ELECTIONS AU LIBERIA
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ELECTIONS AU LIBERIA
ONU et forces régionales en état d'alerte
La présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue d'Afrique en 2005 et tout juste auréolée du prix Nobel de la paix, brigue mardi un nouveau mandat.
Les forces de l'ONU au Liberia et celles de plusieurs pays voisins étaient en état d'alerte hier, à trois jours des élections présidentielle, législatives et sénatoriales, par crainte de violences provoquées par des mercenaires armés revenus récemment de Côte d'Ivoire. La campagne électorale a été globalement pacifique, hormis quelques cas de violence et d'intimidation fermement condamnés par la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf. Première femme élue d'Afrique en 2005 et tout juste auréolée du prix Nobel de la paix, elle brigue mardi un nouveau mandat. Pour assurer sa sécurité, le Liberia, sorti en 2003 de 14 ans de guerres civiles qui ont fait quelque 250.000 morts, dépend encore fortement des 8000 hommes de la Mission de l'ONU au Liberia (Minul), dont le mandat vient d'être renouvelé pour un an.
Ce sont eux qui seront chargés de sécuriser les élections de mardi avec l'assistance de 540 policiers et 200 gendarmes venus du Burkina Faso, du Ghana, de Côte d'Ivoire et du Nigeria, promis par les chefs d'état-major de ces pays. La Minul et l'Opération de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) ont en outre renforcé le contrôle de la frontière entre les deux pays. «Les conséquences de la crise ivoirienne sont d'abord que des combattants ont traversé la frontière», a déclaré la représentante de l'ONU au Liberia, Ellen Margrethe Loj. «Certains ont été arrêtés, certains sont dans des camps, certains sont probablement dans la forêt» dense qui recouvre la zone frontalière. «C'est un endroit très volatil qui doit être étroitement surveillé», a-t-elle ajouté. Selon elle, ces combattants ne sont pas seulement des Ivoiriens, mais aussi des Libériens recrutés par les différentes factions qui se sont affrontées en Côte d'Ivoire durant cinq mois après la présidentielle du 28 novembre 2010, avec un bilan de quelque 3000 morts. «Nous ne savons pas quelles sont leurs intentions, peut-être veulent-ils rendre leurs armes, peut-être veulent ils créer des troubles en relation avec les élections», a affirmé Mme Loj.
A cette incertitude, s'ajoute l'inquiétude concernant le niveau de criminalité et de violence au Liberia. «Il y a de sérieux problèmes au sein du système de la justice criminelle, avec des allégations d'inefficacité policière, de brutalité et de corruption», note un récent rapport d'Amnesty International. Pour l'analyste ouest-africain Lansana Gberi, le Liberia reste «une nation profondément divisée» où «les tensions religieuses et ethniques» peuvent parfois exploser. «Les attaques à main armée et les viols» persistent et «les forces de sécurité sont incapables» de les prévenir, ajoute-t-il.
Selon la représentante de l'ONU, «il est très important que le Liberia prenne plus de responsabilité pour assurer sa propre sécurité». La Minul «a formé des officiers de police, ce qui est bien», souligne-t-elle, ajoutant aussitôt qu'ils manquent de moyens de transport et de communication «pour sortir de Monrovia». L'armée libérienne (2400 hommes), totalement recréée et formée par les Etats-Unis après les guerres civiles, n'est toujours pas opérationnelle. Mme Loj a salué les femmes et hommes politiques pour leurs discours forts aux électeurs, leur disant «combien il est important que le Liberia aille de l'avant et ne retourne pas en arrière». Mais elle lance aussi une mise en garde: «nous devons être prêts (...) nous savons par notre travail qu'il y a souvent des situations de foules violentes et que si quelqu'un n'est pas satisfait, cela peut facilement dégénérer».
lexpressiondz
La présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf, première femme élue d'Afrique en 2005 et tout juste auréolée du prix Nobel de la paix, brigue mardi un nouveau mandat.
Les forces de l'ONU au Liberia et celles de plusieurs pays voisins étaient en état d'alerte hier, à trois jours des élections présidentielle, législatives et sénatoriales, par crainte de violences provoquées par des mercenaires armés revenus récemment de Côte d'Ivoire. La campagne électorale a été globalement pacifique, hormis quelques cas de violence et d'intimidation fermement condamnés par la présidente sortante Ellen Johnson Sirleaf. Première femme élue d'Afrique en 2005 et tout juste auréolée du prix Nobel de la paix, elle brigue mardi un nouveau mandat. Pour assurer sa sécurité, le Liberia, sorti en 2003 de 14 ans de guerres civiles qui ont fait quelque 250.000 morts, dépend encore fortement des 8000 hommes de la Mission de l'ONU au Liberia (Minul), dont le mandat vient d'être renouvelé pour un an.
Ce sont eux qui seront chargés de sécuriser les élections de mardi avec l'assistance de 540 policiers et 200 gendarmes venus du Burkina Faso, du Ghana, de Côte d'Ivoire et du Nigeria, promis par les chefs d'état-major de ces pays. La Minul et l'Opération de l'ONU en Côte d'Ivoire (Onuci) ont en outre renforcé le contrôle de la frontière entre les deux pays. «Les conséquences de la crise ivoirienne sont d'abord que des combattants ont traversé la frontière», a déclaré la représentante de l'ONU au Liberia, Ellen Margrethe Loj. «Certains ont été arrêtés, certains sont dans des camps, certains sont probablement dans la forêt» dense qui recouvre la zone frontalière. «C'est un endroit très volatil qui doit être étroitement surveillé», a-t-elle ajouté. Selon elle, ces combattants ne sont pas seulement des Ivoiriens, mais aussi des Libériens recrutés par les différentes factions qui se sont affrontées en Côte d'Ivoire durant cinq mois après la présidentielle du 28 novembre 2010, avec un bilan de quelque 3000 morts. «Nous ne savons pas quelles sont leurs intentions, peut-être veulent-ils rendre leurs armes, peut-être veulent ils créer des troubles en relation avec les élections», a affirmé Mme Loj.
A cette incertitude, s'ajoute l'inquiétude concernant le niveau de criminalité et de violence au Liberia. «Il y a de sérieux problèmes au sein du système de la justice criminelle, avec des allégations d'inefficacité policière, de brutalité et de corruption», note un récent rapport d'Amnesty International. Pour l'analyste ouest-africain Lansana Gberi, le Liberia reste «une nation profondément divisée» où «les tensions religieuses et ethniques» peuvent parfois exploser. «Les attaques à main armée et les viols» persistent et «les forces de sécurité sont incapables» de les prévenir, ajoute-t-il.
Selon la représentante de l'ONU, «il est très important que le Liberia prenne plus de responsabilité pour assurer sa propre sécurité». La Minul «a formé des officiers de police, ce qui est bien», souligne-t-elle, ajoutant aussitôt qu'ils manquent de moyens de transport et de communication «pour sortir de Monrovia». L'armée libérienne (2400 hommes), totalement recréée et formée par les Etats-Unis après les guerres civiles, n'est toujours pas opérationnelle. Mme Loj a salué les femmes et hommes politiques pour leurs discours forts aux électeurs, leur disant «combien il est important que le Liberia aille de l'avant et ne retourne pas en arrière». Mais elle lance aussi une mise en garde: «nous devons être prêts (...) nous savons par notre travail qu'il y a souvent des situations de foules violentes et que si quelqu'un n'est pas satisfait, cela peut facilement dégénérer».
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