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Kurdistan turc

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Sujet / Message Kurdistan turc

Message par Syfou le Lun 25 Juil - 0:36

Kurdistan turc

Le Kurdistan turc est une région du Sud-Est de la Turquie principalement peuplée de Kurdes et de Turcs. Les autorités turques refusent la dénomination de « Kurdistan » et préfèrent parler de Sud-Est anatolien.

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Drapeau du Kurdistan

Histoire

La région montagneuse au sud et au sud-est du lac de Van, entre Perse et Mésopotamie, était en possession des Kurdes avant l'époque de Xénophon, et était connue sous le nom de « pays des Carduchi » par les Grecs (en grec Καρδούχοι), Cardyène ou Cordyène.

Au maximum de leur avancée au Proche-Orient, les Romains dominèrent le Kurdistan turc et la partie Ouest du Kurdistan actuel. Le royaume de Corduène était par exemple vassal de l'Empire romain entre 66 av. J.-C. et 384.
Après les invasions turco-mongoles du xiie siècle, le Kurdistan retrouve une partie de son autonomie, mais n'est cependant pas un territoire uni. Le territoire habité par les kurdes est morcelé en une série de petits états appelés émirats. Une histoire de ces états, de leurs relations entre eux et avec leurs voisins persans et turcs est donnée dans le Sharafnāma du prince Charaf ad-Din Bitlisi, qui est considéré comme un travail historique de référence sur les kurdes.

En 1920, le traité de Sèvres prévoyait la création d’un État kurde sur les restes de l’Empire ottoman détruit, comme pour les autres peuples de la région. Mais par le traité de Lausanne de 1923, le Moyen-Orient est divisé en plusieurs pays qui ne prennent pas en compte le droit des Kurdes à disposer de leurs terres. En effet, d’une grande importance géopolitique dans la région, le Kurdistan est également riche en pétrole et en eau.
À la création de la République turque en 1923 par Mustafa Kemal Atatürk, les autorités interdisent la langue et les noms de famille kurdes, le mot « kurde » lui-même est interdit et les Kurdes sont désignés par l'expression « Turcs des montagnes » par des politiciens3,4. Face à cette négation du fait kurde et de l'identité kurde, les Kurdes se sont soulevés à plusieurs reprises. Les soulèvements ont été violemment réprimés par l'armée turque.

Le dernier soulèvement en date contre la Turquie est le fait du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Ce soulèvement qui prend la forme d'une guérilla débute en 1984 en faisant des dizaines de morts par semaine. Depuis l'arrestation en 1999 au Kenya, et la condamnation à la prison à perpétuité du chef du PKK, Abdullah Öcalan, surnommé Apo par les kurdes signifiant oncle, les affrontements ont diminué d'intensité, avec notamment le repli des troupes du PKK vers le Kurdistan de l'Est (ou Kurdistan iranien) et le Kurdistan du Sud (Kurdistan irakien). Au total, la guerre a fait plus de 37 000 morts dans la région.

Depuis 2005, la population kurde de Turquie avait une représentation politique avec la création du parti de la société démocratique (DTP). Comptant vingt-et-un députés à l'Assemblée nationale turque, le DTP est dissout le 11 décembre 2009 par la Cour constitutionnelle turque qui le soupçonne d'entretenir des liens proches avec le PKK6, considéré comme terroriste par la Turquie. Vivement critiquée en Europe et par le Premier ministre turc, cette décision met fin au principal parti pro-kurde du pays et affaiblit les efforts de l'AKP pour améliorer ses rapports avec l'importante minorité kurde du pays.

Géographie

Le Kurdistan turc occupe une grande partie du Sud-Est de la Turquie, représentant 210 000 km² et 41,7 % de la superficie totale du Kurdistan. Principalement située sur le plateau anatolien et le haut-plateau arménien, la région est montagneuse, le sommet culminant, le mont Ararat étant à 5 165 m d'altitude.
La région connaît un climat continental avec des étés chauds et des hivers très froids.

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Démographie

D'après le dernier recensement turc de 2008, la zone prise en compte par les autorités (délimitée à l'ouest par Urfa, Adiyaman et Malatya, au nord par Tunceli, Bingöl, Muş et Agri) serait habitée par environ dix millions d'habitants, ce qui représenterait près de 14% de la population nationale.
Il existe de nombreuses disparités tant sur le plan ethnique que religieux :
une importante communauté arabe est présente le long de la frontière avec la Syrie ; les Turcs sont eux fortement concentrés dans les régions de Malatya et d'Elazig, mais également présent en tant que fonctionnaires dans toutes les villes du Kurdistan turc. Les Zazas habitent les régions d'Elazig, Diyarbakir, Tunceli et à l'est de la région de Urfa. Il existe une petite communauté arménienne encore présente à Diyarbakir, et la région de Mardin abrite encore une petite communauté syriaque. D'après un sondage de l'institut de recherche turc Konda réalisé en 2008, 62 % de la population de la région se considèrent d'origine kurde ;
les alévis sont très minoritaires par rapport aux sunnites et se concentrent à Tunceli, dans l'est de la région d'Elazig (en particulier Karakoçan) et à Malatya.
Selon ce même institut de sondage, il y aurait environ douze millions de Kurdes (16 % de la population nationale) dans toute la Turquie. Présente à une conférence se déroulant à Diyarbakir concernant les droits de l'homme en Turquie, Leyla Zana, grande figure de la cause kurde, a parlé de quinze millions de Kurdes (20 % de la population nationale), dont au moins cinq millions seraient assimilés aux Turcs. Selon d'autres sources, les Kurdes de Turquie constituent la moitié des Kurdes du Moyen-Orient, soit de 15 à 20 millions d'individus (28 % de la population nationale).




Turquie : 13 soldats, sept terroristes kurdes tués dans des combats

Treize soldats turcs et sept terroristes kurdes ont été tués jeudi lors des affrontements les plus meurtriers pour l’armée depuis trois ans dans le sud-est de la Turquie peuplé en majorité de Kurdes, faisant craindre un raidissement d’Ankara sur la question kurde.

Les combats sont survenus au cours d’une opération de l’armée dans une zone montagneuse connue pour être un bastion des séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) près de la ville de Silvan, dans la province de Diyarbakir, les soldats étant tombés dans un guet-apens, ont indiqué des sources locales de sécurité.

Au cours des heurts, 13 soldats ont été tués et sept autres blessés, dont deux grièvement, a affirmé le gouverneur de Diyarbakir, Mustafa Toprak.

Sept terroristes ont été tués dans les combats qui continuaient de faire rage jeudi soir, l’armée disposant du soutien d’hélicoptères, ont ajouté les sources de sécurité, précisant que les affrontements avaient provoqué un incendie de forêt.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a convoqué une réunion extraordinaire à Ankara après l’attaque.

A l’issue de la rencontre, M. Erdogan a exprimé dans un communiqué la détermination d’Ankara. "Les objectifs des forces qui sont derrière cet événement sont clairs. (Mais) la Turquie a la force et la détermination pour surmonter la question du terrorisme", a-t-il dit.

Ces combats sont les plus meurtriers pour l’armée turque depuis la mort en octobre 2008 de 17 soldats dans l’attaque d’un poste militaire par les rebelles près de la frontière irakienne.

En octobre 2007, la mort de 12 soldats dans une embuscade avait conduit la Turquie à mener des raids aériens contre les bases arrière du PKK dans les montagnes du nord de l’Irak, puis une opération terrestre de huit jours en territoire irakien, en février 2008.

Le président du parlement Cemil Cicek a réagi avec virulence aux derniers combats en appelant les protagonistes de la question kurde à choisir leur camp.

"D’un côté la démocratie, la paix et la liberté, mais de l’autre le sang, la haine et la barbarie... Désormais, chacun doit dire quelle est sa ligne. Ou on est du côté de la démocratie ou bien on est avec ceux qui crachent leur haine et font couler le sang", a-t-il dit, cité par l’agence Anatolie.

Ses propos interviennent dans un contexte de tensions politiques avec les Kurdes.

Le président du principal parti pro-kurde de Turquie, le Parti pour la paix et la démocratie (BDP), Selahattin Demirtas, a présenté jeudi ses condoléances pour la mort des soldats, avant de dénoncer un manque de volonté politique pour résoudre la question kurde.

Les Etats-Unis qui considèrent le PKK comme une organisation terroriste ont condamné l’attaque qui survient alors que le secrétaire d’Etat Hillary Clinton est en route pour une visite en Turquie afin de participer à une réunion du groupe de contact sur la Libye et rencontrer les dirigeants turcs à Istanbul.

"Les Etats-Unis condamnent de la manière la plus ferme" l’attaque visant les soldats turcs, a déclaré le porte parole du département d’Etat aux journalistes à Washington.

"Nous soutenons fermement la Turquie dans sa lutte contre le terrorisme et nous continuerons de travailler avec le gouvernement turc pour combattre le terrorisme", a-t-il ajouté.

Les accrochages entre les forces de sécurité se sont multipliés depuis les élections de juin, dans un conflit qui a fait quelque 45.000 morts depuis le début de l’insurrection du PKK, en 1984.

http://turquie-news.fr



Turquie: 4 militaires tués par des rebelles kurdes

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Trois soldats turcs ont été tués dimanche dans le sud-est de la Turquie dans une embuscade tendue par des rebelles kurdes tandis qu'un officier blessé vendredi dans des accrochages a succombé à l'hôpital.

L'embuscade s'est produite dans une zone rurale près de la petite ville d'Ömerli, dans la province de Mardin, a précisé une source sécuritaire locale.

Par ailleurs, un officier grièvement blessé vendredi dans des heurts avec des rebelles à Semdinli, proche des frontières irakienne et iranienne, est décédé dans une clinique militaire d'Ankara, a annoncé dimanche l'armée sur son site internet.

Les accrochages entre les forces de sécurité et les rebelles se sont multipliés depuis les élections législatives du 12 juin.

Le 16 juillet, treize soldats et sept rebelles ont péri dans des combats dans le sud-est de la Turquie, région peuplée en majorité de Kurdes.

Cet incident, le plus meurtrier pour l'armée turque depuis octobre 2008, a suscité une vive émotion et le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a prévenu que l'armée turque allait faire payer "un prix élevé" aux rebelles.

Les autorités ont depuis décidé de renforcer les forces de sécurité dans les zones de combats par des unités spéciales de la police.

Depuis le lancement de l'insurrection du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) en 1984, les violences ont fait quelque 45.000 morts. Le PKK est considéré par de nombreux pays comme une organisation terroriste.

http://echoroukonline.com


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    http://algerie-institution.blog4ever.com


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