Affaire Bourgi
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Affaire Bourgi
Robert Bourgi
Robert Bourgi, né à Dakar (Sénégal) le 4 avril 1945 d'une famille libanaise, est avocat au Barreau de Paris.
Biographie
Né en Afrique, il est considéré comme l'héritier spirituel de Jacques Foccart avec lequel son père avait noué des relations d'affaires. Proche du pouvoir, il conseille la poursuite de relations privilégiées entre la France et le continent africain.
Conseiller de Jacques Chirac dans les années 1980, puis de Dominique de Villepin, il est passé dans le camp de Nicolas Sarkozy en septembre 2005 ; ce dernier l'a décoré de la Légion d'honneur en septembre 2007.
Il a joué, à la demande d'Omar Bongo et de Denis Sassou Nguesso, un rôle décisif dans l'éviction de Jean-Marie Bockel de son poste de secrétaire d'État chargé de la Coopération et de la Francophonie.
Robert Bourgi était un proche de l'ancien président gabonais Omar Bongo. Il est également proche du président sénégalais Abdoulaye Wade et du président congolais Denis Sassou-Nguesso.
D'après Le Monde, « nombre de diplomates craignent que son influence auprès de Nicolas Sarkozy reflète l'idée que le président se fait de l'Afrique, celle d'"un continent qu'on ne tient que par les barbouzes" ».
Robert Bourgi a soutenu ouvertement le futur nouveau président gabonais Ali Bongo Ondimba lors de la présidentielle 2009 : « Au Gabon, la France n'a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c'est Ali Bongo. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l'électeur le comprendra ».
Robert Bourgi est membre du Comité consultatif international de l'Organisation de la presse africaine (APO), qui assure notamment ses relations presse.
Le 11 septembre 2011, il a expliqué au Journal du dimanche avoir, dans les années 1990, à de nombreuses reprises, transporté « des millions d'euros » d'États africains faisant partie de la « Françafrique » au profit de Jacques Chirac, précisant que Dominique de Villepin était au courant de cette situation. Le même jour, Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont fait savoir leur intention de déposer plainte contre l'avocat.
Le 12 septembre 2011, il est mis en cause par Jean-François Probst, un ex-collaborateur de Jacques Chirac, dans la poursuite de ces opérations occultes : « Robert Bourgi s'est dépensé sans compter pour Sarkozy auprès de nombreux chefs d'Etats africains lors de la présidentielle de 2007 ».
Publications
Le Général de Gaulle et l'Afrique noire : 1940-1969, Librairie générale de droit et de jurisprudence, Paris ; Nouvelles éditions africaines, Dakar, Abdijan, 1980, 515 p. (ISBN 2-275-01134-X) (texte remanié d'une thèse de Science politique soutenue à l'Université de Paris 1 en 1978)
Robert Bourgi accuse encore et dit ne rouler pour personne
PARIS (Reuters) - L'avocat Robert Bourgi a de nouveau mis en cause lundi plusieurs ex-présidents et ministres de la Ve République qui auraient, selon lui, reçu directement ou indirectement pendant des décennies des fonds occultes de chefs d'Etat africains.
Ses déclarations, qui devraient lui valoir plusieurs plaintes en diffamation, ont déclenché un tollé dans la classe politique à sept mois et demi du premier tour de l'élection présidentielle.
Après avoir accusé, dans le Journal du Dimanche, Jacques Chirac et Dominique de Villepin d'avoir reçu pendant dix ans par son intermédiaire plusieurs dizaines de millions de dollars de fonds occultes, Robert Bourgi a affirmé lundi sur Europe 1 lundi que ces pratiques remontaient aux années 1960.
"M. (Jacques) Foccart (longtemps conseiller aux affaires africaines de l'Elysée aujourd'hui décédé) m'a dit, à moi, que ces pratiques existaient même du temps de M. Pompidou, même du temps de M. Giscard d'Estaing et même du temps de M. Mitterrand", a-t-il déclaré.
Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont annoncé dimanche à tour de rôle qu'ils allaient déposer plainte en diffamation. L'ancien Premier ministre a qualifié de "fariboles" les allégations de l'avocat.
Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP) a évoqué dimanche la possibilité de saisir une commission d'enquête parlementaire sur les "affirmations sans le moindre début de commencement de preuve", de Robert Bourgi.
Ce dernier a reconnu qu'il n'avait aucun élément à fournir à l'appui de ses accusations.
"Je n'ai aucune preuve. Dans ce domaine-là, il n'y a aucune preuve, aucune trace", a-t-il dit sur Europe 1. "Et tout le monde le sait, à commencer par ceux à la disposition desquels je vais me mettre, c'est-à-dire les magistrats".
L'OPPOSITION EN APPELLE À LA JUSTICE
L'ouverture d'une information judiciaire a de nouveau été réclamée lundi par l'opposition.
"Il n'y a qu'une manière de faire la lumière: la justice. La justice et rapidement", a dit l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius sur RTL.
"Ce qui est sûr, c'est que si ces faits sont avérés, c'est le plus grand scandale de la droite depuis des décennies", a-t-il ajouté.
Robert Bourgi assure que les pratiques occultes auxquelles il a collaboré ont cessé après l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.
A gauche comme au Front national, l'opposition croit voir derrière les révélations de Robert Bourgi la volonté de Nicolas Sarkozy de nuire à Dominique de Villepin, qui n'exclut pas une candidature à la présidentielle.
"Je ne roule pour personne. J'entends dire que je suis conseiller officieux, officiel, du président Sarkozy, c'est faux. Je ne suis le conseiller de personne ", a répliqué Robert Bourgi avant d'ajouter: "Mes avis sont sollicités."
Pour Marine Le Pen, la présidente du FN, l'affaire est pourtant bien liée aux dissensions au sein de l'UMP.
"Je pense qu'au bénéfice de règlements de comptes entre M. de Villepin et M. Sarkozy, on finit par apprendre la vérité", a-t-elle dit sur France Info.
"C'est ça qui me paraît très suspect en l'occurrence: c'est que M. Bourgi est très, très proche de Nicolas Sarkozy, il fait partie du premier cercle du PR, du cercle de la famille, des amis proches", a-t-elle ajouté.
"Croyez-moi, je pense que les Français, d'ici quelques mois, en apprendront aussi sur la manière dont le président de la République est dans la continuité en la matière."
Marc Angrand, édité par Patrick Vignal
l'interview intégrale de Robert Bourgi
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Re: Affaire Bourgi
Chirac a retrouvé la mémoire pour dire que ce n'est pas vrai
Source:*lefigaro.fr
Jacques Chirac va porter plainte contre Robert Bourgi
Jacques Chirac a fait savoir ce dimanche, via son avocat Jean Veil, qu'il déposerait plainte pour diffamation contre Robert Bourgi. Ce dernier dans Le Journal du Dimanche assure avoir délivré à l'ancien président et à Dominique de Villepin des fonds occultes de dirigeants africains.
Source:*lefigaro.fr
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Re: Affaire Bourgi
Affaire classé sans suite et voilà la travail
Affaire Bourgi : l'enquête sur les «mallettes africaines» classée sans suite
Le dossier des «mallettes africaines» semble définitivement enterré. Le parquet de Paris a décidé de classer sans suite l'enquête dans laquelle Jacques Chirac et Dominique de Villepin étaient accusés, par l'ex-conseiller officieux de l'Elysée Robert Bourgi, d'avoir perçu plusieurs millions de dollars en liquide provenant de chefs d'Etats africains.
Robert Bourgi n'a pas souhaité réagir à la décision du parquet, selon son entourage.
Dans une retentissante interview au JDD le 11 septembre dernier, l'avocat franco-libanais racontait, pour la première fois, avoir transporté jusqu'à 20 millions de dollars et avoir remis ces sommes au président Jacques Chirac et à son Premier ministre Dominique de Villepin. L'ancien conseiller de l'ombre chargé des affaires africaines avait accusé Jean-Marie Le Pen d'avoir lui aussi reçu des fonds occultes de chefs d'Etat africains pour financer sa campagne présidentielle de 1988.
Face aux médias, Robert Bourgi, qui se présente volontiers comme le successeur de Jacques Foccart, le «Monsieur Afrique» à l'Elysée à l'ère gaulliste, avait expliqué avoir recueilli des fonds de cinq chefs d'Etat africains: Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et Omar Bongo (Gabon). Il s'était ensuite rétracté sur ses accusations contre le chef d'Etat sénégalais affirmant s'être trompé.
Dossier refermé faute de preuve
A plusieurs reprises, l'avocat a affirmé également que l'actuel président, Nicolas Sarkozy, dont il s'est rapproché en 2005, avait mis un terme à cette pratique. Mais dans l'ouvrage du journaliste Pierre Péan, «La République des mallettes», le diplomate Michel de Bonnecorse, ancien «Monsieur Afrique» de Jacques Chirac, accuse Bourgi d'avoir remis en 2006 une valise avec de l'argent d'Omar Bongo et de Denis Sassou Nguesso «aux pieds du ministre de l'Intérieur» de l'époque... Nicolas Sarkozy. Des accusations jugées «scandaleuses», par l'actuel ministre de l'Intérieur Claude Guéant.
Le 13 septembre, la justice avait demandé l'ouverture d'une enquête préliminaire pour vérifier les dires de Robert Bourgi. Deux mois plus tard, le parquet décide finalement de refermer le dossier, invoquant le fait que «ces allégations ne peuvent être confortées par un quelconque élément de preuve susceptible de motiver des investigations». Et même si les remises de fonds (entre 1995 et 2005) avaient été avérées, confie une source au parquet, «l'infraction, elle, aurait sans doute été prescrite». Cette affaire qui avait fait beaucoup de bruit en septembre a, au final, fait pschitt. L'avocat franco-libanais était dans le viseur du barreau de Paris qui avait ouvert une procédure disciplinaire.
LeParisien.fr
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" Il ya deux manières d'ignorer les choses:
La première, c'est de les ignorer;
La seconde, c'est de les ignorer et croire qu'on les sait.
La seconde est pire que la première."
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