Élections sénatoriales françaises
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Élections sénatoriales françaises
Au Sénat, la gauche majoritaire pour la première fois
Le PS gagne les 23 sièges qui lui permettent d'obtenir la majorité absolue. François Fillon reconnaît une "forte poussée" de la gauche, "accentuée par les divisions de la majorité".
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Historique. La gauche a remporté dimanche une victoire inattendue par son ampleur aux élections sénatoriales en faisant basculer la deuxième chambre du Parlement dans son camp, pour la première fois de la Ve République. C'est un bouleversement politique à sept mois de la présidentielle. « Pour la première fois, le Sénat connaît l'alternance", a déclaré, très ému, le chef de file des sénateurs PS, Jean-Pierre Bel. Alors que tous les résultats n'étaient pas encore parvenus, il a annoncé que la gauche avait déjà "175 sénateurs, c'est-à-dire au-delà de la majorité absolue". "Le changement est en marche", a-t-il ajouté.
L'Elysée a très vite "pris acte" des résultats tandis que François Fillon lançait un appel au ressaisissement de ses troupes pour la présidentielle de 2012. "Le moment de vérité aura lieu au printemps prochain. Ce soir, la bataille commence", a-t-il lancé dans un communiqué. François Hollande, candidat à la primaire PS, en tête dans les sondages, a vu "une décomposition du système Sarkozy", "prémonitoire" pour 2012.
A sept mois de la présidentielle, cette défaite est un très mauvais signal pour le président Nicolas Sarkozy. Samedi aura lieu l'élection du président du Sénat et une majorité de gauche devrait se prononcer pour un des leurs. Catherine Tasca ne de tenter sa chance face à Jean-Pierre Bel, qui théoriquement devrait succéder au perchoir à M. Larcher. Mais celui-ci a annoncé qu'il se représentait. Le sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin veut croire que "rien" n'est "joué" pour cette dernière partie.
Toute la journée, des résultats sévères pour la majorité sont tombés. Le ministre de la Ville, Maurice Leroy, battu; un 8e siège gagné par la gauche à Paris où l'UMP ne détient plus que deux sénateurs; un gain d'un siège pour la gauche dans le propre département du président UMP du Sénat Gérard Larcher; Loiret, Isère, Nord, Pas-de-Calais, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Oise, Manche, Pyrénées-Orientales... La liste des départements où la gauche a progressé s'est allongée, marquant une très forte poussée pour l'opposition. "Plus que 2 sénateurs UMP à Paris, c'est une défaite historique et politique", s'est félicitée Anne Hidalgo, 1e adjointe PS au maire de Paris. Pierre Charon, suspendu de l'UMP pour dissidence et malgré tout élu, a promis d'être fidèle au chef de l'Etat. Avec 10 élus (4 auparavant), les écologistes ont particulièrement progressé et pourraient créer leur propre groupe.
"Une progression historique pour la gauche"
La réélection dès le premier tour dans le Loiret, traditionnellement à droite, du PS Jean-Pierre Sueur et celle, dans le Morbihan, d'Odette Herviaux (PS) avaient donné le signal de cette victoire dès la mi-journée. Dans la foulée, la victoire dans les Pyrénées-Orientales du président du conseil régional de Languedoc-Roussillon, le "frêchiste" Christian Bourquin, confirmait la tendance. Il s'agit d'"une progression historique pour la gauche et une sanction incontestable pour l'UMP", a déclaré le premier secrétaire du PS par intérim, Harlem Désir, arrivé au Sénat peu après la candidate à la primaire PS Martine Aubry et François Hollande. Cette victoire est particulièrement favorable pour ce dernier, une grande majorité de sénateurs PS s'étant prononcés en faveur du député de Corrèze. La droite a perdu des départements qu'elle détenait depuis pratiquement toujours comme la Lozère. "La gauche progresse partout, on sent une lame de fond", a assuré le secrétaire national du PS chargé des élections, Christophe Borgel.
C'est une défaite d'autant plus importante qu'il y a "un refus de la droite des grands électeurs", a renchéri Michel Delebarre, maire de Dunkerque, tête de liste PS dans le Nord où la gauche a gagné un siège et manqué le 6e à une voix. Les ministres Gérard Longuet (Défense) et Chantal Jouanno (Sport) ont été élus. La gauche doit son succès dimanche à ses victoires aux dernières élections locales (municipales, régionales, cantonales). La droite a pâti de ses fortes ivisions et d'une forte grogne des élus locaux, qui ont mal accueilli la réforme territoriale et le regroupement des communes menés à marche forcée par
les préfets.
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Le PS gagne les 23 sièges qui lui permettent d'obtenir la majorité absolue. François Fillon reconnaît une "forte poussée" de la gauche, "accentuée par les divisions de la majorité".
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Historique. La gauche a remporté dimanche une victoire inattendue par son ampleur aux élections sénatoriales en faisant basculer la deuxième chambre du Parlement dans son camp, pour la première fois de la Ve République. C'est un bouleversement politique à sept mois de la présidentielle. « Pour la première fois, le Sénat connaît l'alternance", a déclaré, très ému, le chef de file des sénateurs PS, Jean-Pierre Bel. Alors que tous les résultats n'étaient pas encore parvenus, il a annoncé que la gauche avait déjà "175 sénateurs, c'est-à-dire au-delà de la majorité absolue". "Le changement est en marche", a-t-il ajouté.
L'Elysée a très vite "pris acte" des résultats tandis que François Fillon lançait un appel au ressaisissement de ses troupes pour la présidentielle de 2012. "Le moment de vérité aura lieu au printemps prochain. Ce soir, la bataille commence", a-t-il lancé dans un communiqué. François Hollande, candidat à la primaire PS, en tête dans les sondages, a vu "une décomposition du système Sarkozy", "prémonitoire" pour 2012.
A sept mois de la présidentielle, cette défaite est un très mauvais signal pour le président Nicolas Sarkozy. Samedi aura lieu l'élection du président du Sénat et une majorité de gauche devrait se prononcer pour un des leurs. Catherine Tasca ne de tenter sa chance face à Jean-Pierre Bel, qui théoriquement devrait succéder au perchoir à M. Larcher. Mais celui-ci a annoncé qu'il se représentait. Le sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin veut croire que "rien" n'est "joué" pour cette dernière partie.
Toute la journée, des résultats sévères pour la majorité sont tombés. Le ministre de la Ville, Maurice Leroy, battu; un 8e siège gagné par la gauche à Paris où l'UMP ne détient plus que deux sénateurs; un gain d'un siège pour la gauche dans le propre département du président UMP du Sénat Gérard Larcher; Loiret, Isère, Nord, Pas-de-Calais, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Oise, Manche, Pyrénées-Orientales... La liste des départements où la gauche a progressé s'est allongée, marquant une très forte poussée pour l'opposition. "Plus que 2 sénateurs UMP à Paris, c'est une défaite historique et politique", s'est félicitée Anne Hidalgo, 1e adjointe PS au maire de Paris. Pierre Charon, suspendu de l'UMP pour dissidence et malgré tout élu, a promis d'être fidèle au chef de l'Etat. Avec 10 élus (4 auparavant), les écologistes ont particulièrement progressé et pourraient créer leur propre groupe.
"Une progression historique pour la gauche"
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