherche d’informations est beaucoup plus longue, difficile, sans compter qu’il faut être prudent car tous ces efforts peuvent être rapidement ruinés si la cible et son entourage deviennent par trop méfiants. Ben Laden et ses affidés ont largement démontré par le passé qu’ils l’étaient naturellement…
Le renseignement.
Il est vraisemblable, à la lumière des informations très sporadiques dont on dispose à ce stade, que les services américains s’intéressaient à la cache d’OBL depuis un certain temps. C’est d’ailleurs ce qu’a déclaré le Président Obama dans son intervention du 1er mai. Il avait fait de la neutralisation du leader spirituel d’Al Qaïda un objectif prioritaire : voilà pour l’orientation des services. Le refuge d’OBL était observé, analysé depuis des mois sans doute, sans savoir vraisemblablement qu’il s’agissait bien de lui. Les premières informations ouvertes évoquent l’étrangeté de cet important complexe de bâtiments (compound), construit récemment (depuis cinq années peut-être) dans une zone très résidentielle de la ville d’Abbottabad (grande ville pakistanaise de garnison et de tourisme, créée par les Britanniques au temps de l’empire dans une région touristique dotée d’un climat agréable en altitude, et riche d’environ 150 000 habitants aujourd’hui) ; cet ensemble de qualité n’était semble-t-il connecté ni au téléphone ni à Internet. Un messager-courrier d’OBL, identifié par les services, y aurait été « logé » après utilisation du fruit des interrogatoires de prisonniers de Guantanamo. On a dit aussi que les poubelles de cette habitation n’étaient pas relevées comme les autres. Tous indices qui ont attiré l’attention des analystes. C’est un travail de « bureaucrates» (pour reprendre la qualification, dans sa bouche péjorative, d’un officier de ma connaissance) de ce type, accumulant indices après indices, souvent ténus et parfois insignifiants qui a pu conduire (ce patient travail de collationnement, d’analyse et d’interprétation) les services à s’intéresser de très près à cette étrange infrastructure fortifiée et sévèrement filtrée dans cette grande ville plutôt tranquille pas très éloignée (un peu moins de 100 km) de la capitale du Pakistan. Au-delà, l’accumulation d’images satellitaires, sans doute aussi celles de drones stratégiques, plus sûrement d’analyses plus affinées des écoutes dans cette région (les responsables d’Al Qaïda et les leaders Taliban au Pakistan continuent à échanger entre eux autrement que par le téléphone arabe) ont attisé l’intérêt des spécialistes. Sans compter vraisemblablement la mise en œuvre des mesures de MASINT, pour surveiller l’activité à l’intérieur. Voilà pour les phases de recherche et d’exploitation du cycle.
Sans oublier bien sûr la recherche opérationnelle. Car ce n’est qu’alors que le renseignement humain a vraisemblablement été déclenché. Directement ou indirectement.
Directement, c’est-à-dire par les permanents de la C.I.A. au Pakistan qui ont actionné leurs sources. Difficile. Abbottabad n’était pas la cité qui monopolisait jusque là l’attention des services. Loin de là.
Et en tous cas beaucoup moins que des villes comme Peshawar, Lahore, Karachi ou Quetta par exemple. Peut-être ont-ils bénéficié également d’un informateur privilégié ? L’avenir le dira peut-être. Pas sûr.
Ou indirectement, c’est-à-dire en utilisant les services des nombreux contractuels dont dispose le renseignement américain au Pakistan. L’affaire Davis, du nom de cet « agent consulaire » américain, arrêté à Lahore (150 km au sud-sud-est d’Abbottabad), le 27 janvier dernier, après avoir tué deux jeunes pakistanais dans un quartier pauvre est révélatrice en ce sens. On observera que ce citoyen américain, qui séjournait dans ce pays sous une couverture consulaire, travaillait vraisemblablement en sous-traitance pour la C.I.A. Il fut acquitté de ce double meurtre le 16 mars par la Haute Cour de Lahore.
Mais auparavant, le 23 février, dans une station balnéaire pakistanaise, le Genéral Ashfaq Kiyani, le chef d’état-major pakistanais assisté d’un général deux étoiles (en France, un général de division : avec ce rang, peut-être un officier des services de renseignement militaires?) rencontra l’Amiral Mike Mullen, chef d’état-major interarmées américain, assisté de son côté par le Général David Petraeus, commandant en chef en Afghanistan (mais aussi le futur directeur de la C.I.A. désigné par le Président Obama le 28 avril dernier) ainsi que de trois autres hauts responsables. Officiellement pour trouver une solution au « cas Davis » : il est certain que cette affaire à elle seule empoisonnait un peu plus la difficile relation entre les USA et le Pakistan, alors que les frappes de drones armés se multipliaient sans l’assentiment des responsables dans ce pays contre des responsables présumés Taliban et/ou d’Al Qaïda, et que les Américains pour leur part reprochaient à leurs partenaires d’Islamabad de jouer un jeu pas franchement clair dans la lutte contre le terrorisme. On peut toutefois s’interroger sur une rencontre à un tel niveau pour cette affaire, et entre militaires, alors qu’elle aurait dû logiquement être traitée entre diplomates. Rien n’a filtré de cette réunion, mais il est probable aujourd’hui que Ben Laden fut au centre des discussions entre les militaires, et le cas Davis en marge. Ce dernier fut d’ailleurs ensuite libéré contre le « prix du sang » : une compensation financière de 2,4 millions de dollars (1,7 millions d'euros) versée aux familles en vertu de la loi islamique, la « Diyat » (principe de compensation), alors que pour le tribunal son sort relevait de la « Fazad-fil-Arz » (principe de tort irréparable), en statuant que le crime de Davis était digne de la peine de mort. Il a aussitôt quitté le pays et s'est envolé pour Londres, avant même que les médias soient mis au courant.
Il semblerait que les dates-clefs de cette étrange affaire coïncident avec le diagnostic par les services américains selon lequel OBL était bien localisé à Abbottabad. Alors, y aurait-il eu marchandage entre les militaires ce jour-là ? Lequel ? Une attitude plus coopérative de la part du Pakistan et en particulier s’agissant d’une opération contre OBL d’une part, et l’effacement, contre espèces sonnantes et trébuchantes, de l’affaire Davis, conjointement avec le départ du Pakistan d’une cinquantaine « d’autres Davis » d’autre part ? Le Genéral Ashfaq Kiyani, qui a la confiance des américains, était-il au courant et/ou s’est-il affranchi de l’ISI ?
Au plan du renseignement, les services pakistanais ont-ils participé ? On a de la peine à croire que dans un pays aussi policé et quadrillé par les services de sécurité qu’est le Pakistan, la cache d’OBL n’était pas connue des services pakistanais. Plus encore dans une grande ville - laquelle est le siège en outre d’une présence militaire significative et permanente - plutôt que dans une grotte, une grange, une bergerie ou un quelconque campement incertain dans ces zones tribales incontrôlées et incontrôlables par les militaires à la frontière de l’Afghanistan. Les Américains ont-ils bénéficié de l’aide directe ou tout au moins d’une complicité tacite de la part des services pakistanais ? Peut-être pas de la part de ces derniers dont la partition, au moins de la part de certaines de leurs composantes (certaines branches de l’ISI) reste et demeurera dissonante, eu égard aux intérêts
stratégiques du Pakistan et au jeu des pouvoirs internes à ce pays. Mais de la part des militaires, qui sait ? Ne serait-ce qu’après l’affaire Davis visée supra. Et le dialogue entre militaires des deux pays n’a jamais été coupé, même au plus bas des relations diplomatiques bilatérales.
Pour le renseignement, le cycle est bouclé avec la diffusion aux politiques et aux militaires du dossier « Geronimo ». Comme chacun sait, le cycle ne s’arrête pas pour autant. Il continuera à fonctionner au profit des clients jusqu’à la fin de l’opération.
Au plan politique, il n’est pas interdit de penser que le Président Obama n’a prévenu son homologue pakistanais de la réalité de l’opération qu’au dernier moment, ne serait-ce que pour garantir sa confidentialité.
L’opération militaire.
Au plan militaire, les Américains n’ont pas réédité une opération coup de poing interarmées du type de celle, désastreuse, d’Eagle Claw (serre d'aigle) - plus connue en France sous l’appellation « Desert one » - menée en Iran les 24 et 25 avril 1980, destinée à secourir les 53 otages retenus prisonniers dans l’ambassade américaine à Téhéran, même si un hélicoptère américain aurait quand même été abattu à Abbottabad (conditions à confirmer). De nombreux problèmes interarmées de planification et d’exécution, sans compter des conditions météorologiques défavorables non prévues firent de l’opération dans le désert iranien une déroute peu glorieuse pour les forces américaines.
Cette fois-ci, les forces choisies appartenaient à une seule armée : cohérence de culture opérationnelle et de procédures oblige. Elles ont sans doute minutieusement répété leur action. Plusieurs fois. Auparavant, les services de renseignement militaire leur ont fourni une modélisation informatique « 3 D » du bâtiment et de son environnement. Une telle modélisation est possible grâce aux prises de vues stéréoscopiques que permettent les satellites d’observation modernes (pour la France, HELIOS 2 en est capable), complétées par des prises de vues faites parallèlement par des agents au sol, tels Davis.
Les membres du commando désigné pour l’action apprennent par cœur le site et se répartissent par équipes les actions élémentaires. Puis l’action est répétée méthodiquement dans un centre d’entraînement au combat urbain, quelque part dans un désert américain, sans et avec plastron : c’est ce qu’on appelle la « mécanisation ». Les équipages des aéronefs sont ceux qui opèreront sur le terrain et eux aussi se « mécanisent » en symbiose avec les commandos. La manœuvre va si possible être à nouveau répétée en Afghanistan, dans des conditions environnementales similaires, pour s’« acclimater ». Abbottabad est à 200 km à l’est de la frontière afghane : une distance aisément franchissable par les hélicoptères lourds de transport de troupes américains. Et alors, intervient la longue attente pour les protagonistes : celle des feux verts.
Feu vert du renseignement : oui, la « cible » a été clairement identifiée, et elle est bien présente sur l’objectif.
Feu vert des politiques : oui, le moment est opportun.
Il faut avoir les nerfs solides : l’attente peut durer plusieurs jours ; l’opération peut-être reportée au tout dernier moment (ne serait-ce que pour des raisons météorologiques défavorables par exemple), même les commandos déjà à bord.
D’autres forces sont en alerte, en cas de problème majeur, prêtes à leur tour à intervenir. Des aéronefs de surveillance et d’attaque survolent la zone à haute altitude. Rappelons que cent mille militaires américains sont présents de l’autre côté de la frontière. Bien entendu, tous ceux-là ne sont pas en alerte. Ceux qui le sont ne savent pas quelle est la cible. Il y a vraisemblablement par ailleurs des agents clandestins aux abords de l’objectif à Abbottabad. Sont-ils en contact avec le commando d’assaut ? Vraisemblable.
Les autorités politiques sont en contact permanent avec le commandement militaire sur le théâtre grâce au vaste réseau de transmissions satellitaires cryptées. L’opération aurait même été
commandée directement depuis la Maison Blanche, eu égard à sa sensibilité. Ce ne serait pas une première.
Le Président Obama était en tout état de cause personnellement aux commandes depuis Washington (à part se faire trouer la peau, il est bien connu que « la guerre [comprendre son commandement] est trop sérieuse pour... »). Il a remercié les acteurs de l’opération, mais aussi et surtout les hommes du renseignement. Il sait le long travail de préparation anonyme qu’une action aussi sensible a nécessité de leur part. Il a de ce fait sans doute réussi là où les autorités américaines avaient failli avant le 11 septembre 2001 : faire travailler ensemble les agences. La C.I.A. pour l’aspect clandestin, long, patient mais ingrat de la chasse aux terroristes ; la N.S.A., ce « big brother » capable de toute entendre et tout lire dans ce qui s’échange sur tous les réseaux de par le monde ; la N.G.A. qui photographie à très haute résolution la moindre parcelle de terrain de la planète ; la D.I.A. qui alimente les militaires en renseignements indispensables à toutes leurs opérations ; … sans compter d’autres agences, peut-être …
Cette action rappelle, entre autres, une autre particulièrement réussie, coordonnée et parfaitement commandée: l’assassinat à Tunis d’Abou Jihad, le leader palestinien, par un commando combiné israélien le 15 avril 1988, spécialement dépêché pour cette mission. Le Mossad et le Shin Bet, tout comme Aman, le service militaire, le recherchaient depuis des années. Une fois le dossier renseignement ficelé, le feu vert politique obtenu du conseil de sécurité à Tel Aviv, un commando marine (de l’unité de recherche dans la profondeur « Sayeret Matkal ») de 30 hommes, mis à l’eau au large de la côte tunisienne, fit jonction avec des agents du Mossad déjà présents sous couverture clandestine à proximité de l’objectif. Abou Jihad, bien que prévenu de l’imminence d’une telle action, ainsi que deux de ses gardes du corps, furent abattus sous un déluge de projectiles.
En conclusion.
La coordination du renseignement est donc possible aux Etats-Unis aussi... avec ou sans coordinateur (le Director of National Intelligence, le poste et la nouvelle administration associée créés sur les enseignements du 11 septembre en application de l’« Intelligence Reform and Terrorism Prevention Act » de 2004 pour une meilleure coordination des services). Mais ceci est un autre débat.
Le Prix Nobel de la Paix a indéniablement marqué des points. Vis-à-vis du peuple américain, qui gardait en mémoire l’humiliant souvenir de « Desert One » mais surtout vit encore les affres de « Nine Eleven » ; vis-à-vis de la crédibilité des forces américaines dont on dit qu’elles s’enlisent en Afghanistan après un rétablissement long et sanglant en Iraq ; vis-à-vis de l’opinion publique mondiale pour laquelle la suprématie américaine doit être confirmée. Le Président américain a pris des risques … mesurés. Grâce à son outil de renseignement. C’est un sage.
Source:*http://international.blogs.ouest-france.fr
"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
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sphinx- Adm

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Re: Oussama Ben Laden
Manifestation à Londres
Plus d'une centaine de partisans d'Oussama Ben Laden se sont rassemblés aujourd'hui devant l'ambassade des Etats-Unis à Londres pour protester contre la mort du chef d'al-Qaida tué dimanche par un commando américain.
La police est intervenue pour s'interposer entre les manifestants et
Ce rassemblement avait été organisé par Anjem Choudary, un prédicateur radical, membre du mouvement "Muslims Against Crusades" (Musulmans contre les croisades), qui s'était fait connaître notamment en brûlant des coquelicots, symboles des anciens combattants, lors d'un rassemblement l'an dernier dans la capitale britannique.
"Ben Laden brûle en enfer", assuraient de leur côté les banderoles des manifestants d'extrême droite, qui ont échangé des insultes avec les partisans de Ben Laden. Oussama Ben Laden, ennemi public numéro un des Etats-Unis, a été tué dans la nuit de dimanche à lundi par des forces spéciales américaines dans la résidence où il se cachait à Abbottabad, une ville-garnison à 80 km au nord d'Islamabad, au Pakistan.
http://lefigaro.fr
Plus d'une centaine de partisans d'Oussama Ben Laden se sont rassemblés aujourd'hui devant l'ambassade des Etats-Unis à Londres pour protester contre la mort du chef d'al-Qaida tué dimanche par un commando américain.
La police est intervenue pour s'interposer entre les manifestants et
Ce rassemblement avait été organisé par Anjem Choudary, un prédicateur radical, membre du mouvement "Muslims Against Crusades" (Musulmans contre les croisades), qui s'était fait connaître notamment en brûlant des coquelicots, symboles des anciens combattants, lors d'un rassemblement l'an dernier dans la capitale britannique.
"Ben Laden brûle en enfer", assuraient de leur côté les banderoles des manifestants d'extrême droite, qui ont échangé des insultes avec les partisans de Ben Laden. Oussama Ben Laden, ennemi public numéro un des Etats-Unis, a été tué dans la nuit de dimanche à lundi par des forces spéciales américaines dans la résidence où il se cachait à Abbottabad, une ville-garnison à 80 km au nord d'Islamabad, au Pakistan.
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- « Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. ». .
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Re: Oussama Ben Laden
Benazir Bhutto révèle la mort de Ben Laden en 2007
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" Il ya deux manières d'ignorer les choses:
La première, c'est de les ignorer;
La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
La seconde est pire que la première."
http://www.google.co.il/cse?cx=partner-pub-0946450289611309%3A3705380348&ie=UTF-8&q=&sa=Rechercher#gsc.tab=0


Lotfi- Adm

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