Révolte grecque
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Révolte grecque
La révolte ou rébellion est un sentiment d’indignation et de réprobation face à une situation. Elle est aussi, dans un sens plus précis, le refus actif d'obéir à une autorité. Elle correspond donc à une large gamme de comportements : non respect des normes sociales, désobéissance, tentatives d’insurrection, mutineries, rébellions, tollés… Celui qui se soulève de cette façon est désigné comme rebelle.
Causes des révoltes
Refus d’une situation de soumission ou perçue comme telle : la révolte a pour objectif de réduire une inégalité sociale, économique, religieuse, nationale en obtenant de nouveaux droits. Elle se fait dans une perspective réformiste.
Refus d'obéissance à une autorité jugée illégitime : ce sont principalement des révoltes contre l'Etat (émeutes antifiscales, anticonscriptions, mutineries)
Rétablissement d’un ordre ancien : ces révoltes se font dans le cadre d'opposition à des réformes, de rétablissement de l'« économie morale » par les foules.
Mise en place d'un nouveau gouvernement : ce type de révolte a un objectif révolutionnaire et cherche à promouvoir de nouveaux dirigeants, mieux à même de représenter le groupe en révolte.
Révolte grecque


(liberation.fr)
Dernière édition par Syfou le Lun 20 Juin - 3:05, édité 1 fois
- « Vouloir prouver des choses qui sont claires d'elles-mêmes, c'est éclairer le jour avec une lampe. ». .
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Re: Révolte grecque
Révolution grecque ? Révolution mondialisée ?
Ce qui devait arriver est-il en train de se produire ? Malgré l'apparent bol d'air fourni par les membres les plus puissants de la zone Euro et par le Fonds Monétaire International, la Grèce s'enfonce dans le tourbillon d'une tornade économique que rien ne semble pouvoir arrêter. La Grèce qui par sa frivolité budgétaire est la première à sombrer, mais sans doute pas la dernière. Comme je le rappelais il y a quelques jours dans ce billet, l'hystérie keynésienne avec laquelle on a tout fait pour sauver la haute finance au détriment de l'économie publique a un prix. Celui de l'endettement public porté à son paroxysme. Celui d'une crise bien plus terrible que celle à laquelle on a presque échappé.
Le mécanisme est à la fois simple et complexe. Restrictions budgétaires drastiques. Arrêt de l'investissement public. Baisse des prestations sociales. Economie privée souffrant du manque d'investissements publics. Licenciements massifs. Augmentation du chômage coordonné à la chute du social. Troubles sociaux. Révolte. Renversement du gouvernement. Érection de guillotines. Boum font les têtes sur les pavés.
J'exagère ? J'espère bien. Mais je vois mal aujourd'hui comment arrêter tout cela. D'autant que la crise ne restera pas une simple crise grecque. Dans une économie mondialisée, les crises sont également mondialisées. Et si les crises mènent à des révolutions, ces révolutions sont à leur tour mondialisées. Et dans le fond, on peut se demander si ça n'est pas le mieux qui puisse se produire. Ce monde où le pouvoir économique repose entre quelques mains avides et où les gouvernements ne sont que de pacotille et font des courbettes devant le vrai pouvoir a quelque chose de fondamentalement malsain. Il est temps que ça change. Que le pouvoir revienne aux mains du peuple. Si possible dans le calme. Mais il est possible qu'il ne soit déjà plus question de révolution pacifique. Est-ce le début de la fin ? On devrait en savoir plus dans les semaines à venir. D'autant plus que les évènements semblent évoluer rapidement.
Je ne parle évidemment pas ici de la Suisse qui devrait, heureusement, rester passablement préservée. Sa santé budgétaire pourrait être citée en exemple en Europe. Mais il ne faut pas se faire trop d'illusions. La dépendance de la Suisse vis-à-vis de l'économie européenne est aussi forte que si elle faisait partie de l'Union Européenne. Et juste un tout petit peu moins que si elle faisait partie de la zone Euro. Alors tout cela aura aussi des conséquences pour nous. Peut-être pas ou peu de troubles, mais des moments difficiles sont à prévoir.
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Ce qui devait arriver est-il en train de se produire ? Malgré l'apparent bol d'air fourni par les membres les plus puissants de la zone Euro et par le Fonds Monétaire International, la Grèce s'enfonce dans le tourbillon d'une tornade économique que rien ne semble pouvoir arrêter. La Grèce qui par sa frivolité budgétaire est la première à sombrer, mais sans doute pas la dernière. Comme je le rappelais il y a quelques jours dans ce billet, l'hystérie keynésienne avec laquelle on a tout fait pour sauver la haute finance au détriment de l'économie publique a un prix. Celui de l'endettement public porté à son paroxysme. Celui d'une crise bien plus terrible que celle à laquelle on a presque échappé.
Le mécanisme est à la fois simple et complexe. Restrictions budgétaires drastiques. Arrêt de l'investissement public. Baisse des prestations sociales. Economie privée souffrant du manque d'investissements publics. Licenciements massifs. Augmentation du chômage coordonné à la chute du social. Troubles sociaux. Révolte. Renversement du gouvernement. Érection de guillotines. Boum font les têtes sur les pavés.
J'exagère ? J'espère bien. Mais je vois mal aujourd'hui comment arrêter tout cela. D'autant que la crise ne restera pas une simple crise grecque. Dans une économie mondialisée, les crises sont également mondialisées. Et si les crises mènent à des révolutions, ces révolutions sont à leur tour mondialisées. Et dans le fond, on peut se demander si ça n'est pas le mieux qui puisse se produire. Ce monde où le pouvoir économique repose entre quelques mains avides et où les gouvernements ne sont que de pacotille et font des courbettes devant le vrai pouvoir a quelque chose de fondamentalement malsain. Il est temps que ça change. Que le pouvoir revienne aux mains du peuple. Si possible dans le calme. Mais il est possible qu'il ne soit déjà plus question de révolution pacifique. Est-ce le début de la fin ? On devrait en savoir plus dans les semaines à venir. D'autant plus que les évènements semblent évoluer rapidement.
Je ne parle évidemment pas ici de la Suisse qui devrait, heureusement, rester passablement préservée. Sa santé budgétaire pourrait être citée en exemple en Europe. Mais il ne faut pas se faire trop d'illusions. La dépendance de la Suisse vis-à-vis de l'économie européenne est aussi forte que si elle faisait partie de l'Union Européenne. Et juste un tout petit peu moins que si elle faisait partie de la zone Euro. Alors tout cela aura aussi des conséquences pour nous. Peut-être pas ou peu de troubles, mais des moments difficiles sont à prévoir.
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Re: Révolte grecque
Quelques milliers "d'indignés" manifestent à Athènes contre l'austérité

Des milliers de personnes de tous âges ont manifesté devant le parlement à Athènes pour le quatrième dimanche consécutif à l'appel du mouvement paneuropéen des "indignés" contre l'austérité. Cette manifestation a rassemblé vers 19 h 30 locales (18 h 30 à Paris) près de 3 000 personnes, selon la police, un nombre beaucoup moins important que dimanche dernier où 15 000 personnes avaient manifesté sur les lieux.
Aux cris de "Voleurs", en sifflant et en brandissant des drapeaux grecs, les manifestants se sont rassemblés devant le parlement où quelques heures plus tôt le premier ministre grec, Georges Papandréou a demandé le vote de confiance des députés à son nouveau gouvernement, nommé vendredi lors d'un remaniement ministériel. L'ouverture du débat sur le vote de confiance au parlement doit se terminer mardi soir, jour où les "indignés" ont prévu une nouvelle manifestation.
Conservant une majorité absolue au parlement avec 155 sièges sur un total de 300, M. Papandréou espère faire passer un plan budgétaire d'austérité fin juin afin d'obtenir une nouvelle aide internationale, faute de quoi la Grèce encourt la faillite. Les dirigeants des partis de l'opposition, la droite (Nouvelle-Démocratie), l'extrême droite (Laos), la gauche communiste (KKE) ainsi que la gauche radicale (Syriza) ont réclamé des élections anticipées.
"Avec les mesures d'austérité de l'année dernière, le pays est devenu plus pauvre, plusieurs entreprises ont fermé, nous voulons des élections, ce gouvernement n'a pas la légitimité pour poursuivre l'austérité", a déclaré Maria Papadimitriou, une manifestante de 52 ans, employée d'une entreprise. Arrivé au pouvoir en octobre 2009, M. Papandréou a négocié en 2010 avec les créanciers du pays, l'Union européenne et le Fonds monétaire international, un prêt de 110 milliards d'euros sur trois ans en échange d'une rigueur draconienne
http://lemonde.fr

Des milliers de personnes de tous âges ont manifesté devant le parlement à Athènes pour le quatrième dimanche consécutif à l'appel du mouvement paneuropéen des "indignés" contre l'austérité. Cette manifestation a rassemblé vers 19 h 30 locales (18 h 30 à Paris) près de 3 000 personnes, selon la police, un nombre beaucoup moins important que dimanche dernier où 15 000 personnes avaient manifesté sur les lieux.
Aux cris de "Voleurs", en sifflant et en brandissant des drapeaux grecs, les manifestants se sont rassemblés devant le parlement où quelques heures plus tôt le premier ministre grec, Georges Papandréou a demandé le vote de confiance des députés à son nouveau gouvernement, nommé vendredi lors d'un remaniement ministériel. L'ouverture du débat sur le vote de confiance au parlement doit se terminer mardi soir, jour où les "indignés" ont prévu une nouvelle manifestation.
Conservant une majorité absolue au parlement avec 155 sièges sur un total de 300, M. Papandréou espère faire passer un plan budgétaire d'austérité fin juin afin d'obtenir une nouvelle aide internationale, faute de quoi la Grèce encourt la faillite. Les dirigeants des partis de l'opposition, la droite (Nouvelle-Démocratie), l'extrême droite (Laos), la gauche communiste (KKE) ainsi que la gauche radicale (Syriza) ont réclamé des élections anticipées.
"Avec les mesures d'austérité de l'année dernière, le pays est devenu plus pauvre, plusieurs entreprises ont fermé, nous voulons des élections, ce gouvernement n'a pas la légitimité pour poursuivre l'austérité", a déclaré Maria Papadimitriou, une manifestante de 52 ans, employée d'une entreprise. Arrivé au pouvoir en octobre 2009, M. Papandréou a négocié en 2010 avec les créanciers du pays, l'Union européenne et le Fonds monétaire international, un prêt de 110 milliards d'euros sur trois ans en échange d'une rigueur draconienne
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