Le conflit au nord du Mali tourne à la guérilla
Le conflit au Mali s’installe dans la durée. Depuis le mois de janvier dernier le pays fait face à une résurgence de la rébellion Touareg. Les rebelles mènent des attaques dans le nord du pays et livrent des combats contre l’armée. L’Union africaine s’inquiète de cette situation. Paris a de son côté dénoncé une série d'exécutions sommaires perpétrées dans la ville d'Aguelhok. La France n’a toutefois pas précisé qui en étaient les responsables. Gilles Holder, anthropologue au CNRS en poste au Mali et chercheur au centre d’étude africaine de l'École des hautes études en sciences sociales (l’EHESS) revient sur les origines de cette rébellion. Gilles Holder est aussi l'auteur de L'Islam, nouvel espace public en Afrique, Karthala éditions.
http://www.radiovaticana.org/fr1/articolo.asp?c=563199
Nord – Mali : Le retrait tactique militaire, une stratégie très efficace
Dans le domaine militaire, l’opération de retraite consiste à rappeler des forces armées tout en maintenant le contact avec l’ennemi. Une opération de retraite peut être entreprise afin de se retirer, de se regrouper, d’occuper une position plus facilement défendable ou pour attirer l’ennemi dans une embuscade. Elle est considérée comme une opération risquée qui requiert de la discipline afin de ne pas tourner en déroute.
Un retrait est un type de d’opération militaire enseignée dans toutes les grandes écoles de guerre , ce qui signifie généralement que les forces abandonnent partiellement un terrain, tout en maintenant le contact avec l’ennemi. Un retrait peut être entrepris dans le cadre d’une retraite générale afin de consolider les forces, à occuper le terrain qui est plus facile à défendre, ou d’amener l’ennemi dans une embuscade . Il est considéré comme une opération relativement risquée, exigeant la discipline pour éviter de se transformer en ordre dispersé de déroute .
Un retrait peut être prévu, quand une force de défense est surpassée ou sur un terrain désavantageux, mais il doit provoquer un maximum de dégâts possible à l’ ennemi. Dans un tel cas, la force de retraite peut employer un certain nombre de tactiques et de stratégies pour mieux entraver le progrès de l’ennemi. Cela pourrait inclure des mines ou des pièges pendant ou avant le retrait, ou l’utilisation de la tactique de la terre brûlée.
L’exemple historique le plus classique de retraite militaire menée à bien est celui de la retraite des Dix Mille dirigée par Xénophon.
Dans la guerre antique , l’objectif principal d’une armée consistait a attiré l’ennemi loin du champ de bataille. Une fois une force devenue désorganisée, elle perd sa capacité à se battre, l’armée pouvait chasser le reste grâce à un second renfort et de tenter de causer d’énormes pertes ou prendre autant de prisonniers que possible. Une Troupe indisciplinée ne peux pas s’empêcher de quitter les rangs et de chasser l’ennemi en déroute, tout en se rendant complètement vulnérable à une contre-attaque par une force de réserve serait alors efficace.
L’acte de repli tactique, afin d’attirer un ennemi loin d’une position défendue ou dans une embuscade préparée est une tactique ancienne, et a été utilisé tout au long de l’histoire de la guerre. Les Mongols étaient célèbres pour, entre autres choses, à leur utilisation extensive des retraits tactiques lors de leurs conquêtes. Guillaume le Conquérant infâme a utilisé la technique de retrait tactique au cours de la bataille de Hastings pour attirer une grande partie de l’infanterie de Harold de leurs défenses avantageuses sur un terrain plus élevé, à quel point ils ont été anéantis par une charge de cavalerie de William Norman.
En pleine bataille, l’armée mongole faisait semblant d’être vaincu, épuisé, et confus, et tout à coup se retire de la bataille. La force d’opposition, en pensant qu’ils avaient mis en déroute les Mongols, s’adonnait à leur chasse. La cavalerie mongole déversait, tout en se retirant, le feu sur les poursuivants. Lorsque les poursuivants s’arrêtaient, les mongoles livraient alors un combat de mort. Cette tactique est aussi appelée “diviser pour mieux régner” a été utilisé à plusieurs reprise pour vaincre les grandes armées en les décomposant en petits groupes.
Et enfin un retrait tactique peut aussi être soumis à des variables politiques ou humanitaires plutôt que de fonctionnement militaire.
Séga Diarrah
(c) maliactu.net






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