Affaire: Liliane Bettencourt
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Affaire: Liliane Bettencourt
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CHRONOLOGIE
1er août : Le Monde dénonce une "violation de la loi sur le secret des sources pour tenter de colmater les fuites du dossier Bettencourt". Sur son site Internet , le quotidien du soir révèle jeudi que la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a bien examiné les appels téléphoniques de son journaliste Gérard Davet, qui enquêtait sur l'affaire Bettencourt-Woerth - auteur du livre Sarko m'a tuer.
31 août : Selon des extraits de Sarko m'a tuer, un livre publié par deux journalistes du Monde, la juge d'instruction Isabelle Prévost-Desprez - déchargée du volet sur l'abus de faiblesse reproché à François-Marie Banier en 2010 - un témoin aurait vu Nicolas Sarkozy, alors président de l'UMP, se faire remettre des espèces au domicile de la milliardaire. L'Elysée a fermement démenti ses allégations.
11 juillet : Liliane Bettencourt a été auditionnée par la juge des tutelles de Courbevoie après la demande de mise sous protection judiciaire déposée fin juin par sa fille Françoise.
5 juillet : Françoise Bettencourt-Meyers a déposé une requête demandant la révocation du mandat de protection de sa mère, tout en exhortant le juge des tutelles de Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine, à prendre des mesures judiciaires
29 juin : Le tribunal correctionnel de Bordeaux a constaté la fin des poursuites contre François-Marie Banier, soupçonné d'abus de faiblesse sur l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt. Cette décision résulte du retrait de la plainte de Françoise Meyers, fille de Liliane Bettencourt, à l'origine de l'affaire en 2007. "Le tribunal constate le désistement de la partie civile", a dit le président après une courte audience.
28 juin : La justice a considéré comme valables les enregistrements effectués par le majordome de Liliane Bettencourt. La cour d’appel de Bordeaux a rejeté mardi les demandes d’annulation des enquêtes judiciaires concernant l’héritière de L’Oréal. L’affaire Bettencourt va donc pouvoir poursuivre son cheminement dans les couloirs de la justice.
14 juin : Les trois médecins mandatés par la juge des tutelles Stéphanie Kass-Danno, affirment dans un rapport dévoilé par lemonde.fr que Liliane Bettencourt est atteinte d'une "maladie cérébrale" , nécessitant une mise sous "curatelle renforcée". Selon eux, Liliane Bettencourt serait atteinte d’une "altération conjointe des facultés mentales et physiques".
12 juin : Les bisbilles entre mère et fille reprennent par voies de presse interposées. Liliane Bettencourt lance les hostilités dans un entretien au JDD. L'héritière de l'Oréal y affirme que sa fille est "dérangée" et lui conseille de "consulter un psy". Dans l'après-midi, Françoise Bettencourt-Meyers et ses deux enfants répondent dans un communiqué qu'ils ne font pas la guerre à Liliane Bettencourt et que cette dernière est "instrumentalisée" par son entourage.
8 juin : Françoise Bettencourt-Meyers fait une nouvelle demande de placement sous tutelle de sa mère. "Des inquiétudes sont apparues qui font craindre de nouvelles dérives contraires aux intérêts de Mme Liliane Bettencourt", dit-elle dans la requête. Une juge de Courbevoie avait par ailleurs conclu, dans une ordonnance du 25 mars dernier, que "les facultés cognitives de Mme Liliane Bettencourt (étaient) nettement altérées par une maladie cérébrale".
26 mars : Le parquet de Bordeaux décide de ne pas poursuivre François-Marie Banier. Le procureur de la République de Bordeaux, Claude Laplaud, explique avoir pris cette décision "compte tenu du désistement" en décembre de François Bettencourt-Meyers. La procédure, pour abus de faiblesse envers Liliane Bettencourt, visant François-Marie Banier va donc s'éteindre.
6 décembre : Les avocats de Liliane Bettencourt et de sa fille Françoise Bettencourt-Meyers annoncent la signature d'un accord pour mettre fin au conflit qui les oppose. "Il existe maintenant une famille Bettencourt unie (…) Maintenant, cette histoire est pour nous terminée", affirme Me Metzner, l'avocat de Françoise Bettencourt-Meyers. Cet accord prévoit que François-Marie Banier, l'ami de la milliardaire qui abandonne aussi ses plaintes, et Patrice de Maistre, son gestionnaire de fortune, ne feront désormais plus partie de son entourage. "M. Banier lui-même [renonce] à beaucoup de choses qui lui avait été promises", laisse entendre Me Metzner.
25 novembre : La fille de l'héritière de L'Oréal fait citer devant le tribunal correctionnel de Nanterre le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, et son ancien avocat fiscaliste, Fabrice Goguel, qu'elle accuse d'être complices de l'abus de faiblesse.
17 novembre : La juge des tutelles estime que la demande de mise sous protection de l'héritière du groupe L'Oréal est "recevable" . Un nouvel examen médical doit être mené pour résoudre ce débat. La Cour de cassation a par ailleurs décidé de transférer l'ensemble des affaires Woerth-Bettencourt à Bordeaux, afin que la justice retrouve "sa sérénité'
8 novembre : Un ancien chauffeur de l'héritière de L'Oréal , Liliane Bettencourt déclare au site internet Mediapart qu'une employée lui a parlé d'une demande d'argent de Nicolas Sarkozy à la milliardaire en 2007. Dans cet entretien publié lundi par le site d'information, Dominique Gautier explique avoir recueilli fin 2006 ou début 2007 cette confidence de Nicole Berger, ancienne gouvernante aujourd'hui décédée.
29 octobre : Sur Europe 1 , le procureur de Nanterre Philippe Courroye annonce qu'il enclenche le jour même la procédure permettant la désignation d'un ou plusieurs juges d'instruction dans l'affaire Bettencour par le biais de l’ouverture d’une information judiciaire.
26 octobre : le procureur général de Versailles, Philippe Ingall, ordonne au procureur de Nanterre, Philippe Courroye, l'ouverture d'informations judiciaires sur les volets de l'affaire Bettencourt concernant Eric Woerth. Ce sont désormais tous les volets de l'affaire Bettencourt qui doivent être "dépaysés".
24 octobre : les ordinateurs de deux journalistes, l'un du Monde et l'autre du Point, sont volés dans les locaux de leur rédaction. Tous deux travaillaient sur l'affaire Bettencourt.
23 octobre : Philippe Ingall, le procureur général de Versailles, demande le dépaysement de la procédure pour "abus de faiblesse" visant François-Marie Banier. Ce dossier était confié à la juge Prévost-Desprez, en guerre ouverte avec le procureur de Nanterre, Philippe Courroye.
22 octobre : Liliane Bettencourt se dit "prête à la bagarre" avec sa fille Françoise Meyers-Bettencourt contre laquelle elle a porté plainte pour "violences morales", dans l' extrait d'un entretien à Europe 1 .
20 octobre : Liliane Bettencourt annonce avoir porté plainte contre sa fille pour "violences morales".
14 octobre : Dans une lettre adressée le 11 octobre au procureur de la République, Philippe Courroye, Isabelle Prévost-Desprez, soupçonne l'avocat de la milliardaire, Me Georges Kiejman, d' avoir dissimulé des documents médicaux .
10 octobre : Dans une lettre manuscrite, Liliane Bettencourt affirme qu’elle envisage des poursuites judiciaires pour mettre fin au "harcèlement" dont elle s'estime victime de la part de sa fille, Françoise Meyers-Bettencourt . L’héritière de l’Oréal a fait ses nouvelles révélations suite à une information dans la presse sur une nouvelle demande de tutelle de sa fille.
6 octobre : François-Marie Banier aurait dû hériter de l’île d’Arros aux Seychelles , selon une lettre écrite par Liliane Bettencourt à sa fille, qui n'aurait dû être révélée qu'après sa mort.
4 octobre : Le site lepoint.fr révèle qu'un aide-mémoire destiné à aider la milliardaire à répondre aux questions de la police, en cas d'audition, a été rédigé par l'entourage de Liliane Bettencourt. L'avocat de la fille de la milliardaire dénonce "une subornation de témoin".
28 septembre : David Sénat, l'ancien conseiller de Michèle Alliot-Marie au ministère de la Justice, est placé en garde à vue dans le cadre de l'affaire dite Visionex. Mais les enquêteurs auraient découvert à son domicile des documents sur l’affaire Woerth-Bettencourt.
27 septembre : Le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, annonce avoir décidé pour l’instant de ne pas saisir la Cour de justice de la République . Mais il demande l’ouverture d’une information judiciaire et la désignation d’un juge d’instruction.
20 septembre : L'Oréal annonce avoir rompu le contrat qui le liait à François-Marie Banier et qui comprenait le versement de quelque 700.000 euros par an. Cause invoquée par le groupe de cosmétiques : le "bruit médiatique" de l'affaire Bettencourt.
14 septembre : La cour d'appel de Versailles valide l'enquête à propos des révélations d'enregistrements clandestins de la juge d'instruction Isabelle Prévost-Desprez. L'avocat de Liliane Bettencourt, Me Matthieu Boccon-Gibod, annonce immédiatement son intention de se pourvoir en cassation.
13 septembre : Le quotidien Le Monde annonce qu'il va porter plainte contre X pour violation de la loi sur la protection du secret des sources . Le journal du soir accuse directement l'Elysée en Une.
12 septembre : Les services secrets confirment avoir enquêté sur l'affaire Bettencourt, pour connaître d'où venaient les fuites dans la presse.
9 septembre : Des policiers se rendent au siège de l'UMP pour une première perquisition. Ce qu'ils recherchaient ? Une éventuelle trace de réception d'un courrier daté du 12 mars 2007, signé Eric Woerth et adressé à Nicolas Sarkozy, au sujet de l'attribution de la Légion d'honneur à Patrice de Maistre.
6 septembre : Le contenu d'une lettre envoyée par Eric Woerth à Nicolas Sarkozy révèle que Patrice de Maistre a lui-même demandé au ministre du Travail a être décor é, selon le Monde et Mediapart. Pourtant le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt nie toute intervention directe auprès d'Eric Woerth. Les deux hommes se contredisent.
4 septembre : Deux lettres de remerciements de Patrice de Maistre au ministre Eric Woerth, qui a reconnu il y a deux jours être intervenu pour l'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, ont été saisies par les enquêteurs, assure le JDD.
3 septembre : Une lettre confirme que l'ex-comptable de Liliane Bettencourt fournissait des informations à la fille de l'héritière . Un élément sur lequel s'appuie l'avocat de Liliane Bettencourt pour parler de "pacte de corruption" et remettre en cause les déclaration de l'ex-comptable.
2 septembre : Eric Woerth reconnaît devant l'Association des journalistes économiques et financiers (AJEF), qu'il a bien écrit une lettre pour demander la Légion d'honneur pour Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. De son côté, Pascal Wilhelm, l'avocat de Patrice de Maistre, dément l'existence de "petits papiers" rédigés par l'entourage de la milliardaire pour lui indiquer que répondre aux questions des enquêteurs. Enfin, le jdd.fr révèle que Laurent Solly , ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, a été entendu par la brigade financière.
1er septembre : A la demande de la juge Isabelle Prévost-Desprez, les policiers procèdent à une perquisition au domicile de Liliane Bettencourt , à Neuilly-sur-Seine. Dans une lettre à la presse, l'héritière de l'empire L'Oréal, se dit "outrée" par cette perquisition.
30 août : Selon l'Express.fr , Eric Woerth serait bien intervenu auprès de Nicolas Sarkozy, dans l’attribution, en mai 2007, de la Légion d’honneur à Patrice de Maistre, futur employeur de son épouse, Florence Woerth, et gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt.
29 août : Le procureur général près la Cour de Cassation, Jean-Louis Nadal, a annoncé son intention de saisir la Cour de justice de la République concernant le ministre du Travail, Eric Woerth.
28 août : L'avocat de Liliane Bettencourt fait savoir que la milliardaire a modifié son héritage , François-Marie Banier n'est plus son légataire universel.
27 août : L'Ordre des médecins annonce vouloir entendre les médecins qui entourent l’héritière de L’Oréal, pour vérifier son état de "vulnérabilité" physique et psychologique.
25 août : Le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, était à nouveau entendu mercredi matin par la police sur les modalités d'attribution de sa Légion d'honneur.
16 août : Le ministre du Travail est embarrassé par deux nouvelles affaires , toutes deux révélées par le site Mediapart, à l'origine de la polémique. Son entourage dénonce un "acharnement".
4 août : Libération révèle qu'Eric Woerth serait intervenu pour alléger un redressement fiscal dans le cadre de la succession du sculpteur César.
30 juillet : Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt a, de nouveau, été placé en garde à vue , selon les informations du Monde.
29 juillet : Eric Woerth a été entendu par la police dans l'enquête sur la fortune de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt . Le ministre du Travail a tout nié en bloc .
28 juillet : une perquisition a eu lieu mercredi matin au domicile de Françoise Bettencourt-Meyers , fille de l'héritière de L'Oréal, à Neuilly-sur-Seine. La police a notamment saisi des agendas lui appartenant.
26 juillet : Liliane Bettencourt est auditionnée pendant plus de deux heures par les policiers de la brigade financière. Le même jour, le bureau du secrétariat de la milliardaire a été perquisitionné.
24 juillet : Dans une interview au Journal du Dimanche , Patrice de Maistre jure ne pas avoir embauché Florence Woerth sur ordre de son mari. Il écarte par ailleurs toute idée de financement occulte. Par ailleurs, de nouvelles perquisitions ont eu lieu, à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.
21 juillet : Florence Woerth est entendue par la brigade financière .
19 juillet : Le parquet annonce que Liliane Bettencourt sera prochainement entendue dans le cadre de l'enquête sur les écoutes pirates. De son côté Eric Woerth répète qu'il n'a pas favorisé l'embauche de sa femme.
17 juillet : Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, déclare qu'Eric Woerth est intervenu auprès de lui juste avant l'embauche de sa femme en 2007, selon le procès-verbal de sa déposition de police dont Le Monde publie des extraits.
16 juillet : l'hebdomadaire Marianne publie la copie d'un chèque de 100.000 euros . L'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, assure avoir effectué un retrait en espèces de 100.000 euros à la demande de la milliardaire en décembre 2006, soit quatre mois avant la présidentielle de 2007. Dans le dossier "évasion fiscale", les quatre membres de l'entourage de la milliardaire ont finalement vu leur garde à vue levée après 36 heures d'audition.
15 juillet : quatre personnes, dont François-Marie Banier et Patrice de Maistre, sont placées en garde à vue .
14 juillet : Françoise Bettencourt-Meyers dépose une nouvelle demande de placement sous tutelle de sa mère. Cette dernière lui répond en dénonçant un "acharnement" et annonce un "audit indépendant" de sa fortune. Dans le même temps, Patrice de Maistre s’explique sur les 5 millions d’euros que lui donné l’héritière du groupe L’Oréal : il s’agit d’une "retraite" pour le gestionnaire de fortune. Parallèlement, Eric Woerth est accusé d’ irrégularité dans la vente de l’hippodrome de Compiègne, qu’il aurait bradé alors qu’il était encore ministre du Budget. L'information a été démentie par le ministre.
13juillet : La cour d'appel de Versailles rejette l'appel formulé par le procureur de Nanterre Philippe Courroye contre le supplément d'information confié à la juge Isabelle Prévost-Desprez. cette décision laisse à la magistrate indépendante le champ libre pour mener une enquête sur l'abus de faiblesse présumé perpétré par François-Marie Banier à l'encontre de la milliardaire.
12 juillet : Sur Europe 1 et pour la première fois, le ministre du Travail Eric Woerth évoque une démission de son poste de trésorier de l’UMP.
11 juillet : dans son rapport , l’Inspection générale des finances affirme que l’ancien ministre du Budget n’a jamais demandé ou empêché un contrôle fiscal sur Liliane Bettencourt.
10 juillet : Eric Woerth demande dimanche dans le JDD à être entendu par la justice "le plus rapidement possible". Objectif ? Démontrer son innocence. "J'ai besoin de cela. Il faut expliquer, c'est ce que j'essaye de faire depuis trois semaines".
9 juillet : la brigade financière procède à une perquisition au domicile de Patrice de Maistre , le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, et dans les bureaux de la société Cylmène. Le parquet de Nanterre annonce l'ouverture d'une troisième enquête préliminaire , cette fois sur des soupçons de blanchiment de fraude fiscale et de conflit d'intérêts.
8 juillet : l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, de nouveau entendue par la police, est confrontée pour la première fois à Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de la milliardaire. L'ancienne comptable se rétracte partiellement , mais elle maintient un certain nombre d'accusations, notamment contre Eric Woerth. Mediapart dit maintenir sa première version. Florence Woerth, la femme du ministre, dit elle vouloir être entendue par les enquêteurs "dans les meilleurs délais".
7 juillet : le procureur de Nanterre annonce l'ouverture d'une nouvelle enquête préliminaire sur les affirmations de Claire Thibout, l'ex-comptable de Liliane Bettencourt. Cette dernière dit avoir retiré 50.000 euros en espèces fin mars 2007 à la demande du gestionnaire de fortune de l'héritière, Patrice de Maistre. Selon LeMonde.fr , les enquêteurs auraient retrouvé les carnets dans lesquels elle consignait ces opérations. De son côté, Eric Woerth annonce qu'il va porter plainte contre X pour dénonciation calomnieuse.
6 juillet: une ex-comptable de Liliane Bettencourt, qui a travaillé douze ans à son service, affirme dans une interview à Mediapart qu'Eric Woerth a reçu, en tant que trésorier de l'UMP, 150.000 euros en liquide pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy au printemps 2007. Le ministre du Travail rétorque quelques heures plus tard : "je n'ai jamais reçu le moindre euro illégal".
5 juillet : le procureur de Nanterre indique qu'il veut enquêter pour connaître notamment les conditions dans lesquelles Florence Woerth, l'épouse du ministre, a été embauchée pour travailler auprès de Liliane Bettencourt, dans la société Clymène qui gérait sa fortune.
2 juillet : Liliane Bettencourt sort de son silence . Dans une interview à TF1, la milliardaire défend son ami François-Marie Banier, "un homme très intelligent", soupçonné d'abus de faiblesse. Mais l'octogénaire peine à s'expliquer sur le fond de l'affaire, notamment sur les soupçons d'évasion fiscale.
1er juillet : le procès de François-Marie Banier s'ouvre pour quelques heures avant d' être renvoyé sine die. Un supplément d'enquête est demandé. Au cours de l'audience, la représentante du parquet admet avoir informé par avance le gouvernement de sa décision future de classer sans suite une plainte de la fille de Liliane Bettencourt visant les dons d'un milliard d'euros qu'elle a fait à son ami François-Marie Banier.
30 juin : Le Nouvel Observateur révèle que Patrice de Maistre, le gestionnaire et homme de confiance de Liliane Bettencourt, a retrouvé trace de quatre chèques de la milliardaire, dont l'un établi pour l’association de financement de l’association de soutien à l’action d’Eric Woerth (AFASAEW) en mars 2010".
29 juin : dans une interview au Figaro , Philippe Parini, le directeur général des finances publiques, assure qu'Eric Woerth, quand il était ministre du Budget, n'a donné aucune instruction dans l'affaire Bettencourt.
25 juin : Eric Woerth annonce qu'il a autorisé un contrôle fiscal sur François-Marie Banier, l'ami de Liliane Bettencourt, quand il était ministre du Budget.
21 juin : Eric Woerth annonce que sa femme va démissionner "dans les prochains jours" de la société Clymène. Liliane Bettencourt indique, elle, la régularisation fiscale de ses avoirs à l'étranger.
18 juin : Liliane Bettencourt et François-Marie Banier portent plainte pour "atteinte à la vie privée" après la publication d'extraits d'enregistrements pirates.
16 juin : le site Mediapart révèle des enregistrements pirates réalisés entre mai 2009 et mai 2010 par le maître d'hôtel de Liliane Bettencourt. Ils mettent au jour des opérations financières destinées à échapper au fisc, des immixtions de l'Elysée dans la procédure judiciaire, et des liens troubles entre la milliardaire, le ministre du Travail Eric Woerth et son épouse Florence, qui travaille pour la société Clymène.
Février 2010 : l'héritière de L'Oréal adresse une lettre aux trois experts judiciaires chargés de l'examiner dans laquelle elle refuse une nouvelle fois de se soumettre à l’expertise neurologique ordonnée par le juge. Le 23, le tribunal repousse le procès à juillet.
Décembre 2009 : la fille de Liliane Bettencourt saisit un juge des tutelles pour obtenir la protection judiciaire de sa mère. La demande est refusée le 9 décembre.
Août 2009 : le photographe François-Marie Banier porte plainte contre X pour "diffamation" devant le tribunal de grande instance de Paris.
Février 2009 : à sa demande, Liliane Bettencourt est examinée par un psychiatre . Le certificat médical conclut à sa "parfaite santé d'esprit".
Septembre 2008 : François-Marie Banier est placé en garde à vue par la brigade financière de la PJ parisienne.
Décembre 2007 : Françoise Bettencourt-Meyers porte plainte contre X pour "abus de faiblesse" à l'égard de sa mère, Liliane. Des faits passibles de trois ans de prison et 375.000 euros d'amende.
1996-2007 : en l’espace de 11 ans, près d'un milliard d'euros de dons sont enregistrés à l’attention de François-Marie Banier . Ils prennent la forme de transferts de titres de sociétés immobilières et de tableaux de maître, pour une valeur globale estimée à 20 millions d'euros. Parmi les toiles, on trouve entre autres "Nature morte à la guitare" de Picasso, "L'homme à la pipe" de Fernand Léger et un "Grand nu debout" de Matisse.
1987 : Liliane Bettencourt , héritière de L'Oréal, rencontre le photographe François-Marie Banier . Elle accepte de poser pour le photographe qui réalise un portrait pour la revue chic Egoïste.
http://www.europe1.fr/Politique/Affaire-Bettencourt-tous-les-episodes-precedents-230247/
"Sarko m'a tuer" : les pressions et la peur des témoins

Claire Thibout, ex-comptable de Liliane Bettencourt, est l'un des acteurs clés du dossier. Elle avait accordé une interview à Médiapart, expliquant que l'homme de confiance de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, lui avait demandé « de retirer 150 000 € destinés à Éric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Là, je me suis dit que cette histoire prenait quand même des proportions considérables, avec l'évocation du nom de Sarkozy et de sa campagne électorale. » La comptable, qui s'est mise au vert à Fourques (Gard), reçoit le 7 septembre les policiers de la brigade financière venus spécialement de Paris. « Les policiers voulaient me faire dire que Médiapart était un journal de voyous. Alors je leur ai répondu que je n'avais pas formulé ma réponse aussi précisément que ça, que j'avais dit qu'il y avait des politiques qui venaient à la maison, parmi lesquels Sarkozy, et que je me doutais qu'ils devaient recevoir de l'argent. Concernant Sarkozy, je me souviens d'avoir précisé que je n'avais pas de preuve, mais qu'il pouvait avoir touché de l'argent. » « Les policiers n'étaient pas contents, ils voulaient que je leur dise que tout était faux. Ils subissaient eux-mêmes une incroyable pression. À chaque feuillet tapé, l'un des quatre policiers faxait le PV à sa hiérarchie et au parquet de Nanterre, qui rappelait pour faire changer tel ou tel mot.
[…] Quand j'ai entendu Nicolas Sarkozy faire allusion à moi à la télévision, j'ai ressenti un vertige. Je me suis dit : Je suis au cœur d'une affaire d'État, moi ! » « Ce qui m'a frappée dans le supplément d'information que j'ai conduit, c'est la peur des témoins », explique la juge Prévost-Desprez. « les témoins avaient peur de parler sur PV (procès-verbal) à propos de Nicolas Sarkozy. » « L'infirmière de Liliane Bettencourt, a confié à ma greffière, après son audition par moi : J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur procès-verbal. Bref, ce procès représentait pour l'Élysée un risque majeur, il y avait 90 % de chances pour que ce soit déflagratoire. Il fallait me faire dessaisir, par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer. »
http://www.ladepeche.fr/article/2011/09/01/1157569-sarko-m-a-tuer-les-pressions-et-la-peur-des-temoins.html
Le Monde étaye ses accusations d'espionnage
PARIS - Le contre-espionnage a bien examiné, selon Le Monde, les appels d'un de ses journalistes pour identifier ses sources dans l'affaire Bettencourt, une pratique illégale que le ministre de l'Intérieur a confirmée et qui pourrait entraîner des mises en examen de responsables place Beauvau.
Le quotidien, qui en tant que partie civile a accès aux pièces de l'instruction, rapporte jeudi que la juge Sylvie Zimmermann a la preuve que la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a effectué une recherche des facturations détaillées (fadettes) d'appels téléphoniques passés par son journaliste Gérard Davet en juillet 2010.
Une information judiciaire avait été ouverte en mai dernier, notamment pour "atteinte au secret des correspondances par personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions" après une nouvelle plainte du Monde, le parquet ayant classé sans suite une première plainte du quotidien.
Selon le journal, la magistrate parisienne a obtenu les réquisitions adressées par le contre-espionnage à l'opérateur téléphonique Orange en juillet 2010. Le Monde venait alors de révéler le contenu des déclarations à la police de Patrice de Maistre, l'homme de confiance de Liliane Bettencourt, qui mettait en difficulté Eric Woerth, alors ministre du Travail.
L'enquête a par ailleurs permis selon Le Monde de montrer que "dans un second temps", la DCRI avait obtenu les fadettes de David Sénat, un conseiller au cabinet de la garde des Sceaux de l'époque, Michèle Alliot-Marie. Soupçonné d'être la "source" du Monde, il a quitté le cabinet il y a un an.
Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a confirmé jeudi sur France Info que la DCRI avait bien réalisé des "repérages de communications téléphoniques" afin "de rechercher l'auteur de la divulgation à l'intérieur de l'administration de procédures judiciaires, ce qui est tout à fait scandaleux".
L'avocate du Monde, Catherine Cohen-Richelet, a qualifié les propos de M. Guéant de tentative de "sauver les meubles".
"Je ne sais pas ce qu'ils appellent des repérages de communications téléphoniques, mais s'ils ont examiné les fadettes, c'est en contravention totale avec la loi", a déclaré l'avocate à l'AFP.
S'exprimant à RTL le député UMP de Paris Bernard Debré a déclaré: "Intolérable, je trouve que c'est intolérable d'étudier, de fliquer les journalistes".
Le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, a évoqué dans un communiqué une affaire d'une "immense gravité".
Le recours aux "fadettes" ne peut se faire que sur requête du Premier ministre ou d'un magistrat selon une procédure strictement encadrée par la loi. Les écoutes pratiquées par des officines sont qualifiées de "sauvages" et donc illégales.
Interrogée sur la suite possible de l'enquête, Me Cohen-Richelet a estimé que la juge allait probablement chercher à "remonter la chaîne des responsabilités".
Des sources policières ont confié ces derniers jours s'attendre à la mise en examen dans cette affaire de très hauts responsables de la police.
En septembre 2010, le Directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, avait indiqué qu'une "brève et ponctuelle vérification technique" avait permis de "rendre vraisemblable" un renseignement sur l'auteur de la fuite dans l'affaire Bettencourt.
Le directeur de la DCRI, Bernard Squarcini, un proche de M. Sarkozy, s'était quant à lui défendu en novembre de diriger "une officine de Barbouze".
Interrogé peu après pour savoir s'il estimait possible que des services de police aient pu violer la loi, Nicolas Sarkozy avait répondu: "Non. Je ne l'imagine pas, je ne le crois pas et de surcroît, cela ne servirait à rien parce que tout se sait et parce que ce qu'un journaliste pense, il l'écrit."
© 2011 AFP

CHRONOLOGIE
1er août : Le Monde dénonce une "violation de la loi sur le secret des sources pour tenter de colmater les fuites du dossier Bettencourt". Sur son site Internet , le quotidien du soir révèle jeudi que la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a bien examiné les appels téléphoniques de son journaliste Gérard Davet, qui enquêtait sur l'affaire Bettencourt-Woerth - auteur du livre Sarko m'a tuer.
31 août : Selon des extraits de Sarko m'a tuer, un livre publié par deux journalistes du Monde, la juge d'instruction Isabelle Prévost-Desprez - déchargée du volet sur l'abus de faiblesse reproché à François-Marie Banier en 2010 - un témoin aurait vu Nicolas Sarkozy, alors président de l'UMP, se faire remettre des espèces au domicile de la milliardaire. L'Elysée a fermement démenti ses allégations.
11 juillet : Liliane Bettencourt a été auditionnée par la juge des tutelles de Courbevoie après la demande de mise sous protection judiciaire déposée fin juin par sa fille Françoise.
5 juillet : Françoise Bettencourt-Meyers a déposé une requête demandant la révocation du mandat de protection de sa mère, tout en exhortant le juge des tutelles de Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine, à prendre des mesures judiciaires
29 juin : Le tribunal correctionnel de Bordeaux a constaté la fin des poursuites contre François-Marie Banier, soupçonné d'abus de faiblesse sur l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt. Cette décision résulte du retrait de la plainte de Françoise Meyers, fille de Liliane Bettencourt, à l'origine de l'affaire en 2007. "Le tribunal constate le désistement de la partie civile", a dit le président après une courte audience.
28 juin : La justice a considéré comme valables les enregistrements effectués par le majordome de Liliane Bettencourt. La cour d’appel de Bordeaux a rejeté mardi les demandes d’annulation des enquêtes judiciaires concernant l’héritière de L’Oréal. L’affaire Bettencourt va donc pouvoir poursuivre son cheminement dans les couloirs de la justice.
14 juin : Les trois médecins mandatés par la juge des tutelles Stéphanie Kass-Danno, affirment dans un rapport dévoilé par lemonde.fr que Liliane Bettencourt est atteinte d'une "maladie cérébrale" , nécessitant une mise sous "curatelle renforcée". Selon eux, Liliane Bettencourt serait atteinte d’une "altération conjointe des facultés mentales et physiques".
12 juin : Les bisbilles entre mère et fille reprennent par voies de presse interposées. Liliane Bettencourt lance les hostilités dans un entretien au JDD. L'héritière de l'Oréal y affirme que sa fille est "dérangée" et lui conseille de "consulter un psy". Dans l'après-midi, Françoise Bettencourt-Meyers et ses deux enfants répondent dans un communiqué qu'ils ne font pas la guerre à Liliane Bettencourt et que cette dernière est "instrumentalisée" par son entourage.
8 juin : Françoise Bettencourt-Meyers fait une nouvelle demande de placement sous tutelle de sa mère. "Des inquiétudes sont apparues qui font craindre de nouvelles dérives contraires aux intérêts de Mme Liliane Bettencourt", dit-elle dans la requête. Une juge de Courbevoie avait par ailleurs conclu, dans une ordonnance du 25 mars dernier, que "les facultés cognitives de Mme Liliane Bettencourt (étaient) nettement altérées par une maladie cérébrale".
26 mars : Le parquet de Bordeaux décide de ne pas poursuivre François-Marie Banier. Le procureur de la République de Bordeaux, Claude Laplaud, explique avoir pris cette décision "compte tenu du désistement" en décembre de François Bettencourt-Meyers. La procédure, pour abus de faiblesse envers Liliane Bettencourt, visant François-Marie Banier va donc s'éteindre.
6 décembre : Les avocats de Liliane Bettencourt et de sa fille Françoise Bettencourt-Meyers annoncent la signature d'un accord pour mettre fin au conflit qui les oppose. "Il existe maintenant une famille Bettencourt unie (…) Maintenant, cette histoire est pour nous terminée", affirme Me Metzner, l'avocat de Françoise Bettencourt-Meyers. Cet accord prévoit que François-Marie Banier, l'ami de la milliardaire qui abandonne aussi ses plaintes, et Patrice de Maistre, son gestionnaire de fortune, ne feront désormais plus partie de son entourage. "M. Banier lui-même [renonce] à beaucoup de choses qui lui avait été promises", laisse entendre Me Metzner.
25 novembre : La fille de l'héritière de L'Oréal fait citer devant le tribunal correctionnel de Nanterre le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, et son ancien avocat fiscaliste, Fabrice Goguel, qu'elle accuse d'être complices de l'abus de faiblesse.
17 novembre : La juge des tutelles estime que la demande de mise sous protection de l'héritière du groupe L'Oréal est "recevable" . Un nouvel examen médical doit être mené pour résoudre ce débat. La Cour de cassation a par ailleurs décidé de transférer l'ensemble des affaires Woerth-Bettencourt à Bordeaux, afin que la justice retrouve "sa sérénité'
8 novembre : Un ancien chauffeur de l'héritière de L'Oréal , Liliane Bettencourt déclare au site internet Mediapart qu'une employée lui a parlé d'une demande d'argent de Nicolas Sarkozy à la milliardaire en 2007. Dans cet entretien publié lundi par le site d'information, Dominique Gautier explique avoir recueilli fin 2006 ou début 2007 cette confidence de Nicole Berger, ancienne gouvernante aujourd'hui décédée.
29 octobre : Sur Europe 1 , le procureur de Nanterre Philippe Courroye annonce qu'il enclenche le jour même la procédure permettant la désignation d'un ou plusieurs juges d'instruction dans l'affaire Bettencour par le biais de l’ouverture d’une information judiciaire.
26 octobre : le procureur général de Versailles, Philippe Ingall, ordonne au procureur de Nanterre, Philippe Courroye, l'ouverture d'informations judiciaires sur les volets de l'affaire Bettencourt concernant Eric Woerth. Ce sont désormais tous les volets de l'affaire Bettencourt qui doivent être "dépaysés".
24 octobre : les ordinateurs de deux journalistes, l'un du Monde et l'autre du Point, sont volés dans les locaux de leur rédaction. Tous deux travaillaient sur l'affaire Bettencourt.
23 octobre : Philippe Ingall, le procureur général de Versailles, demande le dépaysement de la procédure pour "abus de faiblesse" visant François-Marie Banier. Ce dossier était confié à la juge Prévost-Desprez, en guerre ouverte avec le procureur de Nanterre, Philippe Courroye.
22 octobre : Liliane Bettencourt se dit "prête à la bagarre" avec sa fille Françoise Meyers-Bettencourt contre laquelle elle a porté plainte pour "violences morales", dans l' extrait d'un entretien à Europe 1 .
20 octobre : Liliane Bettencourt annonce avoir porté plainte contre sa fille pour "violences morales".
14 octobre : Dans une lettre adressée le 11 octobre au procureur de la République, Philippe Courroye, Isabelle Prévost-Desprez, soupçonne l'avocat de la milliardaire, Me Georges Kiejman, d' avoir dissimulé des documents médicaux .
10 octobre : Dans une lettre manuscrite, Liliane Bettencourt affirme qu’elle envisage des poursuites judiciaires pour mettre fin au "harcèlement" dont elle s'estime victime de la part de sa fille, Françoise Meyers-Bettencourt . L’héritière de l’Oréal a fait ses nouvelles révélations suite à une information dans la presse sur une nouvelle demande de tutelle de sa fille.
6 octobre : François-Marie Banier aurait dû hériter de l’île d’Arros aux Seychelles , selon une lettre écrite par Liliane Bettencourt à sa fille, qui n'aurait dû être révélée qu'après sa mort.
4 octobre : Le site lepoint.fr révèle qu'un aide-mémoire destiné à aider la milliardaire à répondre aux questions de la police, en cas d'audition, a été rédigé par l'entourage de Liliane Bettencourt. L'avocat de la fille de la milliardaire dénonce "une subornation de témoin".
28 septembre : David Sénat, l'ancien conseiller de Michèle Alliot-Marie au ministère de la Justice, est placé en garde à vue dans le cadre de l'affaire dite Visionex. Mais les enquêteurs auraient découvert à son domicile des documents sur l’affaire Woerth-Bettencourt.
27 septembre : Le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Louis Nadal, annonce avoir décidé pour l’instant de ne pas saisir la Cour de justice de la République . Mais il demande l’ouverture d’une information judiciaire et la désignation d’un juge d’instruction.
20 septembre : L'Oréal annonce avoir rompu le contrat qui le liait à François-Marie Banier et qui comprenait le versement de quelque 700.000 euros par an. Cause invoquée par le groupe de cosmétiques : le "bruit médiatique" de l'affaire Bettencourt.
14 septembre : La cour d'appel de Versailles valide l'enquête à propos des révélations d'enregistrements clandestins de la juge d'instruction Isabelle Prévost-Desprez. L'avocat de Liliane Bettencourt, Me Matthieu Boccon-Gibod, annonce immédiatement son intention de se pourvoir en cassation.
13 septembre : Le quotidien Le Monde annonce qu'il va porter plainte contre X pour violation de la loi sur la protection du secret des sources . Le journal du soir accuse directement l'Elysée en Une.
12 septembre : Les services secrets confirment avoir enquêté sur l'affaire Bettencourt, pour connaître d'où venaient les fuites dans la presse.
9 septembre : Des policiers se rendent au siège de l'UMP pour une première perquisition. Ce qu'ils recherchaient ? Une éventuelle trace de réception d'un courrier daté du 12 mars 2007, signé Eric Woerth et adressé à Nicolas Sarkozy, au sujet de l'attribution de la Légion d'honneur à Patrice de Maistre.
6 septembre : Le contenu d'une lettre envoyée par Eric Woerth à Nicolas Sarkozy révèle que Patrice de Maistre a lui-même demandé au ministre du Travail a être décor é, selon le Monde et Mediapart. Pourtant le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt nie toute intervention directe auprès d'Eric Woerth. Les deux hommes se contredisent.
4 septembre : Deux lettres de remerciements de Patrice de Maistre au ministre Eric Woerth, qui a reconnu il y a deux jours être intervenu pour l'attribution de la Légion d'honneur au gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, ont été saisies par les enquêteurs, assure le JDD.
3 septembre : Une lettre confirme que l'ex-comptable de Liliane Bettencourt fournissait des informations à la fille de l'héritière . Un élément sur lequel s'appuie l'avocat de Liliane Bettencourt pour parler de "pacte de corruption" et remettre en cause les déclaration de l'ex-comptable.
2 septembre : Eric Woerth reconnaît devant l'Association des journalistes économiques et financiers (AJEF), qu'il a bien écrit une lettre pour demander la Légion d'honneur pour Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. De son côté, Pascal Wilhelm, l'avocat de Patrice de Maistre, dément l'existence de "petits papiers" rédigés par l'entourage de la milliardaire pour lui indiquer que répondre aux questions des enquêteurs. Enfin, le jdd.fr révèle que Laurent Solly , ancien directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, a été entendu par la brigade financière.
1er septembre : A la demande de la juge Isabelle Prévost-Desprez, les policiers procèdent à une perquisition au domicile de Liliane Bettencourt , à Neuilly-sur-Seine. Dans une lettre à la presse, l'héritière de l'empire L'Oréal, se dit "outrée" par cette perquisition.
30 août : Selon l'Express.fr , Eric Woerth serait bien intervenu auprès de Nicolas Sarkozy, dans l’attribution, en mai 2007, de la Légion d’honneur à Patrice de Maistre, futur employeur de son épouse, Florence Woerth, et gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt.
29 août : Le procureur général près la Cour de Cassation, Jean-Louis Nadal, a annoncé son intention de saisir la Cour de justice de la République concernant le ministre du Travail, Eric Woerth.
28 août : L'avocat de Liliane Bettencourt fait savoir que la milliardaire a modifié son héritage , François-Marie Banier n'est plus son légataire universel.
27 août : L'Ordre des médecins annonce vouloir entendre les médecins qui entourent l’héritière de L’Oréal, pour vérifier son état de "vulnérabilité" physique et psychologique.
25 août : Le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, était à nouveau entendu mercredi matin par la police sur les modalités d'attribution de sa Légion d'honneur.
16 août : Le ministre du Travail est embarrassé par deux nouvelles affaires , toutes deux révélées par le site Mediapart, à l'origine de la polémique. Son entourage dénonce un "acharnement".
4 août : Libération révèle qu'Eric Woerth serait intervenu pour alléger un redressement fiscal dans le cadre de la succession du sculpteur César.
30 juillet : Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt a, de nouveau, été placé en garde à vue , selon les informations du Monde.
29 juillet : Eric Woerth a été entendu par la police dans l'enquête sur la fortune de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt . Le ministre du Travail a tout nié en bloc .
28 juillet : une perquisition a eu lieu mercredi matin au domicile de Françoise Bettencourt-Meyers , fille de l'héritière de L'Oréal, à Neuilly-sur-Seine. La police a notamment saisi des agendas lui appartenant.
26 juillet : Liliane Bettencourt est auditionnée pendant plus de deux heures par les policiers de la brigade financière. Le même jour, le bureau du secrétariat de la milliardaire a été perquisitionné.
24 juillet : Dans une interview au Journal du Dimanche , Patrice de Maistre jure ne pas avoir embauché Florence Woerth sur ordre de son mari. Il écarte par ailleurs toute idée de financement occulte. Par ailleurs, de nouvelles perquisitions ont eu lieu, à l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.
21 juillet : Florence Woerth est entendue par la brigade financière .
19 juillet : Le parquet annonce que Liliane Bettencourt sera prochainement entendue dans le cadre de l'enquête sur les écoutes pirates. De son côté Eric Woerth répète qu'il n'a pas favorisé l'embauche de sa femme.
17 juillet : Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, déclare qu'Eric Woerth est intervenu auprès de lui juste avant l'embauche de sa femme en 2007, selon le procès-verbal de sa déposition de police dont Le Monde publie des extraits.
16 juillet : l'hebdomadaire Marianne publie la copie d'un chèque de 100.000 euros . L'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, assure avoir effectué un retrait en espèces de 100.000 euros à la demande de la milliardaire en décembre 2006, soit quatre mois avant la présidentielle de 2007. Dans le dossier "évasion fiscale", les quatre membres de l'entourage de la milliardaire ont finalement vu leur garde à vue levée après 36 heures d'audition.
15 juillet : quatre personnes, dont François-Marie Banier et Patrice de Maistre, sont placées en garde à vue .
14 juillet : Françoise Bettencourt-Meyers dépose une nouvelle demande de placement sous tutelle de sa mère. Cette dernière lui répond en dénonçant un "acharnement" et annonce un "audit indépendant" de sa fortune. Dans le même temps, Patrice de Maistre s’explique sur les 5 millions d’euros que lui donné l’héritière du groupe L’Oréal : il s’agit d’une "retraite" pour le gestionnaire de fortune. Parallèlement, Eric Woerth est accusé d’ irrégularité dans la vente de l’hippodrome de Compiègne, qu’il aurait bradé alors qu’il était encore ministre du Budget. L'information a été démentie par le ministre.
13juillet : La cour d'appel de Versailles rejette l'appel formulé par le procureur de Nanterre Philippe Courroye contre le supplément d'information confié à la juge Isabelle Prévost-Desprez. cette décision laisse à la magistrate indépendante le champ libre pour mener une enquête sur l'abus de faiblesse présumé perpétré par François-Marie Banier à l'encontre de la milliardaire.
12 juillet : Sur Europe 1 et pour la première fois, le ministre du Travail Eric Woerth évoque une démission de son poste de trésorier de l’UMP.
11 juillet : dans son rapport , l’Inspection générale des finances affirme que l’ancien ministre du Budget n’a jamais demandé ou empêché un contrôle fiscal sur Liliane Bettencourt.
10 juillet : Eric Woerth demande dimanche dans le JDD à être entendu par la justice "le plus rapidement possible". Objectif ? Démontrer son innocence. "J'ai besoin de cela. Il faut expliquer, c'est ce que j'essaye de faire depuis trois semaines".
9 juillet : la brigade financière procède à une perquisition au domicile de Patrice de Maistre , le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, et dans les bureaux de la société Cylmène. Le parquet de Nanterre annonce l'ouverture d'une troisième enquête préliminaire , cette fois sur des soupçons de blanchiment de fraude fiscale et de conflit d'intérêts.
8 juillet : l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, de nouveau entendue par la police, est confrontée pour la première fois à Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de la milliardaire. L'ancienne comptable se rétracte partiellement , mais elle maintient un certain nombre d'accusations, notamment contre Eric Woerth. Mediapart dit maintenir sa première version. Florence Woerth, la femme du ministre, dit elle vouloir être entendue par les enquêteurs "dans les meilleurs délais".
7 juillet : le procureur de Nanterre annonce l'ouverture d'une nouvelle enquête préliminaire sur les affirmations de Claire Thibout, l'ex-comptable de Liliane Bettencourt. Cette dernière dit avoir retiré 50.000 euros en espèces fin mars 2007 à la demande du gestionnaire de fortune de l'héritière, Patrice de Maistre. Selon LeMonde.fr , les enquêteurs auraient retrouvé les carnets dans lesquels elle consignait ces opérations. De son côté, Eric Woerth annonce qu'il va porter plainte contre X pour dénonciation calomnieuse.
6 juillet: une ex-comptable de Liliane Bettencourt, qui a travaillé douze ans à son service, affirme dans une interview à Mediapart qu'Eric Woerth a reçu, en tant que trésorier de l'UMP, 150.000 euros en liquide pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy au printemps 2007. Le ministre du Travail rétorque quelques heures plus tard : "je n'ai jamais reçu le moindre euro illégal".
5 juillet : le procureur de Nanterre indique qu'il veut enquêter pour connaître notamment les conditions dans lesquelles Florence Woerth, l'épouse du ministre, a été embauchée pour travailler auprès de Liliane Bettencourt, dans la société Clymène qui gérait sa fortune.
2 juillet : Liliane Bettencourt sort de son silence . Dans une interview à TF1, la milliardaire défend son ami François-Marie Banier, "un homme très intelligent", soupçonné d'abus de faiblesse. Mais l'octogénaire peine à s'expliquer sur le fond de l'affaire, notamment sur les soupçons d'évasion fiscale.
1er juillet : le procès de François-Marie Banier s'ouvre pour quelques heures avant d' être renvoyé sine die. Un supplément d'enquête est demandé. Au cours de l'audience, la représentante du parquet admet avoir informé par avance le gouvernement de sa décision future de classer sans suite une plainte de la fille de Liliane Bettencourt visant les dons d'un milliard d'euros qu'elle a fait à son ami François-Marie Banier.
30 juin : Le Nouvel Observateur révèle que Patrice de Maistre, le gestionnaire et homme de confiance de Liliane Bettencourt, a retrouvé trace de quatre chèques de la milliardaire, dont l'un établi pour l’association de financement de l’association de soutien à l’action d’Eric Woerth (AFASAEW) en mars 2010".
29 juin : dans une interview au Figaro , Philippe Parini, le directeur général des finances publiques, assure qu'Eric Woerth, quand il était ministre du Budget, n'a donné aucune instruction dans l'affaire Bettencourt.
25 juin : Eric Woerth annonce qu'il a autorisé un contrôle fiscal sur François-Marie Banier, l'ami de Liliane Bettencourt, quand il était ministre du Budget.
21 juin : Eric Woerth annonce que sa femme va démissionner "dans les prochains jours" de la société Clymène. Liliane Bettencourt indique, elle, la régularisation fiscale de ses avoirs à l'étranger.
18 juin : Liliane Bettencourt et François-Marie Banier portent plainte pour "atteinte à la vie privée" après la publication d'extraits d'enregistrements pirates.
16 juin : le site Mediapart révèle des enregistrements pirates réalisés entre mai 2009 et mai 2010 par le maître d'hôtel de Liliane Bettencourt. Ils mettent au jour des opérations financières destinées à échapper au fisc, des immixtions de l'Elysée dans la procédure judiciaire, et des liens troubles entre la milliardaire, le ministre du Travail Eric Woerth et son épouse Florence, qui travaille pour la société Clymène.
Février 2010 : l'héritière de L'Oréal adresse une lettre aux trois experts judiciaires chargés de l'examiner dans laquelle elle refuse une nouvelle fois de se soumettre à l’expertise neurologique ordonnée par le juge. Le 23, le tribunal repousse le procès à juillet.
Décembre 2009 : la fille de Liliane Bettencourt saisit un juge des tutelles pour obtenir la protection judiciaire de sa mère. La demande est refusée le 9 décembre.
Août 2009 : le photographe François-Marie Banier porte plainte contre X pour "diffamation" devant le tribunal de grande instance de Paris.
Février 2009 : à sa demande, Liliane Bettencourt est examinée par un psychiatre . Le certificat médical conclut à sa "parfaite santé d'esprit".
Septembre 2008 : François-Marie Banier est placé en garde à vue par la brigade financière de la PJ parisienne.
Décembre 2007 : Françoise Bettencourt-Meyers porte plainte contre X pour "abus de faiblesse" à l'égard de sa mère, Liliane. Des faits passibles de trois ans de prison et 375.000 euros d'amende.
1996-2007 : en l’espace de 11 ans, près d'un milliard d'euros de dons sont enregistrés à l’attention de François-Marie Banier . Ils prennent la forme de transferts de titres de sociétés immobilières et de tableaux de maître, pour une valeur globale estimée à 20 millions d'euros. Parmi les toiles, on trouve entre autres "Nature morte à la guitare" de Picasso, "L'homme à la pipe" de Fernand Léger et un "Grand nu debout" de Matisse.
1987 : Liliane Bettencourt , héritière de L'Oréal, rencontre le photographe François-Marie Banier . Elle accepte de poser pour le photographe qui réalise un portrait pour la revue chic Egoïste.
http://www.europe1.fr/Politique/Affaire-Bettencourt-tous-les-episodes-precedents-230247/
"Sarko m'a tuer" : les pressions et la peur des témoins

Claire Thibout, ex-comptable de Liliane Bettencourt, est l'un des acteurs clés du dossier. Elle avait accordé une interview à Médiapart, expliquant que l'homme de confiance de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, lui avait demandé « de retirer 150 000 € destinés à Éric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Là, je me suis dit que cette histoire prenait quand même des proportions considérables, avec l'évocation du nom de Sarkozy et de sa campagne électorale. » La comptable, qui s'est mise au vert à Fourques (Gard), reçoit le 7 septembre les policiers de la brigade financière venus spécialement de Paris. « Les policiers voulaient me faire dire que Médiapart était un journal de voyous. Alors je leur ai répondu que je n'avais pas formulé ma réponse aussi précisément que ça, que j'avais dit qu'il y avait des politiques qui venaient à la maison, parmi lesquels Sarkozy, et que je me doutais qu'ils devaient recevoir de l'argent. Concernant Sarkozy, je me souviens d'avoir précisé que je n'avais pas de preuve, mais qu'il pouvait avoir touché de l'argent. » « Les policiers n'étaient pas contents, ils voulaient que je leur dise que tout était faux. Ils subissaient eux-mêmes une incroyable pression. À chaque feuillet tapé, l'un des quatre policiers faxait le PV à sa hiérarchie et au parquet de Nanterre, qui rappelait pour faire changer tel ou tel mot.
[…] Quand j'ai entendu Nicolas Sarkozy faire allusion à moi à la télévision, j'ai ressenti un vertige. Je me suis dit : Je suis au cœur d'une affaire d'État, moi ! » « Ce qui m'a frappée dans le supplément d'information que j'ai conduit, c'est la peur des témoins », explique la juge Prévost-Desprez. « les témoins avaient peur de parler sur PV (procès-verbal) à propos de Nicolas Sarkozy. » « L'infirmière de Liliane Bettencourt, a confié à ma greffière, après son audition par moi : J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur procès-verbal. Bref, ce procès représentait pour l'Élysée un risque majeur, il y avait 90 % de chances pour que ce soit déflagratoire. Il fallait me faire dessaisir, par tous les moyens. Il était impératif de me débarquer. »
http://www.ladepeche.fr/article/2011/09/01/1157569-sarko-m-a-tuer-les-pressions-et-la-peur-des-temoins.html
Le Monde étaye ses accusations d'espionnage
PARIS - Le contre-espionnage a bien examiné, selon Le Monde, les appels d'un de ses journalistes pour identifier ses sources dans l'affaire Bettencourt, une pratique illégale que le ministre de l'Intérieur a confirmée et qui pourrait entraîner des mises en examen de responsables place Beauvau.
Le quotidien, qui en tant que partie civile a accès aux pièces de l'instruction, rapporte jeudi que la juge Sylvie Zimmermann a la preuve que la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a effectué une recherche des facturations détaillées (fadettes) d'appels téléphoniques passés par son journaliste Gérard Davet en juillet 2010.
Une information judiciaire avait été ouverte en mai dernier, notamment pour "atteinte au secret des correspondances par personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions" après une nouvelle plainte du Monde, le parquet ayant classé sans suite une première plainte du quotidien.
Selon le journal, la magistrate parisienne a obtenu les réquisitions adressées par le contre-espionnage à l'opérateur téléphonique Orange en juillet 2010. Le Monde venait alors de révéler le contenu des déclarations à la police de Patrice de Maistre, l'homme de confiance de Liliane Bettencourt, qui mettait en difficulté Eric Woerth, alors ministre du Travail.
L'enquête a par ailleurs permis selon Le Monde de montrer que "dans un second temps", la DCRI avait obtenu les fadettes de David Sénat, un conseiller au cabinet de la garde des Sceaux de l'époque, Michèle Alliot-Marie. Soupçonné d'être la "source" du Monde, il a quitté le cabinet il y a un an.
Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a confirmé jeudi sur France Info que la DCRI avait bien réalisé des "repérages de communications téléphoniques" afin "de rechercher l'auteur de la divulgation à l'intérieur de l'administration de procédures judiciaires, ce qui est tout à fait scandaleux".
L'avocate du Monde, Catherine Cohen-Richelet, a qualifié les propos de M. Guéant de tentative de "sauver les meubles".
"Je ne sais pas ce qu'ils appellent des repérages de communications téléphoniques, mais s'ils ont examiné les fadettes, c'est en contravention totale avec la loi", a déclaré l'avocate à l'AFP.
S'exprimant à RTL le député UMP de Paris Bernard Debré a déclaré: "Intolérable, je trouve que c'est intolérable d'étudier, de fliquer les journalistes".
Le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, a évoqué dans un communiqué une affaire d'une "immense gravité".
Le recours aux "fadettes" ne peut se faire que sur requête du Premier ministre ou d'un magistrat selon une procédure strictement encadrée par la loi. Les écoutes pratiquées par des officines sont qualifiées de "sauvages" et donc illégales.
Interrogée sur la suite possible de l'enquête, Me Cohen-Richelet a estimé que la juge allait probablement chercher à "remonter la chaîne des responsabilités".
Des sources policières ont confié ces derniers jours s'attendre à la mise en examen dans cette affaire de très hauts responsables de la police.
En septembre 2010, le Directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, avait indiqué qu'une "brève et ponctuelle vérification technique" avait permis de "rendre vraisemblable" un renseignement sur l'auteur de la fuite dans l'affaire Bettencourt.
Le directeur de la DCRI, Bernard Squarcini, un proche de M. Sarkozy, s'était quant à lui défendu en novembre de diriger "une officine de Barbouze".
Interrogé peu après pour savoir s'il estimait possible que des services de police aient pu violer la loi, Nicolas Sarkozy avait répondu: "Non. Je ne l'imagine pas, je ne le crois pas et de surcroît, cela ne servirait à rien parce que tout se sait et parce que ce qu'un journaliste pense, il l'écrit."
© 2011 AFP
Dernière édition par akid.lotfi le Sam 26 Nov - 12:23, édité 1 fois
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" Il ya deux manières d'ignorer les choses:
La première, c'est de les ignorer;
La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
La seconde est pire que la première."
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Re: Affaire: Liliane Bettencourt
Courroye convoqué risque d'être mis en examen
ENQUÊTE - «Le Monde» estime que le procureur a violé la loi lorsqu'il a demandé à la police d'enquêter sur des journalistes...
Le procureur de Nanterre (Hauts-de-Seine) Philippe Courroye et son adjointe Marie-Christine Daubigney sont convoqués par une juge parisienne en vue d'une possible mise en examen dans l'enquête visant la violation des sources du journal Le Monde.
Les deux magistrats, qui ont confirmé dans un communiqué cette procédure, pourraient être poursuivis pour «atteinte au secret des correspondances par personne dépositaire de l'autorité publique et collecte de données personnelles par moyen frauduleux, déloyal et illicite». Si cette mise en examen se concrétise, ce serait une première historique. Le ministère de la Justice se refuse à tout commentaire. Les procureurs ont répliqué en parlant de «mise en cause calomnieuse».
«Ils contestent formellement les infractions visées et émettent les plus grandes réserves sur la régularité de la procédure engagée», écrivent-ils dans le communiqué, où ils disent vouloir porter plainte contre Le Monde.
Une plainte du Monde comme point de départ
Le Monde a déposé plainte le 24 février pour violation du secret de ses sources dans l'affaire visant l'héritière de L'Oréal , Liliane Bettencourt.
Le quotidien estime que Philippe Courroye, proche de Nicolas Sarkozy, a violé la loi lorsqu'il a demandé à la police d'enquêter sur des journalistes, notamment Jacques Follorou, Gérard Davet et Raphaâlle Bacqué à l'été 2010 et de se procurer des «fadettes» (factures détaillées de téléphone). Le procureur cherchait notamment à savoir qui avait informé le journal d'une perquisition opérée chez Liliane Bettencourt.
La magistrate qui instruit la plainte du Monde, Sylvie Zimmermann, a été jusqu'à perquisitionner à l'Inspection générale des services (IGS, la «police des polices») ayant travaillée avec le procureur Courroye, et des réquisitions du parquet à des opérateurs téléphoniques ont été mises au jour.
Les sources des journalistes ne peuvent être recherchées que dans des cas extrêmes d'«impératif prépondérant d'intérêt public», et les communications personnelles ne peuvent être explorées qu'à titre dérogatoire pour eux, avec consultation obligatoire d'une commission spécialisée. Cette affaire des «fadettes» a contraint la justice à dessaisir le procureur Courroye et à transférer les procédures visant Liliane Bettencourt au tribunal de Bordeaux.
Les syndicats de magistrats sont consternés
Les syndicats de magistrats s'étaient alarmés de cette démarche du procureur Courroye concernant la presse, estimant qu'il agissait sur ordre politique pour tenter de mettre fin à une affaire gênante pour le pouvoir.
L'ancienne comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, a réaffirmé dans une interview parue mercredi dans Libération que la milliardaire avait illégalement financé la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007.
Les syndicats de magistrats se disent consternés.
«Il y a quelque chose de terrible dans cela, mais c'est le comportement de Philippe Courroye qui a donné une mauvaise image de la justice», a dit Matthieu Bonduelle, du Syndicat de la magistature (gauche). Il demande au ministère d'envisager des poursuites disciplinaires contre le procureur.
Deux proches de Sarkozy convoqués
Le Parti socialiste estime de son côté que la question du maintien du procureur à son poste est posée. «M. Courroye peut, de lui-même, décider de se mettre en retrait par respect pour la justice qu'il sert», dit-il dans un communiqué. Le ministère envisageait jusqu'ici une promotion.
Dans une seconde affaire de violation présumée du secret des sources, où le gouvernement a déjà reconnu avoir mandaté cette fois en 2010 la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur, le contre-espionnage, un policier est également convoqué le 3 octobre prochain par la juge Zimmermann, annonce aussi Le Monde, qui a aussi accès au dossier.
Le commissaire divisionnaire Stéphane Tijardovic, qui avait adressé pour la DCRI la réquisition à Orange, ne sera pas mis en examen a priori mais entendu en qualité de témoin assisté. Bernard Squarcini, patron de la DCRI, et Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale, deux proches de Nicolas Sarkozy, sont également convoqués comme témoins assistés fin octobre. Ces trois personnes ont obtenu la remise des factures détaillées du téléphone de Gérard Davet après un article en juillet 2010 relatif à une déposition mettant en difficulté le ministre du Travail d'alors, Eric Woerth.
Reuters
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La première, c'est de les ignorer;
La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
La seconde est pire que la première."
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