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Police suisse

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Sujet / Message Police suisse

Message par Syfou le Ven 30 Sep - 23:32

Police suisse

La police suisse est un terme générique définissant généralement les différents corps de police intervenants sur le territoire de la Suisse. Il n'existe en fait à proprement parler pas une police suisse mais biens des polices, la compétence en matière de police appartient en effet aux cantons et non pas à la confédération car celle n'est pas déléguée.

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Historique des forces de police

Historiquement la Suisse fut d'abord un état Confédéral dont chaque canton était un état souverain avec ses lois, sa monnaie et ses forces armées. Chaque canton dispose donc de sa propre histoire en matière de force de police, mais en général ceux-ci disposèrent pendant longtemps d'une simple milice ou d'une maréchaussée.

Dans les années 1800, lors de la période de la République helvétique, une première tentative d'unification à la française, suite à l'occupation du pays par la France, échoua. Néanmoins, lors de la restauration de leur autonomie suite à l'acte de médiation, la plupart des cantons créèrent des groupes de gendarmeries qui avaient pour but principaux de lutter contre la vagabondage. Dans les années 1820 les prérogatives de ses troupes s'élargirent et reprirent alors celle de différents groupes de l'Ancien Régime, tel les maréchaussées ou les gardes urbaines.

Avec la création de l'État fédéral de 1848, les compétences des cantons en matière de sécurité furent fixées et celles-ci demeurèrent largement en leurs mains.

Les différentes polices

On peut sommairement diviser les différentes entités de police suisses en trois grands groupes. Premièrement la police fédérale, qui s'occupe de la grande criminalité, de la coordination inter cantonale et internationale, ensuite les différentes polices cantonales qui s'occupent de la majorité des affaires et enfin les polices locales et communales qui remplissent des rôles de police de proximités.

Les moyens à disposition des polices

Moyens financiers et humains

Ainsi pour l'année 2010 le canton de Vaud prévoyait un budget de 165 522 300 CHF pour 1077.10 postes de travail alors que celui du canton du Valais prévoyait 71 492 700 pour un effectif de 440 policiers et 40 collaborateurs en équivalent plein temps. À côté de cela, la République et Canton de Neuchâtel annonçait 59 737 500 CHF pour environ 400 policiers. Dès lors on peut constater que les fonds alloués par ces trois Cantons, au prorata de leurs effectifs, sont relativement similaires puisque le Canton de Vaud alloue 153 674,03 CHF par poste, celui du Valais 148 943,25 CHF et enfin celui de Neuchâtel environ 149 343 CHF.

Au niveau du nombre de fonctionnaire de police par habitant, le Canton de Vaud dispose d'un fonctionnaire pour 650 habitants, puisqu'il dispose d'une population résidente de 700 00026 habitants; le Valais avec une population de 303 24126 habitants, un fonctionnaire pour 632 habitants; le Canton de Neuchâtel dispose quant à lui, avec une population de 170 320 habitants, d'un fonctionnaire pour environ 425 habitants. Rappelons néanmoins que ce dernier Canton est en train de supprimer ses polices locales.



Le chef de la police suisse suspendu

Le chef de la police judiciaire suisse, le plus haut fonctionnaire de police du pays, a été suspendu cette semaine de ses fonctions pour une histoire de coeur, les autorités estimant que son ex-compagne, une femme d'origine russe, pouvait représenter un risque. Selon le Tribunal administratif fédéral, Michael Perler, 42 ans, a eu le tort d'avoir demandé à ses subordonnés de mener un contrôle de sécurité concernant sa nouvelle compagne et de l'avoir emmenée avec lui en 2010 lors d'un voyage professionnel à Saint-Petersbourg.

L'objet de ce voyage était la participation à une conférence consacrée aux moyens de lutter contre la mafia russe.

M. Perler avait pris la tête de la police judiciaire fédérale en juillet 2009. Pour le Tribunal administratif fédéral, la fonction de chef de la police judiciaire fédérale est très sensible, car elle donne accès à des informations confidentielles, telles que celles des services de renseignement intérieur et extérieur.

En 2010, les médias avaient révélé que Michael Perler avait emmené sa nouvelle compagne lors d'un déplacement à l'étranger dans le cadre de son travail pour la police judiciaire fédérale.

Cette jeune femme, qu'il connaissait alors depuis 5 mois, est originaire du pays où avait lieu le voyage, en l'occurrence la Russie. Pour s'assurer qu'elle ne présentait pas un risque, il avait demandé à certains de ses subordonnés d'effectuer un contrôle de sécurité. A la suite de la publication de cette information dans les médias, une enquête interne a été diligentée, qui a abouti à la suspension du haut fonctionnaire. Les enquêteurs, dans leur rapport remis à la justice, ont notamment fustigé la naïveté du haut fonctionnaire, et son irresponsabilité. "Il n'a suivi que ses sentiments", selon le rapport.

Perler s'est défendu de ces accusations en déclarant s'être séparé de la jeune femme, quand il a été informé des résultats de l'enquête.

Selon le tribunal, M. Perler aurait dû se rendre compte de lui-même que cette relation n'était "pas adéquate". En outre, le fait d'avoir emmené sa partenaire en voyage témoigne aussi d'un manque de conscience des risques potentiels, selon les juges.
Michael Perler a fait appel de la décision du Tribunal fédéral administratif.

Selon le journal Tages Anzeiger, qui a mené l'enquête, l'ex-amie du policier, Elena T. habite depuis longtemps en Suisse, et a acquis depuis la nationalité Styliste de formation, Elena T. est également monitrice de ski l'hiver, et a pour clients les riches Russes en vacances à Saint-Moritz.

La jeune femme a encore indiqué au journal que sa liaison avec le policier suisse avait duré un an.

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Sujet / Message Re: Police suisse

Message par sphinx le Sam 15 Oct - 0:00

Logiciel d'espionnage de la police: quatre cas signalés en Suisse


La Police judiciaire fédérale a eu recours dans quatre cas à un logiciel d'espionnage identique à celui qui suscite la controverse en Allemagne. Trois concernaient la lutte antiterroriste et un la criminalité organisée, a indiqué le Département de justice et police (DFJP).

Son utilisation a été ordonnée par le Ministère public de la Confédération et autorisée par le Tribunal pénal fédéral, a déclaré vendredi le DFJP. Le logiciel n'a été employé que pour décrypter des contenus codés, oraux ou écrits. Les ordinateurs des personnes surveillées n'ont en revanche pas été fouillés, a-t-il assuré.

Le canton de Zurich a déjà utilisé une fois un cheval de Troie contre des trafiquants de drogue. Le procureur général Martin Bürgisser a confirmé des informations parues dans le journal régional Zurich-Schaffhouse de la radio DRS et sur le site online de "20 Minuten". Il s'agissait d'un "cas important" en 2007.

Polémique en Allemagne
Un tel logiciel fait actuellement les gros titres de la presse allemande car un dispositif de type "cheval de Troie" offre la possibilité d'explorer le disque dur de l'ordinateur. La police de quelques Länder y a recours pour espionner les activités de suspects.

Jeudi, les autorités suisses ont confirmé utiliser un tel logiciel. Les autorités de poursuite pénale de la Confédération et du canton de Zurich l'ont employé dans quelques cas. Dans l'intérêt de l'enquête, le type de logiciel n'a pas été précisé.

Base légale

La question de savoir si la base légale actuelle est suffisante pour recourir à un tel logiciel reste ouverte. Les ministères publics demandant une telle mesure se fondent sur l'article 280 du Code de procédure pénale. Celui-ci stipule que le ministère public peut utiliser des "mesures techniques de surveillance" pour "écouter ou enregistrer des conversations non publiques".

Comme il n'est cependant pas certain que cet article suffise, le Conseil fédéral suggère de profiter de créer la base légale adéquate dans le cadre de l'actuelle révision de la Loi fédérale sur la surveillance de la correspondance par poste et télécommunication.

Source:romandie.com


"Quelle est la différence fondamentale entre une femme et un terroriste ? Avec le terroriste on peut négocier"
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